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    Burkina Faso

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    Le Burkina Faso (Carte : L. Mouaoued/RFI)

    Situation géographique
    Le Burkina Faso, pays d’Afrique de l’Ouest, occupe une surface de 274 200 km², il est frontalier de la Côte d’Ivoire, du Mali, du Niger, du Bénin, du Togo et du Ghana.

    Capitale : Ouagadougou (2,5 millions d’habitants)

    Régime politique : République à régime présidentiel

    Démographie
    Population totale : 18,6 millions d’habitants
    Densité : 68 hab/km²
    Croissance démographique : 2,9 %
    Espérance de vie : 60 ans

    Société
    Ethnies : Mossis, Gourmantché, Peuls, Lobis…
    Langues : français (officiel), moré, dioula
    Religions : musulmans (60 %), animistes (15 %), chrétiens (23 %)
    Taux d’alphabétisation : 35 %
    Développement humain: 185e/188 (PNUD 2016)

    Economie
    Monnaie : franc CFA
    Croissance : 5,9 % (2016)
    PIB par habitant : 640 $/hab.
    Dette publique : 35,7 % du PIB

    Chronologie
    5 août 1960 : proclamation de l’indépendance. Maurice Yaméogo est le premier président de la Haute-Volta.
    1966 : Yameogo est renversé par l’armée. Le colonel Sangoulé Lamizana devient chef de l’Etat.
    1978 : Lamizana est élu président de la République.
    1980 : coup d’Etat militaire du colonel Saye Zerbo.
    1982 : nouveau coup d’Etat militaire. Jean-Baptiste Ouedraogo devient chef de l’Etat.
    1983 : putsch de Thomas Sankara.
    1984 : la Haute Volta devient le Burkina Faso (pays des hommes intègres).
    1987 : coup d’Etat de Blaise Compaoré. Thomas Sankara est assassiné.
    1991 : instauration du multipartisme. Blaise Compaoré est élu président de la République.
    1998 : réélection de Blaise Compaoré à la tête de l’Etat.
    2005 : Blaise Compaoré est réélu à la présidence de la République avec 80,35 % des voix.
    2008 : nombreuses émeutes contre la vie chère.
    2010 : Blaise Compaoré est réélu président (4ème mandat).
    2011 : entre avril et juin, vague de contestations et de mutineries parmi les étudiants, les commerçants, les militaires et les policiers. Le président Blaise Compaoré dissout par décret son gouvernement et limoge les chefs de l'armée de terre, de l'air et de la gendarmerie à la suite d'une mutinerie au sein de sa propre garde présidentielle.
    2013 : l'Assemblée nationale vote la création d'un Sénat.

    2014
    31 mai : l'opposition organise un "grand rassemblement populaire" pour marquer "le lancement d'une série de mesures et de dispositions" invitant à "une résistance citoyenne" contre l'organisation d'un référendum visant à modifier l'article 37 de la Constitution, qui limite à deux le nombre de mandats présidentiels et empêche pour l'instant Blaise Compaoré d'être candidat en novembre 2015.
    15 juillet : 5 morts et une vingtaine de blessés dans l'explosion d'un dépôt illégal d'explosifs à Ouagadougou. 21 maisons se sont effondrées ou ont été partiellement détruites dans un périmètre de 100 mètres autour du lieu de l'explosion.
    21 octobre : le Conseil extraordinaire des ministres "adopte un projet de loi portant révision de la Constitution qui sera soumis à l'Assemblée nationale en vue de la convocation du référendum" qui doit rendre possible la candidature à l'élection présidentielle de novembre 2015 du chef de l'Etat Blaise Compaoré, au pouvoir depuis 27 ans. Nombreuses manifestations de l'opposition dans les heures qui suivent cette décision.
    27 octobre : plusieurs centaines de femmes soutenant l'opposition marchent à Ouagadougou, entamant une semaine de manifestations contre une révision de la Constitution qui favorise le maintien au pouvoir du président.
    31 octobre : l'insurrection populaire pousse à la démission le président Blaise Compaoré, qui se réfugie en Côte d'Ivoire. Le lieutenant-colonel Isaac Zida, désigné par l'armée chef du régime intérimaire, s'est engagé à "remettre le pouvoir aux civils". La crise aurait fait au moins 10 morts et 200 blessés selon des sources médicales.
    4 novembre : l'ancien Premier ministre togolais, Edem Kodjo, est nommé envoyé spécial de l'UA pour le Burkina Faso. Le lendemain, les parties prenantes de la crise conviennent d'une transition d'un an jusqu'à des élections d'ici novembre 2015, sans toutefois s'accorder sur le nom du chef de cette transition, à l'issue de tractations sous l'égide des présidents ghanéen, sénégalais et nigérian.
    18 novembre : au terme d'une transition militaire de moins de trois semaines et sans  violence, le nouveau chef de l'Etat intérimaire, Michel Kafando, prête serment. Le lendemain, le lieutenant-colonel Isaac Zida est nommé Premier ministre.
    21 novembre : Michel Kafando est officiellement investi président de la transition. C'est le lieutenant-colonel Isaac Zida qui lui a symboliquement remis le pouvoir.
    24 novembre : le président autorise l’expertise de la tombe attribuée à Thomas Sankara, ancien chef de l’Etat burkinabè, assassiné le 15 octobre 1987, juste avant le coup d’Etat de Blaise Compaoré.

