vendredi 20 janvier 2012
Pierre Boilley, chercheur et responsable du Cemaf, à propos de la nouvelle rébellion touarègue au Mali
© Editions Karthala
Par Christophe Boisbouvier

«Tous les gens qui s’intéressaient à l’affaire savaient que ça allait repartir un jour ou l’autre depuis la constitution du MNLA [né de la fusion de groupes touaregs en octobre 2011, NDLR] qui revendiquait quelque chose qui va beaucoup plus loin qu’avant, c’est-à-dire l’indépendance, tout au moins une très grande autonomie »

Lire la version écrite de l'interview ci-dessous. 

Depuis trois jours, quelques centaines de rebelles touaregs défient le pouvoir malien. Les combats qui ont eu lieu Menaka, Aguelhoc et Tessalit, ce mardi 17 et mercredi 18 janvier 2012, entre rebelles touaregs et armée malienne ont fait 47 morts -45 rebelles et deux soldats- dans deux des trois villes du nord du Mali attaquées par la rébellion, selon un communiqué publié ce jeudi 19 janvier par le ministère malien de la Défense. Pourquoi ce défi ? Le chercheur français Pierre Boilley dirige le Cemaf, le Centre d'études des mondes africains, et enseigne à l'Université de Paris I. Il répond aux questions de RFI.

RFI : Pourquoi les rebelles touaregs se réveillent-ils après une trêve de trois ans ?

Pierre Boilley : Première chose, les rebelles touaregs ne se sont jamais vraiment endormis puisque les rébellions à  bas bruit  (*) de ces derniers temps ont continué à exister. Néanmoins, effectivement, on se trouve là dans une situation assez nouvelle qui est l’attaque de ce nouveau mouvement, le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), qui a recommencé un combat. La question se pose : pourquoi maintenant ? Je pense qu’il y a d’abord des raisons conjoncturelles qui sont celles du retour des combattants touaregs qui avaient aidé majoritairement le colonel Kadhafi mais qui, en partie aussi, avaient combattu dans les rangs du Conseil national de transition (CNT) libyen; et du retour d’une masse d’armes assez impressionnante, y compris en termes d’armes lourdes, très lourdes même. Il y a une opportunité de création d’une branche armée, ce qui était peut-être plus difficile auparavant. Et puis la seconde raison, c’est aussi que le Mali a réinvesti assez fortement le Nord en installant de nouveaux postes militaires et cette installation a accéléré la décision de réattaquer. Néanmoins, les choses couvaient depuis pas mal de temps. Tous les gens qui s’intéressaient à l’affaire savaient que ça allait repartir un jour ou l’autre depuis la constitution du MNLA [né de la fusion de groupes touaregs en octobre 2011, NDLR] qui revendiquait quelque chose qui va beaucoup plus loin qu’avant, c’est-à-dire l’indépendance, tout au moins une très grande autonomie. Et on savait forcément qu’il y aurait du mouvement mais ce qui n’était pas forcément évident, c’est que ça se passe comme ça, par des attaques de villes.

RFI : Qui sont ces chefs du MNLA ? Est-ce que ce sont essentiellement d’anciens officiers de Mouammar Kadhafi ou plutôt des lieutenants de l’ancien chef rebelle Ibrahim Ag Bahanga, mort en août 2011 ?

P. B. : Très franchement il est assez difficile de savoir actuellement qui est le chef ou qui sont les chefs, dans la mesure où le MNLA est un condensé de trois mouvements. On est plus dans une direction collégiale -ce qui peut d’ailleurs poser un problème à ce mouvement- que dans une véritable direction unique. Donc il y a des chefs qui étaient des lieutenants d’Ag Bahanga, et puis toute une série de gens qui ont des postes importants éventuellement au Mali, comme des postes de députés et qui peuvent aussi avoir un mot à dire dans la direction.

RFI : A quelles communautés touarègues appartiennent-ils ?

P. B. : Majoritairement, ce sont des Kel Adagh, des gens de la région de Kidal c’est-à-dire de la ville au nord de Gao. Mais il y a aussi des populations proches de Gao, des gens qui peuvent être considérés au sens très large comme des Kel Adagh mais qui sont plutôt des Imrad, donc des gens qui ne sont pas nobles. Et puis il est très probable qu’il y ait aussi des Iwellemeden (**), des gens qui sont plus au sud et plus à l’est. La nouveauté aussi, c’est que le MNLA se réclame de l’ensemble ce que qu’ils appellent l’Azawad, des populations du Nord et pas simplement des touaregs. Il semblerait qu’il y ait aussi des sonraï, des maures etc, à l’intérieur de ce mouvement.

