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    Madagascar

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    Situation géographique
    Située dans l’océan Indien, à 400 km au sud-est des côtes africaines, Madagascar est la quatrième île la plus vaste du monde avec une superficie de 587 000 km².

    Capitale : Antananarivo : 1,4 million d'habitants

    Régime politique : République

    Démographie
    Population : 24,9 millions d'habitants
    Densité : 42 hab./km²
    Croissance démographique : 2,8 %
    Espérance de vie : 65,5 ans

    Société
    Ethnies : Merinas, Betsimitsarakas, Betsileos, Sakalavas...
    Langues : français (officielle), malgache, anglais
    Religions : religions traditionnelles 50 %, chrétiens 45 %, musulmans 5 %
    Taux d’alphabétisation : 65 %
    Développement humain : 158e / 188 pays (PNUD 2016)

    Economie
    Monnaie : ariary malgache
    Croissance : 4,2 % (2017)
    Inflation : 6,7 %
    PIB/hab. : 391 $

    Chronologie
    1960 : proclamation de l'indépendance, sous la présidence de Philibert Tsiranana.
    1972 : soulèvement populaire contre le régime. Le général Gabriel Ramanantsoa prend le pouvoir.
    1975 : coup d'Etat du colonel Richard Ratsimandrava, assassiné six jours plus tard. Didier Ratsiraka, nommé chef de l'Etat par l'armée, instaure la IIe République et un régime de parti unique.
    1991 : mouvement de contestation contre le pouvoir. La «Marche de la liberté» du 10 août est brutalement réprimée. Un gouvernement de transition est mis en place.
    1993 : Albert Zafy remporte l'élection présidentielle et instaure la IIIe République.
    1996 : destitution d'Albert Zafy par l'Assemblée nationale.
    1997 : vainqueur de l'élection présidentielle, Didier Ratsiraka revient au pouvoir.
    2002 : opposé à Didier Ratsiraka à l'élection présidentielle, Marc Ravalomanana estime l'avoir emporté et se proclame président. Reconnu vainqueur, il est investi après plusieurs mois de crise politique et d'affrontements entre les deux camps. Didier Ratsiraka s'exile en France, son retour est autorisé en juin 2011.
    2006 : Marc Ravalomanana est réélu dès le premier tour.
    2008 : en décembre, début de l'affrontement entre les factions de Marc Ravalomana et celles du maire d’Antananarivo, Andry Rajoelina, suite à la fermeture par le Gouvernement de la chaîne de télévision appartenant à ce dernier.
    2009 : en janvier, manifestations des partisans d'Andry Rajoelina. La répression et les violences font plus d’une centaine de morts. En mars, démission de Marc Ravalomanana, Andry Rajoelina se proclame "président de transition" avec le soutien de l'armée. En décembre, proclamation de la IVe République de Madagascar par Andry Rajoelina, à l’issue d’un référendum constitutionnel.
    2010 : en avril, échec de la rencontre d'Andry Rajoelina et des trois anciens présidents à Prétoria. En août, signature entre Andry Rajoelina et une centaine de partis politiques malgaches d'un accord de sortie de crise prévoyant la tenue d'une élection présidentielle en mai 2011, qui n'a finalement pas lieu. Le 28 août, condamnation par contumace de Marc Ravalomanana aux travaux forcés à perpétuité.
    2011 : en juin, la SADC, mandatée par l’Union Africaine, approuve la "feuille de route" de sortie de crise. Elle demande le retour des réfugiés politiques, dont l'ex-président Marc Ravalomanana, et confirme Andry Rajoelina comme "président de transition" jusqu'à la prochaine élection présidentielle, repoussée à 2012. Le 22 novembre, nomination d'un gouvernement d'union nationale, incluant les mouvances des anciens présidents Ravalomanana et Zafy et, deux jours plus tard, l'ancien président Didier Ratsiraka rentre au pays après neuf ans d'exil.
    2012 : le 14 avril, adoption d'une loi d'amnistie générale excluant Marc Ravalomanana.

    2013
    15 janvier
    : Andry Rajoelina renonce temporairement à se présenter à la présidentielle.
    3 mai : la Cour électorale spéciale publie la liste des candidats, dont celles d'Andry Rajoelina et de Lalao Ravalomanana, épouse de Marc Ravalomanana, avant finalement de les rejeter le 23 août.
    20 décembre : élection présidentielle : l'ancien ministre des Finances Hery Rajaonarimampianina remporte le second tour avec 53,5 % des suffrages, contre 46,5 % à Jean-Louis Robinson. Les partisans de ce dernier ont déposé près de 300 recours devant l'instance judiciaire électorale.

