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    Haïti

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    Situation géographique
    D’une superficie de 27 750 km2, Haïti occupe le tiers occidental de l'île d’Hispaniola. Il est bordé à l’est par la République Dominicaine, au nord, au sud et à l’ouest par l'Atlantique et la mer des Caraïbes.

    Capitale
    Port-au-Prince (807 000 habitants)

    Régime politique
    République

    Démographie
    Population : 10 173 000 habitants
    Densité : 366,62 hab./km2
    Indice de fécondité : 3,2
    Croissance démographique : 1,52 %
    Espérance de vie : Femmes : 64,6 ans - Hommes : 60,9 ans

    Société
    Ethnies : Noirs, Métis
    Langues : créole haïtien, français, anglais
    Religions : catholiques 80 %, protestants 16 %
    Alphabétisation : 48 %
    Développement humain : 168e / 187 pays (PNUD 2014)

    Economie
    Monnaie : gourde
    Croissance : 4,3 % (2013)
    Inflation : 4,5 %
    PIB par habitant : 771 $
    Dette publique : 21 % du PIB

    Chronologie
    1er janvier 1804 : proclamation de l’indépendance d’Haïti, ancienne colonie française
    1806-1820 : scission du pays en quatre entités. La réunification s’opère progressivement à partir de 1822.
    1844 : sécession de la partie orientale de l’île qui devient la République dominicaine
    1850-1915 : succession de régimes autoritaires sur fond de guerres civiles et d'agitation sociale
    1915-1934 : occupation du pays par les États-Unis, qui répriment brutalement les mouvements insurrectionnels
    1937 : tension avec la République dominicaine à la suite du massacre de 20 000 Haïtiens
    1937-1957 : période d’instabilité gouvernementale ponctuée par des coups d’État militaires et des retours à la démocratie
    1957 : victoire de François Duvalier à l’élection présidentielle
    1961 : la dissolution du Parlement concrétise la mise en place d’une dictature.
    1964 : François Duvalier se fait proclamer « président à vie » et appuie sa politique répressive sur une milice paramilitaire, « les tontons macoutes ».
    1971 : à la mort de son père, François Duvalier, Jean-Claude Duvalier devient président de la République. Il est renversé par un soulèvement populaire en 1986.
    1988-1994 : les juntes militaires renversent tous les présidents élus au suffrage universel.
    1994 : intervention militaire dirigée par les États-Unis, qui rétablissent Jean-Bertrand Aristide dans ses fonctions de président de la République, poste qu’il occupera à nouveau de 2001 à 2004.
    1996-2001 : René Préval devient président de la République dans une période d’instabilité gouvernementale marquée par une succession d’assassinats et une montée en puissance des narcotrafiquants.
    2002 : son admission dans la Communauté des Caraïbes (Caricom) illustre la rupture de l’isolement international du pays.
    2004 : une force internationale oblige Jean-Bertrand Aristide à quitter le pouvoir.
    2006 : arbitrage de la Force des Nations unies pour le maintien de la paix en Haïti (Minustah) aux élections présidentielles. René Préval redevient président de la République.
    2008 : « émeutes de la faim » à Port-au-Prince causées par la hausse du prix des aliments de base.
    2010 : en janvier, un séisme ravage le pays et provoque la mort de plus de 220 000 personnes. En octobre, une épidémie de choléra termine d’aggraver la situation humanitaire et politique.

    2011
    16 janvier : l’ancien dictateur Jean-Claude Duvalier, dit « Bébé Doc », chassé du pouvoir par une révolte populaire en 1986, rentre au pays après 25 ans d’exil en France. Il est inculpé deux jours plus tard de corruption et de détournement de fonds publics.
    En mars, Michel Martelly remporte l’élection présidentielle.
    En avril, la contestation du résultat des élections législatives relance la crise politique et empêche la formation d’un gouvernement. Le blocage engendre une recrudescence de la criminalité que la Minustah ne parvient pas à contrôler.
    En juillet, le président Martelly désigne le juriste Bernard Gousse Premier ministre (candidature rejetée le 5 août) et lance la reconstruction de Port-au-Prince. Finalement, c’est le 20 septembre que Garry Conille sera confirmé au poste de Premier ministre par les députés.

