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    Moyen-Orient

    Egypte: retour sur la journée du 8 juillet

    media Lundi 8 juillet, des manifestants pro-Morsi font face à l'armée, à côté du siège de la Garde républicaine. REUTERS/Amr Abdallah Dalsh

    L'Egypte a sombré dans la violence lundi 8 juillet 2013 au matin. En dispersant un rassemblement de pro-Morsi devant le siège de la Garde républicaine au Caire, les forces de sécurité égyptiennes ont causé la mort d'au moins 51 personnes, selon les services égyptiens d'urgence. Deux soldats ont été brièvement capturés par les islamistes avant de parvenir à s’échapper tandis que le parti salafiste al-Nour se retire des négociations sur la définition d'une feuille de route. La communauté internationale appelle au calme. Le président intérimaire, Adly Mansour, a décrété la tenue d'élections législatives avant 2014.

    L'essentiel :

    • La présidence intérimaire décrète des législatives avant 2014. Ces élections auront lieu une fois les amendements à la Constitution adoptés par référendum.
    • Les Frères musulmans appellent à manifester à nouveau ce mardi 9 juillet
    • La Maison Blanche annonce qu'il « n'y aura pas de coupes immédiates dans l'aide militaire américaine », mais appelle l'armée égyptienne à un « maximum de retenue »
    • L'armée appelle à lever les sit-in, promet de ne pas arrêter les manifestants, et prévient qu'elle « ne permettra à personne de menacer l'unité nationale »
    • Le grand imam d'al-Azhar, très influent, se place « en retraite jusqu'à la fin des violences » et demande la création d'un comité de réconciliation nationale « d'ici deux jours ».
    • Au moins 51 partisans de l'ancien président Morsi ont été tués selon les services égyptiens d'urgence, ce lundi 8 juillet dans la matinée, sous le feu des forces de sécurité qui cherchaient à disperser un rassemblement devant le quartier général de la Garde républicaine. Ces services font par ailleurs état de 435 blessés.
    • Les Frères musulmans appellent au « soulèvement » national.
    • Le parti salafiste al-Nour se retire des négociations sur la feuille de route.
    • Adly Mansour, le président par intérim, a réclamé une enquête sur les violences.

    Les horaires sont donnés en temps universel (TU)

    22h00 : La présidence intérimaire décrète des législatives avant 2014. Le président égyptien par intérim Adli Mansour a fixé lundi un calendrier d'environ six mois pour la tenue d'élections législatives en Egypte, qui seraient suivies d'une présidentielle une fois réuni le nouveau parlement. Dans un décret, Ali Mansour a également déclaré que des élections parlementaires auraient lieu une fois que des amendements à la Constitution, actuellement suspendue, auront été soumis à référendum, ce dans un délai de quatre mois et demi.

    19h58 : Les Frères musulmans ont appelé à manifester mardi dans toute l'Egypte pour protester contre la mort de plusieurs dizaines de partisans du président déchu Mohamed Morsi sous les balles de l'armée lundi matin au Caire. Une déclaration pour protester contre le « coup d'Etat » et les « actions répressives » menées depuis, a indiqué a déclaré Hatem Azam, porte-parole d'une coalition dirigée par les Frères musulmans, lors d'une conférence de presse.

    19h32 : Le bureau de la chaîne al-Jazira au Caire a connu un certain nombre de démissions (jusqu'à 7 selon certains médias) ce 8 juillet 2013, en raison de désaccord sur la ligne éditoriale de la chaîne. La chaîne Qatari est critiquée en Egypte pour avoir adopté une ligne édirotiale jugée favorable aux islamistes.

    19h00 :« La France condamne les violences survenues en Egypte ces derniers jours, d'où qu'elles viennent. Elle appelle toutes les parties à faire preuve de retenue, à refuser l'escalade et à préserver l'unité nationale », a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Philippe Lalliot.