    2014
    17 janvier
    : la Cour électorale spéciale valide la victoire de Hery Rajaonarimampianina à la présidentielle.
    27 janvier : Madagascar réintègre l'Union africaine, après cinq ans de mise à l’écart.
    18 février : Christine Razanamahasoa, ancienne ministre de la Justice et proche du président de transition Andry Rajoelina, est élue présidente de l’Assemblée nationale.
    13 mars : le FMI annonce reconnaître les nouvelles autorités de Madagascar, renouant avec le pays pour la première fois depuis le coup d'Etat de 2009.
    11 avril : le docteur Kolo Christopher Laurent Roger, candidat malheureux à la présidentielle, est nommé Premier ministre. La passation de pouvoir a lieu le 16.
    3 mai : à la présidence de l'Assemblée nationale, Jean Max Rakotomamonjy succède à Christine Razanamahasoa.
    14 mai : la protection civile malgache déclenche une opération humanitaire d'urgence dans le sud-est de l'île où des troubles violents ont éclaté après des vols de zébus, faisant près de 20 morts et quelque 3 000 déplacés.
    11 juillet : l'ancien président Marc Ravalomanana, en exil en Afrique du Sud depuis son  renversement en 2009, accepte de se soumettre à la justice malgache pour se défendre des accusations portées contre lui.
    21 juillet : le directeur du journal Madagascar Matin, Jean Luc Rahaga, et son rédacteur en chef, Didier Ramanoelina, sont placés sous mandat de dépôt, accusés d'avoir publié une lettre d'un lecteur qui dénonce le trafic de bois de rose et dans laquelle sont cités trois ministres : Environnement, Commerce et Infrastructures, de l’Equipement et de l’Aménagement du territoire. Ils seront libérés quatre jours plus tard.
    13 octobre : l'ancien président Marc Ravalomanana, en exil en Afrique du Sud depuis 2009, rentre au pays, prenant apparemment de court les autorités qui l'ont immédiatement arrêté.
    11 novembre : endémique dans les campagnes, la peste fait son apparition dans la capitale, avec la mort d'une jeune femme. La saison de résurgence de la peste se situe entre septembre et mars : jusqu'ici la peste a fait 40 victimes sur les 119 cas recensés dans toute l'île.
    12 décembre : le Parlement vote, à l'unanimité, un projet de loi sur l'abolition de la peine de mort.

    2015
    24 mars : émeutes à Mananjary, les gendarmes tirent sur la foule en colère : 5 morts.
    2 mai : le président Hery Rajaonarimampianina annonce publiquement la fin de la mise en résidence surveillée de l'ancien président Marc Ravalomanana, dans le cadre de la réconciliation nationale.
    26 mai : une très large majorité des députés vote la destitution de Hery Rajaonarimampianina, accusé d'avoir violé la Constitution du pays et d'incompétence.
    18 septembre : la justice malgache valide l'élection de la maire d'Antananarivo, Lalao Ravalomanana.
    28 septembre : la douane réalise une saisie record de 771 bébés tortues menacées d'extinction qui étaient cachées dans une valise, en partance pour Maurice et à destination finale de Kuala Lumpur en Malaisie.
    12 décembre : partis et associations manifestent au sujet des îles Eparses, situées autour de Madagascar et administrées par la France. Ces territoires dont le sous-sol pourrait être riche en hydrocarbures sont revendiqués par Madagascar depuis plus de 30 ans.
    17 décembre : l'Assemblée nationale vote un texte attendu depuis longtemps : la loi sur la lutte contre le trafic de bois de rose. Des millions de dollars sont en jeux dans ce trafic mafieux de bois précieux à destination de la Chine. Le vote de cette loi avait été plusieurs fois ajourné, sous la pression de certains députés liés au trafic, car elle prévoit un alourdissement des peines et la création d'un tribunal spécial pour juger les trafiquants et leurs complices.
    29 décembre : élections sénatoriales. Les résultats seront publiés le 22 janvier, donnant une large vitoire au parti du président, le HVM, qui remporte 34 des 42 sièges.

