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    Moyen-Orient

    Syrie: l'armée accusée d'utilisation d’agents chimiques dans la région de Damas

    media Des activistes syriens inspectent des corps de civils tués, selon eux, par des agents chimiques, le 21 août, dans la banlieue de Damas. REUTERS/Bassam Khabieh

    Le régime syrien a bombardé, dans la nuit du mardi 20 au mercredi 21 août, la région de Damas et a fait usage, selon l’opposition, d’armes chimiques à cette occasion. Cette dernière affirme que plus de 1 300 personnes ont été tuées. Les réactions se multiplient à l’étranger. Le Conseil de sécurité de l'ONU tenait une réunion à huis-clos sur la situation en Syrie, ce mercredi soir, à l'issue de laquelle ses membres ont souhaité « faire la lumière » sur ces accusations sans pour autant demander une enquête, tandis que les inspecteurs de l'ONU affirment être « en discussion » avec Damas.

    L’attaque aurait été perpétrée « dans les zones de la Ghouta orientale et occidentale » par l’aviation syrienne, mais également depuis le sol à l’aide de lance-roquettes. C’est ce qu’affirme l’OSDH, l’Observatoire syrien des droits de l’homme, proche de l'opposition. L'opération - qui est toujours en cours - se concentre sur la localité de Madhamiyat el-Cam, au sud-ouest de la capitale. La région de la Ghouta est majoritairement tenue par la rébellion.

    Des civils ont été tués par suffocation dans leur lits...
    Alexia Jade Porte-parole de l'OSDH à Damas 14/10/2013 - par Aabla Jounaïdi Écouter

    Les bilans divergent grandement. L’OSDH a évoqué en fin de matinée un bilan de plus de cent morts mais, qui allait « évoluer ». En début d’après-midi, la Coalition nationale syrienne a d'abord avancé le chiffre provisoire de 650 victimes, avant que l'un des hauts responsables de l'opposition, George Sabra, ne parle de 1 300 morts, des personnes tuées « dans une attaque aux armes chimiques ». Il accuse également la communauté internationale d'être complice par son silence des massacre en Syrie : « L'indécision américaine nous tue, l'abandon de la communauté internationale nous tue, l'indifférence des Arabes et des musulmans nous tue », a-t-il déclaré. 

    L'usage d'armes chimiques lors de cette attaque est dénoncée par les Comités populaires de coordination, une branche de la rébellion syrienne, tandis que la Commission générale de la révolution syrienne diffuse depuis ce matin des vidéos montrant des victimes civiles de ce qui est présenté comme du gaz toxique.

    Ces images vidéo, sur lesquelles s’appuient l’opposition syrienne pour lancer ses accusations, montrent des adultes et des enfants inanimés, sans blessure apparente. D’autres semblent avoir du mal à respirer ou se couvre la bouche et le nez pour tenter de se protéger.

    Le régime dément

    En fin de matinée, ce mercredi, le régime de Damas a démenti ces allégations. « Les informations sur l'utilisation d'armes chimiques dans la Ghouta sont totalement fausses », a affirmé l'agence de presse officielle Sana. Elle évoque une entreprise mensongère de la part, notamment, de médias « soutenant le terrorisme », pointant du doigt les chaînes al-Jazira et al-Arabiya. « Il s'agit d'une tentative pour empêcher la commission d'enquête de l'ONU sur les armes chimiques de mener à bien sa mission. » Moscou, l’un des principaux soutiens du régime de Bacher el-Assad sur le plan international, fait écho à ces dénégations. « Tout cela nous fait penser que nous avons à faire une nouvelle fois à une provocation planifiée à l'avance », juge le ministère russe des Affaires étrangères, dans un communiqué publié ce mercredi.

    REUTERS/Bobby Yip
    Laurent Fabius Ministre français des Affaires étrangères 14/10/2013 - par Joana Hostein Écouter

    Cette attaque, si elle se confirme, intervient alors qu’une équipe d’enquêteurs des Nations unies est arrivée dimanche 18 août en Syrie pour rechercher des preuves de l’utilisation d’armes chimiques dans le conflit qui ravage le pays depuis le printemps 2011.

    L’ONU interpellée

    La Ligue arabe a rapidement réagi et demandé à ce que les enquêteurs se rendent « immédiatement » dans la région de Damas. Un demande également formulée par le président français, qui en Conseil des ministres ce mercredi, a souligné néanmoins que ces informations doivent être « vérifiées et confirmées », a fait savoir la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem.

    Mais c’est surtout vers les instances dirigeantes onusiennes que convergent nombre de regards. Le chef de la Coalition nationale de l’opposition, Ahmed Jarba, a ainsi appelé à une réunion urgente du Conseil de sécurité face à ce « massacre ».

    J'espère que cela va réveiller ceux qui ont soutenu le régime d'Assad et qu'ils vont réaliser la nature barbare et meurtrière de ce régime.
    William Hague Ministre britannique des Affaires étrangères 14/10/2013 - par Béatrice Leveillé Écouter

    Un point de vue que semble partager le Royaume-Uni. Son ministre des Affaires étrangères, William Hague, a ainsi mentionné que son pays porterait l’affaire devant les autres membres du Conseil. Le chef de la diplomatie britannique s’est dit « profondément préoccupé par les informations selon lesquelles des centaines de personnes ont été tuées dans des bombardements et une attaque à l'arme chimique ».

    Réunion du Conseil de sécurité de l'ONU

    Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon s’est dit « scandalisé » par ces allégations d’utilisation d’armes chimiques et « réaffirme sa détermination à mener une enquête approfondie sur les incidents présumés qui lui sont signalés par des Etats membres », a ajouté le porte-parole. Par ailleurs, le Conseil de sécurité s'est réuni à huis clos, ce mercredi 21 août à 19h00 TU (21h00, heure de Paris) pour examiner la situation en Syrie. Cette réunion s'est tenue à la demande conjointe de cinq des quinze pays membres du Conseil (France, Etats-Unis, Royaume-Uni, Luxembourg et Corée du Sud). A son issue, le Conseil de Sécurité a affirmé vouloir mettre les choses au clair, sans pour autant demander une enquête.

    Le chef des inspecteurs de l'ONU en Syrie, Ake Sellstroem, a affirmé être « en discussion » avec les autorités syriennes « sur tous les sujets ayant trait à l'usage présumé des armes chimiques, y compris pour l'incident le plus récent », a indiqué le porte-parole adjoint de l'ONU ce mercredi 21 août. Les Etats-Unis se sont dits « extrêmement inquiets » et ont réclamé pour l'ONU un « accès immédiat » aux témoins et victimes.

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