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    Moyen-Orient

    Nucléaire iranien: un accord «historique»

    media Le représentante de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, et son homologue iranien Mohammad Javad Zarif, lors de la réunion plénière à Vienne, ce 14 juillet 2015. Reuters

    Les grandes puissances du groupe des « 5+1 » et l’Iran sont parvenus à un accord « historique » ce mardi 14 juillet sur le dossier du nucléaire iranien. L’accord prévoit une levée progressive des sanctions qui pèsent sur l’Iran et le maintien de l’embargo sur les armes pendant une période d’au moins cinq ans. En échange, l’Iran accepte la mise en place d’inspections sur des sites nucléaires et une enquête sur son programme nucléaire passé.

    Avec notre envoyé spécial à Vienne, Sami Boukhelifa

    L’accord a été trouvé sur le dossier du nucléaire iranien ce mardi matin au terme de longues négociations entre l’Iran et le groupe des pays du « 5+1 » (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni et Russie et Allemagne). Le texte prévoit la limitation du programme nucléaire iranien pendant au moins dix ans, à partir de 2016, en échange de la suspension progressive des sanctions économiques, notamment sur le secteur pétrolier iranien.

    L’annonce de la signature « formelle » de l'accord a été officialisée en fin de matinée, à l’issue d'une réunion plénière des négociateurs au bureau des Nations unies à Vienne, en Autriche. Cet accord, dont l'objectif est de garantir que l'Iran ne développe pas de programme nucléaire militaire, intervient trois mois après la signature d'un accord-cadre, à Lausanne, le 2 avril dernier.

    Le Conseil de sécurité doit encore valider cet accord mais son adoption, « dans les prochains jours » selon Laurent Fabius, ne devrait être qu'une formalité, les cinq pays membres permanents du Conseil de sécurité ayant participé à la négociation.

    « Un nouveau chapitre d'histoire »

    Il s'agit d'un « signe d’espoir pour le monde entier », juge Federica Mogherini, la chef de file de la diplomatie européenne qui évoque l'ouverture d'un « nouveau chapitre dans l'histoire des relations internationales ».

    Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, s'est également montré enthousiaste, évoquant « un moment historique » et se félicitant de voir s'ouvrir « un nouveau chapitre d'histoire ». Il a cependant ajouté un bémol, soulignant que l'accord n'est « pas parfait ». Mais c'était « ce que nous pouvions accomplir ». « L'accord montre que l'investissement constructif fonctionne. Avec la résolution de cette crise inutile, de nouveaux horizons se dégagent avec des défis communs pour objectif », a pour sa part déclaré le président iranien, Hassan Rohani.

    Laurent Fabius, ministre français des Affaires étrangères, s'est, de son côté, félicité de la « ligne de fermeté constructive » de la France dans ces négociations, affirmant qu'elle avait « permis d'aboutir à un accord suffisamment robuste, en tout cas pour une période de plus de 10 ans ». Dans une interview accordée au Monde, le ministre français dit également ne pas exclure de se rendre à Téhéran. 

    Le président Vladimir Poutine a quant à lui déclaré que c'est « avec un grand soupir de soulagement » qu'il a accueilli l'annonce de cet accord.

    Levée progressive des sanctions et enquête sur le programme passé

    L'accord prévoit la levée progressive des sanctions qui pèsent sur l’Iran. Une position défendue par le camp occidental, quand l’Iran plaidait pour une levée immédiate. La levée des sanctions pourrait intervenir dès 2016.

    Un volet prévoit également la mise en place d’inspections sur des sites militaires iraniens. L'Iran accepte aussi une enquête sur son programme nucléaire passé, a annoncé l'AIEA, l'Agence internationale de l'énergie atomique. Les enquêteurs de l'AIEA pourront avoir un accès « limité » à plusieurs sites dans les 24 prochains jours, selon les termes de l'accord.

    Yukiya Amano, directeur général de l’agence des Nations unies, a salué « une avancée significative » et précisé avoir signé « la feuille de route [ qui autorise une enquête sur le programme nucléaire passé de l’Iran, ndlr] entre la République islamique d'Iran et l'AIEA pour la clarification des questions en suspens du passé et du présent portant sur le programme nucléaire iranien ».

    L’embargo des Nations unies sur les armes destinées à l’Iran sera maintenu pendant une durée d’au moins cinq ans, selon les termes de l’accord. L’interdiction de vente de missiles à Téhéran sera pour sa part prolongée d’au moins huit ans. Mais « des livraisons d'armes seront possibles avec un accord de l'ONU », a précisé Sergueï Lavrov, le ministre russe des Affaires étrangères. 

    En cas de non respect des termes de l’accord par l’Iran, celui-ci prévoit par ailleurs un système de rétablissement des sanctions dans un délai de 65 jours.

    Israël dénonce « une erreur historique »

    Les réactions n’ont pas tardé à se faire entendre sur la scène internationale. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a été l’un des premiers à intervenir, pour qualifier l’accord « d’erreur historique ». « D'après les premiers éléments qui nous parviennent, il est déjà possible de dire que cet accord est une erreur historique pour le monde », a-t-il déclaré. « L'Iran va recevoir des centaines de milliards de dollars qui vont lui permettre de faire fonctionner sa machine de terreur, son agression et son expansion au Moyen-Orient et dans le monde entier », a-t-il encore dénoncé. Le Premier ministre israélien a toujours montré son hostilité à des négociations avec l'Iran, notamment lors de son discours du 27 septembre 2012 devant l'assemblée générale des Nations unies, lors duquel il avait enjoint la communauté internationale à fixer une « ligne rouge claire » à l'Iran

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