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    Moyen-Orient

    Syrie: sous les bombes, une partie de Raqqa quitte la ville

    media Une photo de l'armée française montrant une frappe sur une base de l'organisation Etat islamique à Raqqa, la capitale autoproclamée des jihadistes, le 17 novembre 2015. AFP PHOTO / ECPAD / EMA

    Au moins 33 jihadistes ont été tués en trois jours dans les frappes menées par les aviations française et russe sur Raqqa, le fief de l'organisation Etat islamique en Syrie. L'information est rapportée par l'ONG Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), qui ajoute que ces bombardements poussent certains à fuir la ville, située dans le nord du pays.

    Ces trois derniers jours, la Russie et la France ont multiplié les raids contre la région de Raqqa (et sur d'autres provinces, concernant Moscou), fief du groupe Etat islamique en Syrie. Les frappes françaises se sont d'abord intensifiées dimanche, dans la foulée des attentats de vendredi à Paris.

    Puis la Russie a recentré son action sur les positions du groupe EI mardi, suite aux révélations des services secrets du FSB sur le crash d'un avion civil russe le 31 octobre dernier dans le Sinaï égyptien (224 morts, principalement des touristes russes). Les attaques de Paris et d'Egypte ont été revendiquées par le groupe jihadiste.

    « Les raids des aviations française et russe dimanche, lundi et mardi, contre des dépôts d'armes, des casernes et des points de contrôle dans la ville de Raqqa et ses environs, ont fait 33 morts et des dizaines de blessés dans les rangs de l'EI », a déclaré ce mercredi à l'Agence France-Presse le directeur de l'OSDH, qui s'appuie sur le réseau de ses sources en Syrie.

    « Le nombre limité de tués s'explique par le fait que les jihadistes avaient pris leurs précautions, précise Rami Abdel Rahmane. Il n'y avait que des gardes autour des dépôts et des casernes, et le plus grand nombre ont été tués sur les barrages de contrôle. »

    Créer le mouvement ?

    Dix chasseurs de l'opération française Chammal ont participé à la vague de bombardements menée dans la nuit de mardi à mercredi, comme lors des deux raids précédents. Depuis dimanche, les Français ont mené trois séries de frappes et disent avoir anéanti six objectifs du groupe Etat islamique. Le ministère parle de centres de commandement et d’entrainement.

    Le porte-avions Charles-de-Gaulle, avec 24 avions de combat à son bord, a appareillé ce mercredi de Toulon pour rejoindre la Méditerranée orientale et renforcer le dispositif en place. Vladimir Poutine a demandé à ses troupes en Méditerranée de coordonner leurs efforts avec lui, comme « des alliés » le feraient.

    Quels résultats pour ces frappes ? C’est toujours la grande question. Pour certains experts, les limites de l’arme aérienne sont illustrées avec ces bombardements. Mais des familles et des combattants de l'organisation Etat islamique fuient Raqqa, relate l'OSDH. Et concernant les combattants (voire les cadres), c'est l’un des objectifs recherchés : créer la confusion et contraindre les membres de l'EI à bouger, à dévoiler leur position.

    Certains d'entre eux feraient route vers Mossoul, autre fief de l'organisation Etat islamique dans le nord de l'Irak, pris à l'armée irakienne en juin 2014. Bien sûr, si cela se confirme, ils auront à cœur de brouiller les pistes. Hors de question de se déplacer en convois comme ils le faisaient auparavant, avec ces images diffusées par les jihadistes eux-mêmes, prises sur leurs véhicules 4x4 au milieu des routes reliant l’Irak et la Syrie.

    Prendre en tenaille ?

    De l'autre côté du proto-Etat de l'organisation jihadiste, la Turquie et les Etats-Unis vont intensifier leurs opérations pour repousser l'EI de la portion de la bande frontalière qu'il occupe entre la Turquie et la Syrie, où il est encore présent. C'est ce qu'a déclaré mercredi le ministre turc des Affaires étrangères, Feridun Sinirlioglu.

    « Nous ne laisserons pas Daech maintenir sa présence à notre frontière », a-t-il dit à l'agence de presse Anadolu. Le chef de la diplomatie turque ajoute que les Etats-Unis et la Turquie disposent « de certains plans » visant à en finir avec la présence de l'EI à la frontière turque. « Une fois que ces plans auront été finalisés, nos opérations vont s'intensifier, ajoute-t-il. Vous le verrez dans les prochains jours. »

    Dans un entretien accordé mardi à CNN, le secrétaire d'Etat américain John Kerry a lui aussi évoqué le déclenchement d'une opération américano-turque pour sécuriser la frontière nord de la Syrie. « La frontière nord de la Syrie est maintenant fermée à 75 %, et nous entamons une opération avec les Turcs pour fermer les 98 km restants », a-t-il dit.

    La zone frontalière entre la Turquie et la Syrie est une importante voie logistique de l'EI, par laquelle transitent les volontaires recrutés par l'organisation jihadiste, les armes et les produits de contrebande.

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