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    Guinée-Bissau

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    Carte : RFI/D. Alpoge

    Situation géographique
    Située entre le Sénégal et la Guinée, la Guinée-Bissau est un pays d’Afrique occidentale ouvert sur l’océan Atlantique. Sa superficie est de 36 125 km².

    Capitale : Bissau (419 000 habitants)

    Régime politique : République

    Démographie
    Population totale : 1,6 million d’habitants
    Densité : 46,05 hab./km²
    Indice de fécondité : 5
    Croissance démographique : 2,1 %
    Espérance de vie : Femmes : 55,6 ans - Hommes : 52,5 ans

    Société
    Ethnies : Balantes, Foulas, Mandjaques…
    Langues : Portugais (officielle), créole, français, peul, malinké…
    Religions : musulmans (55 %), animistes (35 %), chrétiens
    Alphabétisation : 55 %
    Développement humain : 177e / 187 pays (PNUD 2014)

    Economie
    Monnaie : Franc CFA
    Croissance :0,3 % (2013)
    Inflation : 2,6 %
    PIB par habitant : 539 $
    Dette publique : 58,5 % du PIB

    Chronologie
    10 septembre 1974 : indépendance de la Guinée-Bissau, ancienne colonie portugaise.
    1980 : un coup d’Etat renverse le président Luis Cabral au profit de Joao Bernardo Vieira dit « Nino ».
    1984 : Vieira est élu président du Conseil d’Etat par l’Assemblée.
    1991 : instauration du multipartisme
    1994 : premières élections pluralistes, remportées par Vieira
    1999 : Vieira est renversé par un coup d’Etat. Malam Bacaï Sanha est nommé président de transition.
    2000 : Kumba Yala est élu président.
    2005 : Vieira est élu président.
    2008 : le PAIGC (Parti africain pour l’indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert), au pouvoir, remporte les législatives. Son chef, Carlos Gomes Junior, devient Premier ministre.
    2009 : le général Na Waié est tué dans un attentat. Le président Vieira est assassiné par des militaires en mars et Malam Bacaï Sanha est élu président le 26 juillet 2009.

    2012
    9 janvier : décès du président Malam Bacaï Sanha à l'hôpital du Val-de-Grâce à Paris.
    18 mars : premier tour de l'élection présidentielle, remportée par le Premier ministre Carlos Gomes Junior, suivi de l'ex-président Kumba Yala.
    12 avril : la maison du Premier ministre est attaquée par des soldats à la roquette. Il est arrêté avec le président Raimundo Pereira par l'armée, qui propose un gouvernement d' «union nationale». Condamnation internationale du coup d'Etat.
    17 avril : l'Union africaine suspend le pays. Le lendemain, un accord de transition est signé entre la junte et les partis politiques pour la création d'un Conseil national de transition (CNT) destiné à "gérer le processus de transition jusqu'à la tenue d'élections présidentielle et législatives dans un délai maximal de deux ans".
    18 avril : Manuel Serifo Nhamadjo est désigné président de transition.
    21 octobre : tentative de contre-coup d'Etat dirigée par le capitaine Pansau N'Tchama provoquant la mort de 7 personnes.

    2013
    2 avril : l'Agence américaine antidrogue (DEA) arrête le contre-amiral José Américo Bubo Na Tchuto, ex-chef d'état-major de la la Marine, impliqué dans un vaste réseau international de trafic de drogue.
    18 avril : le lieutenant-général Antonio Indjai, chef d'état-major des armées, est inculpé par la justice américaine de complot de narcoterrorisme avec les guérilleros colombiens des FARC.

    2014
    21 février : un décret présidentiel fixe les élections présidentielle et législatives au 13 avril. Les élections auraient dû se tenir un an après le coup d'Etat militaire d'avril 2012, mais ont été reportées à de nombreuses reprises.
    13 avril : la participation au scrutin a été d'environ 89 %. Le PAIGC (principal parti du pays) a remporté la majorité absolue au premier tour des législatives, avec 57 sièges de députés sur 102. Le PRS en a gagné 41, le reste étant partagé par de petits partis. Le second tour de la présidentielle est fixé au 18 mai.
    20 mai : José Mario Vaz, du PAIGC, remporte le second tour de l’élection présidentielle avec 61,90 % des voix, face au candidat de l’armée Nuno Gomes Nabiam. Investiture le 23 juin.
    3 juillet : Domingos Simões Pereira est nommé Premier ministre. Le lendemain, il forme son gouvernement, composé de 16 ministres et 14 secrétaires d'Etat, dont quatre femmes.
    12 août : la Guinée-Bissau décide de fermer ses frontières avec la Guinée, l'un des trois pays les plus durement touchés par l'épidémie de virus Ebola.

