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    Burundi

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    Situation géographique
    Etat d'Afrique de l'Est, limité au nord par le Rwanda, à l'est et au sud par la Tanzanie, à l'ouest par la République démocratique du Congo, le Burundi est un petit pays (27 830 km²) situé au cœur de l’Afrique des Grands Lacs. Constitué en grande partie de hauts plateaux et de collines, il se situe sur la ligne de séparation des eaux du Nil et du Congo.

    Capitale : Bujumbura (392 863 habitants)

    Régime politique : République

    Démographie
    Population : 9,84 millions d’habitants
    Densité : 353 hab./km²
    Indice de fécondité : 6,1
    Croissance démographique : 3,7 %
    Espérance de vie : Femmes : 55,5 ans - Hommes : 51,8 ans

    Société
    Ethnies : Hutus, Tutsis, Twas
    Langues : kirundi, français, swahili
    Religions : chrétiens (67 %), animistes (23 %), musulmans (10 %)
    Alphabétisation : 86,95 %
    Développement humain : 180e / 187 pays (PNUD 2014)

    Economie
    Monnaie : franc burundais
    Croissance : 4,2 % (2012)
    Inflation : 11,99 %
    PIB par habitant : 251 $/hab.
    Dette publique : 35,4 % du PIB

    Chronologie
    1er juillet 1962 :
    indépendance du Burundi.
    1966 :
    renversement du dernier monarque par un coup d'Etat militaire. Michel Micombero devient président.
    1975
    : Jean-Baptiste Bagaza prend le pouvoir.
    1987 
    : premier coup d’Etat militaire du Tutsi Pierre Buyoya.
    1993
    : Melchior Ndadaye, élu président en juin, est assassiné en octobre. Cyprien Ntaryamira lui succède.
    1994 :
    mort de Cyprien Ntaryamira lors de l’attentat contre l'avion du président rwandais Juvénal Habyarimana.
    1996 :
    retour au pouvoir de Pierre Buyoya par un coup d'Etat.
    2000 : 
    signature de l’accord de paix d’Arusha entre les principaux protagonistes politiques, à l’exception des deux principaux mouvements rebelles, les Forces pour la défense de la démocratie (FDD) et les Forces nationales de libération (FNL). L’accord est destiné à partager le pouvoir entre Hutus et Tutsis.
    2003 : élection du président hutu Domitien Ndayizeye, qui succède à Pierre Buyoya, conformément à l’accord d’Arusha.
    2005 : victoire du oui au référendum sur la nouvelle Constitution, qui met fin au règne presque sans partage de la minorité tutsie. Election du président Pierre Nkurunziza, ex-chef rebelle des FDD.
    2008 : accord politique entre le Palipehutu-FNL et le gouvernement pour une cessation des hostilités.
    2009 : le FNL renonce à la lutte armée et devient parti officiel. Le 21 décembre, lancement d'une campagne pour fournir une carte nationales d'identité gratuite à un million de Burundais en âge de voter pour les élections prévues en mai 2010.
    2010 : réélection de Pierre Nkurunziza.
    2011 : le 8 novembre, le président Pierre Nkurunziza procède à un important remaniement ministériel, la majeure partie des ministres "n'ayant pas atteint leurs objectifs".
    2013 : le 4 juin, promulgation d'une loi qui restreint la liberté de la presse.

    2014
    1er février : le président Pierre Nkurunziza limoge son premier vice-président, Bernard Busokoza, en conflit avec le ministre de l'Intérieur sur la question sensible de la nomination du chef du principal parti tutsi, l'Union pour le progrès national (Uprona).
    8 mars :  de violents affrontements opposent la police aux militants du parti d’opposition MSD.
    12 mars : la justice inculpe, parmi 70 accusés, le président du Mouvement pour la  Solidarité et le Développement (MSD), l'ancien journaliste Alexis Sinduhije, rentré d'exil il y a à peine un an.
    20 mars : le maire de Bujumbura, Saïdi Juma, interdit le sport en groupe dans les rues pour éviter des "soulèvements politiques".
    21 mars : le projet de révision constitutionnelle controversé n'est pas adopté à une voix près par l'Assemblée nationale burundaise, ce qui représente un camouflet pour le chef de l'Etat Pierre Nkurunziza.
    17 avril : le gouvernement expulse le responsable de la sécurité au Bureau des Nations unies au Burundi (Bnub), Paul Debbie, suite aux accusations des Nations unies selon lesquelles le gouvernement armait et formait les membres de l'Imbonerakure, l'aile jeunesse du parti du président au pouvoir. L'ONU adresse une sévère mise en garde au gouvernement burundais, lui demandant de prendre d'urgence des mesures pour apaiser la violence politique.
    27 juin : un émissaire de l'ONU dénonce les atteintes aux libertés, le "harcèlement" de la société civile et les violences politiques dans le pays, ainsi que la hausse des violences liées aux "Imbonerakure" - la branche jeunesse du CNDD-FDD, le parti au pouvoir - contre leurs présumés adversaires politiques.
    9 juillet : les députés adoptent un projet de loi destiné à lutter contre la "prolifération" des Eglises.