RFI : Est-ce qu’il y a des déserteurs de l’armée malienne parmi eux ?

P. B. : oui, ça c’est sûr. Officiers et hommes sont parmi eux. C’est quelque chose qui n’est pas nouveau non plus.

RFI : Ils réclament donc l’indépendance du Nord-Mali mais il y a vingt ans, ils avaient mené le même combat et ils avaient échoué. Qu’est-ce qui a pu les décider à reprendre les armes ?

P. B. : Il y a vingt ans, en 1990, l’indépendance n’a jamais été réclamée et tactiquement en plus, il a été clair pour tout le monde qu’il ne fallait pas le faire. Donc ce qui a été demandé, c’est un statut particulier qui avait été accepté dans le pacte d’ailleurs en 1991 et qui a permis quand même une certaine autonomie politique de la région nord au même titre que les autres régions. D’une certaine façon, je considère que la révolte en 1990 n’a pas échoué. Elle a été positive sur pas mal de plans : sur le plan de l’autonomie d’une part, sur le plan de l’intégration des touaregs dans l’armée, dans la police, dans la douane etc… sur le plan de la meilleure connaissance entre le Nord et le Sud et sur le plan démocratique aussi parce qu’il y a eu malgré tout pas mal de gens qui ont été intégrés dans la vie politique malienne. Je considère que c’était une réussite quelque part. Si la révolte reprend maintenant, c’est peut-être parce qu’il y a eu un net ralentissement -il faut le dire- sous la gestion notamment du dernier président, Amadou Toumani Touré, qui, actuellement -et c’est tout à fait intéressant- est relativement pointé du doigt par tous les Maliens, particulièrement ceux du Sud qui disent en fait, le problème du Nord n’est pas une bonne chose, la guerre n’est pas une bonne chose, mais le grand responsable c’est quand même le président qui n’a pas fait ce qu'il fallait.

RFI : Quels sont les liens entre ces rebelles touaregs et les terroristes d’al-Qaïda ?

P. B. : A priori, les touaregs eux-mêmes s’acharnent à le dire et le redire : il n’y a pas de lien entre al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et les rebelles touaregs. Il n’y a pas de lien non plus a priori entre les populations touarègues, les maures etc… et al-Qaïda. Al-Qaïda est vraiment un corps étranger, enkysté maintenant dans la région depuis 2007. Il y a eu des « mariages », mais malgré tout, tout le monde passe beaucoup de temps à dire que les touaregs et les maures etc, ne sont pas des terroristes. L’islam qui est pratiqué n’est pas le même que les salafistes et qu’a priori, il ne faut pas faire la confusion. Et si vous allez sur le site du MNLA, vous voyez qu’il y a un grand article [reprise d'un article publié par le quotidien La Tribune de Genève, NDLR], sur « Les touaregs sont le rempart à l’expansion du terrorisme d’Al-Qaida » .

RFI : Il n’empêche qu’après leur libération, plusieurs otages ont dit qu’il y avait des touaregs parmi leurs ravisseurs ?

P. B. : Il y a quelques jeunes touaregs. Les notables touaregs ont fait une action ces derniers temps et ont fait revenir dans les foyers une vingtaine, une trentaine de jeunes touaregs qui s’étaient fourvoyés. Je pense qu’effectivement, un certain nombre de jeunes ont pu être séduit par les sirènes islamistes et les profits qu’on peut en tirer. [intervention RFI : et l'argent qui va avec ?] Mais ça n’a jamais été un fait très important. Pour le moment, Aqmi reste extrêmement majoritairement composée d’Arabes algériens.

RFI : Que peut faire le président Toumani Touré, riposter ou négocier ?