    17h50 : Washington appelle l'armée à faire preuve du « maximum de retenue » et condamne les appels à la violence des Frères musulmans. La porte-parole du département d'Etat, Jennifer Psaki a précisé, que « La stabilité et le fonctionnement démocratique de l'Egypte (étaient) en jeu ». Le porte-parole de la Maison Blanche a par la suite ajouté qu'« il n'y aurait pas de coupes immédiates dans l'aide militaire américaine.»

    17h00 : Information de notre envoyé spécial au Caire : les manifestants pro-Morsi ne semblent pas avoir l'intention de quitter la place où ils sont installé, devant la la mosquée Rabia al-Adawiya de Nasr City. Le sit-in a même tendance à s'agrandir et des barricades ont été dressées. « Pas question de céder aux injonctions de l'armée », répètent les manifestants.

    14h55 : L'armée appelle à lever les sit-in et promet de ne pas arrêter les manifestants.

    Des individus ont cible les forces de l'ordre par des jets de pierres. Par la suite, la situation a évolué, et des personnes ont ouvert le feu contre les militaires et les policiers en faction devant le siège de la Garde républicaine

    Hani Abdelatif

    Porte-parole du ministère de l'Intérieur

    08/07/2013 - par Sami Boukhelifa Écouter

    14h43 : Le porte-parole de l'armée affirme que « l'armée ne permettra à personne de menacer la sécurité nationale ».

    14h22 : Le grand imam d'al-Azhar Ahmed al-Tayeb, demande dans son discours à la télévision d'Etat à ce que soit créé « sous deux jours maximum un comité de réconciliation nationale », et qu'une « enquête immédiate » sur les violences de la matinée soit mise en place.

    14h15 : Selon le chef des services égyptiens d'urgence Mohamed Sultan, les violences de la matinée ont fait 51 morts et 435 blessés. Le précédent bilan était de 42 personnes tuées.

    14h03 : Une manifestation pacifique d'islamistes a lieu devant l'ambassade d'Egypte au Soudan, pays où le président Morsi avait effectué sa première visite en tant que président.

    13h50 : Le grand imam d'al-Azhar (la principale autorité sunnite en Egypte), Ahmed al-Tayeb, se place « en retraite jusqu'à la fin des violences », a-t-il indiqué dans un message lu à la télévision d'Etat. Selon lui, la transition ne doit pas durer plus de six mois. Il avait apporté jeudi sa caution à la mise en place d'une « feuille de route » négociée avec l'armée et l'opposition pour mener la transition après le coup militaire qui a renversé le président Mohamed Morsi.

    A intervalle régulier, un médecin vient actualiser la liste des blessés ou tués qui ont été identifiés. Dans un coin, le père d'un jeune étudiant de 22 ans, prostré, s'attend lui aussi au pîre : «Il a reçu une balle dans la tête, je n'ai pas pu lui parler, mais j'ai vu qu'il pouvait bouger sa jambe et que ses yeux étaient ouverts...»

    Reportage à l'hôpital de Tamin Asahi

    La plupart des victimes des violences de cette matinée y ont été admis

    08/07/2013 - par Daniel Vallot Écouter

    13h35 : Les réactions internationales se multiplient concernant les violences meurtrière de ce matin. Michaël Man, le porte-parole du chef de la diplomatie européenne, a déclaré: « Nous condamnons et nous regrettons la violence. Nous exigeons que le processus politique (en Egypte) soit suivi de façon pacifique ». La Turquie, par la voix de son ministre des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu a quant à elle qualifié de « massacre » les tirs des soldats et policiers égyptiens ce matin. Un terme repris par le Hamas. Le porte parole de l'organisation palestinienne au pouvoir à Gaza a également « exprimé sa profonde douleur et appelle à épargner le sang du peuple égyptien ».

    12h05 : Le président par intérim, Adly Mansour, ordonne une enquête sur les violences qui ont coûté la vie à au moins 42 personnes ce matin.

