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    Congo

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    DR

    Situation géographique
    Pays d'Afrique centrale ouvert sur l'océan Atlantique, le Congo est frontalier du Gabon à l’ouest, du Cameroun et de la Centrafrique au nord, de la République démocratique du Congo à l’est et de l’Angola (enclave de Cabinda) au sud. Sa superficie est de 342 000 km².

    Capitale : Brazzaville (1,5 million d'habitants)

    Régime politique : République

    Démographie
    Population : 4,3 millions d'habitants
    Densité : 12,69 hab./km²
    Indice de fécondité : 5
    Croissance démographique : 2,8 %
    Espérance de vie : Femmes : 59,7 ans - Hommes : 56,9 ans

    Société
    Ethnies : Kongos, Tékés, Laris, Mbochis…
    Langues : français (off.), lingala
    Religions : chrétiens (50 %), animistes (48 %)
    Alphabétisation : 85 %
    Développement humain : 140e / 187 pays (PNUD 2014)

    Economie
    Monnaie : franc CFA
    Croissance : 6 % (2014)
    Inflation : 5,3 % (2013)
    PIB par habitant : 3 154 $
    Dette publique : 35,79 % du PIB (est.)

    Chronologie
    15 août 1960 : indépendance de la République du Congo, ancienne colonie française, sous la présidence de l’abbé Fulbert Youlou.
    1969 : le capitaine Marien Ngouabi est porté au pouvoir. Proclamation de la République populaire du Congo et naissance du Parti congolais du travail (PCT), qui deviendra parti unique en 1973.
    1977 : assassinat de Marien Ngouabi. Le pays est dirigé par un Comité militaire du Parti présidé par le général Joachim Yhombi Opango.
    1979 : le colonel Denis Sassou Nguesso prend la présidence du Comité militaire et devient chef de l'Etat.
    1990 : instauration du multipartisme.
    1991 : conférence nationale sur l’avenir du pays.
    1992 : Pascal Lissouba est élu président.
    1997 : Denis Sassou Nguesso reprend le pouvoir à l'issue d'une guerre civile. Il sera réélu en 2002.
    2009 : réélection de Denis Sassou Nguesso avec 78 % des voix.
    2010 : le 18 mars, le Club de Paris annule la totalité de la dette du pays. Entre octobre et février, une épidémie de poliomyélite provoque 204 morts.
    2012 : le 4 mars, des explosions dans un dépôt de munitions d'un régiment de blindés au quartier Mpila (est de Brazzaville) font au moins 282 morts, plus de 2 300 blessés et des milliers de sinistrés.

    2013
    22 août : le général de division Norbert Dabira est mis en examen à Paris pour crimes contre l'humanité.
    16 décembre :  perquisition au domicile du colonel Marcel Ntsourou, soupçonné d'être l'instigateur de l'explosion de la caserne de Mpila en 2012.

    2014
    4 avril : début d'une vaste opération d'"assainissement" qui se transforme en une opération d'expulsion des "Zaïrois", en règle ou non, baptisée "Mbata ya mokolo", "la gifle des aînés" en lingala. Le ministre de l'Intérieur de la RDC, Richard Muyej, accuse le Congo d'avoir procédé à des "expulsions massives sans aucun respect des droits humains". Début juin, le chiffre montait à 137 000 expulsions et retours contraints.
    11 septembre : la justice condamne aux travaux forcés à perpétuité l'ancien chef-adjoint des services de renseignements de Brazzaville, Marcel Ntsourou, critique du président Denis Sassou Nguesso, et dont la milice avait combattu violemment les forces de l'ordre en décembre.
    12 octobre : le Parti congolais du Travail (PCT), parti au pouvoir, et ses alliés remportent sans surprise 36 des 38 sièges qui étaient en jeu, sur les 72 que compte le Sénat.

