GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Vendredi 27 Mai
Samedi 28 Mai
Dimanche 29 Mai
Lundi 30 Mai
Aujourd'hui
Mercredi 1 Juin
Jeudi 2 Juin
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Moyen-Orient

    Irak: les jihadistes se rapprochent de Bagdad

    media Des combattants de l'EIIL à Mossoul, le 11 juin 2014.

    L’Etat islamique en Irak et au Levant, groupe jihadiste sunnite, poursuit son offensive fulgurante en Irak. Ce jeudi, l'armée de l'air a contre-attaqué à Tikrit, mais l'EIIL a pris deux nouvelles localités dans la soirée. Le Conseil de sécurité de l’ONU s'est réuni. Le président iranien a réagi. A Erbil, RFI fait le point sur la situation des déplacés. Retour sur les évènements marquants de la journée.

     

    ■ PRINCIPAUX ÉVÈNEMENTS

    • Offensive fulgurante d'EIIL. Après Mossoul, mardi, puis Tikrit, mercredi, les insurgés irakiens se sont emparés de deux localités de la province de Diyala, située au nord-est de la capitale, ce jeudi. La veille, ils avaient tenté de prendre le contrôle de Samarra, à 110 kilomètres de Bagdad. Les rebelles de l’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) ont appelé leurs partisans à « marcher sur Bagdad ». En savoir plus.

    • Réunion à New York. Le Conseil de sécurité des Nations unies s'est réuni à huis clos ce jeudi pour évoquer la situation sur le terrain irakien. De son côté, le président américain s'est exprimé depuis Washington et n'a pas exclu l'éventualité de frappes aériennes américaines en Irak. En savoir plus.

    • Fuite de la population. D'après l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), 500 000 personnes ont fui les combats dans la région de Mossoul. Une partie s'est réfugiée au Kurdistan voisin. Notre envoyée spéciale à Erbil, au Kurdistan irakien, fait le point sur leur sort. En savoir plus.

    Le président iranien prend la parole. Lors d'un discours retransmis à la télévision iranienne, Hassan Rohani a assuré Bagdad de son soutien. « L'Iran luttera contre toute forme de violence et le terrorisme en Irak », assure-t-il, sans préciser comment son pays s'y prendra. En savoir plus.

    • Frappes aériennes à Tikrit. Dans l'après-midi, on a appris que les positions jihadistes de l'EIIL, dans le centre de Tikrit, avaient d'ores et déjà subi des raids aériens de l'armée irakienne. En savoir plus.

    • Une partie des otages libérés. La Turquie a demandé l’aide de l’Otan pour obtenir la libération de ses 48 ressortissants, dont son consul, actuellement retenus en otage par l’EIIL au consulat de Turquie à Mossoul. Un contact avec leurs ravisseurs aurait été établi. La trentaine de chauffeurs turcs également capturés par les jihadistes a en revanche été libérée. En savoir plus.

    • Blocage politique à Bagdad. Nouri al-Maliki avait demandé au Parlement l'instauration de l'état d'urgence, mais la session a été annulée, ce jeudi, faute d'avoir atteint le quorum. En savoir plus.

    • Les forces kurdes prennent le contrôle de Kirkouk. Les responsables kurdes ont annoncé avoir pris le contrôle complet sur cette ville multiethnique, dans le but de la protéger d'un éventuel assaut des insurgés. Un photographe de presse est mort lors d'affrontements sur place. En savoir plus.

    • Mobilisation générale au Kurdistan. Les combattants kurdes d'Irak, mais aussi de Turquie et de Syrie, ont lancé un appel à la mobilisation générale pour parer à une éventuelle attaque de l'EIIL. En savoir plus


     

    ■ NOS DÉVELOPPEMENTS

     

    La progression des jihadistes

    Dans un enregistrement diffusé par le réseau américain de surveillance des réseaux islamistes SITE et attribué à Abou Mohammed al-Adnani, porte-parole de l’Etat islamique au Levant et en Irak, celui-ci appelle ses « soldats à marcher sur Bagdad ».