P. B. : Ce qui est assez fascinant, c’est de voir à quel point l’armée se déploie contre quelques centaines de gens qui effectivement attaquent des villes, mais elle ne s’est absolument pas déployée contre Aqmi. Je ne pense de toute façon que la bataille soit la solution parce que l’armement est lourd des deux côtés. Maintenant, on n’est plus au niveau des armements de 1990 et ça peut vraiment aboutir à quelque chose d’assez grave. Et j’ai le sentiment, en écoutant un certain nombre de prises de paroles du MNLA, qu’il y aura des négociations qui seraient assez facilement possibles et rapidement.
_________

(*) À bas bruit : sans symptômes permettant d'alerter.
(**) Les Iwellemmeden de la région de Ménaka sont appelés Iwellemmeden Kel Ataram (« Ceux de l'Ouest »). Les Iwellemmeden Kel Denneg (« Ceux de l'Est ») sont rattachés à Tahoua qui fait partie du Niger.

A lire: Les touaregs Kel Adagh, Karthala, 1999

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(19) Réactions

Merci RFI

Merci RFI de faire partager avec nous, lecteur du net cette interview de Pierre Boilley.

Pierre Boilley sais de quoi il parle et on entend là la voix d'un homme de paix.

conflit

je suis malien et jetai dan ses regions pa si lontemps. je vous dit le mali ne fait rien dans ses regions,quand tu demande le gouvernement ils te disent que le mali est pauvre donc si le mali ne peut pas developper les regions dont revendique le mouvement mnla donc le mali na cas les laisser eux meme developper leur regions et les donner leur independance ses simple puisquil veulent plus du mali et jpeu reafirmer que quand tu demande un citoyent dans ces regions ils va te dire ils veut pas du mali , mais quand tu le demande a bamako il va te dire il est avec le mali, donc ces par peur de se faire tue quil est avec le mali, et non par sa volonter.

Specialiste ...

Mr Boilley,

Vous pensez comprendre cette region, je pense que vous vous trompiez. Nous avons tous des bac 5 ou 8 obtenues dans les grandes ecoles francaises et nous connaissons notre pays mieux que quiconque.

Rappelez vous des accords des années 1990 et 2000, on demandait au Mali de se retirer d'une partie de son territoire et bien evidemment AQMI s'est procuré du terrain libre. Maintenant nous voulons defendre l'integrité de notre pays suite aux attaques irresponsables qui prennent en otage les efforts de developpement et de paix.

Faites un tour au Mali dans le nord du pays laisser les trafiquants (je ne les appels pas Rebelle Touareg car il y'a plein de touareg qui s'investissent dans le developpement de leur pays et ceux la je les respecte) et demander a la population ce qui veulent ils te repondront sécurité et pour ça l'Etat malien ne fait que prendre ses responsabilités.
Merci

RFI aussi censure??

J'ai été un des premiers a réagir a cet article mais ma réaction a été censurer. pourquoi? Est ce que c'est parceque j'ai dit qu'il ne suffit pas de faire 6 mois quelques part pour en devenir spécialiste? RFI est une radio que beaucoup d'africains écoutent et elle doit éviter le parti pris. Depuis le début de la crise RFI ne fait que cela. Donner des informations sans les recouper. Vérifier les informations est l'attestation du professionnalisme que RFI devait cultiver. Je ne rentrerai pas dans des débats inutiles car ceux qui m'ont precede ont deja éclairci pas mal de point. Je dirait au MNLA qu'il peut intégrer la République et se faire entendre ou rester hors et faire face aux conséquences. A RFI je demande de la partialité et du professionnalisme, tout en espérant que ma réaction ne sera pas censure cette fois.

Double face de la France

Cette France pourrait être comparée à une personne sans vergogne par ses prises de position sur les problèmes de l'Afrique. Elle soutient le Mali dans sa lutte contre AQMI, qui n'attaque pas les soldats maliens, bien au contraire.
Maintenant que le Maliest attaqué de "l'intérieur" , la France regrette seulement. Et cest parait-il, à partir du sol français que les attaques contre l'armée malienne sont révendiquées.
Allez savoir

jean

Analyse fort pertinente

France égale a elle même.

Les propos de ce soit disant expert n'est pas surpprenant! Att est le premier responsable, car des bandits armes ne peuvent pas défier l'armée pendant des années si Att avait passe par la manières que nous connaissont. S'ils veulent la geurre nous tous prêt a mourir pour la défense de notre chère patrie.

