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    Moyen-Orient

    Gaza: Israël proclame une trêve humanitaire de sept heures

    media Un soldat de Tsahal prépare son équipement à la frontière sud avec Gaza, le 1er août 2014. AFP PHOTO / JACK GUEZ

    Israël a annoncé une nouvelle trêve sur la bande de Gaza, un arrêt des bombardements unilatéral qui débute à 10 heures, heure locale (9h, heure de Paris), et doit durer sept heures. L’Etat hébreu dit vouloir ouvrir une fenêtre humanitaire sur l’ensemble de l’enclave palestinienne, à l’exception de la zone de Rafah au sud.

    Mais ce cessez-le-feu, comme les précédents, s’annonce très fragile. Cette nuit encore, des bombardements ont tué 10 Palestiniens dans le nord et le sud de l'enclave palestinienne.

    [ACTUALISATION 9h30 TU : ■ Fillette palestinienne tuée]

    Dans la nuit de dimanche à lundi, Israël a décrété une trêve humanitaire unilatérale de sept heures, entre 10 heures et 17 heures, heures locales (9h-16 h, heure de Paris, 7h-15h TU) dans la bande de Gaza. Le porte-parole de l’armée a précisé que la trêve ne s’appliquera pas dans certains secteurs de Rafah, dans le sud du territoire palestinien, où les troupes israéliennes poursuivent leurs opérations contre le Hamas, précise notre correspondant à Jérusalem, Michel Paul. La trêve doit faciliter l’acheminement d’une aide humanitaire à la population et le retour des déplacés.

    Précisément, Israël autorise les habitants de la zone située à l’est de la ville de Khan Younès, également dans le sud de la bande de Gaza, à rentrer chez eux, ce qui préfigure du retrait israélien dans ce secteur également.

    A ce stade donc, Israël a retiré la quasi totalité de ses troupes de la bande de Gaza. L’armée s’est redéployée autour du territoire palestinien. Pour l’instant, autant que l’on sache, après la neutralisation de la majorité des tunnels connus, il n’y a pas de nouvelle mission pour l’armée israélienne qui attend les ordres des dirigeants politiques. Et les 56 000 réservistes, eux, restent mobilisés à ce stade.

    Nouvelle nuit de violences

    D’ailleurs, cette dernière nuit a encore été marquée par des bombardements, rapporte l’envoyé spécial de Radio France à Gaza, Etienne Monin. Il y a même eu des tirs à balles traçantes dans le secteur du port de la ville de Gaza. Le bilan est de dix morts, cinq dans le quartier ravagé de Jabaliya à Gaza-City, trois dans la ville de Gaza et on compte aussi un enfant touché à Rafah.

    Rafah reste le principal point de fixation. C’est l’endroit où les bilans sont les plus élevés depuis vendredi 1er août. Hier près de 70 personnes ont été tuées d’après les secours palestiniens. Dans ces victimes, on compte au moins sept civils tués dans l’école des Nations unies.

    Sans compter que ce nouveau cessez-le-feu reste fragile. Quelques minutes seulement après l’entrée en vigueur de celui-ci, une fillette de 8 ans a été tuée et une trentaine de personnes blessées dans la chute d’un projectile sur une maison de Shati, dans l’ouest de la ville de Gaza, selon les secours palestiniens.

    Regards tournés vers le Caire

    La trêve de ce lundi sera-t-elle prolongée ? Les opérations militaires vont-elles reprendre dès la fin du cessez-le feu ? Pour l’instant, difficile de savoir. Le gouvernement israélien lui-même est dans l’attente et il regarde du côté du Caire en Egypte où des négociations sont en cours entre les responsables égyptiens et des représentants de l’Autorité palestinienne et du Hamas.

    Israël ne participe pas aux négociations du Caire mais semble attendre que les parties sur place trouvent un arrangement de sortie de crise qui soit acceptable pour les Israéliens. Une délégation de l'Etat hébreu pourrait se rendre dans les prochaines heures dans la capitale égyptienne. Et en attendant, la nuit dernière, les responsables israéliens se sont réunis pour des consultations. Le Premier ministre israélien l’a souligné : « L’opération militaire se poursuivra autant qu’il le faut et avec toute la force nécessaire. »

    Les Israéliens opposés à un retrait

    Un sondage publié dimanche soir, par la seconde chaîne de télévision en Israël, indique que 56 % des Israéliens s’opposent au retrait des troupes israéliennes contre 35 % en faveur. Et pour 73 % des personnes interrogées, Israël a perdu de sa force de dissuasion.

    Une tendance que confirme Denis Charbit, politologue israélien : « Une bonne moitié, si ce n’est plus, de la population aurait voulu qu’on aille encore plus loin. C’est-à-dire qu’en gros, Netanyahu s’en est tenu à cet objectif de destruction des tunnels. Ça ne l’a pas empêché de faire des dégâts assez considérables au sein de la population civile, mais en gros on n’est pas allé chercher le Hamas là où il se trouve, on n’est pas allé chercher les dirigeants politiques, on n’a pas combattu partout. »

    Pour le politologue, ce que voit la population israélienne, c’est qu’à la fin le Hamas est toujours debout. « Et là, une partie des Israéliens ne suit pas le gouvernement israélien en se disant : "mais alors pourquoi avoir fait une telle opération qui se solde par la perte de 64 soldats et civils israéliens, si au bout du compte on se met dans une situation où, vraisemblablement d’ici deux ans, trois ans, quatre ans, cinq ans, le Hamas se réarmera.". »

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