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    Algérie

    media

    Situation géographique
    Pays d'Afrique du nord bordé par la mer Méditerranée, l’Algérie est frontalière du Maroc à l'ouest, de la Mauritanie et du Mali au sud-ouest, du Niger au sud-est, de la Libye et de la Tunisie à l'est. Le désert du Sahara représente 84 % de son territoire, qui s'étend sur 2 381 740 km².

    Capitale : Alger (3,3 millions d'habitants)

    Régime politique : République

    Démographie
    Population totale : 39,21 millions d'habitants
    Densité : 16,16 hab./km²
    Indice de fécondité : 2,8
    Croissance démographique : 2,03 %
    Espérance de vie : Femmes : 72,5 ans - Hommes : 69,3 ans

    Société
    Langues : arabe, berbère, français
    Religions : musulmans sunnites
    Alphabétisation : 72,65 %
    Développement humain : 93e / 187 pays (PNUD 2014)

    Economie
    Monnaie : dinar algérien
    Croissance : 2,7 % (2013)
    Inflation : 3,3 %
    PIB par habitant : 5 503 $
    Dette publique : 9,55 % du PIB

    Chronologie
    5 juillet 1962 : proclamation de l’indépendance de l’Algérie après 132 ans de colonisation française et 7 ans de guerre de libération.
    1963 : Ahmed Ben Bella est élu président de la République.
    1965 : un coup d’Etat porte Houari Boumédiène au pouvoir.
    1976 : Houari Boumédiène est élu président. Il meurt deux ans plus tard.
    1979 : Chadli Bendjedid est élu président. Il est réélu en 1983.
    1988 : émeutes de la jeunesse à Alger, qui font près de deux cents morts. Chadli Bendjedid est élu pour un troisième mandat.
    1989 : nouvelle Constitution instaurant le multipartisme. Création du Front islamique du Salut (FIS), dirigé par Abassi Madani.
    1992 : le processus électoral est interrompu en janvier après la large victoire du FIS aux élections législatives de décembre 1991. Chadli Bendjedid est contraint à la démission. Création d’un Haut Comité d’Etat présidé par Mohamed Boudiaf, qui sera assassiné en juin. La dissolution du FIS, en mars, provoque la radicalisation des islamistes et précipite le pays dans la violence.
    1994 : Liamine Zeroual devient chef d’Etat. Mise en place du Conseil national de transition.
    1995 : Liamine Zeroual remporte la première élection présidentielle pluraliste du pays.
    1999 : Abdelaziz Bouteflika est élu président. Adoption après référendum de la loi sur la "Concorde civile" prévoyant l’amnistie des islamistes impliqués dans les violences qui ont fait plus de 100 000 victimes depuis 1992.
    2002 : victoire du FLN aux élections législatives.
    2004 : réélection de Bouteflika.
    2005 : le projet de "Charte pour la paix et la réconciliation nationale" est approuvé par référendum.
    2009 : Bouteflika est réélu pour un troisième mandat.
    2011 : émeutes en janvier contre la hausse des prix et les inégalités sociales.
    2012 : le 10 mai, victoire du FLN aux élections législatives.

    2013
    16 janvier : prise d'otages sur le site gazier d'In Amenas (sud-est du pays) par un commando islamiste appartenant à la katiba de Mokhtar Belmokhtar. L'armée algérienne donne l'assaut : 38 otages et 29 assaillants tués.
    27 avril : le président Bouteflika est hospitalisé d'urgence à Paris à la suite d'un accident vasculaire cérébral. Il est de retour en Algérie le 16 juillet.