    2015
    4 août : création de l'«Initiative pour la démocratie au Congo», mouvement de résistance pacifique au projet du pouvoir de changer la Constitution, en vue de l'élection présidentielle de 2016.
    10 août : le président Denis Sassou-Nguesso remanie son gouvernement.
    29 septembre : les juges français en charge de l'enquête dans l'affaire des « biens mal acquis » saisissent plusieurs propriétés soupçonnées d'appartenir à un neveu du président Denis Sassou-Nguesso.
    5 octobre : le gouvernement annonce la tenue le 25 octobre prochain du référendum en vue de changer la Constitution, ce qui permettrait au président Denis Sassou-Nguesso de briguer un nouveau mandat en 2016. Cette annonce provoque de nombreuses manifestations, certaines violentes comme celle du 20 octobre dans la capitale, avec 4 morts.
    25 octobre : les Congolais approuvent à plus de 92 % un projet de nouvelle constitution, faisant sauter les deux verrous interdisant à Sassou-Nguesso de briguer un troisième mandat en 2016 : la limite d'âge et celle du nombre des mandats. Elle sera promulguée le 6 novembre. Présidentielle le 20 mars.

    2016
    25 janvier : le Parti congolais du travail (PCT), au pouvoir, désigne le président Denis Sassou-Nguesso comme son candidat à la présidentielle anticipée du 20 mars.
    20 mars : Denis Sassou-Nguesso est réélu au 1er tour de la présidentielle avec un peu plus de 60 % des voix. Résultats contestés par Guy-Brice Parfait Kolélas, crédité d'un peu plus 15 % des suffrages, et le général Jean-Marie Michel Mokoko arrivé 3ème avec un peu plus de 13 % des voix.
    27 mars : l'opposition, qui conteste la victoire du président sortant Denis Sassou-Nguesso, au pouvoir depuis plus de 30 ans, estime que sa victoire a été volée et appelle le peuple à la revendiquer par des actions légales et pacifiques.
    3 avril : 15 jours après la présidentielle et la réélection contestée du président Denis Sassou-Nguesso, Brazzaville est le théâtre de combats entre les forces de sécurité congolaises et des hommes armés.
    4 avril : 17 personnes sont tuées dans "l'attaque terroriste" ayant visé les quartiers sud de Brazzaville et l'"intervention rapide" de la force publique pour rétablir l'ordre, selon une déclaration du gouvernement.
    8 avril : des hélicoptères de l'armée ont encore pilonné plusieurs localités du département du Pool, précisément dans le district de Goma Tsé Tsé.
    13 avril : la tension ne retombe pas dans le Pool, ce département au sud de Brazzaville où une opération de sécurité visant les partisans du Pasteur Ntumi se poursuit. Dix jours après le début des opérations, le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme dit son inquiétude. L'instance parle de « rapports alarmants » en provenance du Pool et demande au gouvernement de garantir l'accès à la zone pour les humanitaires «sans délai».
    23 avril : Clément Mouamba, cadre de banque formé en France, est choisi comme Premier ministre par le président Denis Sassou-Nguesso, lui-même investi il y a une semaine pour un nouveau mandat de 5 ans.
    4 juin : le gouvernement et les agences du système des Nations unies ont lancé à Kinkala, chef-lieu du département du Pool, une mission conjointe d'évaluation de la situation humanitaire de cette région voisine de Brazzaville à la suite des bombardements organisés par la force publique début avril, en vue de neutraliser les centres de commandement du Pasteur Ntumi.
    27 juin : la femme du chef de l’Etat, Antoinette Sassou-Nguesso, est convoquée par un cabinet d'avocats suite à une décision de justice américaine concernant un bras de fer judiciaire qui oppose le président à l’homme d'affaires anglo-libanais Mohsen Hojeij. Elle ne se présentera pas.
    30 juillet : lancement d'une nouvelle plateforme de l'opposition, dénommée Rassemblement de l'opposition congolaise (ROC).
    11 octobre : cérémonie d'hommage, à Brazzaville, en l'honneur des victimes (18 à 21) des violences qui ont secoué le Pool, dans le sud du pays. L'armée ne cesse de renforcer sa présence dans cette région, où se concentrent les ex-rebelles ninjas proches du pasteur Ntumi. Ce dernier est toujours recherché par les autorités qui l’accusent d’être responsable des violences.
    16 octobre : lors de leur 45e assemblée plénière, les évêques du Congo adressent un message public demandant à l'Etat de garantir la paix et la libération «de tous les prisonniers politiques».
    26 octobre : l'Assemblée nationale interpelle le gouvernement pour éclaircir la situation dans le département du Pool, au sud de Brazzaville.

