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    Afrique du Sud

    media

    Situation géographique
    Située à la pointe sud du continent africain, l’Afrique du Sud s’étend sur 1 221 040 km². Bordé par l'océan Atlantique et l'océan Indien, le pays est frontalier de la Namibie, du Botswana, du Zimbabwe, du Mozambique et du Swaziland. Le Lesotho est un Etat enclavé dans le territoire sud-africain.

    Villes
    Pretoria (capitale administrative), Le Cap (capitale législative), Bloemfontein (capitale judiciaire). Johannesburg, centre économique et industriel, est la plus grande ville.

    Nature du régime : République

    Démographie
    Population totale : 52,2 millions d’habitants
    Population urbaine : 62,4 %
    Densité : 42,88 hab./km²
    Indice de fécondité : 2,4
    Espérance de vie : Femmes : 58,1 ans - Hommes : 54,2 ans

    Société
    Ethnies : Bantous, Zoulous, Xhosas, communautés blanche (9,5 %) et indienne (2,5 %)
    Langues : onze langues officielles dont anglais, afrikaans, zoulou, xhosa et sept autres du groupe bantou
    Religions : protestants (60 %), catholiques (10 %), animistes (25 %)
    Alphabétisation : 93 %
    Développement humain : 118e / 187 pays (PNUD 2014)

    Economie
    Monnaie : rand
    Croissance : 1,9 % (2013)
    Inflation : 5,75 %
    PIB par habitant : 7 352 $
    Dette publique : 45 % du PIB

    Chronologie
    1948 : institution de l’apartheid.
    1960 : massacre de Sharpeville : 69 morts lors d'une manifestation contre le laissez-passer imposé aux Noirs. L'état d'urgence est déclaré et l'ANC (Congrès national africain, anti-apartheid), interdit.
    1961 : retrait du Commonwealth et proclamation de la république d’Afrique du Sud le 31 mai.
    1976 : émeutes de Soweto contre l’enseignement obligatoire en afrikaans, qui marquent le réveil du mouvement de libération noir.
    1989 : Frederik De Klerk succède à Pieter Botha à la présidence de la République et entame des négociations avec l’ANC.
    1990 : libération de Nelson Mandela, leader de l'ANC emprisonné depuis 1962.
    1991 : abolition des lois d’apartheid.
    1994 : les premières élections multiraciales sont remportées par l’ANC et portent Mandela au pouvoir.
    1997 : entrée en vigueur de la première Constitution post-apartheid. Thabo Mbeki succède à Mandela à la tête de l’ANC.
    1999 : Thabo Mbeki devient président de la République.
    2003 : rapport de la Commission Vérité et Réconciliation. L’amnistie est accordée aux auteurs des violations des droits de l’homme qui ont reconnu leurs crimes.
    2004 : Thabo Mbeki est réélu à la présidence.
    2007 : Jacob Zuma est élu à la tête de l’ANC.
    2008 : Thabo Mbeki démissionne de la présidence de la République. Kgalema Motlanthe, vice-président de l'ANC, assure l'intérim.
    2009 : l’ANC remporte les élections législatives le 22 avril. Jacob Zuma est élu à la présidence le 6 mai par le Parlement.
    2011 : première économie du continent africain, l'Afrique du Sud intègre le groupe de pays émergents BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine), qui devient BRICS.
    2012 : en août, la police tire sur des mineurs grévistes de la mine de platine de Marikana, près de Johannesburg, faisant 34 morts et 78 blessés. Cet événement entraîne une crise sociale et politique pendant plusieurs mois.
    2013 : Nelson Mandela meurt le 5 décembre à l'âge de 95 ans. Le 20 décembre, le syndicat de la métallurgie, un des plus puissants du pays, qui regroupe 300 000 ouvriers,  retire son soutien à l'ANC aux élections de mai.