    2015
    5 mars : l'ambassadeur de l'Union européenne au Burundi, Patrick Spirlet, estime que la candidature du président Pierre Nkurunziza à un troisième mandant constitue un facteur de risque dans le pays.
    26 avril : premières manifestations contre la décision du président Pierre Nkurunziza de briguer un troisième mandat consécutif le 26 juin : la police tire sur la foule avec des canons à eaux et utilise du gaz lacrymogène et des balles réelles pour disperser les manifestants. Le 28, les Etats-Unis dépêchent Tom Malinovski, secrétaire d'Etat adjoint chargé de la démocratie, des droits de l'homme et du travail, qui se dit déçu que le gouvernement burundais ne respecte pas l'accord d'Arusha qui a mis fin à la guerre civile en 2005. Ce même jour, le Sénat saisit la Cour constitutionnelle pour une requête aux fins d'une action en interprétation des articles 96 et 302 de la Constitution.
    6 mai : l'ONU s'inquiète de la crise politique, déplorant que plus de 35.000 réfugiés burundais aient déjà fui dans les pays voisins. Les violences ont déjà fait au moins 14 morts. Le lendemain, la présidente de la Commission de l'Union africaine (UA), Nkosazana Dlamini-Zuma, estime que les diverses interprétations de la Constitution burundaise, à l’exception de celle de la Cour constitutionnelle, n’autorisent pas le président Pierre Nkurunziza à briguer un 3ème mandat.
    8 mai : le président Pierre Nkurunziza dépose sa candidature controversée à la présidentielle du 26 juin, sourd à la protestation de la rue et à la pression internationale croissante pour qu'il renonce à un troisième mandat, jugé inconstitutionnel par ses adversaires. Les violences liées à la contestation ont fait déjà 18 morts.
    11 mai : dans un courrier adressé aux chefs d'Etat de la région, les ex-présidents Jean-Baptiste Bagaza (1976-1987), Sylvestre Ntibantunganya (1994-1996), Pierre Buyoya (1987-1993, et 1996-2003), et Domitien Ndayizeye (2003-2005) se disent "convaincus", en leur "âme et conscience", qu'une nouvelle candidature de Pierre Nkurunziza est "anticonstitutionnelle".
    13 mai : le général Godefroid Niyombare annonce à la radio la « destitution » du président Pierre Nkurunziza, qui se trouve en Tanzanie pour un sommet extraordinaire de chefs d’Etat d’Afrique de l’Est. Trente-six heures après leur tentative pour s’emparer du pouvoir, un des chefs des putschistes, le général major Cyrille Ndayirukiye, est arrêté. Le président rentre au pays.
    15 mai : les Etats-Unis demandent à leurs ressortissants de quitter au plus vite le pays. Le lendemain, les ONG européennes commencent à évacuer leur personnel expatrié.
    23 mai : Zedi Feruzi, président de l'Union pour la paix et la démocratie (UPD), petit parti d'opposition, est tué par balles avec un de ses gardes du corps dans le quartier de Ngagara.
    28 mai : l'Eglise catholique se retire du processus électoral et l'UE suspend sa mission d'observation.
    28 juin : le président de l'Assemblée nationale sortante Pie Ntavyohanyuma, deuxième personnage de l'État et membre du CNDD-FDD, opposé au 3e mandat, annonce sa défection depuis Bruxelles.
    7 juillet : la Commission électorale nationale indépendante (CÉNI) annonce la victoire lors des législatives du 29 juin du parti du président burundais Pierre Nkurunziza, le CNDD-FDD, qui a remporté 77 des 100 sièges à l’Assemblée nationale.
    21 juillet : l'élection présidentielle se déroule dans le calme mais le scrutin n'est pas "libre, crédible et inclusif", selon la mission d'observation électorale de l'ONU. Le président sortant Pierre Nkurunziza est proclamé vainqueur le 24, réélu pour un troisième mandat consécutif avec 69,41 % des voix, au prix d'une brutale répression de la contestation déclenchée par sa candidature -- plus de 80 morts -- et d'un putsch manqué. Il sera investi le 20 août.