    2015
    5 mars : le gouvernement autorise l'exhumation du corps du président Thomas Sankara, assassiné en 1987 lors d'un coup d'Etat, dans le but de l'identifier formellement.
    13 mars : une Commission de réconciliation est officiellement mise en place pour enquêter sur des crimes du régime Compaoré.
    10 avril : le président Michel Kafando promulgue un nouveau code électoral controversé, excluant de la présidentielle et des législatives d'octobre les partisans du président déchu Blaise Compaoré.
    18 mai : plus de 27 ans après l'assassinat de l'ex-président Thomas Sankara lors d'un putsch ayant porté Blaise Compaoré au pouvoir, sa veuve Mariam est entendue par la justice. Le 26, les restes supposés de l'ancien président sont exhumés.
    16 juillet : les députés du Parlement intérimaire votent la mise en accusation de l'ex-président Blaise Compaoré devant la Haute Cour de justice pour «haute trahison» et «attentat à la Constitution».
    17 septembre : les militaires du Régiment de sécurité présidentiel (RSP) annoncent avoir dissout les autorités de la transition. Dirigé par le général Gilbert Diendéré, un proche de l'ancien président Blaise Compaoré, les putschistes séquestrent les membres de l’exécutif, dont le président Michel Kafando et le Premier ministre Isaac Zida. Depuis l'annonce du coup d'Etat, les organisations de la société civile, le Balai citoyen en tête, appellent les citoyens burkinabè et l’armée à défendre leur démocratie. Le Conseil de sécurité de l'ONU se réunit à huis clos pour faire un point sur la situation dans le pays et condamne ce coup de force du RSP.
    18 septembre : l'Union africaine annonce la suspension du pays et des sanctions contre les putschistes : ils ont interdiction de voyager et leurs avoirs à l'étrangers sont gelés. La Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) entame une médiation. Les putschistes déclarent avoir libéré le président de transition et les ministres de son gouvernement. Le président sénégalais Macky Sall, également président de la Cédéao, rencontre à Ouagadougou le général Gilbert Diendéré. Le président béninois, Boni Yayi, médiateur de la Cédéao pour le Burkina Faso, est également dans la capitale. L'objectif de cette rencontre, a indiqué ce dernier, est de «parvenir à un retour à une vie constitutionnelle normale», à la «libération du président et des ministres». Un peu partout, les populations refusent le coup d’Etat.
    20 septembre : les médiateurs de la Cédéao proposent un « projet d'accord politique de sortie de crise », prévoyant de restaurer le président Kafando et d'amnistier les putschistes, ce qui divise le pays, provoquant le lendemain de nombreuses manifestations. Le lendemain, le président Kafando est exfiltré et accueilli à l'Ambassade de France. Les Etats-Unis demandent à leurs ressortissants de partir.