Démembrer le Mali et le Niger est une nécessité vitale pour la r

Démembrer le Mali et le Niger est une nécessité vitale pour la région sahélienne
Evitons de tomber dans l’amalgame c’est-à-dire comparer les pays développés et démocrates notamment ceux de l’Europe à des simulacres d’états crève-la-faim comme le Mali ou le Niger …
Les corses sont des français et vivent très heureux ; les basques, même s’ils revendiquent leur indépendance, possèdent une région autonome avec un gouvernement autonome (un premier ministre et son gouvernement etc…) au sein de l’Espagne à l’instar par exemple des iles Canaries (aux larges du Maroc), car l’Espagne est un royaume fédéral.
Quoiqu’on en dise : la Tchétchénie en Russie est une république fédérée à celle-ci ; le Tibesti et le Sin-Kiang sont des régions autonomes au sein de la Chine.
Mais on peut parler du démembrement de la Yougoslavie, de l’URSS, celui à venir en douceur du Royaume-Uni (Angleterre, Ecosse, Pays des Galles), de la Belgique et la Nouvelle Calédonie etc…
Ne nous éloignons pas trop et revenons à nos moutons c’est-à-dire les états africains qui ont été inventés par les administrations coloniales françaises etc… tels que le Mali, le Niger … et voir comment les démembrer pour donner au peuple touareg son territoire et sa liberté comme avant la colonisation et même pour d’autres peuples en Afrique (Kabyles, Casamançais etc…).
Sachant son erreur en ce qui concerne la subdivision du Sahara et ses populations entre des territoires fantoches, le parlement français a voté le 7 janvier 1957 la loi relative à l’Organisation Commune des Régions Sahariennes (OCRS) et un ministère du Sahara fut créé à cet effet.
Mais, le FLN algérien (qui voulait le Sahara pour son pétrole) aidé par le feu président Mokhtar Ould Daddah ont fait capoter l’OCRS.
Une confédération des populations du Sahara, dans un cadre étendu de l’Union pour la Méditerranée, liée économiquement à l’Union Européenne est plus que jamais d’actualité et d’avenir.
Les exemples-types de l’Erythrée et du Sud Soudan, qui se sont détachés respectivement de l’Ethiopie et du Soudan, sont une réussite.
L’Union Africaine (UA), sous la houlette et l’aide des puissances notamment la France, qui ont créé les soit -disant états-républiques « souverains, indivisibles, impliables » comme le Mali, le Niger etc…, doit se mettre au travail pour les démembrer et remettre aux peuples de la région leur destinée.
Ce sera une bonne occupation dans les années à venir pour notre cinquantenaire et débonnaire bonne dame (UA).
Mr Boubou HAMA président du parlement du Niger, a au cours d’une très récente interview à la télé Sahel, dit : « je viens du Nigeria ou nous avons discuté longtemps de l’Afrique et nous avons conclu que l’union de l’Afrique se fera par les peuples et non les appareils d’états ».

D'abord votre titre

D'abord votre titre "Demembrer le Mali et le Niger est une necessite pour la r". Monsieur, si vous me disiez seulement d'ou vous venez, je saurais de quelle region vous faites allusion. Peut etre que c'est une necessite pour vous en tant que personne, et non une necessite pour ma region,l'AFRIQUE.
Ensuite, vous appelez le Mali et le Niger des simulacres d'etats qui crevent de faim. Je vous rappelle que vos soit-disant pays developes europeens crevent plus de faim que le Mali et le Niger aujourd'hui. Je n'ai pas a vous rappeler ce qui se passe en France aujourd'hui, veillez seulement consulter les rapports de S&P et autres RATING AGENCIES.
Pendant que l'on se bat pour des etats, des ensembles econimiques plus grands avec la globalization, tout ce que vous avez a proposer, c'est une nouvelle balkanization de l'Afrique. Et si seulement votre "France" (je suppose que vous etes francais) se desengageait en Afrique, qu'elle considere toujours comme des colonies, vous verrez bien. Je vous reppelle que l'economie francaise est une economie qui n'a jamais su se supporter elle meme.
Vous parlez, donnez le peuple touareg son territoire et sa liberte, connaissez vous vraiment l'histoire de ce peuple que vous cherissez tant, comme les americains disent "I dare you".
Vous dites que la France est une puissance, quelle quissance, et ou? Vous devez sortir un peu de votre France, ou vous informer un peu pour savoir si la France est meme ecoutee sur l'arene mondiale.
Vous avez certainement quelque chose contre le Mali et le Niger, mais votre bataille est peine perdue, le Mali et le Niger resteront uns et indivisibles. Et je parle au nom de ces peuples vaillants que sont les Maliens et les Nigeriens.