    « Continuez à vous étendre. La bataille ne fait pas encore rage, mais elle fera rage à Bagdad et à Karbala. Mettez vos ceintures et soyez prêts », déclare le porte-parole d’EIIL dans cet enregistrement. Et, s’adressant au Premier ministre irakien, Nouri al-Maliki, il lance : « Vous avez perdu une occasion historique pour votre peuple de contrôler l’Irak et les chiites vous maudiront toujours, aussi longtemps qu’ils vivront. »

    Des jihadistes de l'Etat islamique en Irak et au Levant, dans une vidéo de propagande datée du 8 juin 2014. AFP PHOTO / HO / ISIL

    Ce jeudi matin, les jihadistes se seraient emparés de la ville de Dhoulouiya, située à 90 kilomètres au nord de Bagdad, selon un colonel de la police irakienne cité par l'Agence France-Presse. Dans la soirée, ils ont pris les localités de Jalawla et de Saadiyah, situées au nord-est de Baqouba, chef-lieu de Diyala, selon des officiers irakiens. Ces derniers précisent que les forces de sécurité avaient abandonné leur poste face à l'avancée de hommes armés.

    Ces derniers jours, l'offensive de l'EIIL a été fulgurante. En moins de deux jours, le groupe jihadiste a pris Mossoul puis Tikrit. Des combats ont eu lieu mercredi dans la ville très symbolique de Samarra. Les forces de sécurité irakiennes ont été mises en déroute rapidement. « On imagine qu'un seul groupe ne peut avoir une telle puissance de feu », a expliqué à RFI Pierre-Jean Luizard, chercheur au CNRS spécialiste de l'Irak. Pour lui, « il s'agit d'un soulèvement populaire local qui correspond à l'échec de l'intégration des Arabes sunnites dans le jeu politique ».

    A Mossoul, les insurgés ont installé un nouveau gouverneur, un nouveau gouvernement, et des témoins assurent avoir vu des pancartes avec l'inscription « Etat islamique d'Irak ». Ces témoins, rencontrés par notre envoyée spéciale au Kurdistan, Angélique Ferrat, assurent que la ville est extrêmement calme, que l'eau et l'électricité ont été rétablies, que les rues ont été nettoyées, et que les ponts et routes ont rouvert. Retour.

     

    A Téhéran, Hassan Rohani prend la parole

    Le président lui-même monte au créneau, comme le rapporte notre correspondant à Téhéran, Siavosh Ghazi. Il a dénoncé les « actes sauvages » perpétrés « au nom de l'islam » par les jihadistes de l'EIIL et assuré que l'Iran lutterait contre les violences en Irak. S'il n'a pas expliqué comment l'Iran comptait aider l'Etat irakien, il a toutefois dénoncé les pays qui soutiennent ces groupes terroristes. Une allusion à l'Arabie saoudite. Le gouvernement irakien, contrôlé par des chiites, est un allié proche de Téhéran. Ces dernières années,  les deux pays ont étroitement renforcé leurs relations politiques et économiques.

    La situation en Irak est un enjeu de taille pour Téhéran. Si les jihadistes sunnites s'installent durablement dans la zone frontalière entre l'Irak et la Syrie, ils pourront lancer régulièrement des opérations armées, à la fois contre Bagdad et Damas. Cela, Téhéran ne peut l'accepter. Il s'agit d'un enjeu régional pour l'Iran, qui accuse l'Arabie saoudite de soutenir des sunnites extrémistes contre les chiites dans toute la région. L'es jihadistes de l'EIIL sont en effet actifs en Syrie, où ils combattent le régime Assad, soutenu par l'Iran. Retour.