    2 août : le bras droit du président et patron de facto de la sécurité intérieure, le général Adolphe Nshimirimana, est tué à Bujumbura dans une attaque à la roquette. Le journaliste Esdras Ndikumana, correspondant de RFI et de l'AFP, est arrêté par les forces de sécurité gouvernementales alors qu'il prenait des photos sur les lieux de l'attaque. Retenu deux heures dans leurs locaux, il dit avoir été violemment frappé au dos, aux jambes et sur la plante des pieds, avant d'être relâché et hospitalisé (ses employeurs déposeront une plainte le 19 octobre). Le lendemain, Pierre-Claver Mbonimpa, président de l’Association pour la protection des prisonniers et des droits humains (Aprodh), est blessé par balles lors d'une agression.
    4 août : la Cour constitutionnelle valide les résultats définitifs des élections sénatoriales du 24 juillet remportées largement par le parti au pouvoir.
    13 octobre : la police lance un assaut dans le quartier Ngagara, à Bujumbura, à la suite du kidnapping de deux agents (l'un d'eux a été tué et un autre blessé). Cinq des assaillants ont été tués. Un journaliste de la télévision nationale, sa femme et seus deux enfants ont également trouvé la mort.
    17 octobre : l'Union africaine (UA) ouvre une enquête sur les violations des droits de l'homme dans le pays et appelle à la mise en place de sanctions ciblées contre ceux qui contribuent à la montée continue de la violence.
    24 octobre : la situation sécuritaire s'aggrave et cela inquiète le Haut Commissariat aux droits de l'homme des Nations unies. Depuis le début de la crise, il y a eu 198 morts au Burundi, dont 63 - c'est-à-dire un tiers -, rien que sur les trois dernières semaines.
    30 octobre : le président américain Obama annonce au Congrès américain son intention de retirer le Burundi des pays bénéficiaires de l'Agoa, l'accord commercial préférentiel entre les Etats-Unis et l'Afrique, invoquant comme raisons « répression de l'opposition, assassinats extrajudiciaires, arrestations arbitraires, et tortures pendant la campagne électorale qui a maintenu le président Nkurunziza au pouvoir ».
    2 novembre : dans un message à la nation en kirundi, la langue nationale du Burundi, le président Pierre Nkurunziza lance un ultimatum de cinq jours à ses concitoyens qui ont pris les armes et qui sont considérés comme des « criminels armés ». Les autorités désignent sous ce terme les membres de la rébellion née fin avril de la contestation au troisième mandat du président.
    11 décembre : deux camps militaires sont attaqués, une répression sanglante s'en suit. Le porte-parole de l’armée parle de « 79 ennemis tués ». Des organisations locales et internationales de défense des droits de l’homme évoquent un bilan plus lourd, notamment la Fidh qui a, en guise de bilan provisoire, fait état de 154 morts et d’environ 150 jeunes portés disparus. Des familles de la capitale se plaignent toujours de ne pas retrouver leurs proches.
    16 décembre : le Haut commissaire aux droits de l'homme de l'ONU se dit très alarmé de la dégradation de la sécurité et des violences qui ont fait près de 90 morts le 11, jugeant que le Burundi avait fait un pas de plus vers la guerre civile.
    17 décembre : le Conseil de paix et sécurité de l'Union africaine vote une résolution en faveur de l'envoi d'une force armée régionale au Burundi comme le prévoit la charte de l'UA en cas de circonstances graves comme les crimes de guerre ou les génocides. Mais cette décision doit être soumise à l'accord des autorités de Bujumbura qui continuent de nier ce risque de génocide.
    28 décembre : reprise du dialogue inter-burundais en Ouganda, en panne depuis cinq mois. C’est une tentative pour sortir de la crise qui agite le Burundi depuis l'annonce du troisième mandat du président Pierre Nkurunziza. La cérémonie s'est déroulée au palais présidentiel d’Entebbe, en Ouganda, avec les représentants du gouvernement, de l'opposition et de la société civile. Tous autour de la même table sous la pression internationale.

