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    Moyen-Orient

    Les Etats-Unis affirment que le régime syrien a utilisé des armes chimiques

    media Le porte-parole de la Maison Blanche Ben Rhodes, le 14 avril 2012. AFP PHOTO/Mandel NGAN

    Les services de renseignements américains ont la preuve de l'utilisation d'armes chimiques par le régime syrien, a annoncé Ben Rhodes, le porte-parole de la Maison Blanche, lors d'une conférence de presse à Washington, ce jeudi 13 juin. Il a précisé que cette information «change» l'équation et a annoncé que les Etats-Unis vont augmenter leur aide non létale aux rebelles. Les services américains estiment qu'entre 100 et 150 personnes ont été tuées par de telles armes.

    La Maison Blanche a pris acte du franchissement de la « ligne rouge » que Barack Obama avait fixée il y a quelques mois quant à une utilisation d'armes chimiques par l'une ou l'autre des parties dans le conflit syrien.

    Ben Rhodes, porte-parole de la présidence américaine, a affirmé lors d'une conférence de presse que les services de renseignements américains ont désormais la preuve d'une utilisation d'armes chimiques par le régime de Bachar el-Assad. Une utilisation « à une échelle réduite », mais à « plusieurs reprises » depuis le début de l'année.

    « Après un examen délibératif, nos services de renseignement jugent que le régime d'Assad a eu recours à des armes chimiques, notamment du gaz innervant sarin, à un échelle réduite et à plusieurs reprises contre l'opposition au cours de l'année écoulée », a déclaré Ben Rhodes, conseiller adjoint de Barack Obama à la sécurité nationale, chargé des communications stratégiques.

    Augmentation programmée de l'aide américaine aux rebelles

    Toujours selon ce porte-parole de Barack Obama, « 100 à 150 personnes ont succombé à ce jour à des attaques chimiques identifiées en Syrie ». Un bilan qu'il a qualifié de « probablement incomplet ». Ben Rhodes a également affirmé que les Etats-Unis apporteront un « soutien militaire » aux rebelles syriens, mais s’est refusé à parler de livraisons d’armes.

    Ben Rhodes a également affirmé que « le président (Barack Obama, ndlr) a augmenté l'étendue de l'aide non-létale à l'opposition civile » et « autorisé l'augmentation de (l’)aide » américaine à la direction des opérations armées des rebelles. En revanche, aucune décision sur la mise en place d’une zone d’exclusion militaire n’a encore été prise, a ajouté le conseiller du président américain.

    Pressions intérieures

    A Washington, plusieurs élus républicains réclament une intervention plus musclée de la part des Etats-Unis. C’est le cas notamment de John McCain qui se dit par ailleurs favorable à l’instauration d’une zone d’exclusion militaire en Syrie. Une décision que la Maison Blanche n’a pas prise, pour l’instant, a déclaré Ben Rhodes.

    Mais même au sein de l’administration Obama, les avis divergent sur l’attitude à avoir et le niveau d’implication des Etats-Unis en Syrie. Au département d’Etat, nombreux sont les diplomates qui réclament des frappes américaines, au moins contre les installations aériennes de Bachar el-Assad.

    Neuf jours après la France

    Cette annonce intervient alors, dès le début du mois de juin, la France et le Royaume-Uni ont affirmé avoir la « certitude » de l'utilisation d'armes chimiques dans le conflit syrien

    Ce « retard » de l'administration américaine peut être expliqué par le fait que Barack Obama s’est engagé très tôt, peut-être trop, sur la question des armes chimiques. Les conseillers du président américain avaient été un peu surpris – c’est un euphémisme – par la portée des propos de leur patron qui, dès le mois d’août dernier, avait évoqué cette « ligne rouge » que le régime syrien ne devait pas franchir.

    Face à une Russie arc-boutée sur la défense de Bachar el-Assad, la Maison Blanche craignait le moment où elle risquait de devoir reconnaitre que cette fameuse « ligne rouge » avait été franchie. L’annonce faite il y a neuf jours par le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a donc quelque peu irrité la présidence américaine qui a été contrainte de revoir sa position.

    Ben Rhodes a précisé pendant sa conférence de presse que la Russie avait été prévenue par Washington de l’annonce qu’elle s’apprêtait à faire.

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