    2015
    25 mars :  une conférence internationale organisée à Bruxelles promet "plus d'un milliard d'euros d'aide" pour "consolider la démocratie".
    26 mai : l'Assemblée nationale vote une résolution pour réhabiliter le président Joao Bernardo Vieira, un "héros de l'indépendance", assassiné en 2009 par des militaires.
    13 août : le président José Mario Vaz dissout le gouvernement de Domingos Simoes Pereira. Le 20, il nomme Baciro Dja Premier ministre, investi dans la foulée, en dépit de la contestation de son choix par le parti au pouvoir. Un nouveau gouvernement est formé le 7 septembre. Baciro Dja démissionne deux jours plus tard, après l’invalidation de sa nomination par la Cour suprême. Carlos Correia est nommé Premier ministre le 17 septembre. Un nouveau gouvernement sera investi le 13 octobre.
    22 septembre : le contre-amiral José Zamora Induta, ex-chef de l'armée de Guinée-Bissau, assigné à résidence depuis plus d'un mois pour son implication présumée dans le putsch avorté d'octobre 2012, est transféré dans une prison militaire.
    23 décembre : le Premier ministre Carlos Correia n'obtient pas la majorité au Parlement pour sa déclaration de politique générale, une partie des députés de son parti s'étant abstenus.

    2016
    14 janvier : les quinze députés du Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC, au pouvoir) sont exclus pour s'être abstenus lors du vote sur la déclaration de politique générale le 23 décembre. Le 18 janvier, une crise secoue le PAIGC : la séance à l'Assemblée nationale a failli finir en pugilat, car les 15 députés ont décidé de mener la fronde. Ce jour-là, le plus haut responsable de la police est limogé pour avoir laissé les 15 députés exclus accéder au Parlement.
    11 mai : le président José Mario Vaz, dont le pays traverse une crise politique depuis août 2015, dissout le gouvernement de Carlos Correia mis en place en septembre dernier.
    22 mai : 41 millions d’euros auraient été retirés, sans raison, des caisses de l’Etat au début de ce mois de mai. La justice s'y intéresse de près. Le procureur général, Sedja Mam, pointe du doigt le ministère de l’Economie et des Finances qu’il soupçonne d’avoir facilité ces transactions douteuses. Il a ordonné la fermeture de tous les comptes de l’Etat et ouvert des enquêtes. Plusieurs hauts responsables politiques sont interdits de quitter le pays.
    26 mai : le président José Mario Vaz nomme l'acien ministre de la Défense, Baciro Dja, Premier ministre. Une annonce qui a aussitôt provoqué la colère des militants du PAIGC, le parti au pouvoir, qui ont attaqué à coup de cailloux le palais présidentiel.
    27 mai : le nouveau Premier ministre Baciro Djá prête serment, mais le parti majoritaire, le PAIGC conteste sa nomination car, selon la Constitution, ce n'est pas au président de le désigner, mais au parti majoritaire à l’Assemblée nationale. Leur colère est d'autant plus grande que la Cour suprême avait déjà déclaré inconstitutionnelle la désignation de Baciro Djá au poste de Premier ministre en août 2015. Résultat : l'équipe gouvernementale de l'ancien Premier ministre refuse de démissionner, et donc de quitter le palais gouvernemental.
    31 mai : une mission de la Commission interparlementaire de prévention et résolution des risques de l'Uemoa (Union économique et monétaire ouest-africaine) est à Bissau pour aider à trouver une solution à la crise politique sans précédent que traverse le pays depuis le limogeage du Premier ministre Carlos Correia.
    2 juin : nommé et investi dans la foulée, le nouveau gouvernement de Baciro Dja comprend 31 membres, dont seulement 4 femmes.
    5 juin : la Cédéao désigne trois médiateurs – les chefs d'Etat du Sénégal, du Libéria et de la Guinée – pour résoudre le blocage politique et institutionnel. Le lendemain, les membres du gouvernement libèrent, sans heurts, les bureaux qu'ils refusaient de quitter pour protester contre la nomination d'un nouveau Premier ministre.
    2 juillet : le FMI, la Banque africaine de développement (BAD) et l’Union européenne (UE) suspendet leur appui financier au pays.
    14 août : le président de la Commission de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), Marcel Alain de Sousa, lors d'une visite de deux jours accompagné du nouveau représentant résident de la Cédéao, l'Ivoirien Blaise Diplo, annonce envisager un retrait de ses hommes pour des raisons budgétaires.
    10 septembre : les acteurs de la crise politique qui secoue la Guinée-Bissau depuis plus d'un an acceptent une proposition de sortie de crise soumise par des dirigeants ouest-africains en visite de médiation. La délégation de la Cédéao s'est entretenue avec le président bissau-guinéen José Mario Vaz, des membres de son gouvernement, des membres de partis représentés à l'Assemblée nationale et divers acteurs.
    14 octobre : signature des accords pour une sortie de crise en Guinée, après quatre jours de discussions, sous la houlette du président guinéen Alpha Condé. La nomination d'un nouveau Premier ministre de consensus est prévu.
    5 novembre : après le président guinéen Alpha Condé, médiateur de la crise, et son homologue de Sierra Leone, fin septembre, c’est la présidente de la conférence des chefs d’Etat de la Cedeao, et présidente du Liberia, Ellen Johnson Sirleaf, qui vient à Bissau dans le cadre des négociations visant à trouver une solution de sortie de la crise politico-institutionnelle.
    11 novembre : manifestation devant le palais de la République pour exiger le départ du président José Mario Vaz et l'organisation d'élections générales, organisée par une association récemment créée dénommée «Citoyens conscients et non conformes».
    14 novembre : le président José Mário Vaz annonce la démission du gouvernement dirigé depuis juin par le Premier ministre Baciro Djá et la formation d'une nouvelle équipe, conformément à un accord signé il y a un mois pour sortir le pays d'une longue crise politique. C’est le quatrième gouvernement démis en l’espace de deux ans.
    19 novembre : le président nomme Umaro El Mokhtar Sissoco Embalo Premier ministre. Peu connu dans l’arène politique, cet officier en réserve est l’homme de confiance du président José Mario Vaz. Le 12 décembre, le Premier ministre annonce la liste des membres de sa nouvelle équipe.

