GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Jeudi 15 Novembre
Vendredi 16 Novembre
Samedi 17 Novembre
Dimanche 18 Novembre
Aujourd'hui
Mardi 20 Novembre
Mercredi 21 Novembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos
    Moyen-Orient

    Ankara attaque la région de Kobane contrôlée par les Kurdes de Syrie

    media Un drapeau turc flotte devant la ville frontalière de Kobane, de l'autre côté de la frontière syrienne, l'un des objectifs militaires de l'EI. REUTERS/Murad Sezer

    Ankara poursuit sa campagne de bombardements en Irak et en Syrie, visant pour la première fois les Kurdes de Kobane. Dans un communiqué, les Unités de protection du peuple (YPG), la force militaire kurde de Kobane, ont exhorté ce matin la Turquie à cesser son «agression». Sur le plan intérieur, le pays est secoué par des violences en réactions aux arrestations dans les milieux kurdes, d’extrême-gauche et également islamistes, les trois cibles désignées par le gouvernement. Plus de 850 personnes, suspectées de terrorisme, ont été arrêtées en trois jours et les attaques contre la police se multiplient : un policier a été tué hier à Istanbul.

    Avec notre correspondant à Istanbul,  Jérôme Bastion

    Le Premier ministre Ahmet Davutoglu l’a souligné dimanche soir : « ce ne sont pas des frappes ponctuelles, c’est un processus inscrit dans la durée », a-t-il souligné, indiquant que la Turquie avait effectivement déclenché une guerre totale contre ceux qui représentent une menace terroriste. Il n’évoque quasiment que l’aspect kurde de cette double opération militaire. La Turquie a « montré sa force et bouleversé les équilibres régionaux » s'est félicité le chef du gouvernement turc.

    Hier soir, les F-16 d’Ankara ont repris leurs rotations sur les bases arrière du PKK au Kurdistan irakien pendant près de 4h, faisant apparemment plus de victimes civiles que parmi les combattants kurdes. Les bombardements aériens ont également, comme les fois précédentes, ciblé en Syrie quelques positions de l’organisation Etat islamique près du poste frontière de Jarablous, le seul encore contrôlé par les jihadistes, et le long du fleuve Euphrate, qui constitue un couloir vital ouvrant l’accès à la Turquie pour l’organisation islamiste.

    Une zone contrôlée par l'YPG attaquée

    Dans la soirée, le Premier ministre Ahmet Davutoglu a promis qu’il ne resterait, à terme, « plus la moindre présence de l’Etat islamique le long de la frontière ». Mais, de manière plus surprenante, les obus tirés par des tanks turcs ont également atteint des positions kurdes dans le canton de Kobane. Le commandement des forces kurdes syriennes, l'YPG, signale que quatre combattants ont été blessés en plus des victimes civiles, et somme Ankara de respecter la légalité internationale, faute de quoi il ripostera contre l’armée turque. Intervenir dans ce territoire kurde peut s’avérer particulièrement risqué pour la Turquie : c'est quasiment ouvrir un troisième front.

    Réunion d'urgence de l'OTAN réclamée

    La Turquie a demandé une réunion d’urgence du Conseil de l’Otan aux termes de l’article 4 de la convention de Washington, qui vise à informer ses alliés. Elle se tiendra ce mardi.

    Ce n’est qu’après cette réunion préalable que la Turquie peut éventuellement demander l’aide des alliés du Pacte Atlantique pour participer à sa défense contre une menace extérieure (article 5) mais il est peu probable que ce soit ce que cherche la Turquie, car ses partenaires risquent de lui demander qui l'a agressé militairement, et là Ankara sera gênée pour répondre : c’est une attaque asymétrique à laquelle la Turquie dit devoir répondre, il s’agit d’attentats terroristes sur le sol turc, donc une affaire quasi-interne qui ne rentre pas dans le cadre du protocole de solidarité de l’Otan.

    Les Turcs cherchent peut-être davantage un soutien politique : les Européens comme les Américains ne condamnent pas les bombardements turcs en Syrie ou en Irak, mais au sujet des Kurdes notamment, ils appellent Ankara à tout faire pour préserver le cessez-le-feu et à reprendre les négociations de paix.

    ► Sur le même sujet, lire aussi la revue de la presse du jour avec à la Une : Erdogan jouerait-il avec le feu ?

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.