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    Syrie: Moscou a frappé l'organisation Etat islamique à Raqqa

    media Le président français a accueilli son homologue russe Vladimir Poutine pour un sommet en deux temps : des rencontres bilatérales sur le dossier syrien avant un sommet proprement dit sur l'Ukraine. REUTERS/Regis Duvignau

    Le président russe Vladimir Poutine est reçu ce vendredi 2 octobre à Paris par son homologue français François Hollande. Il sera question de l'Ukraine, mais aussi de la Syrie où l'aviation russe est intervenue militairement ces derniers jours. Ce vendredi matin, Moscou a d'ailleurs annoncé avoir mené ses premiers raids sur la province Raqqa, fief du groupe Etat islamique dans le nord de la Syrie.

    A en juger par les sourires légèrement crispés des deux dirigeants sur le perron de l’Elysée ce vendredi, les discussions ne sont sans doute pas faciles entre François Hollande et Vladimir Poutine. Le contexte de la rencontre : la guerre en Syrie, qui tend à éclipser l'Ukraine, pourtant l'objet de cette réunion à Paris.

    Une information a été opportunément rendue publique ce vendredi matin par le ministère russe de la Défense en amont de la visite : des bombardiers tactiques Soukhoï-34 ont frappé jeudi des positions de l'organisation Etat islamique en Syrie, notamment un « poste de commandement qui était camouflé à Kasrat Faraj, au sud-ouest de Raqqa ».

    L'ONG Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a ensuite accrédité l'information, assurant qu'au moins 12 jihadistes de l'organisation EI avaient été tués lors de frappes russes ayant « visé jeudi soir la périphérie ouest de la ville de Raqqa et la région où se trouve l'aéroport militaire de Tabqa, plus au sud-ouest ». Selon l'armée russe, des bombardements ont également visé les provinces d'Alep et d'Idleb.

    Communiqué des pays de la coalition adressé à la Russie

    Ces frappes interviennent à point nommé pour Moscou, sur fond de polémique sur les cibles des forces russes en Syrie - les Etats-Unis et la France ont accusé la Russie, depuis 48 heures, de frapper prioritairement non pas l'organisation Etat islamique mais les autres mouvements rebelles, dont certains soutenus par la CIA ou la Turquie.

    Les raids russes s'accompagnent par ailleurs d'une proposition de coopération adressée aux Occidentaux. La France y serait prête à trois conditions : premièrement, que les frappes en Syrie visent bien le groupe Etat islamique et al-Qaïda, et non d’autres objectifs. Deuxièmement, qu’il soit mis fin aux bombardements avec usage d’armes chimiques. Et troisièmement, qu’il y ait une transition politique claire, dont l’issue passerait par le départ de Bachar el-Assad.

    « Le but principal de l’opération, c’est Daesh »

    Avant la rencontre de Paris, les membres de la coalition contre le groupe EI (Etats-Unis, Royaume-Uni, Allemagne, alliés arabes du Golfe, Turquie) ont signé un communiqué commun, dans lequel ils demandent à la Russie d'arrêter ses attaques contre l'opposition syrienne pour se concentrer sur l'EI.

    Dans ce texte, publié sur le site internet du ministère turc des Affaires étrangères, ces pays assurent que « ces opérations militaires constituent une nouvelle escalade et ne feront que nourrir l'extrémisme et la radicalisation ». Des accusations infondées, selon le député russe Alexeï Pouchkov, président de la Commission des Affaires étrangères de la Douma, le Parlement de Moscou.

    Il était ce vendredi matin au micro de nos confrères d'Europe 1, et il avait, cela est confirmé désormais, quelques arguments à faire valoir : « On a déjà bombardé des bases de Daesh [acronyme de l'organisation Etat islamique], a-t-il dit. On les a déjà virés d’un aéroport qu’ils ont occupé il y a deux ou trois semaines au nord de la Syrie. Le but principal, ce sont les groupes de Daesh qui sont les plus proches de Damas. Le but principal de l’opération, c’est Daesh. »

    Trois ou quatre mois d'opérations à prévoir

    Sauf en cas d'enlisement, un risque jugé toujours possible, l'opération russe pourrait durer trois ou quatre mois et va s'intensifier, a par ailleurs expliqué le député. « Je pense que c’est l’intensité qui est importante, parce que la coalition américaine a fait semblant de bombarder Daesh pendant une année et il n’y a pas de résultat. Mais si vous le faites d’une manière beaucoup plus efficace, je pense que les résultats vont se faire connaître. » Selon lui, il faut éliminer l'Etat islamique, « ou bien le neutraliser », avant de voir quelle pourra être le sort de la Syrie.

    La Russie est décidément à l'offensive sur tous les fronts. Dans cet entretien, la coalition en a en effet pris pour son grade aussi : « Ils ont fait semblant, a dénoncé Alexeï Pouchkov. Seulement 20 % des opérations militaires avaient eu des résultats. Dans 80 % des cas, ils n’ont même pas bombardé. Ils sont revenus sur leur base pour des raisons différentes. » Et de confirmer que son pays ne lâchera pas le clan Assad : « Pendant quatre ans, le gouvernement d’Assad a tenu le coup et aujourd’hui c’est la seule force militaire sur le terrain qui combat le Daesh. »

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