    2014
    23 janvier : grèves généralisées dans les mines de platine qui dureront plusieurs mois.
    3 février : ouverture du testament de Nelson Mandela : une fortune estimée à 3 millions d'euros.
    3 mars : ouverture à Pretoria du procès d'Oscar Pistorius, icône sud-africaine du sport paralympique, accusé de l'assassinat de sa petite amie en février 2013.
    8 mars : le gouvernement expulse le premier secrétaire de l'ambassade du Burundi à Pretoria. La veille, l'Afrique du Sud et le Rwanda avaient mutuellement expulsé plusieurs diplomates de leurs territoires respectifs, sur fond de tension après l'attaque menée contre l'opposant et ex-chef d'état-major rwandais réfugié à Johannesburg, Faustin Kayumba Nyamwasa.
    19 mars : le président Jacob Zuma est vigoureusement prié de rembourser l'amphithéâtre, le poulailler et la piscine que les contribuables ont payés en même temps que les travaux de sécurité de sa résidence privée de Nkandla (est). Une commission parlementaire décide le 28 avril de renvoyer l'affaire après les élections législatives du 7 mai.
    30 avril : les autorités autorisent une centaine d'imams à célébrer des mariages musulmans qui seront également reconnus par l'état-civil.
    21 mai : le président Jacob Zuma est reconduit à la tête de l'Afrique du Sud par le Parlement. Investiture le 24 mai. Le lendemain, pour la première fois de son histoire, le pays a un ministre des Finances noir, Nhlanhla Nene.
    24 juin : la signature d'un accord salarial de trois ans par les trois premiers producteurs de platine mondiaux et le syndicat radical Amcu met fin à la grève des mineurs sud-africains qui durait depuis cinq mois.
    30 juin : le président Jacob Zuma donne un nouveau délai, jusqu'au 30 septembre, à la commission d'enquête chargée de faire la lumière sur les événements de la mine de Marikana (nord), où la police avait abattu 34 grévistes en août 2012. Le gouvernement relance le processus permettant aux populations noires expropriées sous l'apartheid d'obtenir compensation.
    29 juillet : les 200 000 métallurgistes reprennent le travail après quatre semaines de grève, acceptant une offre salariale des employeurs (10 % pour les plus bas salaires).
    13 août : le premier avion militaire made in Africa effectue son premier vol d’essai public.
    12 septembre : Oscar Pistorius, star du handisport mondial dont le procès a tenu l'Afrique du Sud en haleine, est reconnu coupable d'homicide involontaire sur sa petite amie en 2013.
    6 octobre : Lesetja Kganyago, gouverneur adjoint de la banque centrale d'Afrique du Sud, est promu à la tête de cette institution pour succéder en novembre à Mme Gill Marcus, appréciée des marchés pour son orthodoxie et son indépendance.
    21 octobre : la juge Thokozile Masipa condamne l'ancien champion paralympique Oscar Pistorius à cinq ans de prison ferme pour avoir tué sa petite amie Reeva Steekamp en février 2013. Quelques jours plus tard, le parquet fait appel, insatisfait du verdict d'"homicide involontaire" et de la condamnation.

    2015
    7 février
    : connu mondialement pour son best-seller paru en 1979 "Une saison blanche et sèche", Andre Brink, premier écrivain afrikaneer frappé par la censure en Afrique du Sud, décède à 79 ans.
    10 avril : Goodwill Zwelithin, le roi des Zoulous, et Edward Zuma, le fils du président sud-africain, appelent les étrangers à « faire leurs bagages et quitter » l'Afrique du Sud, provoquant une vague de violences xénophobes à Durban qui s'est répandue dans le sud-est du pays. Le 21, l'armée est déployée, notamment dans le township d'Alexandra à Johannesburg, pour aider la police à enrayer les violences xénophobes qui ont fait déjà au moins sept morts.
    21 juillet : 32 jeunes garçons sont morts et plus de 150 ont été hospitalisés cette année lors des cérémonies traditionnelles d'initiation pratiquées par certaines ethnies sud-africaines. La plupart des décès et des infections sont consécutifs à des circoncisions effectuées sans aucune précaution d'hygiène.
    4 août : le leader des "Combattants pour la liberté économique" (EFF), Julius Malema n'est plus poursuivi pour corruption, en raison des trop nombreux reports de son procès ces trois dernières années.
    19 octobre : l’athlète Oscar Pistorius est libéré après avoir purgé un an de prison pour homicide involontaire. Son procès en appel aura tout de même lieu le 3 novembre.
    3 décembre : la cour d’appel juge l’athlète handicapé Oscar Pistorius coupable de meurtre.
    16 décembre : de nombreuses manifestations dans tout le pays contre le président Jacob Zuma, accusé de mettre ses intérêts personnels avant ceux du pays et d’appauvrir les Sud-Africains. Zuma provoqué l'ire des Sud-Africains après avoir changé deux fois de ministres des Finances en une semaine, entraînant une panique sur les marchés et une chute de la monnaie nationale.
    25 décembre : le ministère de l'Energie donne officiellement son feu vert au programme nucléaire du pays, qui pourrait coûter jusqu'à 50 milliards de dollars.

