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    Moyen-Orient

    Gaza: trois jours de trêve pour un accord durable?

    media La trêve de 72h doit notamment avoir pour objectif une meilleure prise en charge des blessés à Gaza. AFP PHOTO / MOHAMMED ABED

    Après plus de trois semaines de guerre, une trêve de 72 heures est entrée en vigueur ce vendredi matin 1er août, à 8h, heure locale (5h TU) dans la bande de Gaza. Israël et le Hamas ont donné leur accord, sans condition, pour répondre aux situations urgentes (soins des blessés, approvisionnement) et laisser une place à une sortie de crise diplomatique. Mais déjà, plusieurs sources font état d'entorses au cessez-le-feu.

    [ACTUALISATION 8h30 TU : ■ Palestiniens tués à Rafah ■ Accusation d'Israël]

    Avec nos correspondants à Jérusalem et dans les Territoires palestiniens, Michel Paul et Nicolas Ropert

    A peine entrée en vigueur, la trêve entre Israël et le Hamas est-elle déja compromise ? En tout cas, huit Palestiniens auraient été tués, ce vendredi matin, par des tirs d'artillerie israéliens près de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, selon une source médicale palestinienne.

    De son côté, Israël accuse le Hamas de « violation flagrante » du cessez-le-feu, sans pour le moment préciser sa nature.

    L'accord trouvé hier portait sur une trêve humanitaire préliminaire de 72 heures, en vigueur jusqu’à dimanche soir. Un arrêt des hostilités pour permettre le ravitaillement de la population palestinienne de Gaza et également le réapprovisionnement des hôpitaux en médicaments, ainsi que l’évacuation des blessés.

    Mais les forces israéliennes restent quoi qu'il en soit en place à l’intérieur de Gaza, sur 40 % du territoire, et les militaires continuent de s’occuper des tunnels vers Israël. Leur neutralisation est la priorité que s’est fixée le gouvernement israélien.

    Poursuite du ratissage

    Ces tunnels sont difficilement détectables sur le sol israélien, car ils ne sont jamais à ciel ouvert. Ils sont invisibles du côté israélien de la ligne de séparation. Tsahal doit donc les découvrir dans la bande de Gaza. Dans des vidéos qu’elle diffuse, l’armée montre que les entrées de ces tunnels sont parfois dans des maisons, dans des gares ou caves, ou dans des mosquées. Les soldats israéliens vont donc poursuivre leur ratissage des zones situées à la lisière de son territoire, c’est-à-dire dans le nord et dans l’est de la bande de Gaza, là où ses chars ont avancé. Une source militaire indiquait que cela pouvait prendre quelques jours. Après, l’armée israélienne, laisse-t-on entendre, pourrait se retirer d’une manière unilatérale et mettre fin à l’opération « Bordure protectrice ».

    Les recherches des armes vont elles aussi se poursuivre dans les zones occupées par les chars israéliens. La mission continue comme prévu, confirme un officier ce matin cité par le journal Haaretz.

    Le Hamas et les groupes combattants semblaient accepter cette idée. Ils sont surtout acculés après 24 jours d’intenses combats. Mais chaque partie a prévenu que si l’autre attaquait, elle répliquerait. Cette trêve, qui serait la plus longue pause depuis le début des combats, est évidemment très fragile.

    D'autant que les combats ont fait rage jusqu'au dernières heures avant la trêve. Et pour Israël, la décision d’accepter le cessez-le-feu intervient quelques heures seulement après un incident au cours duquel cinq de ses soldats ont trouvé la mort, atteints par un obus de mortier.

    Il y a eu aussi des frappes très intenses cette nuit et ce matin de la part de l’armée israélienne. Quatorze Palestiniens ont été tués, tôt ce vendredi, à Khan Younès dans le sud de la bande de Gaza : huit membres d’une même famille dans une frappe d’artillerie alors qu’un raid aérien a fait six morts un peu plus tard. Du côté des combattants palestiniens, neuf roquettes ont été lancées.

    Après plus de trois semaines de guerre, on compte désormais plus de 1 400 morts côté palestinien. Ce qui veut dire que cette opération israélienne est plus meurtrière que l’opération « Plomb durci » en 2008-2009. Les civils paient un très lourd tribut dans cette guerre. Environ 85 % des morts n’étaient pas des combattants.

    Accord préliminaire

    Ce cessez-le-feu n'est qu'un accord préliminaire. Le Caire doit recevoir aujourd’hui des délégations israélienne et palestinienne pour des négociations vers un cessez-le-feu plus durable.

    Une semaine après le rejet à l’initiative Kerry, les Israéliens ont accepté cette fois la proposition du secrétaire d’Etat américain et de Ban Ki-moon, le secrétaire général des Nations unies. Le cessez-le-feu est sans condition. Le Hamas n’exige plus au préalable la levée du blocus de la bande de Gaza, mais les positions des deux parties sont à l’opposé et on voit difficilement comment un accord de sortie de crise pourrait être obtenu, lors des négociations dans la capitale égyptienne. Pas d’accord non plus au sein du gouvernement israélien. Selon le quotidien Maariv, Benyamin Netanyahu et son ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, ne se parlent plus depuis le début de l’opération.

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    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.