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    Iran

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    Situation géographique
    Bordé au nord par la mer Caspienne et au sud par le golfe Persique, l’Iran est frontalier au nord-est du Turkménistan, à l'est de l’Afghanistan et du Pakistan, au nord-ouest de l’Azerbaïdjan, de l’Arménie, de la Turquie et à l'ouest de l’Irak. Sa superficie est de1 648 000 km². La majeure partie du pays est constituée d’un haut plateau. Le pétrole est sa principale richesse.

    Capitale : Téhéran (8,7 millions d’habitants)

    Régime politique : République islamique

    Démographie
    Population totale : 74 millions d'habitants
    Densité : 45,38 hab/km²
    Indice de fécondité : 1,6
    Croissance démographique : 1,29 %
    Espérance de vie : Femmes : 75 ans
    Hommes : 71 ans

    Société
    Langues : persan, turc (azéri), kurde
    Religions : musulmans : chiites (89 %), sunnites (9 %)
    Taux d’alphabétisation : 85 %
    Développement humain : 76e / 186 pays ( PNUD 2013)

    Economie
    Monnaie : rial iranien
    Croissance : - 0,94 % (2012)
    Dette publique : 13,6 % du PIB
    PIB par habitant : 4 425 $
    Inflation : 20,6 %

    Chronologie
    1979 : chute du Shah, retour triomphal de l’ayatollah Khomeiny qui proclame la République islamique.
    1980 : début de la guerre avec l’Irak. Elle prendra fin en 1988 et fera un million de morts.
    1981 : Ali Khamenei est élu président de la République.
    1989 : décès de l’ayatollah Khomeiny. Ali Khamenei lui succède en tant que « Guide de la République islamique ». Ali Akbar Hachemi Rafsandjani devient président.
    1997 : Mohammad Khatami, réformateur, est élu président de la République. Il sera réélu en 2001.
    2000 : les réformateurs obtiennent la majorité au Parlement avec 170 sièges sur 209.
    2003 : victoire des conservateurs aux élections municipales. Mahmoud Ahmadinejad devient maire de Téhéran. L’Iran signe le protocole additionnel du Traité de non prolifération des armes nucléaires (TNP), qui octroie à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) un droit d’inspection.
    2005 : Mahmoud Ahmadinejad est élu président.
    2006 : l’Iran poursuit son programme nucléaire contre l’avis de l’AIEA. Le Conseil de sécurité de l’ONU décide d’appliquer des sanctions commerciales.
    2007 : nouvelles sanctions de l’ONU. L’Iran ne renonce pas à la production d’uranium enrichi.
    2008 : victoire des conservateurs aux élections législatives.
    2009 : réélection contestée du président Ahmadinejad en juin suivie de plusieurs jours de manifestations et de protestations de masse finalement réprimées. En juillet, une universitaire française, Clotilde Reiss, est arrêtée, soupçonnée d'espionnage. Elle comparaît le 8 août et est libérée sous caution une semaine plus tard. Elle rentre en France en mai 2010. Fin novembre, l'AIEA condamne l'Iran pour son programme nucléaire.
    2010 : en février, l'Iran entame la production d'uranium enrichi à 20 %.
    2011 : les discussions Iran/5+1, reprises en décembre à Genève après 14 mois d'interruption, échouent en janvier. Le 8 novembre, l'AIEA évoque une « possible dimension militaire » du programme nucléaire iranien. Le 31 décembre, les sanctions américaines contre le secteur financier iranien sont renforcées.
    2012 : en jan/fév, Israël menace l'Iran de bombardements afin de paralyser son programme nucléaire, tandis que Washington et ses alliés renforcent encore les sanctions contre la République islamique, visant notamment son secteur financier et pétrolier. Le 4 mai, les conservateurs remportent les législatives.

    2013
    F
    évrier : l'AIEA annonce que l'Iran a commencé à installer des centrifugeuses plus modernes sur son site d'enrichissement d'uranium de Natanz. Interrompues depuis juin 2012, les négociations sur le programme nucléaire iranien reprennent entre Téhéran et les grandes puissances, en février, sans donner de résultat.
    14 juin : le modéré Hassan Rohani, ancien négociateur nucléaire sous le président Khatami, remporte la présidentielle. Deux jours après son investiture, le président Rohani se dit prêt à des "négociations sérieuses" sur le nucléaire.
    24 novembre : après plusieurs mois de discussions, l'Iran et les grandes puissances parviennent à un accord intérimaire. Celui-ci permet permet de limiter le programme nucléaire iranien à des activités uniquement civiles en échange d'une levée partielle des sanctions économiques.