    2016
    25 janvier : le gouvernement décide de ne délivrer aucun permis de chasse pour les léopards cette année.
    9 février : la Cour constitutionnelle, la plus haute juridiction du pays, doit examiner une plainte à l'encontre de Jacob Zuma, déposée par l'opposition concernant l'utilisation d'argent public pour rénover sa résidence privée. Un vieux scandale connu sous le nom de Nkandla qui vient s'ajouter à une série de déconvenues pour le chef de l'Etat.
    26 février : ouverture d'un procès historique, celui de 4 anciens policiers, accusés d’avoir kidnappé et tué Nokuthula Simelane, membre de la branche armée de l’ANC, en 1983.
    1er mars : le président Jacob Zuma échappe à une énième motion de censure déposée par l'opposition de l'Alliance démocratique (DA). La motion a reçu 99 voix pour et 225 contre, dans une Assemblée nationale largement dominée par le Congrès national africain (ANC).
    14 mars : nouvelle polémique pour le président Jacob Zuma : la décision d'augmenter de 5% le salaire du chef de l'Etat est approuvée par l'Assemblée nationale, une résolution qui engendre la colère d'une partie de la société civile. Le salaire de Jacob Zuma passe ainsi à un peu plus de 140 000 euros par mois.
    16 mars : la Fifa accuse l'Afrique du Sud d'avoir acheté le Mondial 2010 de Football pour 10 millions de dollars.
    24 mars : la pression s'accentue sur le président Jacob Zuma : un groupe de vétérans de la branche armée de l'ANC, Umkhonto we Sizwe, appelle le président Zuma à démissionner. Les appels à sa démission se multiplient depuis la semaine dernière, quand a éclaté un scandale autour de l'influence d'une riche famille sur le chef de l'Etat. Les Guptas sont accusés d'ingérence dans les affaires du gouvernement et notamment dans le choix des ministres.
    31 mars : la Cour constitutionnelle ordonne au président de rembourser une partie de l’argent déboursé pour sa résidence privée. Quinze millions d’euros d’argent public avaient été utilisés pour rénover la propriété de Nkandla.
    5 avril : Jacob Zuma échappe à la destitution après un débat houleux.
    8 avril : le Comité des Eglises sud-africaines qui regroupe une quarantaine de mouvements religieux de différentes confessions demandent la démission du président Jacob Zuma.
    29 avril : la Haute Cour de Pretoria autorise la réouverture d’une affaire de corruption contre le chef de l’Etat. Le président pourrait être poursuivi pour 783 chefs d’accusation, dont des poursuites pour corruption, fraude et racket en lien avec une affaire de pot-de-vin dans le cadre d’un contrat d’armement avec la société française Thalès en 1999. Le parquet décide de ne pas rétablir les charges le 23 mai mais la Haute Cour n'est pas du même avis.
    2 mai : l'ex-chef de la police nationale, Riah Phiyega, comparaît devant une commission d'enquête pour son rôle dans le massacre de Marikana, en août 2012. La police avait tiré sur des mineurs qui manifestaient pour une hausse de salaire. Trente-quatre d'entre eux étaient morts. Et jusqu'à présent aucun membre des forces de l'ordre n'a été inquiété dans cette affaire.
    22 mai : la Cour suprême d’appel donne raison à Julius Malema dans une affaire l’opposant à la présidente du Conseil national des provinces qui siège au Parlement. En juin 2014, Julius Malema avait été sommé de quitter le Parlement sud-africain, après avoir déclaré que le gouvernement était «responsable du massacre» des mineurs de Marikana. Devant son refus de retirer ce commentaire, la présidente du Conseil des provinces lui avait ordonné de quitter l’Assemblée. Après un premier jugement de la Haute Cour du Cap, la Cour d'appel confirme que cette décision était «incorrecte» et «contraire à la loi».
    27 juin : le président Jacob Zuma devra rembourser 450 000 euros de fonds public à l’Etat dans le cadre du scandale de la rénovation de sa résidence privée, Nkandla, selon une décision du ministère des Finances, approuvée par la Cour Constitutionnelle le lendemain.
    6 juillet : l’athlète handicapé Oscar Pistorius écope de six ans de prison ferme pour le meurtre de sa petite amie Reeva Steenkamp en février 2013, sentence en appel à la Haute Cour de Pretoria.  En première instance, le champion paralympique avait été condamné à cinq ans de prison pour homicide involontaire.
    3 août : élections municipales, qui prennent des allures de test politique pour l'ANC, le parti au pouvoir, et pour le président Jacob Zuma, dont le second mandat est miné par les scandales de corruption. L'ANC perd plusieurs grandes villes.
    12 septembre : la présidence confirme que le président Jacob Zuma a remboursé une partie de l’argent public utilisé pour rénover sa résidence privée, Nkandla, soit  près d’un demi-million d’euros comme le lui avait ordonné la plus haute cour du pays.
    19 septembre : la médiatrice de la République, Thuli Madonsela, chargée de veiller sur les deniers publics, confirme l'ouverture d'une nouvelle enquête sur le président Jacob Zuma et ses liens avec les Gupta, une riche famille d'hommes d'affaires accusés d'exercer une influence sur le gouvernement.
    11 octobre : la justice annonce des poursuites contre le ministre des Finances Pravin Gordhan, soupçonné de fraude alors qu'il dirigeait les services du fisc sud-africain. Les poursuites seront abandonnées le 31.
    2 novembre : un rapport embarrassant pour le président Jacob Zuma est publié suite à une décision de justice. Ce document exhorte le parquet et la police à enquêter sur de possibles « crimes » de corruption commis au sommet de l'Etat. Les appels à la démission du président se multiplient : opposition politique, société civile ou simples individus, les Sud-Africains sont choqués par les révélations d'un rapport explosif sur les liens compromettants entre Jacob Zuma et les Gupta, une riche famille d’hommes d’affaires accusée de peser sur les choix du gouvernement. Le chef de l'Etat a tout fait pour bloquer cette publication, finalement survenue sur ordre de la Haute Cour de Pretoria.

