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    Comores

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    L'archipel des Comores. Carte : L. Mouaoued/RFI

    Situation géographique

    Située dans le canal de Mozambique, l’Union des Comores comprend trois îles : la Grande Comore, Mohéli et Anjouan. Sa superficie totale est de 1862 km².

     

    Capitale : Moroni (Grande Comore) : 111 000 habitants

     

    Régime politique :
    République. Les trois îles sont autonomes.

     

    Démographie

    Population : 795 000 habitants (Banque mondiale, 2016)

    Densité : 432 hab./km²

    Croissance démographique : 2,4%

    Espérance de vie : 64 ans (BM, 2015)

     

    Société

    Ethnies : Bantous, Arabes, Malgaches

    Langues : comorien (shikomor), français, arabe

    Religions : musulmans sunnites (98 %)

    Alphabétisation : 78 % (BM, 2015)

    Développement humain : 160e /187 pays (PNUD 2016)

     

    Economie

    Monnaie : franc comorien

    Croissance : 2,5 % (2017)

    PIB par habitant : 797 $/hab. (BM, 2017)

     

    Chronologie
    Décembre 1974 : référendum sur l’indépendance aux Comores, alors territoire d'outre-mer français. L'archipel vote pour à 95 % des voix, à l’exception de Mayotte (64 % contre).
    6 juillet 1975 : proclamation unilatérale de l’indépendance des Comores, sans Mayotte.
    1975 : un coup d’Etat organisé par Ali Soilih renverse Ahmed Abdallah, chef du gouvernement depuis 1972, et porte le prince Jaffar au pouvoir.

    1976 : Ali Soilih prend la tête du pays. Mayotte choisit de rester française lors d'un référendum.

    1978 : retour au pouvoir d'Ahmed Abdallah à la faveur d'un coup d'Etat, aidé de mercenaires commandés par le Français Bob Denard. Instauration d’une République fédérale islamique.
    1989 : assassinat d’Ahmed Abdallah.
    1990 : Saïd Mohamed Djohar est élu président.
    1996 : Mohamad Taki Abdoulkarim accède à la présidence.
    1997 : Anjouan et Mohéli se déclarent indépendantes.
    1999 : coup d’Etat qui porte le colonel Azali Assoumani au pouvoir.
    2001 : une nouvelle Constitution instaure l’Union des Comores qui devient un Etat fédéral composé de trois îles autonomes.

    2002 : Azali Assoumani est élu président de l’Union. Chaque île se dote d’un président.
    2006 : Ahmed Abdallah Sambi est élu à la tête de l’Etat.
    2008 : intervention de l'armée comorienne et de l'Union africaine pour renverser le colonel Mohamed Bacar, président de l'île d'Anjouan, passée à un état de sécession de fait.
    2009 : le 17 mai, organisation d'un référendum sur la réforme consitutionnelle. Les présidents des îles deviennent des gouverneurs. Le 30 juin, un Airbus A310 de la Cie Yemenia Airways s'abime en mer au large des Comores : 152 morts.
    2010 : Ikililou Dhoinine, originaire de l’île de Mohéli, remporte l’élection présidentielle avec 61 % des voix.
    2012 : le 23 janvier, création du Parti comorien du peuple (PCP).
    2013 : le 19 avril, tentative de coup d'Etat contre le président Dhoinine.
    2014 : le 8 septembre, près de 650 proches des victimes du crash du vol de la Yemenia, qui s'est abîmé en mer le 30 juin 2009, réclament devant la justice française plus de 70 millions d'euros de dommages et intérêts à la compagnie aérienne yéménite. Verdict en 2015. Le 29 octobre, journée "Ile morte" pour dénoncer la pénurie persistante d'eau et d'électricité, à l'appel de plusieurs associations de la société civile et du patronat.

    2015 : le 7 mars, la Cour constitutionnelle annonce que le parti du président Ikililou Dhoinine a remporté d'une courte tête les législatives de février devant le parti populiste de l'ancien chef d'Etat Ahmed Abdallah Sambi.
    2016 : le 21 janvier, lancement de la campagne électorale pour la présidentielle du 21 février (1er tour) et 10 avril (2nd tour).Le 15 avril, la Céni déclare Azali Assoumani vainqueur de la présidentielle avec 40,98 % des suffrages. Le 30, la Cour constitutionnelle ordonne la réorganisation de l'élection présidentielle dans 13 bureaux en raison d'«irrégularités» constatées lors du scrutin du 10 avril. Le 15 mai, la Cour constitutionnelle déclare Azali Assoumani président de l'Union des Comores. Investiture le 26 mai. Le 8 octobre, le président de la Céni et trois membres de son équipe sont placés en détention pour l'affaire des 300 000 euros manquant dans les caisses. Une affaire qui avait été révélée par un audit de la Cour des comptes en janvier dernier.

