GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Samedi 14 Octobre
Dimanche 15 Octobre
Lundi 16 Octobre
Mardi 17 Octobre
Aujourd'hui
Jeudi 19 Octobre
Vendredi 20 Octobre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.

    Bahreïn

    media

    Situation géographique
    Archipel du golfe Persique de 741 km², Bahreïn est situé entre l'Arabie saoudite, à laquelle il est relié par un pont, et la péninsule du Qatar.

    Capitale : Manama (290 000 habitants)

    Régime politique : Monarchie constitutionnelle

    Démographie
    Population : 1,2 million d'habitants (dont 54 % d'étrangers)
    Densité : 1089 hab./km²
    Indice de fécondité : 2,11
    Croissance démographique : 1,39 %
    Espérance de vie : Femmes : 78,3 ans - Hommes : 75 ans

    Société
    Langues : arabe (officielle), anglais
    Religions : musulmans chiites (70 % des nationaux, 55% des résidents), sunnites, chrétiens
    Alphabétisation : 90,8 %
    Développement humain : 39e / 169 pays (PNUD 2010)

    Economie
    Monnaie : dinar bahreïni
    Croissance : 6,3 %
    Inflation : 3,5 %
    PIB par habitant : 28 240 $
    Dette extérieure : 47,6 % du PI

    Chronologie
    15 août 1971 : indépendance de l'émirat du Bahreïn, ancien protectorat britannique, gouverné par la dynastie sunnite al-Khalifa depuis la fin du XVIIIeme siècle.
    1973 : promulgation d'une Constitution, élections législatives.
    1975 : dissolution du Parlement et de la Constitution.
    1994-1999 : mouvements de contestation contre le gouvernement animés par l'opposition chiite, qui réclame le rétablissement des institutions dissoutes en 1975.
    1999 : décès de l'émir Issa ben Salman al-Khalifa. Son fils, Hamad ben Issa al-Khalifa, lui succède à la tête de l'Etat.
    2001 : adoption par référendum du projet de Charte nationale, qui prévoit l'instauration d'une monarchie constitutionnelle, d'un Parlement élu au suffrage universel direct et d'un Conseil consultatif désigné. Abolition de la Loi d'urgence, en vigueur depuis 1975, libération de prisonniers politiques.
    2002 : Bahreïn devient une monarchie constitutionnelle. Un amendement à la Constitution dote le Conseil consultatif, désigné par le roi, de pouvoirs législatifs. Premières élections législatives depuis 1973, boycottées par l'opposition chiite.
    2006 : percée électorale de l'opposition chiite aux élections législatives.
    2010 : élections législatives. L'opposition chiite remporte 18 des 40 sièges du Parlement.

    2011
    11 février : pour commémorer le 10ème anniversaire de la Charte d'action nationale, le roi de Bahrein fait verser 1 000 dinars (environ 3 000 dollars) à chaque famille bahreinie.
    17 février : suite à des manifestations parfois violentes depuis cinq jours réclamant des réformes politiques, l'armée est déployée dans tout le pays "pour rétablir l'ordre et la sécurité".
    20 février : après la répression envers les manifestants, divers pays occidentaux, dont les Etats-Unis et la Grande-Bretagne menacent suspendre leur aide militaire.
    22 février :  une manifestation regroupant des milliers de participants demande la chute de la monarchie des Al-Khalifa, dynastie au pouvoir depuis plus de 200 ans. Les manifestations depuis le 14 février ont fait 9 morts et plus de 100 blessés.
    23 février : sous la pression de la rue, le gouvernement annonce la libération de 308 prisonniers.
    27 février : Al Wefaq, parti d'opposition, démissionne du Parlement en signe de solidarité avec les manifestants qui occupent depuis une semaine la place de la Perle dans le centre de la capitale.
    14 mars : le CCG (Conseil de coopération des Etats arabes du Golfe) approuve l'envoi de troupes d'Arabie saoudite et des Emirats arabes unis pour mater l'insurrection chiite.
    15 mars : le roi Hamad Ben Issa Al-Khalifa décrète l'état d'urgence pour 3 mois.
    16 mars : la police donne l'assaut et déloge les manifestants qui occupent la place de la Perle. Elle sera "nettoyée" trois jours plus tard à l'aide de bulldozers et marteaux-piqueurs.
    1er juin : levée de l’état d’urgence. Annonce d’un « dialogue national » et instauration d’une commission indépendante pour enquêter sur les abus commis durant la répression du soulèvement.
    17 juillet : le principal groupe d'opposition chiite quitte le dialogue national, débuté le 2 juillet, estimant que ce dialogue "n'aboutira pas à une solution politique radicale de la crise à Bahreïn mais qu'il compliquera au contraire cette crise politique".
    24 septembre : élections législatives partielles boycottées par l'opposition.
    23 novembre : publication du rapport d'enquête de la commission indépendante sur les manifestations en début d'années. Elle dénonce un usage excessif et injustifié de la force de la part des autorités pour réprimer la contestation, soulignant que la torture a été pratiquée de façon délibérée sur les personnes arrêtées.