    22 septembre : l'armée loyaliste entre sans résistance dans la capitale. Le Premier ministre de la transition Isaac Zida, aux mains des putschistes depuis le coup d'Etat, est libéré. A 22 heures, les forces loyalistes et les hommes du RSP signent un accord d'apaisement devant le Mogho Naba, le roi des Mossis et autorité morale au Burkina Faso.
    23 septembre : le président de transition Michel Kafando est officiellement réinvesti président de la transition lors d'une cérémonie en début d'après-midi. Le général Diendéré de son côté présente des excuses officielles aux Burkinabè. Selon des sources hospitalières, en une semaine au moins 10 manifestants ont été tués et des dizaines d'autres blessés.
    26 septembre : le juge d’instruction chargé d’enquêter sur les auteurs du putsch ordonne le gel des avoirs des auteurs présumés ainsi que de leurs complices. En tête de liste, le général Diendéré, son épouse, et l’ex-ministre de la Sécurité Sidi Paré qui avait été limogé le 25, lors du Conseil des ministres.
    29 septembre : l'Union africaine lève la suspension du Burkina Faso, suite au retour du président Kafando.
    6 octobre : le chef des putschistes, le général Gilbert Diendéré, et l’ex-ministre des Affaires étrangères de Blaise Compaoré, le général de gendarmerie Djibrill Bassolé, sont inculpés d'« attentat à la sûreté de l’Etat ». Le 16, le général Gilbert Diendéré est inculpé de crime contre l'humanité, annonce la justice militaire qui retient 11 chefs d'accusation contre lui.
    12 octobre : installation de la commission d'enquête sur la tentative de coup d'Etat, composée de huit magistrats et militaires, dont la mission est de faire la lumière sur le putsch manqué, et d'identifier les auteurs ou complices, qu'ils soient civils ou militaires. Un rapport sera rendu le 12 novembre, après audition de près de 211 personnes, ce qui a permis à la commission d’identifier les commanditaires et les auteurs présumés du putsch.
    13 octobre : présentation du rapport d’autopsie du corps présumé de l'ancien président Thomas Sankara et du rapport balistique. Plusieurs soldats de l'ex-Régiment de sécurité présidentielle (RSP), à l'origine du coup d'État manqué du 17 septembre, sont inculpés pour leur implication présumée dans l'assassinat du président du Burkina Faso en 1987.
    31 octobre : le pays rend hommage aux victimes de l'insurrection populaire et du coup d'Etat du 16 septembre dernier. La stèle est inaugurée et une journée nationale des Martyrs sera désormais célébrée chaque année le «31 octobre».
    6 novembre : les députés de la transition révisent l'ancienne Constitution et limitent à deux le nombre du mandat du président du Faso.
    29 novembre : le candidat du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), Roch Marc Christian Kaboré, remporte l'élection présidentielle historique dès le 1er tour avec 53,49 % des voix, contre 29,65 % pour le candidat de l'UPC, Zéphirin Diabré, selon des résultats provisoires de la Céni diffusés le 1er décembre. Investiture le 29 décembre.
    30 décembre : Salif Diallo, ancien bras droit du président déchu Blaise Compaoré, est élu président du Parlement.