     

    Impasse politique à Bagdad

    Le Parlement irakien devait se réunir ce jeudi à la mi-journée pour débattre de l'instauration de l'état d'urgence dans le pays, à la demande du Premier ministre Nouri al-Maliki. La session d'urgence n'a finalement pas pu se tenir, faute d'avoir atteint le quorum, a annoncé un haut responsable gouvernemental. Seulement 128 des 325 députés étaient présents à cette session d’urgence. Retour.

     

    Les Peshmergas kurdes prennent le contrôle de Kirkouk

    En fin de matinée, ce jeudi, des responsables kurdes ont annoncé avoir pris le contrôle de la ville de Kirkouk, à 240 kilomètres au nord de Bagdad. En y installant des Peshmergas, des combattants très aguerris, les Kurdes tracent une ligne rouge : pas question que les jihadistes ne s'installent dans cet endroit chargé de symbole pour le Kurdistan, et considérablement riche en pétrole. Un photographe freelance reconnu, Kamran Najm Ibrahim, a été tué dans la journée à l'ouest de la ville, pendant des affrontements entre jihaidtses et combattants kurdes.

    La sécurité de cette cité est habituellement dévolue à une force de police conjointe rassemblant des Arabes, des Kurdes et des Turkmènes. « Nos forces ont achevé leur déploiement autour de la ville de Kirkouk et nous contrôlons désormais toute la ville », a déclaré le colonel Fateh Raouf, commandant de la 1e brigade des Peshmergas. Il a assuré à l’Agence France-Presse que les forces kurdes de sécurité « ne permettraient pas l'entrée à Kirkouk à un seul membre d’EIIL ».

    La prise de contrôle de la ville par les forces kurdes a été confirmée également par le gouverneur de la province de Kirkouk, Najmedinne Omar Karim, qui a souligné que les Peshmaragas ont « comblé le vide laissé par le retrait de l'armée irakienne de ses positions ». Les autorités kurdes ont également affirmé être en contact avec Bagdad et envisager de s’impliquer face aux jihadistes pour « reprendre les zones prises par les combattants d’EIIL ».

    A proprement parler, Kirkouk ne fait pas partie du Kurdistan irakien. La faute à Saddam Hussein qui l'avait dissociée et avait fait déplacer les populations kurdes de la ville pour la peupler par des sunnites. Mais aucun Kurde irakien ne renoncerait à cet endroit. Ceci étant, la présence des Kurdes n'a pas empêché une tentative d'attentat ce jeudi matin contre Jaafar Moustafa, le ministre en charge des Peshmergas, les forces de sécurité du Kurdistan irakien, rapporte une source sécuritaire kurde. Le convoi dans lequel il circulait, au sud-ouest de la ville de Kirkouk, a été pris pour cible et un Peshmerga a été tué. Retour.

     

    Réunion du Conseil de sécurité de l'ONU

    Une réunion du Conseil de sécurité s'est déroulée à huis clos, ce jeudi à New York. Par visioconférence, Nickolay Mladenov, envoyé spécial des Nations unies en Irak, a fait un point sur la situation du terrain, en autres consultations. Après deux heures de réunion, les 15 membres du Conseil ont condamné les actes de terrorisme commis en Irak, et appelé à un dialogue urgent dans le pays. A l'unanimité, ils ont exprimé leur solidarité au gouvernement et au peuple irakiens.

    Conseil de sécurité de l'ONU à New York REUTERS/Eduardo Munoz

    Pour l'ambassadeur russe Vitali Tchourkine, il convient de « prendre un nouveau départ en Irak, en lançant un dialogue national ouvert et en réglant la multitude de questions » sur la table. « D'intenses efforts doivent être menés pour lancer ce dialogue », a-t-il insisté.

    « La chose la plus importante dans l'immédiat est de parvenir à une sorte de modus vivendi entre les principales forces politiques pour qu'elles puissent efficacement lutter ensemble contre les terroristes », a dit l'actuel président du Conseil, tandis que l'ambassadeur français Gérard Araud pointait sur Twitter que « la crise irakienne a une dimension essentiellement politique », avant d'ajouter que « Bagdad doit répondre aux inquiétudes des sunnites et tendre la main aux Kurdes ».