    2016
    3 janvier : recrudescence à Bujumbura des agressions sexuelles et viols par des hommes armés, qu'ils soient en uniformes ou non. Ce phénomène touche surtout les quartiers contestataires où la plupart des hommes ont fui par peur d'être arrêté, l'ont été ou même ont été tués. Les femmes se retrouvent donc seules et vulnérables. La plupart des victimes ne rapportent pas l'agression par honte ou par peur de représailles.
    6 janvier : selon un mémo adressé au Conseil de sécurité de l'ONU par le chef des opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous, la situation se dégrade dans le pays, avec une hausse des assassinats et des disparitions.
    9-10 janvier : les quartiers frondeurs de Bujumbura ont connu un nouveau week-end sanglant. Trois personnes au moins ont été tuées, deux policiers ont été blessés et cinq personnes ont été interpellées.
    15 janvier : l'ONU dénonce l'existence de massacres ethniques, de charniers avec une centaine de cadavres et de viols collectifs commis par les forces de sécurité
    19 janvier : la Commission nationale de dialogue interburundais lance ses travaux quatre mois après sa mise en place. La CNDI réunit des représentants des partis politiques, des confessions religieuses, de la société civile, des femmes, des jeunes, de l'armée ou encore de la police, en vue de trouver une voie de sortie de crise, mas en l'absence de l'opposition et de la société civile indépendante de ce pays, en exil.
    21 janvier : arrivée à Bujumbura de la délégation du Conseil de sécurité des Nations unies venue s'entretenir avec le gouvernement et tenter de le convaincre d'accepter le déploiement d'une force de paix africaine, quelques jours après un rapport alarmant de l’ONU et alors que le dialogue avec l’opposition en exil est au point mort. Le 29, l’Union africaine, en sommet à Addis-Abeba, tente de convaincre le président Pierre Nkurunziza d’accepter le déploiement d’une force de 5 000 hommes sur son territoire. Sans succès.
    9 février : les avocats du président Pierre Nkurunziza déposent une plainte contre X pour diffamation publique auprès du Tribunal de grande instance de Paris. En cause : la diffusion dans le journal de France 3 du 13 janvier 2016 d’une vidéo montrant des actes de mutilation.
    22 février : visite du secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon pour convaincre le président Pierre Nkurunziza de reprendre le dialogue avec l'opposition. Deux jours plus tard, l'Union africaine envoie cinq dirigeants africains. Les présidents sud-africain, mauritanien, sénégalais, gabonais et le Premier ministre éthiopien tentent eux aussi de relancer le dialogue politique alors que la crise s'enlise autour de la question du 3ème mandat du président Nkurunziza.
    29 février : arrivée de la première mission du Haut-Commissariat aux droits de l'homme de l'ONU pour enquêter sur les nombreuses violations dans le pays. Les violences, désormais armées, ont déjà fait plus de 400 morts et poussé plus de 240 000 personnes à quitter le pays.
    1er mars : début d'une grande opération de recensement des étrangers installés dans le pays. L'objectif annoncé est de distribuer des cartes biométriques. Mais pour beaucoup d'observateurs, il faut y voir une consolidation du système sécuritaire.
    2 mars : l'Union africaine nomme l'ancien président tanzanien Benjamin Mkapa médiateur dans la crise burundaise.
    4 mars : le président Pierre Nkurunziza lance officiellement les travaux de la Commission vérité et réconciliation en présence d’un invité de marque : l’archevêque de Cantorbéry, Monseigneur Justin Welby, destinée à couvrir la période de l’indépendance jusqu’à 2008.
    14 mars : après la Belgique, les Pays-Bas et les Etats-Unis, l’Union européenne (UE) décide à son tour de suspendre son aide financière au Burundi, trois mois après le début des consultations sur le pays. L’UE était le principal donateur du pays et contribuait à hauteur de 20 % du budget national.
    22 mars : le lieutenant-colonel Darius Ikurakure est assassiné par balles. Il était régulièrement pointé du doigt dans la répression contre les opposants au troisième mandat du président Pierre Nkurunziza.
    25 mars : un collectif d'avocats saisit la Cour pénale internationale (CPI) et le Haut commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme au nom de dizaines de familles de victimes d'exécutions extrajudiciaires au Burundi.