Vous n'êtes que des enfants gâtés de la France.

Vous, qui pleurnichez tout le temps sur l'unité territoriale (hégémonique d'une seule ethnie) et sur l'indivisibilité (non partage avec ses frères), vous n'êtes que des gros enfants gâtés de votre mère la France, qui vous a donné un gros gâteau à vous tout seuls laissant les autres enfants au démunis. Maintenant qu'on veut réparer l'erreur du passé avant que la chaudière n'explose, vous pleurnichez auprès de votre mère comme un enfant à qui on veut ôter un jouer pour le partager avec ses frères. Où étaient ces pays là avant la colonisation? tout le monde sais qu'il sont la création fantaisiste de la France coloniale et qu'ils ne sont nullement l'émanation des peuples qui là composent (à part une minorité de gâtés). Vous parlez de globalisation alors que celle-ci ne peut se faire que si les peuples retrouvent leur souveraineté.

Cci

Ce propre mon frere

y A RIEN A NEGACIER !

M. Pierre Boilley je pense vraiment qui faut être spécialiste de la cause Touaregs pour pouvoir tenir de telles analyses qui n'ont aucun respect pour le bon sens:
"(...) des combattants touaregs qui avaient aidé majoritairement le colonel Kadhafi mais qui, en partie aussi, avaient combattu dans les rangs du Conseil national de transition (CNT) libyen (...) "
J'aimerais comprendre: Comment un combattant du CNT qui combattait Kadhafi peut BOUDER SA VICTOIRE et venir défendre de chimères avec son adversaire (jadis) Kadhafiste?

Monsieur nulle part dans votre analyse vous ne mentionnez le fait que ATT a eu l'amabilité de recevoir des "des Touaregs", qui étaient de bonne foi (je prétends), à la présidence malgré le fait qu'ils sont rentrés avec armes et munitions sur le territoire Malien (en violation flagrante avec toutes les dispositions républicaines).

Vous êtes même fasciner par:
"Ce qui est assez fascinant, c’est de voir à quel point l’armée se déploie contre quelques centaines de gens qui effectivement attaquent des villes, mais elle ne s’est absolument pas déployée contre Aqmi."
Par ailleurs, moi ce qui me fascine c'est de voir qu'en cette période de LUTTE CONTRE LE TERRORISME qu'on puisse TRANSPORTER UN TEL ARSENAL sur une telle distance. Vous dites vous même:
"(...)du retour d’une masse d’armes assez impressionnante, y compris en termes d’armes lourdes, très lourdes même."
Ai je besoin de vous dire que le Mali n'a pas de frontière avec la Libye? Ou de vous rappelez la distance qui sépare le Mali et la Libye?.

Ce que vous devez retenir c'est que le Président ATT a donné toutes les changent à des négociations, mais dès qu'on prend l'initiative d'attaquer UNE ARMÉE RÉPUBLICAINE on ne doit plus être "fasciné" par la riposte. En effet, sa mission régalienne PROTÉGER LA PATRIE s'impose!

Le Président du Mali, en sa qualité du GARANT DE LA SOUVERAINETÉ du Mali, sait mieux que quiconque quelle est la priorité (AQMI ou les IRRÉDENTISTES)!

Les spécialistes on a connu et on a connait encore qui tirent des plans sur la commette.

La notion de bien et du mal n'est pas une question de spécialiste elle relève du bon sens. Peuple du monde, Unissons nous pour un AVENIR MEILLEUR pour tous!

revolition touaregue

merci pier la rebelion touaregue a comanse avan l'indepandanc pui en 1963 et aussi 1990 et en 2008 et 2012 pour quoi se parce que le mali romp a chaque foi les accord et marjenalise la rejion

je vous parle de la tracée

je vous parle de la tracée des frontières à la conférence de Berlin, et non de l'indépendance (1960). Ceci dit, tous les peuples ont combattu d'une façon ou d'une autre l'arrivée des français et le découpage politique de l'Afrique.

Néanmoins, je crois que les plus jeunes ont été et sont manipulés par quelques bandits de Touareg, qui profitent de la situation. Quand ils ont faim, viennent quémander auprès du chef de l'Etat, et dès que tout est fini, ils prennent le désert pour revendiquer soit disant leur droit.