    Interrogé par des journalistes avant la réunion, l'ambassadeur russe avait déclaré : « La situation est dramatique et a, de façon évidente, tiré ses racines de ce qui s'est passé en Irak en 2003-2004. » Et d'ajouter : « En ce qui nous concerne, nous estimons que la mission n'a pas été menée à bout. »

    Ban Ki-moon, secrétaire général des Nations unies, qui a « condamné avec force » l’offensive d’EIIL, a demandé à la communauté internationale de « s'unir pour exprimer sa solidarité avec l'Irak, confronté à un grave défi en matière de sécurité ». Il a demandé à la communauté internationale d’« envoyer un message clair affirmant que les actes terroristes sont inacceptables et que leurs auteurs doivent rendre des comptes ».

    Barack Obama, président des Etats-Unis 12/06/2014 - par Anne-Marie Capomaccio Écouter

    « Ce que nous avons vu au cours des derniers jours montre à quel point l'Irak va avoir besoin de plus d'aide, de la part des Etats-Unis et de la communauté internationale », a déclaré le président américain, à l'issue d'une rencontre avec le Premier ministre australien. « Notre équipe de sécurité nationale étudie toutes les options », a-t-il ajouté. « Nous travaillons sans relâche pour identifier comment leur fournir l'aide la plus efficace. Je n'exclus rien », assure Barack Obama. Donc, des frappes américaines, idée soutenue par certains parlementaires, restent une éventualité. « L'enjeu ici est de s'assurer que ces jihadistes ne s'installent pas de façon permanente en Irak ou en Syrie d'ailleurs », précise le numéro 1 américain. Retour.

     

    Frappes aériennes à Tikrit

    L'armée contre-attaque. Tikrit, ville située à 160 kilomètres de Bagdad, tombée sous le contrôle de l'EIIL hier, a subi ce jeudi 12 juin des frappes aériennes. Les raids visaient, selon des témoins cités par l'Agence France-Presse, un complexe de palais présidentiels hérité de l'ancien président Hussein, dont Tikrit était le fief. Les édifices se trouvent en plein centre-ville du chef-lieu de la province de Salaheddine. Le Premier ministre al-Maliki a demandé à toutes les tribus de former des unités de volontaires pour combattre les membres de l'EIIL. Retour.

     

    Les otages turcs

    Les jihadistes avaient pris 80 Turcs en otages. La trentaine de chauffeurs de camion retenus prisonniers dans la province de Ninive ont été libérés, a annoncé le ministre turc des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu. Une information confirmée par un responsable de l'opposition pro-kurde. Pendant leur captivité, leurs ravisseurs auraient demandé 5 millions de dollars pour les libérer.

    Les 48 autres otages, dont le consul et 25 membres des forces spéciales turques, ont été capturés au consulat de Turquie à Mossoul. Une crise sans précédent pour Ankara. En témoigne la série de réunions au plus haut niveau de l’Etat, mercredi dans la capitale turque. Toutes les options, y compris militaires, ont été évoquées pour libérer ces otages. L’idée d'une opération militaire ne semble pas à l’ordre du jour.

    Officiellement, il n’y a pas de négociation entre Ankara et les ravisseurs. Mais un contact aurait été établi, via des intermédiaires entre les responsables turcs et le groupe jihadiste. La Turquie s’efforce de convaincre celui-ci de libérer ses otages. Selon le ministre des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, qui a interrompu son séjour aux Etats-Unis pour rentrer en Turquie, les nouvelles des otages sont bonnes, ils seraient « en bonne santé ». Le chef de l'Otan, Fogh Rasmussen, a condamné ce jeudi la prise d’otages. « Nous exhortons les preneurs d’otages à libérer immédiatement les otages », a-t-il déclaré lors d’une visite à Madrid, en Espagne. « Rien ne peut justifier cet acte criminel », a-t-il ajouté.

