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    Moyen-Orient

    Iran : les deux Américains détenus pour espionnage depuis deux ans sont libres

    media Shane Bauer et Josh Fattal ISNA

    La justice iranienne a finalement libéré les deux Américains détenus depuis deux ans pour espionnage. Ces libérations interviennent alors que le président Ahmadinejad est à New York pour l’Assemblée générale de l’ONU. Ce n’est peut-être pas un hasard, car le sort des deux randonneurs américains avait montré les dissensions entre le chef de l’Etat et les ultraconservateurs qui contrôlent la justice iranienne.

    De notre correspondant à Téhéran, Siavosh Ghazi

    La libération des deux Américains intervient après une semaine de bras de fer entre le gouvernement du président Mahmoud Ahmadinejad et la justice, contrôlée par les ultraconservateurs. La cour d'appel de Téhéran a finalement décidé de donner son accord pour transformer la peine de détention provisoire en versement d'une caution de 400 000 dollars américains pour chacun des deux hommes.

    Shane Bauer et Josh Fattal, âgés de 29 ans, ont été condamnés par un tribunal de première instance à huit ans de prison pour entrée illégale en territoire iranien et pour espionnage. Les deux Américains et leur compagne Sarah Shourd avaient été arrêtés en juillet 2009 à la frontière irano-irakienne, qu'ils ont toujours affirmé avoir franchie par erreur lors d'une randonnée dans les montagnes du Kurdistan irakien.

    Sarah Shourd avait été libérée pour raison de santé en septembre 2010. Le gouvernement omanais avait alors payé la caution et ramené la jeune Américaine à Mascate à bord d'un avion spécial du gouvernement omanais. Cette fois-ci encore, c'est le gouvernement omanais qui a payé la caution pour la libération des deux Américains.

    Cette décision intervient alors que le président Ahmadinejad se trouve aux Etats-Unis pour participer à l'Assemblée générale des Nations unies. Mardi 20 septembre 2011, il a répété une nouvelle fois à la chaîne de télévision américaine ABC que les deux Américains, condamnés à huit ans de prison pour espionnage et entrée illégale sur le sol iranien, allaient être libérés pour des raisons humanitaires.

    La semaine dernière, la justice iranienne, contrôlée par les ultraconservateurs, avait démenti une première déclaration du président Ahmadinejad dans ce sens en affirmant qu'il revenait à la justice de faire l'annonce de ces libérations. Ces remises en liberté constituent donc une petite victoire politique pour le président Ahmadinejad.

    L'arrestation des trois Américains avait envenimé les relations entre l'Iran et les Etats-Unis qui avaient toujours affirmé que leurs ressortissants étaient innocents.

    Rivalité entre le pouvoir politique et le pouvoir judiciaire

    Les deux pays n'ont pas de relations diplomatiques depuis plus de 30 ans. Washington accuse Téhéran de chercher à acquérir l'arme atomique sous couvert de programme nucléaire civil et de soutenir les groupes terroristes au Proche-Orient. Les Etats-Unis ont notamment adopté des sanctions particulièrement sévères contre l'Iran en raison de son programme nucléaire controversé.

    La libération de Sarah Shourd, il y a un an, avait donné lieu au même bras de fer entre le gouvernement, qui l'avait annoncée, et l'appareil judiciaire qui l'avait ensuite retardée de plusieurs jours en invoquant des questions de procédure.

    Ces tensions sont de plus en plus vives entre le président Ahmadinejad et les religieux ultraconservateurs qui contrôlent la justice et dominent le Parlement iranien. Elles se sont aggravées ces derniers mois avec des critiques de plus en plus ouvertes contre le président Ahmadinejad et son entourage, en particulier contre son directeur de cabinet, Rahim Esfandiar Machaie, accusé d'un « déviationnisme » nationaliste et antireligieux visant à saper le régime islamique iranien.

    Ce face à face entre les deux pouvoirs a tendance à s’envenimer à l'approche des élections législatives de mars 2012 et alors que les partisans du président Ahmadinejad semblent vouloir présenter leur propre liste aux élections. Il pourrait donc y avoir plusieurs listes de candidats conservateurs à ce scrutin.

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