    2014
    22 février : le président Abdelaziz Bouteflika dépose, malgré ses soucis de santé, sa candidature pour un 4ème mandat à la présidentielle du 17 avril, après des semaines de suspens et de conflit au sein de la hiérarchie militaire sur son maintien au pouvoir. Cette annonce soulève des vagues de protestations. Un mouvement citoyen de contestation politique, Barakat ("Ca suffit") mène la contre-campagne. Il réclame une transition et une nouvelle constitution pour créer une seconde république.
    19 mars : le député d'opposition et défenseur des droits de l'Homme, Mostefa Bouchachi, démissionne en accusant l'Assemblée nationale d'être un "outil docile" du pouvoir.
    17 avril : 1er tour de l'élection présidentielle. Le scrutin est émaillé de violences en Kabylie, à l'est d'Alger, où plus de 70 personnes ont été blessées dans des heurts entre des gendarmes et des jeunes. Au pouvoir depuis 15 ans, affaibli par la maladie, M. Bouteflika, 77 ans, a été réélu sans surprise par 81,53 % des voix dès le premier tour. Son principal rival Ali Benflis a recueilli 12,18 % des suffrages, tandis que le taux de participation a été de 51,7 %.
    28 avril : Abdelaziz Bouteflika prête serment pour un quatrième mandat, avec de grandes difficultés d'élocution, et nomme son directeur de campagne, Abdelmalek Sellal, Premier ministre.
    24 juillet : crash du vol AH 5017 d'Air Algérie, qui faisait la liaison Ouagadougou-Alger, avec 116 personnes à bord.
    23 août : le footballeur camerounais Albert Ebossé, 24 ans, est tué par un projetcile lancé par un supporteur, à l'issue de la défaite à domicile de son équipe, JS Kabylie, face à l'USM Alger (2-1), lors la 2e journée du championnat d'Algérie.
    24 septembre : le groupe Jund al-Khilafa, lié à l'Etat Islamique (EI), annonce la décapitation de l'otage français Hervé Gourdel, un guide de haute montagne de 55 ans enlevé le 21, en représailles aux frappes françaises en Irak.
    12 octobre : les juges antiterroristes français Marc Trevidic et Nathalie Poux se rendent en Algérie pour une autopsie des têtes des sept moines de Tibéhirine, assassinés en 1996.
    15 octobre : plusieurs centaines de policiers se sont massés devant le siège de la présidence à Alger au lendemain de marches inédites dans la capitale et à Ghardaïa (sud) pour réclamer l'amélioration de leurs conditions socio-professionnelles.
    27 novembre : l'Unesco inscrit sur la liste du patrimoine culturel immatériel le rituel et les cérémonies de la Sebeïba dans l'oasis de Djanet.
    23 décembre : des soldats des forces spéciales algériennes abattent Gouri Abdelmalek, chef du groupe islamiste responsable de l'enlèvement et de la décapitation du Français Hervé Gourdel en septembre.

    2015
    14 mai : remaniement au sein du gouvernement : 13 portefeuilles changent de titulaires.
    19 mai : le ministère de la Défense annonce avoir abattu 22 terroristes à une cinquantaine de kilomètres d'Alger.
    25 mai : la présidence annonce une série de changements de direction dans des grandes entreprises publiques du pays.
    2 juillet : annonce des conclusions des experts français qui ont participé à l'exhumation des têtes des sept moines de Tibéhirine à l'automne dernier :  leur mort est semble-t-il antérieure à ce qu'ont toujours dit les autorités algériennes. Et leur décapitation est manifestement intervenue après leur mort.
    9 juillet : des violences communautaires font 22 morts et des dizaines de blessées, dans le sud de l'Algérie, en deux jours. Des affrontements qui opposent Mozabites et Arabes depuis le début du mois dans la région de Ghardaïa.
    26 juillet : les patrons de la sécurité intérieure, de la sécurité présidentielle et de la garde républicaine sont remplacés.
    27 août : le général Abdelkader Aït-Ouarab, dit Hassan, ancien patron des services de renseignement, est arrêté. Il est remis en liberté le 31. Mais est condamné le 26 novembre à cinq ans de prison ferme.
    13 septembre : le général Mediène, chef du renseignement, appelé «général Toufik», un des personnages les plus influents du pays, est mis à la retraite par le président Bouteflika, remplacé par le général Athmane Tartag.
    30 septembre : Hocine Benhadid, général à la retraite, est interpellé, quelques jours après avoir donné une interview à une web-radio au cours de laquelle il critiquait ouvertement les proches d'Abdelaziz Bouteflika ainsi que le chef d'état-major.
    6 novembre : 19 personnalités dont d'anciens ministres, demandent audience au président de la République, Abdelaziz Bouteflika, inquiets de l'état actuel du pays et de l'état de santé du président. Mais leur demande reste sans réponse.