    2017
    20 janvier : la famille Gupta dépose un recours en justice contre le ministre des Finances Pravin Gordhan dont elle se dit victime, car 4 des plus grosses banques du pays décident de fermer les comptes bancaires de la famille Gupta, et notamment d'Oakbay, une de leurs sociétés d'investissement.. Proche du président Jacob Zuma, la famille Gupta, dont l'empire s'étend dans les mines, les médias ou encore l'informatique, est soupçonnée d'influencer les décisions du chef de l'Etat.
    9 février : des violences éclatent au Parlement lors du discours à la nation du président Jacob Zuma, discours très attendu car jamais le chef de l'Etat n'a été autant contesté par l'opposition, mais également au sein de son propre parti.
    19 mars : le juge qui siège à la tête de la Cour constitutionnelle annonce que ses bureaux ont été cambriolés et que 15 ordinateurs contenant des informations personnelles sur 250 juges et employés ont été dérobés.
    30 mars : important remaniement ministériel, 15 membres du gouvernement sont remerciés, dont Pravin Gordhan, qui perd son porte de ministre des Finances.
    7 avril : un peu partout dans les grandes villes, plusieurs milliers de personnes défilent pour réclamer la démission du chef de l'Etat. Jacob Zuma est de plus en plus contesté. La goutte d'eau a été le limogeage du ministre des Finances, Pravin Gordhan.
    6 mai : les anciens présidents Thabo Mbeki, Kgalema Motlanthe et le dernier président du régime d'apartheid Frederik de Klerk s'associent avec plusieurs fondations pour lancer un «dialogue national» sur la crise politique que traverse actuellement le pays. Cette plateforme doit permettre aux Sud-Africains de réfléchir à l'avenir économique et politique de l'Afrique du Sud et les aider à s'engager.
    30 mai : le président Jacob Zuma échappe à une motion de défiance. Mais son parti l'ANC demande une enquête sur la corruption à la tête de l'Etat.
    4 juin : le Sunday Times sud-africain publie une enquête concernant une très luxueuse résidence censée appartenir à Jacob Zuma aux Emirats arabes unis, cadeau de la famille d'industriels indiens Gupta. Des emails qui ont fuité ces derniers jours confirment cette hypothèse, selon le journal.
    15 juin : le gouvernement dévoile un tout nouveau code minier attendu depuis des années. Celui-ci oblige désormais les entreprises du secteur à augmenter la part de leur actionnariat noir. A la Bourse de Johannesburg, la nouvelle a aussitôt provoqué la chute des cours.
    20 juin : nouveau scandale concernant la famille Gupta, avec la découverte de leur naturalisation. Malusi Gigaba, ancien ministre de l'Intérieur et actuel ministre des Finances, est sommé de venir s'expliquer devant le Parlement puisque c'est lui qui aurait permis cette naturalisation et ce malgré l'avis négatif des services d'immigration.
    6 juillet : la Cour pénale internationale estime que Pretoria a manqué à son devoir en refusant d'arrêter le président soudanais Omar el-Béchir, poursuivi pour génocide au Darfour, en 2015, quand celui-ci se trouvait en Afrique du Sud pour un sommet de l’UA. Le pays, bien que signataire du traité de Rome, avait refusé de l’arrêter avant que le dirigeant soudanais ne quitte précipitamment le pays.
