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    Togo

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    Situation géographique

    Latifa Mouaoued/RFI

    Pays d'Afrique occidentale de 56 785 km² ouvert sur le golfe de Guinée, le Togo est frontalier du Ghana à l’ouest, du Burkina Faso au nord et du Bénin à l'est.

    Capitale : Lomé (1,7 million d'habitants)

    Régime politique : République

    Démographie
    Population : 6,6 millions d'habitants
    Densité : 116,9 hab./km²
    Indice de fécondité : 4,7
    Croissance démographique : 2,6 %
    Espérance de vie : Femmes : 57 ans, Hommes : 55,3 ans

    Société
    Ethnies : Ewés, Kabiés, Minas, peuls
    Langues : français, éwé, kabié…
    Religions : animistes (51 %), catholiques (29 %), musulmans (20 %)
    Alphabétisation : 60 %
    Développement humain : 166e / 187 pays (PNUD 2014)

    Economie
    Monnaie : franc CFA
    Croissance : 3,8 % (2014)
    Inflation : 2 %
    PIB par habitant : 574 $
    Dette publique : 43,2 % du PIB

    Chronologie
    27 avril 1960 : indépendance du Togo.
    1961 : Sylvanius Olympio est élu président.
    1963 : coup d’Etat. Sylvanius Olympio est assassiné. Nicolas Grunitzky est élu président.
    1967 : coup d’Etat du général Gnassingbé Eyadema qui devient président.
    1969 : création du Rassemblement du Peuple Togolais, parti unique présidé par Eyadema.
    1972 : élection de Gnassingbé Eyadema à la présidence de la République. Il est réélu en 1979 et 1986.
    1991 : manifestations violentes et soulèvements populaires en faveur de la démocratie. Tenue d’une Conférence nationale qui institue un Haut Conseil de la République. Après une période de transition le général Eyadema reprend ses prérogatives, grâce au soutien de l’armée.
    1993 : en dépit d’un climat politique tendu, Eyadema est réélu. Il le sera à nouveau en 1998 et en 2003, scrutins contestés par l’opposition.
    2005 : décès du président Gnassingbé Eyadema. Son fils, Faure Gnassingbé, est élu président.
    2006 : signature d’un accord entre le gouvernement, les partis politiques et des représentants de la société civile devant mettre fin à 15 ans de violence.
    2009 : en avril, le domicile de Kaptcha Gnassingbé, frère du président, est pris d’assaut par des militaires. Il est soupçonné de préparer un coup d’Etat et arrêté. Le 21 août, un nouveau code électoral a été adopté à l'unanimité par l'Assemblée nationale.
    2010 : en mars, Faure Gnassingbé est réélu président.
    2011 : Faure Gnassingbé est nommé à la tête de l’Union économique et monétaire ouest-africaine. Le Togo est élu membre non permanent du Conseil de sécurité de l’ONU.
    2012 : rapport de la Commission « Vérité Justice et Réconciliation » sur les violences policières qui ont marqué la vie politique du pays de 1958 à 2005.
    2013 : de janvier à mars, le pays est en ébullition : de nombreuses manifestations populaires exprimant des revendications économiques et politiques sont réprimées avec violence.

    2014
    30 juin : l'Assemblée nationale rejette un projet de loi prévoyant la limitation du nombre de mandats présidentiels, ce qui permet à l'actuel président Faure Gnassingbé de briguer un troisième mandat en 2015.
    11 octobre : le chef de l'opposition togolaise, Jean Pierre Fabre, est investi par les militants de son parti pour la présidentielle de 2015.

    2015
    Mars : la plupart des écoles et hôpitaux publics sont en grève pour réclamer une hausse du salaire des fonctionnaires, à l'appel du syndicat Synergie des Travailleurs du Togo (STT).
    28 avril : le président sortant Faure Gnassingbé est réélu avec 58,75 % des suffrages exprimés, lors de l'élection du 25 avril, contre 34,95 % à son principal adversaire Jean-Pierre Fabre. L'abstention s'élève à 40,01 %, contre 35,32 % à la précédente présidentielle de 2010. Prestation de serment le 4 mai.
    5 juin : le premier vice-président de l'Assemblée nationale, Sélom Klassou, est nommé Premier ministre.
    18 octobre : création du 108e parti politique, « le Togo autrement ».
    2 novembre : l'Assemblée nationale adopte un nouveau Code pénal, provoquant des inquiétudes au sein de la presse. L'article 498 punit toute publication, diffusion ou reproduction de fausses nouvelles d'une peine d'emprisonnement de six mois à deux ans et d'une amende de 500 000 à deux millions de francs CFA   760 à 3 000 euros.