    2016
    20 janvier : l'Union européenne n'a pas décaissé la totalité de l'aide prévue pour l'année 2015. 11,5 millions ont été donnés au Trésor public au lieu de 13 millions initialement prévus. Dans un communiqué, l'UE explique que s'il manque 1,5 millions d'euros, c'est parce que les efforts du gouvernement ne sont pas entièrement satisfaisant dans sa lutte contre la pauvreté et la mise en place des institutions. Ce communiqué est publié quelques jours à peine après un discours de l'ambassadeur de l'UE, qui avait critiqué le manque de résultat en ce qui concerne la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption.
    30 mars : après cinq ans de négociations entre Maurice et Madagascar, les 120 tonnes de bois précieux interceptées en 2011 par les autorités mauriciennes sont rapatriées à Madagascar. Les six containers de bois de rose et de palissandre coupés illégalement étaient à destination de la Chine. Du bois qui ne peut toujours pas être revendu.
    8 avril : la présidence annonce la démission du Premier ministre Jean Ravelonarivo ainsi que de son gouvernement. Quelques heures plus tard, démenti du Premier ministre en personne, qui déclare qu'il n'avait pas encore déposé sa démission. Conséquence : une grande confusion dans la classe politique malgache hébétée devant pareille situation.
    10 avril : la présidence nomme Olivier Mahafaly Premier ministre, troisième chef du gouvernement depuis l'accession au pouvoir du président Hery Rajaonarimampianina en à peine plus de deux ans d’exercice. Jusqu'à présent, Olivier Mahafaly occupait le poste de ministre de l'Intérieur. Prise de fonction le 14.
    26 juin : une grenade explose dans un stade à Antananarivo, pendant la fête de l'indépendance. Le bilan provisoire fait état de trois morts et plus de 90 blessés. Les premiers éléments de l’enquête font apparaître qu’il s’agit d’un « acte criminel » volontaire et prémédité selon un communiqué du gouvernement. Le pouvoir dénonce dans la foulée un acte « politique ».
    Septembre : dans la région Androy au sud du pays, près de 90 % de la population souffre du manque d'eau. La sécheresse affecte les besoins les plus élémentaires, et entraîne également d'énormes perturbations au niveau des récoltes.
    3 octobre : la Commission électorale indépendante se prépare déjà aux présidentielles de 2018. Après les nombreuses critiques de fraudes et d’erreurs sur les listes électorales lors des derniers scrutins, la Céni veut une révision de la loi électorale. Elle organise donc une série de consultations, avec les organisations de la société civile, les administrations et les partis politiques. L’objectif : établir un texte de réforme à présenter au gouvernement avant la fin de l’année. Mais dans les grands ou petits partis d’opposition, on ne croit pas à un réel changement et on remet en question son indépendance.
    22 novembre : la capitale accueille le 16ème Sommet de la Francophonie. Et depuis une semaine, les nuits sont animées par d’étonnants ballets de camions bennes de la Commune urbaine d’Antananarivo. A l’intérieur, pas de détritus, mais des familles de sans-abris, que l’on s’empresse de regrouper dans des centres d’accueil, en ville ou en périphérie, à l’abri des regards. Une initiative assumée par les autorités.
    26 décembre : alors que Clovis Razafimalala, un militant écologiste accusé de trafic d'incitation à la rébellion qui luttait contre le trafic de bois de rose est toujours en prison en attente de son procès depuis plus de deux mois, deux condamnés sur cinq pris en flagrant délit de trafic de 200 tortues à Madagascar obtiennent la liberté provisoire. Ils avaient été condamnés à 30 mois et à 200 millions d'ariary d'amende en septembre dernier, un premier appel avait été rejeté. Une décision incompréhensible pour les associations environnementales, et même pour la procureure de la République.