    2017
    6 janvier : le président dénonce le détournement d’environ 100 millions d’euros par le gouvernement de son ex-Premier ministre, Domingos Simões Pereira. Il demande à la justice de se saisir du dossier pour poursuivre les auteurs de la malversation.
    14 février : la crise politique en Guinée-Bissau commence à user les patiences à la Cédéao où l'on envisage sérieusement d'accélérer le retrait de l'Ecomib, la force ouest-africaine forte de 550 hommes. Les responsables de la Cédéao estiment qu'il faut envoyer un signal fort au président Vaz qui n'applique pas l'accord de Conakry signé en octobre dernier.
    8 mars : les partisans du gouvernement manifestent devant le Parlement réclamant l’ouverture de l’hémicycle, fermé depuis plus d’un an, empêchant du coup le Premier ministre Umaro Sissoco Embalo de présenter son programme de politique générale. Des accords signés à Conakry en octobre 2016, sous l’égide du président Condé, n’ont apporté aucun changement. Le 12 mars, ses adversaires manifestent et demandent la démission du président Vaz.
    11 mai : le Conseil de sécurité de l’ONU met la pression sur le président José Mario Vaz, lui demandant de nommer un Premier ministre dont le choix respecte l’accord signé en octobre dernier.
    27 mai : nouvelle manifestation pour exiger la démission du président José Mario Vaz. L’intervention de la police fait une dizaine de blessés.
    4 juin : un premier contingent de la force ouest-africaine déployée en Guinée-Bissau (Ecomib) quitte le pays. Le plan de retrait doit prendre fin le 30 juin.
    4 décembre : une mission d’évaluation de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao), conduite par le ministre togolais des Affaires étrangères Robert Dussé, constate l'échec de l’application de l'accord de 2016.

    2018
    14 janvier : le Premier ministre Umaro Sissoco Embalo présente sa démission, dans un contexte politique tendu car le 16 expire le délai fixé par la Cédéao au chef de l'Etat pour qu'il se conforme à l'accord de Conakry, qui prévoit la nomination d'un Premier ministre de consensus jusqu'aux élections législatives prévues au printemps.
    30 janvier : le président José Mario Vaz nomme un nouveau Premier ministre, Augusto Antonio Artur da Silva, afin de former un gouvernement chargé d'organiser des législatives dans les prochains mois.

    Service de la Documentation RFI, janvier 2018

     
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