    2016
    7 janvier : l'économiste Paul Kaba Thieba, 55 ans, est nommé Premier ministre.
    8 janvier : le Burkina Faso lance un mandat d'arrêt international contre Guillaume Soro, le président de l’Assemblée nationale ivoirienne. Il est accusé d'avoir soutenu le putsch raté du général Gilbert Diendéré en septembre 2015.
    15 janvier : 30 personnes, dont de nombreux étrangers, sont tuées lors d'un raid jihadiste contre le Splendid hôtel et un restaurant de Ouagadougou, attaque revendiquée par Aqmi (al-Qaïda au Maghreb islamique). Un hommage national sera rendu aux victimes le 25 janvier.
    23 janvier : soupçonné d’avoir participé au coup d’Etat de septembre dernier, Eddie Komboigo, président de l'ancien parti dirigeant, qui avait quitté le pays, est aussitôt arrêté lors de son retour au pays.
    18 mars : le gouvernement formé mi-janvier après treize mois de transition annonce la création d'une commission constitutionnelle pour un passage à une cinquième République. Elle sera mise en place le 30 septembre.
    6 avril : la justice décide la fin du gel des avoirs des personnes et partis politiques soupçonnés d'avoir pris part au coup d'Etat manqué du 16 septembre 2015.
    28 avril : la Cour de cassation annule tous les mandats d’arrêt lancés par la justice militaire dans le cadre du dossier du putsch du 16 septembre 2015 et du dossier Thomas Sankara pour vice de forme. Parmi les personnalités politiques concernées figurent Blaise Compaoré, l'ancien président burkinabè, et Guillaume Soro, le président de l'Assemblée nationale ivoirienne.
    3 mai : Amnesty International décerne son prix «Ambassadeur de la conscience» 2016 à la chanteuse Angélique Kidjo. Pour la première fois, l’ONG a également récompensé trois mouvements citoyens africains : Y’en a marre au Sénégal, le Balai citoyen au Burkina Faso, et la Lutte pour le changement (Lucha) en République démocratique du Congo (RDC).
    12 août : la Cour de cassation rejette la demande de mise en liberté provisoire du général Djibrill Bassolé, ex-ministre des Affaires étrangères de Blaise Compaoré, incarcéré depuis le coup d'Etat manqué de septembre 2015.
    6 septembre : des anciens ministres du dernier gouvernement de Blaise Compaoré sont auditionnés dans le cadre de l'enquête sur la répression de l'insurrection populaire, qui avait fait une trentaine de morts. Tous ceux qui avaient adopté en Conseil des ministres le projet de loi sur la modification de la Constitution, qui avait mis le feu aux poudres en 2014, sont sous le coup d'une commission rogatoire.
    13 septembre : le président Roch Marc Christian Kaboré ordonne des poursuites contre Yacouba Isaac Zida, ex-Premier ministre pendant la transition qui vit aujourd’hui au Canada. Le motif de cette action : «désertion en temps de paix».
    16 septembre : Luc-Adolphe Tiao, ancien Premier ministre de Blaise Compaoré, est arrêté, inculpé et écroué, accusé d'assassinat dans le cadre de l'enquête sur les victimes de l'insurrection populaire d'octobre 2014.
    2 octobre : inauguration du mémorial dédié au capitaine président Thomas Sankara, assassiné le 15 octobre 1987 avec l'objectif de mettre en avant l’histoire, les idéaux du père de la révolution, créer un lieu de mémoire, de recueillement.
    24 novembre : les députés adoptent deux projets de loi portant sur les forces armées. Désormais aucun militaire ne pourra faire de la politique ou ne pourra exercer la fonction de chef coutumier. Le projet de loi précise qu'un militaire peut être nommé au sein d'un gouvernement ou occuper des hautes fonctions de l'Etat.
    15 décembre : les forces armées subissent une attaque contre un détachement des forces anti terroristes à Nassoumbou à une trentaine de kilomètres de la frontière malienne. Le bilan est de 12 morts et de nombreux matériels détruits.
    20 décembre : procès des 27 militaires de l'ex-Régiment de sécurité présidentielle et deux civils accusés d'avoir planifié en décembre 2015 une attaque de la maison d'arrêt et de correction des armées afin de libérer les généraux Gilbert Diendéré, Djbrill Bassolé et les militaires incarcérés dans le cadre de l'enquête du putsch de septembre 2015. Le 19 janvier, le tribunal militaire requalifie les faits d'association de malfaiteurs en complot militaire et les principaux accusés dont le caporal Madi Ouedraogo, sont condamnés à une peine de 15 ans de prison ferme.