    2017
    13 janvier : le mouvement citoyen Ras-le-bol dénonce un climat politique malsain marqué par l'arrestation des leaders politiques. Le mouvement déplore de nouvelles charges qui pèsent sur l'opposant Paulin Makaya, déjà condamné à deux ans de prison ferme. Ras-le-bol lance un appel au dialogue entre les politiques et exige la libération de ceux qui sont incarcérés.
    9 mars : le département d’Etat américain publie son rapport sur l’état des droits de l’homme au Congo. Le constat est alarmant : en 2016, la quasi-totalité des droits fondamentaux protégés par les traités internationaux, la Constitution et le code de procédure pénale ont été violés. Sur 40 pages, les faits sont énumérés, bruts, sans commentaire ni interprétation. Et les agents de l’Etat sont désignés comme les principaux responsables.
    26 mai : la province du Pool - déjà sous blocus militaire depuis plus d'un an - est à nouveau théâtre de violences. L'Observatoire congolais des Droits de l'homme (OCDH) s'alarme d'une nouvelle attaque contre des populations civiles dans le département.
    24 juin : Julienne Sassou-Nguesso, l'une des filles du président congolais, et son époux Guy Johnson sont mis en examen par la justice française dans le volet brazzavillois de l'affaire dite des «biens mal acquis», après le neveu Wilfrid Nguesso en mars dernier. Le 11 juillet, mise en examen en France de la belle-sœur du président Denis Sassou Nguesso ainsi que d'un autre neveu pour «blanchiment de détournement de fonds publics».
    2 août : le Parti congolais du travail (PCT) du président Nguesso obtient la majorité absolue au terme des élections législatives dont le second tour a été marqué, le 30 juillet, par des violences et des fraudes impliquant notamment des militaires dans au moins deux circonscriptions de Brazzaville.
    28 août : lassées par la situation de crise humanitaire qui frappe la région du Pool, des femmes congolaises, regroupées au sein d'un mouvement associatif, organisent un meeting à Brazzaville pour demander aux autorités de créer les conditions d'un retour à la normale avant la prochaine rentrée des classes en octobre.
    21 novembre : accord signé entre le gouvernement et le Haut-commissariat aux réfugiés (HCR) de l'ONU pour la mise en place d'une équipe d'urgence humanitaire. Le pays compte des milliers de déplacés internes à cause des violences dans le Pool, mais aussi des sinistrés du fait des pluies et autres catastrophes.
    23 décembre : signature d'un accord de cessez-le-feu et de cessation des hostilités à Kinkala, dans la région du Pool, au sud de Brazzaville, entre des représentants du gouvernement congolais et un représentant de la rébellion du Pasteur Ntumi, Jean-Gustave Ntondo, secrétaire général de son parti, le Conseil national des Républicains (CNR).  Mais l'opposition et la société civile demandent des explications sur les conditions et autres paramètres qui ont abouti à sa signature.

    2018
    17 janvier : début des discussions entre les autorités et les représentants du pasteur Ntumi suite à l'accord de paix. Selon les estimations, 138 000 personnes se sont retrouvées dans une situation humanitaire difficile. L'objectif du dialogue est donc de poursuivre la mise en œuvre du processus de paix.
    21 février : lancement d'une plateforme numérique d'enregistrement mise en place par des agences humanitaires visant à venir en aide aux populations déplacées du Pool. L'opération devra bénéficier, dans un premier temps, à 50 000 personnes au moins.

    Service de la Documentation RFI, mars 2018

     
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