Le Mali n'a quasiment jamais rompu avec les accords. Une des preuves récentes, le Programme spécial pour la Paix et le Développement des Régions du nord Mali (Pspdn), sous la présidence du Chef de l’Etat, le Président Amadou Toumani Touré.

La région Nord a effectivement besoin de gros programmes d'investissement, comme toutes les autres régions, dans un pays comme le Mali: du Sud au Nord, de l'Est à l'Ouest.

Beaucoup a été fait : programme de discrimination positive (qui ne dit pas son nom) pour répondre aux exigences des Touaregs, souvent pour des postes qui demandaient plus de qualification. Mais, cela n'est pas assez pour certains, qui préfèrent prendre les armes plutôt que de trouver une solution pacifique.

Ce n'est que justice si la

Ce n'est que justice si la France aide le peuple Touareg ;c'est elle qui a créé en toute pièce le Mali ex-Soudan Francais et elle fait exister encore le Mali par ses aides financières et le concours du FMI , BM ,UE...
Il est temps que les occidentaux démembrent ces états africains qu'ils ont formé sur une base purement coloniale et qu'ils continuent à entretenir ; cela à l'instar de la Yougoslavie , du bloc sovietique...
Le Mali peut bien disparaitre comme ont disparu de multitudes de royaumes ou d'empire ... mais les peuples demeurent toujours.
Il faut en finir avec ces états-bidons et mendiants et donner aux peuples leur liberté et bonheur .

Tous les pays aujourd'hui

Tous les pays aujourd'hui sont des Etats "mendiants". Seulement, la forme change: questions d'intérêts. Combien de pays dans ce monde (Amérique latine, Asie, Europe) ne demandent pas l'aide de la BM, du FMI, ou d'autres partenaires bilatéraux ou multilatéraux. En ce moment, on parle de crise économique et on constate que les pays dits développés sont considérés comme les plus endettés par rapport à leur PIB (mais question d'effet de levier).

Je crois que vous ne savez pas de quoi vous parlez, vous ne savez pas ce que vous voulez. Vous parlez de justice, fallait le dire lors des tracées de frontière. De plus, pour soutenir votre idée de justice, vous faites appel à la France. Laissez la France tranquille. Sinon, allez y dire à de nombreux pays de laisser une partie de leur territoire (par exemple la France avec le problème corse; l'Espagne, la partie basque; la Russie; la Chine, etc.). Autant d'exemples sont là pour vous faire comprendre la difficulté, l'absurdité de votre démarche; une démarche non réfléchie.

Le Mali n'est pas un royaume, c'est un Etat, c'est un pays. Il est un et indivisible.

le mali est un et indivisible

le mali est un et indivisible !!!!!!!!!

Confusion ou problème de maitrise du contexte

Je crois que malgré tout son parcours de chercheur sur la question touareg, Monsieur Pierre Boilley ne fait pas une analyse exacte de la situation.

En effet, le président Touré est considéré comme le premier responsable car il a en quelque sorte laissé pourrie la situation, en cherchant à négocier avec quelques Touareg, en les accueillant au palais présidentiel, en leur accordant de nombreux financements pour des projets de développement, parfois sans tête ni queue.

La majorité des maliens souhaitent donc en découdre une fois pour toute, et non continuer d'adopter la démarche "laxiste" de "paix" retenue par le président, via un certain nombre de largesse.

Vous parlez comme un défenseur de la cause Touareg, donc impartial.

Au Mali, il y a de nombreux groupes ethniques qui peuvent se considérer comme marginalisés (miniankan, sénofuo, etc.), mais jamais, ils n'ont pris les armes pour défendre leur cause.
Donc, oui il faut négocier, mais le temps des négociations n'a pas été vraiment saisi par ces gens, celui de la confrontation est arrivée.
Je pense qu'il serait intéressant d'avoir tous les "vrais" éléments sous la main avant de réaliser une analyse exacte de ce "nouveau" conflit.
Pas d'amalgame

Ce soit disant specialiste

Ce soit disant spécialiste est à l'image de son gouvernement, hier, au lieu de condamner la rébellion a dit tout simplement regretter l'usage de la force. Au début de la rébellion, la France soutenait ces gens et elle continue à le faire à présent sur cette lancée. Qu'elle continue ainsi sa politique car c'est à cela qu'elle est connue en Afrique..... Le réveil sera fatal pour certain.

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