    2017
    12 janvier : séisme de magnitude 5,9 ou 6 sur l’échelle de Richter selon l’Institut et l’observatoire de géophysique d’Antananarivo. L’épicentre se trouve à 60 km au sud-ouest d’Antsirabe et à 180 km au sud-ouest d’Antananarivo, dans les hauts plateaux au centre du pays. C'est le plus fort jamais enregistré sur la Grande Île depuis 1898.
    23 mars : deux semaines après le passage du cyclone Enawo qui a fait 81 morts, 253 blessés et plus de 430 000 sinistrés, le gouvernement malgache lance un «appel éclair», une demande d'aide de 20 millions de dollars (18 millions d'euros) pour soutenir les habitants affectés par le cyclone.
    8 juillet : l'ancien président Marc Ravalomanana réussit à mobiliser la foule malgré une interdiction de manifestation dans la capitale.
    11 juillet : grève du syndicat des magistrats qui doit durer une semaine pour dénoncer l'instrumentalisation et le manque d'indépendance de la justice, les trafics d'influence que subissent les juges, ainsi que la corruption généralisée dans le système judiciaire. À l'origine du mouvement, la prise de position du ministre de la Justice en faveur de Claudine Razaimamonjy lors d'une enquête du bureau indépendant anticorruption en avril dernier.
    17 juillet : démission du ministre des Finances et du Budget. Entré au gouvernement en janvier 2015 et connu pour sa rigueur, Gervais Rakotoarimanana évoque des différences de points de vue pour justifier sa décision. Il sera remplacé le lendemain par Andriambololona Vonintsalama, ancienne Secrétaire Général du ministère des finances.
    25 août : 4ème remaniement depuis le début du mandat de Hery Rajaonarimampianina. La présidence a nommé trois Premiers ministres en trois ans et demi. Un remaniement surprise incompris par l'opposition qui y voit un gouvernement d'hésitations «qui veut faire du neuf avec du vieux» car deux nouveaux ministres ont été nommés après avoir été limogés d'un poste de ministre ou de directeur de cabinet.
    - six ans après la feuille de route de sortie de crise qui prévoyait la mise en place d'un Conseil de réconciliation nationale, les 33 membres de ce conseil sont nommés pour cinq ans. Parmi eux, onze ont été choisis par le président de la République et vingt-deux ont été nommés par le Comité de sélection nationale.
    31 octobre : démission du président du Sénat, Honoré Rakotomanana, remplacé par l'ancien ministre de l'Agriculture Rivo Rakotovao, nommé sénateur par le président de la République il y a deux semaines.
    6 novembre : les cours reprennent dans toutes les écoles. A cause de l'épidémie de peste, la rentrée scolaire qui devait avoir lieu le 2 octobre avait été repoussée à plusieurs reprises par les autorités.
    13 novembre : des partis politiques font front commun pour demander plus de transparence dans l'élaboration des nouvelles lois électorales. Conçues dans le cadre des élections de sortie de crise en 2013, les lois électorales actuelles ne sont plus à la page. Tout le monde s'accorde à dire qu'il faut les réformer. Mais société civile tout comme les partis politiques s'alarment du manque de transparence de la part du gouvernement dans ce processus de refonte des lois électorales à quelques mois de la présidentielle de 2018.
    27 novembre : les autorités annoncent la fin de l'épidémie de peste pulmonaire en zones urbaines. La flambée de peste qui a débuté au mois d'août a fait 202 morts, 2 384 cas ont été recensés. Cette année la maladie a été plus virulente, car contrairement aux années précédentes elle a touché les villes, notamment Antananarivo la capitale et Tamatave sur la côte est du pays.
    13 décembre : colloque international sur la protection des lémuriens à Tamatave, organisé par le groupe d’études et de recherche sur les primates (GERP) qui réunit les primatologues de Madagascar. C’est la première fois qu’une initiative de telle ampleur est mise sur pied. Le but est d’alerter et mobiliser sur la disparition potentielle du lémurien, l’animal emblématique de la grande île, qu’on ne trouve nulle part ailleurs sur la planète.
    29 décembre : rencontre entre la société civile et le gouvernement, avec l'objectif de l'organisation des élections présidentielles le 25 novembre 2018.

