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    Moyen-Orient

    Gaza: Tsahal reconnaît avoir tiré près de l’école de Rafah

    media Au moins dix personnes ont trouvé la mort, dimanche 3 août, dans un bombardement qui a touché une école de l'ONU, selon les secours locaux. L'école accueillait environ 3 000 réfugiés. REUTERS/Ibraheem Abu Mustafa

    Ce dimanche 3 août au soir, l 'armée israélienne a reconnu avoir tiré un obus qui s'est abattu près d'une école de l'ONU, à Rafah. L'établissement accueillait des réfugiés des quartiers est de la ville durement bombardée. Le secrétaire général de l'ONU a violemment condamné l'attaque, qui a fait au moins 10 morts et une trentaine de blessés dont 15 sont dans un état critique. Les responsables de cette « violation grossière du droit humanitaire international » devront en répondre, a indiqué Ban Ki-moon dans un communiqué. C'est la troisième fois qu'une école de l'ONU est touchée par les tirs israéliens.

    Pour le chef des Nations unies, ce bombardement est « un scandale du point de vue moral et un acte criminel. Il viole une nouvelle fois d'une manière flagrante le droit humanitaire international ». « Cette folie doit cesser », a martelé Ban Ki-moon, en appelant Israël et le Hamas à cesser les combats et à négocier un accord de paix au Caire. Les Etats-Unis, eux, se sont dit « consternés » par le bombardement de l'école de l'ONU.

    Selon un porte-parole de l'ONU, cité par la chaîne américaine CBS , l'armée israélienne connaissait très bien la localisation de cette école à Rafah qui abrite environ 3 000 réfugiés palestiniens. Les Nations unies ont transmis à 33 reprises au gouvernement israélien les coordonnées géographiques de l'établissement, la dernière fois près d'une heure avant la frappe. L'obus est tombé devant la porte d'entrée principale de l'école.

    Le rappel des faits

    Il était 11h40, heure française, lorsque qu'un obus s'est abattu devant l’école préparatoire de Rafah, qui est au nord de la ville, rapporte l’envoyé spécial de France Info, Etienne Monin. Devant le portail bleu sur la route, on voit l’impact de ce tir et des traces de sang qui sont sur le bitume et dans l’école. C’est une école de l’ONU et il y a des réfugiés à l’intérieur qui viennent des quartiers Est, qui sont le plus sérieusement bombardés. Les morts sont ramassés sur la route et à l’extérieur. Le bilan provisoire est de 10 morts dont 1 gardien de l’ONU de cette école, et 30 blessés dont 15 dans un état critique d’après un hôpital de Rafah.

    L'hôpital est alors dans une grande confusion. On voit les blessés, on voit les 10 corps qui sont installés dans une pièce avec les familles qui viennent récupérer ces corps pour les enterrer un peu plus au sud, dans l’un des cimetières de Rafah. Ce petit hôpital est l’un des deux derniers hôpitaux ouverts. Le principal a été évacué vendredi après plusieurs frappes.

    C'est la troisième fois en dix jours qu'une école de l'ONU est atteinte. Une trentaine de Palestiniens ont déjà été tués dans des frappes sur des écoles à Beit Hanoun le 24 juillet et à Jabalia le 31 juillet.

    D’autres raids aériens ont fait douze victimes palestiniennes ce dimanche dans la bande de Gaza, selon un nouveau bilan des services de secours. Neuf des victimes ont été tuées à Rafah, dans le sud de l’enclave, et trois dans le centre de la bande de Gaza.

    Un convoi de tanks israéliens de retour de Gaza, ce dimanche 3 août, près de la frontière avec la péninsule palestinienne. REUTERS/Nir Elias

    Netanyahu redéploie ses soldats

    Les opérations israéliennes continuent donc même si des soldats ont quitté certaines zones du nord et du sud de la bande de Gaza. Hier, des Palestiniens ont pu rentrer chez eux, ou du moins ce qu'il en restait de leurs maisons, à Beit Lahia, dans le nord. Les soldats israéliens ont évacué la zone, mais il y aura ensuite un redéploiement des troupes qui se regrouperont dans une zone de sécurité à Gaza, le long de la frontière avec Israël. «Nous en retirons certaines, nous en changeons certaines (de position) à l'intérieur (du territoire), cette mission est en cours », a dit à l'AFP le porte-parole de l'armée, Peter Lerne. C'est ce qu'a indiqué Benyamin Netanyahu samedi soir. Il a évoqué une seconde phase de combats de l’opération « Bordure protectrice » après la destruction des tunnels, sans en dire plus.

    L’armée a annoncé la mort de l'officier Goldin

    Les autorités militaires israéliennes ont décrété que le lieutenant Hadar Goldin est mort. C’est le ministre de la Défense Moshe Yaalon lui-même qui est venu annoncer la nouvelle à la famille du militaire dans la ville de Kfar Saba, au nord de Tel Aviv. Une annonce qui fait suite à l’analyse pathologique de restes découverts dans le tunnel par lequel les soldats qui étaient avec lui pensaient qu’il avait été enlevé. Auparavant, lors d'une conférence de presse, la famille de Goldin avait exigé que l’armée israélienne reste à Gaza pour retrouver les traces de l’officier.

    François Hollande réclame une trêve

    Un cessez-le-feu est « plus que jamais nécessaire », a déclaré le président français au cours des commémorations du centenaire du début de la Première Guerre mondiale. La situation est devenue « intolérable » à Gaza, estime pour sa part le ministre britannique des Affaires étrangères Philip Hammond qui s'exprimait dans les colonnes du Sunday Telegraph. L'Union européenne, elle aussi, demande « arrêt immédiat » du bain de sang. Déclaration commune du président du Conseil de l'UE, Hermann Von Rompuy, et de celui de la Commission européenne. Le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi, a appelé Israël à mettre fin à son offensive à Gaza et à lever le blocus imposé à l'enclave palestinienne depuis 2006. Le ministre chinois, en visite au Proche-Orient, s’exprimait lors d’une conférence de presse commune avec son homologue égyptien Sameh Choukri au Caire.

     

    Le Hamas pose ses conditions

    En Egypte où des pourparlers devaient commencer en fin de semaine, des responsables du Hamas ont rejoint une délégation palestinienne incluant 6 membres du Hamas, pour des discussions en vue d'un cessez-le-feu. Israël a refusé de se joindre à ces négociations. Le chef en exil du Hamas, Khaled Mechaal, a répété que son mouvement n'accepterait pas de cessez-le-feu sans un départ des troupes israéliennes engagées dans Gaza. « Une trêve est une trêve. Mais la présence des forces israéliennes dans Gaza, qui détruisent les tunnels, c'est une agression », a-t-il dit.

    Au 27e jour du conflit, on dénombre au moins 1 766 morts côté Palestinien, et plus de 9 320 blessés et 64 dans les rangs de l'armée israélienne. Trois civils ont également été tués en Israël. Ce sont les plus lourdes pertes d'Israël depuis sa guerre contre le Hezbollah libanais en 2006. 

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