    9 juillet : cambriolage des bureaux du procureur général à Pretoria, après celui des bureaux des Hawks, la police d’élite, la semaine antérieure. Ces deux événements soulèvent beaucoup de questions puisqu'il s’agit de bureaux où sont conservés des dossiers d'affaires en cours.
    8 août : avec un total de 198 voix en faveur de son maintien (177 en faveur de son départ), Jacob Zuma a encore une fois échappé à une possible destitution. Depuis le début de son mandat en 2009, le président sud-africain a été la cible de nombreuses motions de défiance au Parlement. De l'affaire Nkandla au «Guptagate», Jacob Zuma s'est empêtré dans une série de scandales mélant politique, conflits d’intérêts et soupçons de corruption.
    25 août : l'Institut national des statistiques publie une étude alarmante sur la pauvreté en Afrique du Sud : plus de la moitié de la population vit sous le seuil de pauvreté, et la tendance est à la hausse. Cette situation catastrophique s’explique en partie par la diminution des investissements étrangers, la dépendance des ménages aux crédits à la consommation, l'augmentation des prix, un taux de chômage frôlant les 27 % et l'incertitude autour des réformes.
    8 septembre : Nkosazana Dlamini-Zuma, ex-femme de Jacob Zuma, est désignée par l'ANC pour siéger à l'Assemblée. Une promotion qui n'a rien d'anodin : Dlamini-Zuma est en campagne pour briguer la présidence de l'ANC en décembre.
    27 septembre : la confédération syndicale Cosatu et le Parti communiste sud-africain, alliés historiques de l’ANC, manifestent dans une dizaine de villes contre la corruption et la «casse sociale».
    12 octobre : la Haute Cour de Pretoria estime que la mort d'Ahmed Timol, le 27 octobre 1971, n'était pas un suicide, mais un meurtre commis dans les locaux de la police. 46 ans après les faits, c'est un soulagement pour la famille de ce militant, qui a attendu de longues années pour la vérité soit dite.
    13 octobre : la Cour suprême d’appel de Bloemfontein rejette un appel du chef de l’Etat contre la décision de relancer contre lui 783 inculpations de corruption.
    24 novembre : l'athlète Oscar Pistorius est condamné en appel à 13 ans et 5 mois de prison pour la mort de sa compagne Reeva Steenkamp. La Cour suprême a donc alourdi la peine, estimant qu'il s'agissait bien d'un «meurtre» et non d'un «homicide involontaire».
    2 décembre : l'ancienne députée de l'ANC Makhosi Khoza, l'une des figures fortes de la fronde anti-Jacob Zuma, lance son propre parti politique, l'African Democratic Change.
    16 décembre : le président Jacob Zuma quitte la direction de l'ANC, après 10 années, déplorant son déclin. Deux jours plus tard, le vice-président Cyril Ramaphosa est élu à la tête du Congrès national africain (ANC), au pouvoir depuis 1994.
    29 décembre : la cour constitutionnelle, saisie par l’opposition, juge que le Parlement a failli à ses obligations et aurait dû lancer une procédure de destitution contre le chef de l’Etat, Jacob Zuma. Ce  jugement concerne le scandale de Nkandla, la rénovation de la résidence privée du chef de l’Etat aux frais du contribuable.