    2016
    20 février : l’Office togolais des recettes parcourt les marchés de Lomé depuis quelques jours avec l'objectif de promouvoir le consentement volontaire à l’impôt et sensibiliser le secteur informel à évoluer.
    19 mars : deuxième exercice militaire de préparation à une attaque terroriste, cette fois-ci dans la zone portuaire de Lomé, en présence du président Faure Gnassingbé. La première simulation a été réalisée le 18 février à l'hôtel Radisson Blu 2 février, dans le quartier administratif.
    6 mai : publication d'un rapport d'Amnesty international sur les violations répétées des droits humains au Togo. L’ONG regrette la non application des engagements du gouvernement togolais pris devant la communauté internationale en matière de respect des droits humains en 2011.
    21 mai : manifestation de l'opposition qui réclame des réformes constitutionnelles et des élections locales, première grande mobilisation depuis la présidentielle d'avril 2015.
    4 juin : nouvelle manifestation de l'opposition, réunie au sein de Cap 2015 pour réclamer des réformes politiques.
    28 juin : une proposition de loi pour les réformes à opérer dans la Constitution est déposée à l'Assemblée par deux partis de l'opposition, l'Alliance pour la démocratie et le développement intégral et l'Alliance nationale pour le changement.
    9 août : dans un rapport, la Commission nationale des droits de l'homme dénonce les conditions des employés oeuvrant dans les entreprises encadrées par les dispositifs de la zone franche, révélant une situation de misère et de non-droit dans ces sociétés.
    9 septembre : depuis un mois, les employés de la Société nouvelle des phosphates du Togo (SNPT) multiplient les grèves à Hahatoé, un village minier à 40 km au nord de Lomé, pour réclamer de meilleurs conditions de travail.
    15 octobre : réunie en sommet, une cinquantaine de pays africains, à la demande de l'Union Africaine, signe une charte contraignante sur la sûreté et la sécurité maritime, un geste «historique pour le continent», confronté à une recrudescence des trafics et de la piraterie maritime.
    1er décembre :  à l'occasion d'une réunion organisée à Abuja par le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), quatre pays d'Afrique de l'Ouest, dont le Togo, promettent d'interdire les carburants toxiques, ils s'engagent à limiter drastiquement la teneur en soufre autorisée pour les carburants importés dès juillet 2017. Cette décision intervient quelques mois après le publication d'un rapport explosif de l'ONG Suisse Public Eye, baptisé «Dirty Diesel».