    29 mars : le célèbre humoriste burundais Alfred-Aubin Mugenzi est arrêté par le Service national de renseignement (SNR) pour un sketch de juin 2015 sur le président Pierre Nkurunziza, lors d'une tournée au Rwanda.
    30 mars : l'ancien ministre et ancien diplomate rwandais Jacques Bihozagara, ex-ambassadeur notamment à Paris et à Bruxelles, meurt subitement dans la prison centrale de Mpimba, où il était détenu depuis décembre 2015 accusé d'espionnage au profit du Rwanda.
    1er avril : le Conseil de sécurité de l’ONU vote à l’unanimité une résolution qui doit faciliter le déploiement d’une force de police au Burundi. Le lendemain, au terme d'une visite de deux jours au Burundi, le secrétaire d'État adjoint américain pour la Démocratie et les Droits de l'homme,Tom Malinowski, dénonce une nouvelle fois la situation extrêmement grave dans laquelle se trouve le pays.
    7 avril : après l'Union européenne qui a suspendu mi-mars son aide financière au Burundi, c'est l'Organisation internationale de la francophonie qui suspend sa coopération avec le pays.
    18 avril : selon le Haut-Commissariat aux droits de l’homme de l’ONU, les cas de torture et de mauvais traitements semblent se généraliser car, depuis le début de l’année, 345 nouveaux cas de torture ont été recensés portant à près de 600 le nombre d’actes documentés, depuis le début de la crise, par l’ONU. Un chiffre probablement sous-estimé car le Haut-Commissariat aux droits de l’homme s’inquiète également de l’existence de lieux de détention secrets.
    21 avril : le lieutenant-colonel Emmanuel Buzubona, considéré comme assez critique vis-à-vis du régime de Pierre Nkurunziza, est assassiné alors qu’il était à l’arrière d’une moto en train de rentrer chez lui. Le 24, le ministre en charge des Droits de l'homme Martin Nivyabandi et son épouse échappent de peu à un attentat à la grenade alors qu'ils sortaient d'une messe à Bujumbura. Le lendemain, le général Athanase Kararuza, conseiller du Premier vice-président, et sa femme sont tués lors d'une attaque à la grenade et à la roquette alors qu'ils déposaient leur fille au lycée.
    24 avril : la Burundaise Marguerite Barankitse, présidente de l’association Maison Shalom, est la première lauréate du prix Aurora pour l'éveil de l'humanité, récompense à Erevan, capitale de l’Arménie.
    25 avril : la procureure de la Cour pénale internationale ouvre un examen préliminaire sur les violences et crimes commis au Burundi, qui devrait permettre de déterminer s'il y a ou non lieu d'ouvrir une enquête.
    2 mai : le dialogue entre le gouvernement et l’opposition n'aura pas lieu, selon la médiation tanzanienne menée par l’ancien président Benjamin Mkapa sous l’égide du président ougandais Yoweri Museveni. Initié dans l’espoir de mettre fin à la violente crise politique déclenchée il y a un an par la candidature du président Nkurunziza à un troisième mandat, ce dialogue reste bloqué depuis fin 2015.
    9 mai : la Cour suprême condamne une vingtaine de militaires et policiers à la prison à vie pour leur participation à la tentative de coup d’Etat contre Pierre Nkurunziza en mai 2015.
    21 mai : reprise du dialogue de sortie de crise au Burundi en Tanzanie, mais sans la participation de la principale coalition d’opposition, baptisée Cnared. C'est l'ancien président tanzanien, Benjamin Mpaka qui est depuis deux mois le facilitateur de la médiation depuis deux mois.
    2 juin : le président Pierre Nkurunziza se rend à Mugamba, considérée comme l'un des bastions des nouvelles rébellions burundaises et donne 15 jours aux rebelles pour se rendre, en menaçant de les écraser comme cela avait été le cas après les élections contestées de 2010. Ce même jour, les Etats-Unis annoncent de nouvelles sanctions contre des personnalités burundaises, dont deux officiels proches du gouvernement et un chef d'état-major d'une des rébellions armées du pays.
    29 juin : plus de 200 personnes interpellées à Bujumbura et relâchées quelques heures plus tard après avoir reçu des consignes de la part des autorités. Pour justifier cette opération, le maire de la capitale parle de sécurité, de salubrité et de développement. Les opposants dénoncent de nouvelles pressions de la part du pouvoir.