    2012
    15 janvier : la contestation continue dans le pays, même si le roi Hamad bin Isa al-Khalifa annonce des changements dans la Constitution pour renforcer le pouvoir législatif.
    22 avril : le roi assiste au Grand Prix de Formule 1, exprimant sa reconnaissance pour le maintien controversé de la course. Les opposants ont multiplié les manifestations avant le GP.
    3 mai : le roi ratifie une série d'amendements constitutionnels, mais l'opposition qualifie d'"insuffisants" les pouvoirs supplémentaires accordés au Parlement.
    7 novembre : 31 militants chiites sont déchus de leur nationalité pour "atteinte à la sûreté de l'Etat".

    2013
    7 janvier : la Cour de cassation confirme de lourdes peines à l'encontre de 13 dirigeants de l'opposition, condamnés pour leur rôle dans la contestation. Sept opposants sont condamnés à la perpétuité.
    10 février : l'opposition chiite et le gouvernement entament une nouvelle session de dialogue national, après celle de juillet 2011 qui avait échoué.
    14 février : manifestations dans plusieurs villages chiites le jour du 2e anniversaire du soulèvement : deux manifestants et un policier tués.
    26 mars : le mouvement chiite libanais Hezbollah est inscrit par le Parlement sur la liste des organisations terroristes.
    12 avril : des milliers de manifestants près de Manama, au 1er des dix jours d'un mouvement de protestation organisé par l'opposition à l'occasion du GP de Formule 1 (19-21 avril).
    17 avril : l'opposition intensifie ses protestations alors que les autorités assurent avoir pris les mesures nécessaires pour que la course se déroule dans le calme. Des points de contrôle ont été érigés aux principaux carrefours et les forces de sécurité ont multiplié les arrestations de militants de l'opposition.

    2014
    5 mars : le pays rappelle son ambassadeur au Qatar, comme l'Arabie Saoudite et les Emirats arabes unis pour cause du « non-respect » par Doha de l'accord de sécurité signé à Riyad en novembre 2013, de son refus de s'entendre sur une politique unifiée et de s'engager à « garantir la non-ingérence de façon directe ou indirecte dans les affaires internes de chacun des pays membres par le biais d'individus, d'organisations et de médias hostiles ».
    25 juin : le dirigeant de l'opposition chiite bahreïnie Khalil al-Marzouq, arrêté depuis le 17 septembre et jugé sous l'accusation d'"incitation au terrorisme", est acquitté.

    2015
    31 janvier : le ministère de l’intérieur diffuse une liste des 72 Bahreïnis déchus de leur citoyenneté pour «atteinte à la sûreté nationale» : une vingtaine appartiennent au groupe djihadiste Etat Islamique, les autres sont militants des droits de l’homme, journalistes ou chefs religieux chiites.
    18 avril : Amnesty International publie un rapport accablant pour les autorités, en amont du Grand Prix de F1 organisé dans le pays, dénonçant tortures d'opposants, arrestations arbitraires, la répression de toute voix discordante au sein du royaume.
    14 juillet : le roi Hamad ben Issa al-Khalifa gracie par décret «pour des raisons de santé» le militant des droits de l'homme Nabil Rajab, emprisonné depuis avril dernier.
    7 août : le quotidien Al-Wasat est de nouveau interdit, accusé de «nuire à l'unité nationale» et «aux relations de Bahreïn avec d'autres pays». Le quotidien indépendant avait déjà été suspendu en 2011, à l'époque où un soulèvement inspiré par les printemps arabes avait cristallisé le mécontentement d'une partie de la population du royaume.

    2016
    3 janvier : Manama est encore une fois le théâtre d'affrontements entre police et manifestants chiites, venus protester contre l’exécution par l'Arabie saoudite du cheikh Nimr Baqer al-Nimr.
    30 mai : une cour d’appel décide d’alourdir fortement la peine de prison prononcée l’année dernière contre cheikh Ali Salman, le chef de l’opposition chiite qui réclame des réformes à la dynastie sunnite au pouvoir, provoquant une aggravation des tensions politiques.
    13 juin : Nabil Rajab, militant des droits de l'homme et célèbre opposant incarcéré à plusieurs reprises par les autorités, est de nouveau arrêté par les forces de sécurité.
    15 juin : Al-Wifaq, principal mouvement d'opposition, est suspendu par la justice. Une formation chiite, comme la majorité de la population, dans un pays dirigé par une dynastie sunnite.
    20 juin : le principal dignitaire religieux chiite du pays, Cheikh Issa Qassem, est déchu de sa nationalité, accusé de servir «des intérêts étrangers» et d'encourager «le confessionnalisme et la violence».

    Documentation RFI, octobre 2016

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.