    2017
    27 février : les commissariats de Baraboulé et Tongomaël, dans le nord du pays, sont attaqués par les hommes d’Ansarul Islam, du prédicateur radical Ibrahim Malam Dicko. Dans la même province, près de la frontière avec le Mali, le 3 mars, un directeur d'école et un villageois sont abattus par de présumés jihadistes.
    4 mars : le film «Félicité» du Franco-Sénégalais Alain Gomis remporte l’Étalon d’or de Yennenga, le grand prix du Fespaco.
    10 mars : des enseignants, des attachés d'éducation et des élèves marchent silencieusement dans les rues de Ouagadougou pour rendre hommage au directeur de l'école de Kourfayel, Salif Badini, abattu le 3 mars par des hommes armés. Dans plusieurs villes et localités du pays, les enseignants ont également manifesté pour exiger plus de mesures de sécurité dans le nord du Burkina Faso.
    6 avril : le tribunal militaire de Ouagadougou annonce le verdict dans le procès de l'attaque d'un dépôt d'armes de l'armée par des militaires de l'ex-régiment de sécurité présidentielle (RSP). Le cerveau de l'attaque, le sergent-chef Ali Sanou écope d'une peine de 17 ans de prison ferme. Plusieurs autres soldats sont condamnés à 10 ans.
    27 avril : ouverture devant la Haute Cour de justice de Ouagadougou du procès de la quasi totalité des ministres du gouvernement de Luc Adolphe Tiao qui comparaît pour leur implication présumée dans la répression de l'insurrection populaire d'octobre 2014 qui avait entrainé la chute du régime. L’ancien président Blaise Compaoré, en exil en Côte d’Ivoire et qui a même pris la nationalité ivoirienne, sera jugé par contumace en tant qu’ancien ministre de la Défense. Reporté au 4 puis au 8 mai, puis au 15 mai. Les avocats de la défense dénoncent l'inconstitutionnalité de certains textes à la Haute cour de justice.
    5 mai : mandat d'arrêt international lancé par Interpol contre François Compaoré, plusieurs fois cité dans le dossier sur l'assassinat en 1998 du journaliste d'investigation Norbert Zongo.
    16 juin : suspension du procès qui juge 34 ministres du dernier gouvernement de Blaise Compaoré, la Haute cour de justice décide de «surseoir à statuer» en attendant la correction de ses textes. Les députés adopteront un nouveau projet de loi pour encadrer le fonctionnement de la Haute Cour de justice le 4 juillet.
    20 juin : les résultats de la contre-expertise sur les restes des corps de Thomas Sankara et ses compagnons n'ont pas permis d'identifier leur ADN.
    7 juillet : le Comité du patrimoine mondial de l'Unesco inscrit la réserve naturelle du Complexe W-Arly-Pendjari, à la frontière entre le Bénin, le Burkina Faso et le Niger, sur la liste du patrimoine mondial.
    13 août : "attaque terroriste" contre un café-restaurant de la capitale. 18 morts dont ceux des deux assaillants. Il y a aussi une dizaine de blessés de plusieurs nationalités.
    8 septembre : Alassane Bala Sakandé est élu président de l'Assemblée nationale, remplaçant Salif Diallo, décédé le 19 août dernier à Paris.