    2018
    8 janvier : le cyclone Ava fait 83 000 sinistrés et 29 morts. 17 personnes sont décédées à la suite d'un glissement de terrain qui a causé l'effondrement d'une maison. 22 personnes sont portées disparues. Ce bilan, transmis par le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes, reste provisoire. Les dégâts matériels sont aussi nombreux.
    9 janvier : l'ancien président Marc Ravalomanana (de 2002 à 2009) réitère sa volonté de se présenter à l'élection présidentielle qui doit se tenir fin 2018. il a également fait savoir qu'il ne reconnaissait pas sa condamnation aux travaux forcés à perpétuité (rendue le 28 août 2010) pour la tuerie du 7 février 2009 quand la garde présidentielle a reçu l'ordre de tirer sur une foule de manifestants.
    11 janvier : 126 tortues radiata (ou tortues étoilées) sont saisies à l'aéroport international d'Ivato, dans la capitale. Espèce protégée et endémique de Madagascar, les tortues étoilées sont régulièrement l'objet de trafic. C'est un assistant parlementaire d'un député de la ville de Toliara (Tuléar) qui a été arrêté par les forces de l'ordre malgache en possession de tortues dans ses valises.
    16 janvier : le Conseil de réconciliation nationale lance un appel au calme. Le rôle de cette instance est de conduire le processus de réconciliation nationale dans le pays. Il doit, entre autres, statuer sur les demandes d'amnistie ou de réparation des préjudices causés aux victimes des faits liés aux différentes crises politiques survenues.
    23 janvier : cela fait trois semaines que l'affaire Houcine Arfa fait les gros titres de la presse. Depuis son évasion spectaculaire d'une prison malgache, le 28 décembre, ce Français, ancien formateur de la garde présidentielle, multiplie les accusations de corruption à l'encontre de plusieurs hauts responsables malgaches dont la ministre de la Justice. La gêne et les réponses tardives des autorités n'ont fait qu’accroître la méfiance des Malgaches envers le pouvoir en place. Procès le 13 avril, condamnation à trois ans de prison ferme, et dix millions d’ariary de dommages et intérêts.
    11 février : l'ancien homme fort de la transition, Andry Rajoelina, rentre au pays.
    22 février : surpopulation carcérale, vétusté, sous-nutrition, insalubrité, Amnesty International dénonce dans un rapport sur les droits humains à Madagascar des conditions de détention inhumaines.
    2 avril : presque 25 % des espèces de Madagascar pourraient disparaître d’ici 2080 à cause du changement climatique, selon le dernier rapport international de l’ONG WWF, le Fonds mondial pour la Nature.
    21 avril : rassemblement des députés de l’opposition contre les nouvelles lois électorales votées la veille, qui a très vite basculé dans un face à face tendu avec les forces de l’ordre. Les heurts ont fait au moins trois morts, dont deux enfants, et une vingtaine de blessés, selon un bilan provisoire.
    25 avril : les manifestants réclament désormais la démission du président Hery Rajaonarimampianina.
    28 avril : environ 2 000 manifestants occupent le parvis de l'Hôtel de Ville à l'appel des députés de l'opposition. A quelques mois de l'élection présidentielle, l'opposition dénonce l'adoption des nouvelles lois électorales qu'ils accusent de favoriser le pouvoir. En début d'après-midi, une partie des députés ont investi les locaux de la Radio et Télévision nationale malgache.
    3 mai : la Haute Cour constitutionnelle retoque plusieurs articles des nouvelles lois électorales, jugant «non conformes» plusieurs dispositions conflictuelles de ces textes.
    6 mai : arrivée de l'envoyé spécial du Secrétaire général des Nations Unies à Madagascar Abdoulaye Bathily, pour aider à apaiser les tensions politiques.
    11 mai : la Céni organise une concertation entre différents partis politiques et la société civile sur le processus électoral.
    25 mai : suite à la requête en déchéance du président de la République Hery Rajaonarimampianina déposée par 53 députés de l’opposition le 25 avril, la Haute Cour constitutionnelle (HCC) maintient le président de la République en place et laisse une chance aux politiques pour sortir eux-mêmes de la crise, en donnant sept jours au président Hery Rajaonarimampianina pour «nommer un Premier ministre de consensus».
    30 mai : le ministre de la Défense, Béni Xavier Rasolofonirina, menace de faire «intervenir» les forces de l'ordre si le gouvernement et l'opposition ne parviennent pas à trouver une solution rapide à la crise politique qui les oppose. Les négociations entre le gouvernement et l'opposition, qui exige depuis plus d'un mois dans la rue la démission du président, sont au point mort.
    4 juin : le Premier ministre Olivier Mahafaly Solonandrasana démissionne et un  nouveau Premier ministre est nommé dans la foulée, le haut fonctionnaire Christian Ntsay.
    29 juin : le Premier ministre malgache Christian Ntsay annonce les dates du scrutin présidentiel : un premier tour le 7 novembre, puis un éventuel second le 19 décembre.
    22 août : la Haute Cour constitutionnelleils confirme 36 candidats à l'élection présidentielle du 7 novembre.
    7 septembre : le président Hery Rajaonarimampianina présente sa démission pour briguer un nouveau mandat. Investiture du nouveau président de la République par intérim, Rivo Rakotovao.

    Service de la Documentation RFI, novembre 2018

     
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