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    Moyen-Orient

    La Maison Blanche confirme la mort de l'otage Peter Kassig

    media Peter Kassig, ancien ranger et otage de l'organisation Etat islamique. DR

    La Maison Blanche a confirmé ce dimanche soir 16 novembre la mort de l'otage américain Peter Kassig, enlevé en 2013 en Syrie, et assassiné par l'organisation terroriste Etat islamique, qui a diffusé une vidéo d'une quinzaine de minutes sur Internet montrant un homme masqué, debout à côté d'une tête tranchée, affirmant avoir décapité Peter Kassig. Parmi les bourreaux figureraient deux jihadistes Français.
     

    Son visage était apparu à la fin de la vidéo de la décapitation du Britannique Alan Henning, et les jihadistes promettaient de lui faire subir le même sort si les Américains ne mettaient pas fin aux bombardements aériens. Peter Kassig, un travailleur humanitaire de 26 ans, était détenu depuis un an. Originaire de l’Indiana, ancien ranger de l'armée américaine, il avait combattu en Irak en 2007, avant de se tourner vers l'humanitaire pour monter une association d'aide aux réfugiés syriens, Special Emergency Response and Assistance.

    Basé au Liban puis en Turquie, c’est pour aider ces déplacés syriens, apporter de la nourriture et des médicaments, que l’ancien soldat a pris le risque de passer en Syrie. Enlevé sur une route de l’est du pays le 1er octobre 2013, Peter Kassig s’était depuis converti à l’Islam et se faisait appeler Abdul Rahman. Début octobre, après l'assassinat d'Alan Henning, les parents de Peter Kassig avaient imploré les ravisseurs de leur fils de le libérer, dans une vidéo mise en ligne sur Youtube.

    « C'est Peter Edward Kassig, un citoyen américain »

    Ce dimanche matin, l'organisation a annoncé avoir décapité le jeune homme. Contrairement aux précédents assassinats filmés, l'enregistrement ne montre pas la décapitation, mais un homme, le visage masqué, se tenant debout, une tête couverte de sang à ses pieds. La vidéo échappe au cérémonial habituel aussi dans la mesure où l'otage, avant sa décapitation, ne prononce pas à genoux un message hostile à son pays d'origine.

    Cette fois apparaît seulement à l'image celui que la presse britannique a baptisé « Jihadi John », le bourreau de tous les précédents otages executés par l'organisation Etat islamique. Mais il est difficile de savoir s'il s'agit bien de lui ; selon le Daily Mail, « Jihadi John » aurait été blessé il y a quelques jours lors d'attaques aériennes américaines.

    « C'est Peter Edward Kassig, un citoyen américain », dit-il avec un accent britannique. L'authenticité de cet enregistrement, diffusé sur un site jihadiste et via des fils Twitter utilisés par l'organisation Etat islamique n'a pu être vérifiée dans l'immédiat. Si c'est bien Peter Kassig, il s'agirait du 5e otage occidental assassiné par le groupe terroriste depuis août dernier. 

    Deux Français parmi les bourreaux

    Il semble aussi très probable que deux Français soient également présents à l'image. Ils sont à visage découvert et sont déjà apparus dans d'autre vidéos et photos qu'ils ont eux-mêmes postés sur les réseaux sociaux, ce qui permet de les reconnaître assez facilement. Plusieurs sources au sein de l'organisation Etat islamique ont par ailleurs confirmé à RFI que deux Français figurent bien dans cette vidéo en train de décapiter des soldats syriens.

    L'organisation a effectivement revendiqué dans la même vidéo la décapitation d'au moins 15 soldats syriens. Les images montrent des jihadistes et des soldats marchant par deux, les uns derrière les autres. Les jihadistes se saisissent ensuite chacun d'un long couteau avant de plaquer leur victime respective au sol et de la décapiter.

    Une scène filmée avec les codes cinématographiques occidentaux pour un maximum d'impact : plusieurs caméras, des ralentis, des zooms, des plans larges. Une fois encore, l'organisation Etat islamique présente ce nouvel assassinat comme un acte de représailles contre les frappes de la coalition en Irak. Avec ce message, adressé à David Cameron : « Nous commencerons bientôt à massacrer vos citoyens dans vos rues ».

    Le Premier ministre britannique s'est dit « horrifié » par le « meurtre de sang-froid » du jeune homme. De son côté, le Premier ministre français Manuel Valls a condamné « avec la plus grande fermeté ce nouvel acte de barbarie ». François Hollande, lui, dénonce « des crimes contre l'humanité ».

    Ne pas « jouer le jeu » des preneurs d’otages

    Aux Etats-Unis, notre correspondant Karim Lebhour nous rapporte que la Maison Blanche s’attendait à l’assassinat de Peter Kassig. Les menaces du groupe Etat islamique sur son exécution prochaine ne laissaient guère d’espoir sur le sort réservé au jeune homme. Depuis l’Indiana, les parents de Peter Kassig ont demandé aux médias de ne pas « jouer le jeu » des preneurs d’otages et de ne pas diffuser les images de la vidéo, déclarant attendre « la confirmation de la mort de leur fils chéri ». Dans une lettre datant de juin dernier, ce dernier leur confiait avoir « peur de mourir ». « Si je meurs, je pense que nous, vous et moi, pourrons trouver du réconfort en pensant que je suis parti [en Syrie] pour tenter d'alléger les souffrances et aider ceux qui sont dans le besoin », avait-il écrit dans ce courrier datant du mois de juin.

    Cette nouvelle décapitation intervient quelques jours après l’annonce par Barack Obama de l’envoi de 1 500 conseillers militaires supplémentaires pour aider l’armée irakienne et les forces kurdes à combattre le groupe EI.

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