    2012
    30 janvier : Carvès Jean, juge d'instruction chargé du dossier de l'ancien dictateur haïtien Jean-Claude Duvalier, annonce que son instruction est terminée. Il recommande que Jean-Claude Duvalier, soupçonné d'avoir détourné durant sa présidence, de 1971 à 1986, entre 300 et 800 millions de dollars, soit jugé uniquement pour détournement de fonds publics et non pour violations des droits de l'homme. Il risque 5 ans de prison.
    24 février : le Premier ministre Garry Conille démissionne.
    28 février : une enquête est ouverte pour trafic de drogue contre l'ancien président Jean-Bertrand Aristide, en exil en Afrique du Sud après avoir été renversé en 2004.
    14 mai : l’ancien ministre des Affaires étrangères, Laurent Lamothe, devient Premier ministre.
    17-18 octobre : dans plusieurs villes, des milliers de personnes manifestent contre la vie chère et demandent la démission du président Michel Martelly.

    2013
    21 février : « Non recevable ». Telle est la réponse de l'ONU aux 5 000 victimes du choléra en Haïti qui depuis deux ans lui réclament une indemnisation. Selon l'OMS, l'épidémie, dont l'origine a été attribuée par plusieurs experts à des casques bleus népalais déployés en Haïti, a infecté plus de 620 000 personnes et fait plus de 7 700 morts depuis octobre 2010.
    7 mars : ouverture du procès de l’ancien dictateur Jean-Claude Duvalier
    26 novembre : des garde-côtes américains annoncent qu’une trentaine d'immigrants haïtiens sont morts et 110 autres ont été secourus lorsque leur voilier a chaviré au large des côtes de l'île de Staniel Cay, dans l'archipel des Bahamas.

    2014
    20 février : la cour d’appel de Port-au-Prince décide que Jean-Claude Duvalier, accusé notamment d’assassinats, de tortures et de disparitions, pourra être jugé pour « crimes contre l’humanité ». Il décèdera le 4 octobre, à 63 ans, victime d’une crise cardiaque.
    14 décembre : le premier ministre Laurent Lamothe démissionne en pleine crise politique après plusieurs manifestations anti-gouvernementales.

    2015
    18 janvier
    : le président Michel Martelly annonce la formation d'un gouvernement de consensus pour tenter de sortir le pays de la crise politique née de l'impossibilité d'organiser des élections législatives. Il confie le poste de premier ministre à Evans Paul, un opposant politique.
    17 février : au moins 16 personnes sont mortes électrocutées par un câble à haute tension, et une quarantaine ont été blessées, pendant le défilé du carnaval à Port-au-Prince.
    9 août : 1er tour des législatives, premier scrutin avec de violents incidents organisé depuis l'arrivée au pouvoir du président Michel Martelly en mai 2011. 2nd tour le 25 octobre.
    25 octobre : élections générales pour élire maires, députés et sénateurs. Et le 1er tour de l’élection présidentielle. Les résultats tombent le 5 novembre : selon le Conseil électoral provisoire, Jovenel Moïse, candidat du pouvoir en place et Jude Célestin, proche de l'ancien président René Préval, vont s'affronter lors du second tour prévu le 27 décembre.
    18 novembre : manifestation de l'opposition au président Michel Martelly : plusieurs personnes sont blessées par la police qui a tiré des balles en caoutchouc mais aussi des balles réelles sur la foule rassemblée devant le siège du conseil électoral. Les opposants protestent depuis deux semaines contre les résultats du 1er tour du scrutin présidentiel qui donnent le candidat du pouvoir en première position.
    21 décembre : le Conseil électoral provisoire reporte le 2nd tour de la présidentielle et des législatives, mais l'opposition réclame toujours une commission indépendante pour enquêter sur les accusations de fraudes qui ont émaillé le 1er tour .

    2016
    3 janvier : selon le rapport de la Commission indépendante électorale, mandatée par décret présidentiel, remis au président Martelly, les élections du 25 octobre ont été entachées de graves irrégularités.
    6 janvier : le président décide de passer outre les critiques et d'avancer coûte que coûte dans le processus électoral en publiant un décret qui convoque les électeurs au second tour de la présidentielle et des législatives partielles pour le 24 janvier prochain.
    18 janvier : le candidat de l’opposition Jude Célestin annonce qu’il boycottera le second tour de la présidentielle. Le lendemain, des manifestations des opposants les plus radicaux au pouvoir en place s'enchaînent avec un regain de tension et d'incidents.
    24 janvier : manifestation contre le gouvernement, le second tour est reporté sine die à la dernière minute pour des questions de sécurité.
    24 mars : les députés et sénateurs accordent leur confiance au nouveau Premier ministre Enex Jean-Charles. Le 29, plus d'un mois et demi après l'installation d'un président provisoire, Haïti dispose enfin d'un nouveau gouvernement, avec quinze ministres dont trois femmes seulement.

    Documentation RFI, mars 2016

     
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