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    Moyen-Orient

    Accord sur le nucléaire iranien: les réactions, de Riyad à Washington

    media Les négociateurs de l'accord sur le nucléaire iranien lors de l'annonce de la signature, ce mardi 14 juillet. REUTERS/Joe Klamar/Pool

    A peine la signature de l’accord sur le nucléaire iranien avait-elle été annoncée à Vienne en Autriche que, de Washington à Riyad, les réactions - très contrastées - ont fusé. Mais un terme revient fréquemment : « historique ».

    • Etats-Unis : l’opportunité d’une « nouvelle direction »

    L’accord offre l’opportunité de donner une « nouvelle direction » aux relations entre les Etats-Unis et l’Iran, a salué Barack Obama, dans un discours retransmis en direct sur les chaînes de télévision américaines et, c’est assez rare pour le noter, sur la télévision officielle iranienne.

    Le président des Etats-Unis a tenu à mettre en garde le Congrès contre un éventuel vote « irresponsable ». Il a également prévenu qu’il mettrait son veto à tout texte législatif qui remettrait en cause l’application de l’accord signé à Vienne.

    Le président Obama a offert aux Américains le plus important accord de paix conclu ces dernières décennies, analyse le correspondant de RFI à Washington, Jean-Louis Pourtet. Pour Barack Obama, qui accumule les succès ces dernières semaines (loi sur la santé, mariage gay confirmé par la Cour suprême, autorisation de négocier un accord de libre échange avec la zone Asie-Pacifique, Cuba), l’accord nucléaire avec l’Iran est une immense victoire diplomatique qui sera probablement, s’il devient réalité, le point d’orgue de sa présidence.

    Mais à la Maison Blanche, ce mardi matin, on évite toutefois le triomphalisme, car le président est conscient qu’il a maintenant un immense travail à faire pour convaincre le Congrès et les Américains d’accepter un accord qui soulève autant d’espoir que de méfiance.

    • Israël : une « erreur historique »

    Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, n’a pas attendu l’annonce formelle de la signature de l’accord pour juger que celui-ci était « une erreur historique pour le monde » dès les premières heures de la matinée, ce mardi. La classe dirigeante israélienne lui a emboîté le pas. Une « capitulation », pour certains, « la victoire des ayatollahs face à l’Occident » pour d’autres.

    « Des concessions fatales ont été faites à Téhéran, a proclaméBenyamin Netanyahu. Nous n'avons pas dit que nous empêcherons la signature d'un accord. Mais nous nous sommes engagés à empêcher que l'Iran se dote de l'arme nucléaire. Une promesse qui reste toujours en vigueur. »

    Tsipi Livni, l'une des responsables de l'opposition israélienne, estime que l'accord de Vienne risque de « provoquer de graves problèmes au Proche-Orient ». L’opposition israélienne de gauche estime dans l'ensemble, tout comme l'entourage du Premier ministre, qu’il s'agit d'un mauvais accord, particulièrement en ce qui concerne Israël, rapporte le correspondant de RFI à Jérusalem, Michel Paul.

    Mais l'opposition attaque également Benyamin Netanyahu, le rendant en partie responsable de cet échec. Certains rappellent notamment son discours devant le Congrès américain. « Le Premier ministre a cherché la confrontation avec les Etats-Unis, et même directement avec le président Barack Obama. Et il a échoué », juge un député de gauche. Quant aux députés arabes israéliens de la Knesset, ils se félicitent de l'accord et proposent qu'il soit appliqué également en ce qui concerne le dossier nucléaire israélien. 

    Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, lors d'un discours contre un éventuel accord avec l'Iran en septembre 2012 aux Nations unies. REUTERS/Lucas Jackson

    • Arabie saoudite : la crainte de la perte d’hégémonie

    Les autorités saoudiennes étaient farouchement opposées à cet accord, et c’est un coup de massue, rapporte notre correspondante à Riyad, Clarence Rodriguez.

    En mars dernier, alors que les « 5+1 » étaient en pleine négociations sur le dossier nucléaire iranien, le prince saoudien Turki al-Faisal, ancien responsable des renseignements du royaume, avait mis en garde l'Occident contre un risque de course à l'armement nucléaire au Moyen-Orient. Une allusion à l’Arabie saoudite qui pourrait, elle aussi, demander le droit à mettre en œuvre un programme nucléaire. Info ? Intox ? Les autorités saoudiennes ont en tout cas déjà signé un accord de coopération nucléaire avec la Corée du Sud, la Russie, la Chine et la France, qui inclut un plan d’études concernant la faisabilité de la construction de réacteurs nucléaires dans le royaume.

    L’autre conséquence, c’est qu’avec cet accord, l’Arabie saoudite risque de perdre son hégémonie dans la région. Elle verrait ainsi tous ses efforts déployés depuis le renversement du Shah en 1979 annihilés. On peut en effet craindre que cet accord ne ravive encore plus les tensions confessionnelles et politiques entre la République islamique d'Iran et l’Arabie saoudite dans une région déjà à feu et à sang.

    • Russie : un « choix décisif pour la stabilité et la coopération »

    « Nous sommes convaincus que le monde a poussé un soupir de soulagement », a déclaré Vladimir Poutine, parlant d’un « choix décisif pour la stabilité et la coopération ». Des propos rares dans la bouche du numéro un russe qui espère aussi que cet accord va donner un puissant élan aux relations entre la Russie et l’Iran.

    La diplomatie russe souligne que Moscou va participer à la mise en œuvre de l’accord, indique la correspondante de RFI à Moscou, Muriel Pomponne. En effet, c’est la Russie qui va réceptionner l’uranium faiblement enrichi d’Iran en échange d’uranium naturel. La Russie participera aussi à la reconversion du site d’enrichissement de l’uranium de Fordo, afin qu’il produise pour les secteurs médicaux et industriels.

    Concernant la levée de l’embargo sur les armes, Moscou souhaitait qu’il soit immédiat. La Russie s’est finalement rangée derrière le compromis obtenu par Téhéran, à savoir le maintien de l’embargo sur cinq ans, mais avec la possibilité de livrer des armes sous condition de vérification et d’accord du Conseil de sécurité de l’ONU. La diplomatie russe en profite pour demander à nouveau une conférence sur la création d'une zone libre de toute arme de destruction massive au Proche Orient, et rappelle à Barack Obama qu’il avait justifié la mise en place du bouclier antimissile en Europe par la menace iranienne. Cette installation n’aurait donc plus lieu d’être.

    L'ONU, par la voix de son secrétaire général Ban Ki-moon, a de son côté salué une « quantité de travail immense », « la détermination et l'engagement des négociateurs ».

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