    Mercredi, l’EIIL avait de son côté annoncé que les otages turcs devraient être « jugés » et « punis ». Le vice-président américain Joe Biden a parlé, au téléphone, avec le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, lui expliquant que les Etats-Unis étaient prêts à aider la Turquie pour arriver à ramener ses citoyens sains et saufs dans leur pays. Comment ? C’est toute la question. Le Parlement turc doit se réunir aujourd’hui pour débattre de cette crise, avec des critiques qui se font déjà entendre sur la raison pour laquelle le Consulat n’a pas été évacué avant l’arrivée des djihadistes, et sur sa reddition sans résistance. Retour.

     

    Les Kurdes sont sur le qui-vive

    Les troupes jihadistes n’ont d’ailleurs, pour l'instant, pas attaqué les Kurdes. Les combattants de l'EIIL sont à la lisière du territoire autonome kurde et semblent plutôt se diriger vers Bagdad. Mais s’ils décidaient de s’en prendre aux Kurdes, ce qu’ils n’ont jamais caché avoir l’intention de faire, ils trouveraient face à eux une force beaucoup plus déterminée que l’armée irakienne.

    Les combattants kurdes d’Irak, de Turquie et de Syrie ont décrété l’état de mobilisation générale pour faire face à cette éventualité. Et si des combats entre jihadistes et combattants kurdes venaient à se déclencher, l’exode massif de civils vers la Turquie deviendrait alors inéluctable.

    Pour le moment, c'est le face-à-face. Les dirigeants kurdes ne sont pas pressés. Tant que Kikouk et leurs intérêts vitaux ne sont pas en danger, pourquoi faire feu ? D'autant que le Premier ministre d'Irak, le chiite Nouri al-Maliki, ne leur a jamais fait de cadeaux. Les Peshmergas, en revanche, pourraient entrer dans la danse, éventuellement à la demande de la Turquie, pour libérer les otages turcs ou défendre Bagdad en cas de réel danger. Le Premier ministre pourrait formuler cette demande, tout comme Washington et Téhéran. Dans ce cas, la question consistera à savoir ce qu'auront obtenu les Kurdes en échange. Retour.

     

    500 000 personnes déplacées

    Plusieurs centaines de milliers de civils ont quitté Mossoul - 500 000, selon l'Organisation internationale pour les migrations -, qui n'est qu'à 80 kilomètres de la frontière avec la Turquie, dans les montagnes du nord de l'Irak.

    La Turquie se prépare à une nouvelle vague de réfugiés. Ce ne serait pas la première. Depuis le début des années 1990, il y en a eu plusieurs. Mais, depuis la prise de Mossoul et la fuite de ses habitants, il ne semble pas que le mouvement se soit poursuivi, pour l’instant. Ces déplacés sont essentiellement installés à Erbil, la capitale de la zone autonome kurde, ou autour, dans cette même région kurde, où la situation est relativement calme.

    A Erbil, au Kurdistan, la situation est confuse, témoigne notre envoyée spéciale Angélique Ferrat. Certaines familles de Mossoul sont reparties vers Mossoul, d'autres arrivent. Au grand checkpoint à l'entrée de la capitale régionale kurde, les voitures s'entassent. Des familles essaient d'entrer mais elles doivent connaître quelqu'un pour pouvoir le faire. Les gens disent avoir fui en partie car ils ne savent pas comment va réagir l'armée irakienne à Mossoul. Ils craignent que le Premier ministre ne mette à exécution sa promesse de bombarder la ville conquise mardi par l'EIIL

    Un petit camp de tentes a donc été établi car certaines familles vont devoir attendre jusqu'à trois jours pour pouvoir passer. On leur distribue de l'eau, de la nourriture. Le camp pourra accueillir jusqu'à 12 000 personnes. On ne sait pas exactement combien ils seront, en raison du va-et-vient. Retour.

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.