    12h05 : Le Qatar condamne les violences en Egypte. Doha « dénonce avec force ces actes déplorables qui ont fait des victimes innocentes », selon un porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

    12h00 : L'Union européenne maintient le dialogue avec les autorités égyptiennes ainsi que son aide. « Nous examinons en permanence notre aide à l'Egypte, a expliqué un porte-parole de Catherine Ashton, la Haute-représentante aux Affaires étrangères de l'UE. Pour le moment, nous allons continuer à fournir une assistance à la mise en place de la démocratie ».

    Ali Kamel

    Porte-parole du Parti de la liberté et de la justice

    08/07/2013 - par Aabla Jounaïdi Écouter

    12h00 : Les Frères musulmans réfuttent les accusations de la police selon lesquelles des armes auraient été retrouvées dans leur quartier général, fermé plus tôt dans la matinée.

    Ali Kamel, porte-parole du Parti de la liberté et de la justice, la vitrine politique des Frères, se dit convaincu que « l'objectif de la police est de fermer le principal site du parti et de le mettre sous scellés ». Il reproche à la police de reprendre les méthodes du régime Moubarak, dont il remarque qu'en trente ans, il n'a « pas réussi une seule fois à prouver que le parti était à l'origine d'actions violentes ».

    11h15 : Notre envoyé spécial au Caire, Daniel Vallot, a pu se rendre à l'hopital ASAI, proche de la Garde républicaine, où ont été évacuées la plupart des victimes. Selon l'un des médecins, on dénombre au moins quarante morts et trois cents blessés sur cet unique site. Un bilan qui sera certainement amené à s'alourdir.

    Si l'afflux de blessés a cessé, les couloirs de l'hôpital sont remplis de patients et de leurs familles. A l'entrée des urgences, un médecin brandit la liste des victimes qui ont pu être identifiées.

    Au moins 300 pro-Morsi ont été blessés ce matin. Les médecins craignent que le bilan humain ne s'alourdisse dans la journée. REUTERS/Suhaib Salem

    Les manifestants assurent à RFI que les militaires ont attaqué en pleine prière. Ils démentent la version de l'armée et assurent avoir été pris au piège. « Le point de rupture est franchi », assurent les militants pro-Morsi.

    L'armée assure avoir arrêté 200 militants armés, vidéos à l'appui.

    11h00 : L'Iran dénonce l'intervention de l'armée dans les affaires politiques égyptiennes. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères a estimé que la « bipolarisation de la société égyptienne » était « dangereuse ». Téhéran met directement en cause les Etats-Unis et Israël, qu'elle accuse d'être le principal appui des militaires.

    10h00 : Les autorités égyptiennes ont fermé le QG des Frères musulmans au Caire, après la découverte d’armes.

    09h40 : Mohamed el-Baradei, l'un des principaux leaders politiques opposés à Morsi, réclame une enquête sur les violences qui ont coûté la vie à 42 personnes au Caire. « Une enquête indépendante s'impose. La transition politique est la seule voie », a-t-il annoncé sur son compte Twitter.

    09h30 : Les Frères musulmans ont d’abord appelé à un soulèvement populaire contre le coup d’Etat militaire et la trahison de la légitimité. La confrérie a ensuite appelé à une intervention internationale pour éviter que l’Egypte ne connaisse le même sort que la Syrie.

    Le parti salafiste al-Nour, qui faisait partie des formations qui avaient accepté la feuille de route de l’après-Morsi, a déclaré se retirer de la coalition maintenant qu’un « fleuve de sang avait été versé ».

    L’ex-Frère musulman Aboul Foutoh, chef du parti Masr al Qawiya qui avait lui aussi accepté cette feuille de route, a sommé Adly Mansour, le président par intérim à démissionner pour protester contre « le massacre ».

    Les forces de sécurité ont ouvert le feu à balles réelles sur les manifestants pro-Morsi. REUTERS/Amr Abdallah Dalsh

    Le Front du salut national réunissant les partis laïcs opposés à Mohamed Morsi a, par contre, estimé que les événements de ce matin visaient à entraîner l’armée dans une spirale de la violence.

    L’armée a, quant à elle, réagi par une série de vidéos diffusées par la télévision étatique montrant des hommes armés tirant en direction des militaires.

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