    2016
    7 février : le Parlement adopte la réforme de la Constitution (499 voix pour, 2 contre et 16 abstentions), initiée par le président Abdelaziz Bouteflika il y a cinq ans, au moment des révolutions arabes.
    5 juin : le Premier ministre annonce que les candidats au baccalauréat devraient repasser une partie des épreuves. Un nouvel examen partiel sera organisé dans deux semaines car plusieurs sujets ont fuité. Plus d'une cinquantaine de personnes ont été interpellées.
    9 juin : 20 ans après les faits, l’enquête sur l’enlèvement et l’assassinat des moines de Tibéhirine avance, avec des prélèvements des têtes des religieux rapatriés en France par la juge d’instruction française Nathalie Poux. Ils avaient été effectués en octobre 2014 lors de l’exhumation des crânes, en présence de juges et d’experts français.
    27 juin : le ministre de la Justice Tayeb Louh annonce que les responsables du meurtre du guide français de haute montagne Hervé Gourdel, kidnappé en septembre 2014 dans les montagnes du Djurdjura en Kabylie, ont été tués par l'armée.
    29 septembre : les autorités annoncent de nouvelles expulsions de migrants subsahariens. Pour la première fois, ce sont des migrants sénégalais et guinéens qui sont concernés.
    21 novembre : pour la 3e fois en un mois, des fonctionnaires de l'éducation, de la santé et des administrations publiques sont en grève. Les syndicats autonomes demandent l'annulation d'un projet de réforme des retraites.
    11 décembre : décès du journaliste Mohamed Tamalt, 42 ans, critique du pouvoir et condamné en juillet à deux ans de prison pour «offense au président de la République». Il avait entamé une grève de la faim le 27 juin, jour de son arrestation, selon l'organisation de défense des droits de l'homme Human Rights Watch (HRW). Amnesty International demande une enquête indépendante, approfondie et transparente sur les circonstances de sa mort.

    2017
    2 janvier : des protestations dans quelques villes de Kabylie contre la loi de finances 2017 et la hausse de prix se sont étendues vers d'autres villes jusqu'à toucher la banlieue d'Alger. Très vite, les protestations virent aux émeutes.
    4 mai : élections législatives, remportées sans surprise par le FLN. La répartition des sièges entre partis au pouvoir, islamistes, oppositions et indépendants reste similaire. Mais le taux d'abstention est de plus de 62 %.
    24 mai : le président Abdelaziz Bouteflika nomme Abdelmadjid Tebboune Premier ministre. Ancien ministre de l'Habitat depuis 2012, il remplace Abdelmalek Sellal, en poste depuis 2012.
    28 mai : la présidence de la République annonce avoir limogé le tout nouveau ministre du Tourisme, Messaoud Benagoun, 35 ans, le plus jeune ministre du gouvernement. On lui reproche de ne pas avoir un casier judiciaire vierge.
    Début juillet : depuis le début du mois, un groupe de jeunes femmes d'Annaba, une ville côtière du nord-est de l'Algérie, organise de grandes baignades collectives. Objectif : se réapproprier l'espace public et changer les mœurs.
    10 juillet : les déclarations sur les migrants subsahariens qui arrivent dans le pays se suivent. A son tour, le ministre des Affaires étrangères s'attaque aux étrangers clandestins quelques jours après des propos polémiques d'un conseiller du président, Ahmed Ouyahia, qui associait les migrants à la drogue et la criminalité. Abdelkader Messahel va plus loin. Lors d'un atelier international sur le terrorisme, le ministre a parlé d'une «menace pour la sécurité nationale».
    15 août : le Premier ministre Abdelmadjid Tebboune est démis de ses fonctions et remplacé par Ahmed Ouyahia, un proche de la présidence, un homme fort du régime. Cette destitution intervient alors que le Premier ministre tentait de réduire l'emprise des importations sur l'économie.
    9 septembre : six personnalités, de l'université et des médias, dans une tribune publiée dans la presse francophone, appellent au départ du président Abdelaziz Bouteflika à cause de son état de santé.
    30 septembre : des dizaines de migrants d'Afrique de l'Ouest et d'Afrique centrale arrêtés il y a une semaine sont expulsés d’Algérie, sans que l'on sache où ils sont désormais. Si les autorités n'ont donné aucune explication sur les raisons de ces expulsions, il s'agit bien d'un changement de la politique migratoire d’Alger.
    8 octobre : deux anciens ministres et un général en retraite demandent, dans un communiqué, que le président Bouteflika ne se représente pas à un cinquième mandat en 2019. A leurs yeux, il n’est plus en mesure de diriger le pays.
    20 octobre : le Maroc décide le rappel de son ambassadeur à Alger après des propos du chef de la diplomatie algérienne, lors d'un forum consacré à l'investissement en Afrique, Abdelkader Messahel a accusé les banques marocaines de blanchir l'argent du haschich sur le continent. Le ministre s'en est également pris à la Royal Air Maroc.
    1er décembre : des boulangers augmentent le prix du pain, sans l'autorisation de l'Etat qui subventionne le produit. Au moins une quarantaine de boulangers sont poursuivis en justice.
    4 décembre : mettre le numérique au service de la citoyenneté, c'est la promesse d'un nouveau mouvement d'opposition, Ibtykar. Si les membres font un constat assez sombre de l'implication des Algériens dans la vie politique, ils comptent sur des applications mobiles pour les pousser à se réinvestir et à se faire entendre.
    10 décembre : la Ligue algérienne pour la défense des droits de l'homme (LADDH) publie un rapport annuel sur les libertés publiques dans le pays. Du droit de manifester aux droits des travailleurs, en passant par les kidnappings d’enfants, l’ONG fait un bilan qu'elle juge inquiétant.
    23 décembre : le Premier ministre Ahmed Ouyahia annonce la signature avec les syndicats officiels et le patronat d'une charte de partenariat public-privé. Ce texte permet entre autre l'ouverture du capital de certaines PME publiques, autrement dit des privatisations.