    2017
    5 janvier : nomination par le président de sept personnalités pour trois ans renouvelables une fois afin de siéger à la Haute autorité de lutte contre la corruption, selon une loi votée en 2015. Ils auront entre autres à promouvoir un système de gouvernance qui prévient les conflits d’intérêt, l’enrichissement illicite ou tout acte de corruption.
    9 janvier : Aimé Gogué de l'Addi, Paul Dodji Apévon des FDR (les nouveaux dissidents du Comité d'action pour le renouveau), Fulbert Sassou Attisso de Togo Autrement, Mouhamed Tchassona-Traore MCD, Nicodème Habia du Parti des démocrates et le parti de Nathanaël Olympio, Parti des Togolais, tentent un nouveau rassemblement de l'opposition.
    8 mars : fin de la nouvelle grève des enseignants, qui depuis le 17 octobre dernier réclament de meilleures conditions de travail à travers des mots d'ordre réguliers. Les élèves prennent d'assaut la rue, "pour réclamer leurs enseignants". Le 17, le gouvernement annonce une mesure d'apaisement : le double de la revalorisation de la prime d'incitation à la profession enseignante.
    14 juin : le campus universitaire de Lomé est le théâtre de violents affrontements entre forces de l'ordre et étudiants, pendant trois jours, avec l'arrestation de plusieurs d'entre eux, dont le président de la Ligue togolaise des droits de l’Etudiant, Foly Satchivi.
    9 juillet : fin de la semaine de purification : dans tout le pays, chefs traditionnels, prêtres vaudous, imams et pasteurs des églises chrétiennes ont prié et fait des sacrifices expiatoires au nom de la réconciliation pour laver le sang versé des citoyens tués dans les évènements politiques entre 1958 et 2005. Cette démarche avait été recommandée par la Commission vérité-justice-réconciliation, mais au terme de ces cérémonies, la société civile ne semble pas convaincue.
    3 août : manifestation de l'opposition qui dénonce les décisions unilatérales du gouvernement dans le cadre des réformes.
    19 août : affrontements entre manifestants et forces de l’ordre à Lomé, Anié, Sokodé et Kara, avec plusieurs morts, et beaucoup de blessés. Des dizaines d'arrestations auraient eu lieu. Les manifestants marchaient pour le retour à la Constitution de 1992 et le vote de la diaspora. Les marches avaient été interdites la veille, car le Parti national panafricain (PNP) avait refusé les itinéraires indiqués par le gouvernement. Le 25, journée de recueillement en hommage aux victimes, à l'appel de l’opposition.
    29 août : marche pour défendre la paix et les institutions, organisée en réponse aux manifestations de l'opposition du 19 août et en soutien au président Faure Gnassingbé.
    30 août : procès des manifestants interpellés lors des marches du Parti national panafricain (PNP) à Lomé, Atakpamé et Kara, tous poursuivis pour rébellion, dégradations, violences volontaires ou voies de fait, vol aggravé. A Lomé, parmi les 27 prévenus se trouvait le Dr Kossi Sama, le secrétaire général du PNP, qui a écopé du plus lourd verdict : neuf mois de prison ferme.
    6 septembre : le gouvernement annonce un avant-projet de loi concernant la modification constitutionnelle, en particulier la limitation des mandats et le mode de scrutin à deux tours, alors que l'opposition se prépare à descendre dans les rues pour réclamer le retour à la Constitution de 1992. Le 7, manifestation massive de l'opposition, malgré les coupures de l’Internet mobile.
    13/14 septembre : pouvoir et opposition maintiennent leur bras de fer au Parlement pour élaborer le calendrier des travaux de la réforme de la Constitution. Pour une fois, le pouvoir sort de son silence et deux ministres conseillers du président doivent organiser une conférence de presse pour faire le point.
    4/5 octobre : les Togolais à nouveau dans les rues pour mettre la pression sur le pouvoir de Faure Gnassingbé et réclamer le retour à la Constitution de 1992, le vote de la diaspora et la libération des détenus politiques. Des manifestations émaillées d’incidents.
    18 octobre : quatre personnes sont tuées dans les deux plus grandes villes, Lomé et Sokodé, le fief du PNP de Tikpi Atchadam. Depuis deux mois, l’opposition organise des marches contre le régime du président Faure Gnassingbé. Malgré l'interdiction de manifester en semaine, les quatorze partis de l'opposition avaient décidé de marcher dans la capitale. Dans certains quartiers, des barricades ont été dressées par des groupes de jeunes repoussés à coup de gaz lacrymogènes.
    24 octobre : la crise politique togolaise est sujet d'une réunion des chefs d'Etat de la CEDEAO ;  le Comité interparlementaire de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) poursuit sa mission d'apaisement en rencontrant les acteurs politiques togolais.
    21 novembre : le président Faure Gnassingbé Eyadema annonce la tenue prochaine d’un dialogue entre le parti présidentiel et l’opposition.

    2018
    20 février :
    suite au dialogue inter-togolais ouvert le 15 février, des mesures d'apaisement ont été prises dont la libération de plusieurs détenus pour faits de manifestations politiques.
    18 juin : la coalition des 14 partis de l'opposition appelle les Togolais à une opération «Togo mort» dans tout le pays. Le but : exprimer leurs désaccords face la répression systématique du gouvernement.
    3 août : le pouvoir et l'opposition togolais saluent la feuille route de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest pour une sortie de crise.
    19 août : la Commission électorale nationale indépendante (Céni) publie la feuille de route dressée par la Cédéao pour une sortie de crise, qui prévoit des élections législatives le 20 décembre prochain. La Céni, quoique contestée dans sa composition actuelle, continue de préparer le processus électoral.
    20 septembre : la commission électorale annonce l'organisation d'un référendum le 16 décembre, à propos de la réforme de la Constitution. Une réforme qui fait débat depuis plus d'un an et sur laquelle l'opposition et le pouvoir ne sont toujours pas tombés d'accord pour le moment.

    Service de la Documentation RFI, septembre 2018

     
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