    2018
    9 janvier : le président annonce la création de cette commission d'enquête sur la corruption. Jacob Zuma, qui est impliqué dans une série d'affaires de corruption ou de malversations, assure avoir «pris conscience que cette affaire préoccupait l'opinion publique».
    17 janvier : le parquet lance des enquêtes contre les Gupta.
    3 février : l'opposition dépose une nouvelle motion de défiance au Parlement contre le président Zuma.
    8 février : Cyril Ramaphosa, le président de l’ANC, affirme qu'il n’y aura pas d’immunité pour le président Jacob Zuma. Des négociations sont en cours pour un départ anticipé du chef de l’Etat embourbé dans les scandales.
    12 février : le président Jacob Zuma ne veut pas quitter le pouvoir. A l‘issue d’une réunion marathon, l’ANC lui a demandé de démissionner de lui-même. Cela fait une semaine que des négociations sont en cours pour que le chef de l’Etat, embourbé dans les scandales, quitte le pouvoir de façon anticipée.
    14 février : le président Jacob Zuma finalement annonce sa démission «avec effet immédiat», cédant aux pressions de sa propre formation politique, l'ANC. Le lendemain, Cyril Ramaphosa, le leader de l’ANC, est désigné président.
    27 février : formation du nouveau gouvernement, le nouveau chef de l’Etat rappelle aux commandes plusieurs ministres qui avaient été remerciés par Jacob Zuma ces deux dernières années. Plusieurs proches de l'ancien président sont toujours présents : notamment Nkosazana Dlamini-Zuma qui hérite du ministère de la Plannification, ou Malusi Gigaba, qui passe des Finances au ministère de l'Intérieur, malgré ses liens avec la fratrie indienne Gupta.
    Ce même jour, les députés adoptent une motion qui permet une révision de la Constitution afin autoriser l’expropriation des terres sans compensation financière : une commission est chargée de réviser l'article 25 de la Constitution.
    1er mars : publication du futur budget de l'Etat : en 2018, Cyril Ramaphosa va gagner près de 248 000 euros, soit quasiment 50 000 euros de plus que son prédécesseur, Jacob Zuma, dont le salaire dépassait les 197 500 euros par an. Le chef de l'État sud-africain reste le mieux payé d'Afrique et se situe dans le top 10 au niveau mondial.

    Service de la Documentation RFI, mars 2018

     
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