    2018
    7 janvier : l'Algérie interdit l'importation de quelque 900 produits, des téléphones portables aux appareils électroménagers en passant par certaines denrées alimentaires. Une mesure destinée à réduire son déficit commercial, creusé par la baisse des prix des hydrocarbures.
    25 janvier : des centaines de migrants subsahariens sont arrêtés dans la capitale au cours des dernières quarante-huit heures. Aux mois de septembre et d'octobre dernier, plus d'un millier de personnes avaient été expulsées au Niger lors d'une grande vague d'arrestations.
    27 janvier : le pape François signe le décret de béatification reconnaissant le martyr des sept moines français de Tibéhirine et Mgr Claverie, évêque d’Oran. Au total, dix-neuf catholiques tués dans les années 90, en Algérie, sont concernés.
    8 février : la France étend l'accès aux pensions d'invalidité des victimes de la guerre d'Algérie. Jusqu'alors, ces avantages étaient réservés aux seules victimes françaises blessées en Algérie. Le Conseil constitutionnel a décidé d'élargir le droit aux pensions à toutes les victimes, quelle que soit leur nationalité.
    25 avril : l'Algérie récupère 30 000 archives de la guerre d'indépendance. Ces documents qui appartiennent à la Croix-Rouge ont été transmis aux Archives nationales algériennes.
    28 mai : les autorités réagissent aux critiques sur les expulsions de migrants. Après un premier communiqué d'un groupe associations algériennes, puis un deuxième communiqué cette fois de l'ONU, Alger dénonce des critiques «inacceptables» et affirme que les expulsions se font dans le respect de la dignité et des droits humains.
    26 juin : le chef de la police Abdelghani Hamel est démis de ses fonctions par la présidence de la République. Ce proche d'Abdelaziz Bouteflika avait, dans la matinée, dénoncé des tentatives de corruption dans une enquête sur un trafic de cocaïne, s'en prenant à d'autres corps des services de sécurité. Son limogeage semble s'expliquer par le contexte d'une lutte des clans pour la succession du président. Quelques jours plus tard, d'autres responsables des forces de sécurité sont aussi licenciés, sans explications officielles, mais avec toujours un lien avec l'affaire de la saisie de cocaïne dans le port d'Oran.
    15 juillet : les arrestations liées à l'affaire de la saisie de 701 kilos de cocaïne dans le port d'Oran continuent. Plusieurs magistrats ont été révoqués par le Conseil supérieur de la magistrature.

    Service de la Documentation RFI, juillet 2018

     
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