    2018
    31 janvier : le président Roch Marc Christian Kaboré procède à un remaniement du gouvernement, marqué par l'entrée de neuf ministres. Le Premier ministre Paul Kaba Thieba reste en poste. Le gouvernement burkinabè compte désormais 33 portefeuilles contre 32 dans le précédent.
    27 février : ouverture d'un procès très attendu, celui des 84 responsables présumés du coup d'Etat de 2015. Un an à peine après la chute du régime de Blaise Compaoré, des militaires de la garde présidentielle avaient tenté de prendre le pouvoir et de renverser le gouvernement de transition. Mais en désaccord avec le décret qui nomme le président du tribunal, les avocats de la défense quittent la salle et bloquent le procès. Reprise le 21 mars. Plusieurs fois ajourné, ou suspendu.
    2 mars : Ouagadougou est le théâtre de plusieurs attaques ciblant l'ambassade de France et l'état-major général des armées qui ont fait 16 morts, dont neuf parmi les assaillants et sept parmi les forces de sécurité, ainsi que des dizaines de blessés. Le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM) dirigé par Iyad Ag Ghali revendique l'action.
    27 avril : le ministère de la Sécurité interdit la vente de matériel destiné aux forces de défense et de sécurité par des commerçants. Le matériel composé d'effets d'habillements et de paires de chaussures aux couleurs des forces armées burkinabè était vendu à tout le monde. Un équipement dont le port par les civils sème la confusion au sein des populations dans un contexte où le pays fait face à des attaques terroristes et à la montée du grand banditisme.
    18 mai : réunion du Conseil supérieur de la Défense nationale pour la première fois. L'occasion pour l'exécutif de faire un point global sur la situation sécuritaire du pays, notamment dans le Nord, suite aux assassinats d'un maire et d'un préfet.
    23 mai : le gouvernement rompt ses relations diplomatiques avec Taiwan, décision guidée "par la protection des intérêts du Burkina Faso". Trois jours plus tard, reprise des relations diplomatiques entre le Burkina Faso et la Chine, qui inaugure son ambassade le 12 juillet.
    31 mai : la peine de mort est abolie au Burkina Faso, selon le nouveau Code pénal adopté par le Parlement.
    30 juillet : les députés adoptent un nouveau code électoral. L'opposition crie à l'exclusion, car elle trouve restrictifs les documents nécessaires pour le recensement des millions de Burkinabè vivant à l'extérieur.
    14 septembre : 9 personnes sont tuées dans plusieurs localités de l'Est du pays. Depuis quelques semaines, cette région est l'objet d'attaques récurrentes, mais jusqu’à présent elles visaient les forces de défense et de sécurité. Le 18, le gouverneur de la région annonce qu'il est désormais interdit de circuler entre 19h et 5h du matin avec des engins à deux roues ou avec des tricycles, mesure prise en conséquence de la multiplication des attaques terroristes.
    24 septembre : Yacouba Sawadogo, cultivateur burkinabè de 80 ans, reçoit en Suède le Right Livelihood Award 2018, plus connu sous le nom de prix Nobel alternatif, pour son combat contre l'avancée du désert. Depuis plusieurs années, Yacouba Sawadogo met en œuvre, avec peu de moyens, des techniques pour lutter contre ce fléau qui affecte les zones arides du Sahel.
    9 novembre : la justice burkinabè reçoit de la France un premier lot de documents d’archives, dans le cadre de l'enquête sur la mort du président Thomas Sankara en 1987, comprenant les dossiers des ministères français concernés notamment de l’Europe et des Affaires étrangères.
    5 décembre : la justice française autorise l'extradition de François Compaoré vers le Burkina Faso. Le frère de l'ancien président déchu Blaise Compaoré est mis en cause dans l'enquête sur l'assassinat du journaliste Norbert Zongo, tué en 1998.
    31 décembre : le président Roch Marc Christian Kaboré déclare l'état d'urgence dans six régions du pays au cours d'un conseil extraordinaire des ministres, en vue de lutter contre le terrorisme, suite aux nombreuses attaques terroristes.