    2 juillet : Ildephonse Ndikumwami, juge de Kirundo, dans le nord du pays, est arrêté et inculpé pour des tracts anti-Nkurunziza. Il est présenté à la justice le 6 et le procureur demande cinq ans de prison. Le 15 il sera condamné à trois ans de prison ferme.
    12 juillet : reprise des discussions sur l'avenir du Burundi à Arusha, en Tanzanie. Fin deux jours plus tard, sans aucune avancée.
    13 juillet : l'ancienne ministre Hafsa Mossi, députée de l’Assemblée de la communauté des Etats d’Afrique de l’Est, est assassinée à Bujumbura.
    18 juillet : lors d'une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU, la France présente un projet de résolution sur le Burundi qui propose de déployer un peu plus de 200 policiers à Bujumbura et sur l'ensemble du territoire. Le 2 août, refus catégorique du Burundi suite à l'adoption de la résolution autorisant le déploiement progressif de 228 policiers de l'ONU sur son territoire. Ces derniers auraient eu pour mandat de tenter de ramener le calme et de faire respecter les droits de l'homme dans le pays.
    28 juillet : A Genève, le comité de l’ONU contre la torture procède à un examen spécial de la situation au Burundi.
    8 août : l'ONU dénonce des représailles contre quatre avocats burundais qui avaient contribué à un rapport de la société civile présenté fin juillet. Ce texte accablant a été rendu public lors de l'examen du Burundi par le Comité de l'ONU contre la torture.
    20 septembre : publication du rapport de l'ONU qui craint des violences de masse et parle de graves violations des droits de l'homme, qui constitueraient de « possibles crimes contre l'humanité », commis d'avril 2015 à fin juin 2016, la période couverte par son enquête. Le 30, le Conseil de l’ONU pour les droits de l’homme vote une résolution pour la mise en place d’une commission d’enquête sur le Burundi. Elle dispose d’un an pour identifier les auteurs de violences et faire des propositions pour que les responsables répondent de leurs actes.
    7 octobre : le gouvernement décide de se retirer de la Cour pénale internationale (CPI).
    11 octobre : le gouvernement annonce la rupture de tout lien avec le bureau du haut-commissaire de l'ONU aux droits de l'homme et la décision de rendre non grata trois experts onusiens qui avaient sorti un rapport accablant pour le pouvoir. Mais le retrait annoncé du Burundi ne met pas fin aux poursuites internationales. Ce même jour, accord des partis sur une révision de la Constitution.
    11 novembre : le Sénat demande au gouvernement d'organiser un recensement général de ceux qui travaillent de loin ou de près pour l'Etat, soit plus de 100 000 personnes, basé sur leur ethnie et leur région de provenance.
    15 novembre : la Fédération internationale des Ligues des droits de l’homme (FIDH) et la ligue Iteka présentent à Paris un rapport intitulé «Répression aux dynamiques génocidaires». Sur deux cents pages, les organisations détaillent de manière presque exhaustive la chronologie de la crise burundaise depuis les premières manifestations pacifiques contre le troisième mandat du président Nkurunziza en avril 2015. En s’appuyant sur la somme des rapports des Nations unies et des ONG, mais surtout sur de nombreux témoignages, elles dressent le bilan macabre d’un an et demi de répression.
    22 novembre : le Conseil des droits de l'homme de l'ONU met en place une commission d'enquête sur la situation au Burundi, malgré les protestations de Bujumbura.
    28 novembre : tentative d'assassinat contre le responsable de la Communication du président, Willy Nyamitwedonne, une des personnalités les plus influentes du régime.
    7 décembre : l'ex-président tanzanien, Benjamin Mkapa, facilitateur dans la crise burundaise, tente une relance du dialogue politique. Il doit rencontrer les acteurs politiques encore présents dans le pays et notamment le président Nkurunziza.
    23 décembre : l'Assemblée nationale adopte un projet de loi qui vise à mieux contrôler l'action des ONG internationales dans ce pays qui traverse une grave crise politique depuis fin avril 2015. Des mesures très restrictives, qui visent notamment à contrôler les fonds de ces organisations qui échappaient au contrôle du gouvernement.

    2017
    1er janvier : Emmanuel Niyonkuru, ministre de l’Eau, de l’Environnement et de la Planification, est tué par balles par un agresseur inconnu.

    Documentation RFI, janvier 2017

     
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