    2017
    5 juin : l'ambassadeur de France est convoqué, suite au quolibet d'Emmanuel Macron sur les kwassa-kwassa (embarcation utilisée par les migrants). Les présidents Azali Assoumani et Macron conviennent de «travailler dans un esprit d'apaisement et de confiance mutuelle».
    7 juin : Moroni annonce sa rupture de toute relation diplomatique avec le Qatar. L'archipel des Comores, seul Etat de l'océan Indien à être membre des pays de la Ligue arabe, a fait bloc face à Doha. Un mouvement de solidarité avec Riyad qui inquiète l'opinion publique.
    15 juillet : remaniement ministériel : composé de membres du parti présidentiel et d'hommes venus d'autres formations politiques pour créer une alliance afin de le faire réélire l'année dernière, ce gouvernement va laisser place à une version moins dissonante autour du président.
    20 octobre : le président Azali Assoumani est auditionné par la commission parlementaire chargée d'une enquête sur le programme dit de citoyenneté économique, censé favoriser l'investissement qui a permis à un nombre - non divulgué jusqu'à ce jour - de ressortissants des Emirats arabes unis et du Koweït d'acheter la nationalité comorienne, rapportant au total 58 millions d'euros au pays.

    2018
    5 février : ouverture des 1ères assises nationales des Comores. Parmi les sujets discutés, la présidence tournante entre les îles. Cérémonie de clôture le 12, avec des recommendations, comme le renouvellement du mandat présidentiel pour chaque île.
    24 mars : rassemblement citoyen à Moroni pour exprimer une inquiétude face à la recrudescence des violences que subit la population comorienne vivant à Mayotte. Organisé par la plateforme Femmes en politiques, il a réuni entre autres la société civile, des députés et des artistes, tous venus exprimer leur indignation face aux actes de violence et leur solidarité aux victimes.
    30 mars : bras de fer entre la France et les Comores. Le gouvernement refuse d'accueillir ceux que l'on appelle «les refoulés de Mayotte». Considérant qu'ils ne peuvent être considérés en situation irrégulière sur une île comorienne ni rendus responsables de l'atmosphère d'insécurité qui y règne. La France a réagi en suspendant l'octroi de visas diplomatiques et de service.
    11 avril : selon le rapport d'une commission parlementaire remis au président Azali Assoumani, deux anciens présidents, Sambi et Ikililou, sont soupçonnés d'avoir détourné des millions de dollars dans l'affaire dite de «la citoyenneté économique», un programme destiné à financer le développement du pays. La  commission parlementaire accuse les anciens présidents de fraude et préconise l'ouverture de poursuites judiciaires.
    28 avril : lors d'une allocutation à la télévision nationale, le président annonce la tenue d'un référendum en juillet destiné à permettre un changement de Constitution.
    9 mai : les tensions diplomatiques entre la France et les Comores ont franchi une nouvelle étape dans l'escalade avec la suspension de l'octroi des visas ordinaires à la population comorienne.
    13 juillet : les voix discordantes du référendum constitutionnel subissent des pressions. La secrétaire générale du ministère de la Santé – dont le frère est vice-président, plutôt frondeur – et le directeur général du quotidien d'Etat Al Watwan, désireux d’ouvrir ses colonnes tant à l’opposition qu’à la majorité, sont licenciés.
    28 juillet : coup d'éclat à l'Assemblée nationale : les élus députés et conseillers des îles réunis en congrès extraordinaire votent une résolution visant notamment à l'arrêt immédiat du processus référendaire.
    30 juillet : référendum constituionnel : le peuple doit choisir si oui ou non il souhaite modifier sa Constitution. Principaux changements : les disparitions de la Cour constitutionnelle et des trois postes de vice-présidents, la possibilité d'une réélection pour chaque île lors de la présidence tournante et un suffrage universel à deux tours. Dans la Constitution actuelle, seuls les électeurs de l'île où échoit la tournante votent au premier tour. Le lendemain, annonce des résultats par la Céni : à une écrasante majorité, les Comoriens ont approuvé la réforme constitutionnelle (92,74 %) qui renforce les pouvoirs du président, l'autorisant notamment à briguer deux mandats consécutifs. L’opposition dénonce une «mascarade électorale».
    21 août : l'ancien président Ahmed Abdallah Sambi (2006 à 2011) est placé en détention préventive, accusé de détournement de deniers publics dans le cadre de l'affaire de la «citoyenneté économique», un programme destiné à financer le développement du pays.
    29 août : 1er conseil des ministres du nouveau gouvernement, au lendemain de l'annonce du nouveau cabinet, avec un des changements principaux de la nouvelle Constitution : la suppression des postes de vice-président.
    7 septembre : mandat d'arrêt international contre l'ancien vice-président Ahmed Saïd Djaffar pour attentat et complot contre l'autorité de l'Etat. Elu en 2016 sur le ticket du président Azali, il s'était retourné contre lui six semaines avant le référendum constitutionnel, l’accusant de préparer un régime dictatorial.
    16 octobre : des opposants au régime du président Azali Assoumani dressent des barricades à Anjouan, trois personnes sont tuées dans des affrontements. Un couvre-feu est décrété sur l'île. Le lendemain, l'Union africaine et l’ONU appellent au «calme» et au «dialogue».
    21 octobre : Salami Abdou, gouverneur d'Anjouan, est placé sous mandat de dépôt pour «participation à un mouvement insurrectionnel» et assigné à résidence après avoir demandé à la France via la préfecture de Mayotte à pouvoir s'y exiler. Une demande rejetée qui l'a contraint à se rendre aux autorités comoriennes.
    6 novembre : une déclaration conjointe des ministères des Affaires étrangères des Comores et de la France annonce le retour des visas pour les Comoriens. Ils avaient été suspendus il y a 6 mois en réaction à une note circulaire des autorités comoriennes interdisant le rapatriement des Comoriens expulsés massivement de l'île de Mayotte.
    15 décembre : verdict dans le procès pour tentative de déstabilisation de l’Etat dans lequel comparaissaient huit accusés. Outre deux relaxes pour coopération avec la justice, six hommes et une femme ont été condamnés. De très lourdes peines ont été prononcées. L’ancien vice-président Djaffar, bras droit du président Azali a, quant à lui, été condamné par contumace, ayant quitté le pays avant d’être arrêté. Il a écopé également de travaux forcés à perpétuité. La cour a estimé que c’est à lui que devait profiter le crime.