    2019
    12 janvier : des milliers de personnes de toutes les communautés marchent dans la capitale pour protester contre l’assassinat de Peuls les 1er et 2 janvier derniers à Yirgou, une localité située à 200 km au nord de Ouagadougou. Les manifestants exigent l’ouverture d’une enquête afin de situer les responsabilités dans ce drame et exigent la dissolution du groupe d’auto-défense, qui aurait dirigé l’expédition punitive contre la communauté peule après l’assassinat du chef du village de Yirgou et six autres personnes. Le bilan de la tuerie, selon les organisateurs de la marche, est de 72 morts et plus de 600 déplacés à ce jour.
    18 janvier : le Premier ministre Paul Kaba Thieba présente sa démission et celle de son gouvernement. Le 21, le président Kaboré nomme l'économiste Christophe Dabiré, Premier ministre. Un nouveau gouvernement est mis en place le 24.
    28 janvier : nouvelle attaque terroriste à Nassoumbou, près de la frontière malienne, dans le Nord. Quatre militaires sont tués. La veille, c'était le village de Sikiré, à une vingtaine de kilomètres d'Arbinda dans la province du Soum, qui a subi l'assaut d'hommes armés. Le bilan est de dix morts. L'insécurité s'intensifie depuis plusieurs semaines dans le nord du Burkina et s'étend jusqu'au centre du pays. Dans ces régions agropastorales, les terroristes se jouent des tensions intercommunautaires pour les déstabiliser.
    4 février : les forces armées annoncent avoir neutralisé «146 terroristes» au cours d’une opération dans trois départements. Les terroristes avaient attaqué dans la nuit des populations du village de Kain à environ 80 kilomètres de Ouahigouya dans la région du nord tuant 14 civils.
    9 février : un mois après la nomination d’un chef d’état-major général des armées et d’un nouveau ministre de la Défense, le président Roch Marc Christian Kaboré nomme de nouveaux chefs à la tête des régions militaires à l’armée de terre et aux divisions de la formation, des opérations et des renseignements.
    15 février : un poste de douane situé entre les villes de Bittou et Cinkanse, région du centre-est, est attaqué : quatre douaniers et un prêtre espagnol tués ainsi que des véhicules incendiés.
    18 février : des besoins humanitaires sans précédent se font désormais sentir et, selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires (OCHA) de l'ONU, 1,2 million de personnes sont concernées en raison de l'insécurité dans le nord et l'est du pays.
    2 mars : inauguration de la statue géante du capitaine Thomas Sankara en présence du président burkinabè et de l’ancien président ghanéen John Jerry Rawlings.
    14 mars : des organisations de la société civile mettent en doute le bilan concernant la "neutralisation de 146 terroristes" début février. Les forces de défense sont accusées d'avoir procédé à des «exécutions sommaires», tuant 60 civils.
    19 mars : le ministère de l'Education nationale publie un communiqué sur l'enlèvement et le meurtre de deux enseignants dans le nord du pays. Judicael Ouedraogo et Al-hassane Cheickna Sana avaient été kidnappés le 11 mars sur l'axe Kongoussi-Djibo par des individus armés.
    3 avril : depuis le 31 mars, les violences intercommunautaires après les assassinats d’un guide religieux et des membres de sa famille ont fait des dizaines de morts dans la région d'Arbinda. Des membres de la communauté peule, accusés de complicité avec des terroristes, ont été attaqués par les Fulsés. Une délégation gouvernementale se rend sur place pour appeler les populations au calme. Le bilan de l'attaque et des affrontements qui ont suivi est de 62 morts.
    15 avril : contrairement aux ambitions des producteurs de coton burkinabè, qui visaient 800 000 tonnes de coton graine, la production pour 2018-2019 s’établit à 436 0000 tonnes, soit une baisse de 29 % par rapport à la campagne écoulée. Ce qui conduit le Burkina Faso à occuper la quatrième place des producteurs sur le continent africain derrière le Bénin, le Mali et la Côte d’Ivoire.
    26 avril : six personnes, dont cinq enseignants burkinabè, sont tuées par des hommes armés présentés comme des jihadistes à Maytagou, dans la région du Centre-Est du pays.
    28 avril : nouvelle attaque dans la province burkinabè du Soum, où six membres d’une église sont assassinés. Le pasteur et cinq fidèles du temple de Silgadji ont été abattus par des hommes armés au sein de leur temple juste après le culte. C’est la première fois qu’un lieu de culte chrétien est directement visé depuis le début des attaques dans le pays.
    11 mai : libération par les forces spéciales françaises de quatre otages, dont deux Français, enlevés au Bénin au début du mois. Les deux autres sont une Américaine et une Sud-coréenne. Deux militaires français sont tués. L'identité des preneurs d'otages est encore inconnue.
    12 mai : une église catholique est la cible d’hommes armés, à Dablo, dans le centre nord du pays. Six personnes dont le prêtre ont été tuées. Les assaillants sont arrivés alors que débutait la messe et ont fait feu sur les fidèles. C’est la première fois dans le pays qu'une église catholique subit une attaque terroriste.
    13 mai : quatre catholiques sont tués, dans le Nord, au cours d'une procession religieuse, selon le président de la Conférence épiscopale Burkina Faso–Niger, Monseigneur Paul Ouédraogo.

    Service de la Documentation RFI, mai 2019

     
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