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L'avenir de l'Egypte toujours incertain un an après la chute d'Hosni Moubarak
Des milliers d'Egyptiens ont manifesté vendredi 10 février près du ministère de la Défense pour réclamer le départ de l'armée du pouvoir, à la veille du premier anniversaire de la chute d'Hosni Moubarak. Alors que des appels à la « désobéissance civile » ont été lancés, le Conseil suprême des forces armées a affirmé qu'il ne cèderait pas aux « menaces », en évoquant des « complots » contre l'Etat.
Avec notre correspondant au Caire, Alexandre Buccianti
L’Egypte est profondément divisée. Il y a d’abord ceux qui appellent à la grève générale et à la désobéissance civile. Des militants révolutionnaires, mais aussi des partis laïcs de gauche ou de droite. Ils veulent le départ des militaires avant les élections présidentielles. Ils craignent que ceux qu’ils appellent « la soldatesque » ne profitent de leur position à la tête de l’exécutif pour imposer un président de leur choix en accord avec la majorité parlementaire islamiste.
Une majorité qui est justement opposée à cette journée de désobéissance. Aux dignitaires musulmans comme le cheikh d’Al Azhar, s’est joint le patriarche copte orthodoxe pour affirmer que la désobéissance était contraire aux préceptes religieux.
Les milieux d’affaires n’apprécient pas trop la grève même si certains estiment qu’il est préférable de tout raser et de recommencer sur de nouvelles bases.
Quant à l’armée, elle a mis en garde contre les tentatives de divisions et plus important encore, elle a déployé ses blindés devant les lieux stratégiques. On se croirait revenu aux premiers jours de la révolution contre Hosni Moubarak.
Il y a un an, la chute d'Hosni Moubarak |
Le soir du 10 février 2011, le vice-président égyptien Omar Souleimane annonce à la télévision le retrait du président Hosni Moubarak après trente ans de règne. C’est l’explosion de joie place Tahrir au Caire, épicentre de la contestation depuis des semaines. Les révolutionnaires sont parvenus à leur but, mais ils seront vite déçus. L’armée qui s’était ralliée à eux, prend le pouvoir et promet une transition rapide ainsi que des réformes démocratiques. Des élections législatives ont bien eu lieu et la présidentielle est prévue au plus tard en juin prochain, mais les réformes sont trop timides. Et surtout, les manifestations continuent d’être réprimées dans la violence. Pour les jeunes révolutionnaires, l’armée ne fait que perpétuer les méthodes de l’ancien régime. Quant au reste de la population, elle est fatiguée. L’instabilité a fait fuir les touristes et la situation économique est déplorable. L’avenir du pays est donc incertain. Il dépendra de la volonté de l’armée de remettre rapidement le pouvoir aux civils. Il dépendra aussi du projet des islamistes qui ont rapporté massivement les élections législatives. |

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Le titre de cet article contient une omission
Veuillez svp bien lire le Titre de cet Article, vous devriez écrire ...incertain un "an" après... mais vous avez écrit "incertain un après la chute.... il y omission de AN.