Victoire des islamistes confirmée aux élections législatives en Egypte
Les résultats officiels des élections législatives en Egypte ont été annoncés ce samedi 21 janvier. Le Parti de la liberté et de la justice (PLJ) issu des Frères musulmans obtient 47% des sièges au Parlement et le parti fondamentaliste salafiste Al-Nour arrive en deuxième position, avec environ 24% des sièges. Le scrutin, qui s’est tenu en plusieurs phases depuis le 28 novembre, est considéré comme le plus ouvert depuis le renversement de la monarchie en 1952. La première session de l'Assemblée se tiendra dès lundi.
Avec notre correspondant au Caire, Alexandre Buccianti
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Idéologiquement, ces élections sont un raz-de-marée islamiste puisque ce courant remporte 72% des sièges. Le Parti de la liberté et de la justice des Frères musulmans est arrivé en tête avec 235 sièges sur les 498 du Parlement. 15 sièges leur suffisent pour obtenir la majorité absolue.
Mais ce n’est pas du côté des salafistes d’Al-Nour, arrivés seconds avec 121 sièges, que la confrérie va regarder. Elle estime ces islamistes fondamentalistes trop encombrants. Elle préfère s’allier avec les libéraux du Wafd arrivés troisième avec une cinquantaine de sièges. Une alliance visant à rassurer les chrétiens au niveau national et les touristes au niveau international.
Les Frères musulmans ont veillé à renouveler leur alliance avec le tout puissant Conseil suprême des forces armées qui règne sur l’exécutif.
Les grands perdants de ces élections sont les laïcs et surtout les révolutionnaires qui ont récolté moins de 20% des sièges. Des révolutionnaires qui ont l’impression d’avoir fait tout le travail pour que d’autres en récoltent les fruits.
Avec notre envoyée spéciale, au Caire |
Amr Hamzaoui a été élu comme candidat indépendant dans la circonscription de Héliopolis, un quartier situé au nord du Caire. Pour ce proche des partis laïcs égyptiens qui n'ont remporté que 7% des sièges, les résultats de ces législatives ne sont pas une surprise : « On s'y attendait. Il y aura donc un bloc conséquent du Parti de la liberté et de la justice et un autre des salafistes de l'alliance Al-Nour ainsi qu'une faible représentation des partis laïcs. On doit s'y plier et voir de quelle façon, nous pourrons mettre en place un programme avec des législations en accord avec nos positions, en étant vigilant pour établir un État civil ». Un État civil par opposition à un État dirigé par les militaires et qui devra selon Amr Hamzaoui garantir les mêmes droits et les mêmes libertés pour les Égyptiens : « Un État civil doit garantir deux principes : il doit s'opposer à un rémime militaire et aussi s'opposer à un État théocratique où les citoyens n'auraient pas les mêmes droits ». Le Parlement issu des élections, après la révolution de janvier 2011, se réunira pour sa première session lundi 23 janvier en fin de matinée, en présence du maréchal Tantaoui, chef du Conseil suprême des forces armées, qui attribuera 10 sièges supplémentaires à des non élus. |

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Commentaires (2)
libertte
ce sont les soueurs musulmanes qui vont etre contentes!ben elles pourront toujours venir en france et demander l asile politique a sarko ou a BHL
(tiens au fait on l entend plus!)
MERCI
merci sarkozy et BHL! BHL,marrant on l entend plus!
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