    2019
    7 mars : quatre personnes sont arrêtées dans l'affaire dite de tentative d'assassinat du président Azali. Alors qu'il se rendait à son meeting de campagne présidentielle sur l'île d'Anjouan, le candidat à sa propre succession a été visé par un attentat. Une bombe a explosé devant le convoi présidentiel créant un éboulement. L'opposition crie au scénario monté de toutes pièces pour emprisonner d'autres opposants politiques tout en s'attirant la sympathie de l'opinion internationale.
    26 mars : la Céni annonce les résultats provisoires de l'élection présidentielle : Azali Assoumani est réélu président dès le 1er tour. Après un 1er tour le 24 mars très perturbé par des affrontements entre la population et les forces de l'ordre dans plusieurs localités du pays, ce résultat n'est pas accueilli comme une surprise. Les 12 candidats d'opposition avaient déclaré préalablement qu'ils ne reconnaîtraient pas les résultats de la Céni.
    2 avril : la Cour suprême confirme la victoire du chef de l’État, réélu avec 59,05 % des voix. L’opposition a créé il y a une semaine un Conseil national de transition (CNT), dont le président est emprisonné.
    8 avril : le colonel Soilihi Mohamed, dit Campagnard, sort de prison, placé sous contrôle judiciaire. Il avait été arrêté il y a douze jours par la gendarmerie nationale à son domicile, une heure après avoir proclamé le Conseil national de transition, une sorte de gouvernement parallèle en attendant la tenue de nouvelles élections. Membre du collectif des douze candidats d'opposition au président Azali réélu au 1er tour, il avait vigoureusement dénoncé des fraudes électorales massives et appelé à la désobéissance civile pour protester contre le scrutin du 24 mars que le CNT qualifiait de mascarade.

    Service de la Documentation de RFI, avril 2019

     
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