    2014
    Mai : depuis le début du mois, des dizaines de milliers de femmes protestent sur les réseaux sociaux contre la législation imposant le port du hijab. Parti de Grande-Bretagne, le mouvement prend de l'ampleur et gène le gouvernement.
    20 mai : comme pour l'Euro 2012, la mixité est interdite dans les cinémas iraniens retransmettant les matchs de la Coupe du monde de foot 2014 pour protéger leur dignité face au comportement parfois « vulgaire » des hommes.
    21 mai : six jeunes Iraniens sont arrêtés par la police pour s'être filmés en dansant et chantant sur la chanson "Happy" de Pharrell Williams.
    21 octobre : l'ayatollah Mohammad-Reza Mahdavi Kani, président de l'Assemblée des experts, plus haute instance religieuse iranienne, chargée de superviser les activités du guide suprême, décède après plusieurs mois de coma.
    25 octobre : Reyhaneh Jabbari, Iranienne de 26 ans, est pendue, condamnée à mort en 2009 pour le meurtre, deux ans plus tôt, d’un homme qui l’avait, selon elle, agressée sexuellement.

    2015
    15 février
    : le cinéaste iranien dissident Jafar Panahi remporte l’Ours d’or de la 65ème Berlinale pour son film "Taxi", une chronique de la société iranienne à travers les déambulations d'un chauffeur de taxi à Téhéran.
    2 avril : au terme de huit jours de négociations marathon à Lausanne, l'Iran et les grandes puissances concluent un accord d'étape visant à encadrer les activités nucléaires de l'Iran pendant dix ans au moins.
    14 juilletsignature d'un accord historique entre l'Iran et les grandes puissances, mettant fin à 12 années de tensions autour du dossier nucléaire iranien et ouvrant une "nouvelle page" dans les relations internationales. L'accord rend quasi impossible la construction d'une bombe atomique par Téhéran.
    20 juillet : le Conseil de sécurité de l’ONU vote à l’unanimité une résolution qui entérine l’accord sur le nucléaire iranien conclu le 14 à Vienne. Ce texte prévoit une levée progressive des sanctions à la condition que l’Iran respecte ses engagements. Mais l’embargo sur les armes et les technologies balistiques est maintenu pour respectivement 5 ans et 8 ans.
    23 juillet : dans un nouveau rapport, Amnesty International dénonce une «frénésie d'exécutions» en Iran : «les autorités iraniennes ont exécuté 694 personnes entre le 1er janvier et le 15 juillet 201 », un nombre sans précédent dans le pays, soit en moyenne trois personnes par jour.
    10 août : Mehdi Hachémi, l'un des fils de l'ex-président iranien Ali Akbar Hachémi Rafsandjani, se rend à la prison d'Evine à Téhéran pour y purger une peine de dix ans de prison pour crimes économiques et atteinte à la sécurité nationale.
    22 août : l'Iran présente un nouveau missile à courte portée, affirmant qu'une telle arme était une nécessité à titre défensif dans la région.
    10 septembre : le Congrès américain entérine l'accord sur le nucléaire iranien. Les républicains n'ont pas réussi à bloquer le texte. Son adoption est aussi une victoire politique pour le président américain Obama alors que les démocrates sont minoritaires au Sénat comme à la chambre des représentants.
    24 septembre : les autorités iraniennes déplorent la mort de 131 ressortissants dans la bousculade tragique à La Mecque. Téhéran met directement en cause la responsabilité des autorités saoudiennes pour «mauvaise gestion du pèlerinage». Cinq jours après la bousculade meurtrière au hadj, le ton monte entre l'Iran chiite et l'Arabie saoudite sunnite qui accuse Téhéran de chercher à « politiser » le pèlerinage musulman de La Mecque.
    12 octobre : les Iraniens rencontrent toujours des problèmes pour accéder à certains sites internet. Les réseaux sociaux Facebook, Twitter ou les applications Viber et WeChat sont toujours filtrés.
    13 octobre : trois mois après sa conclusion, les députés approuvent l'accord nucléaire avec les grandes puissances par 161 voix « pour », 59 « contre » et 13 abstentions.
    14 octobre : l'Iran montre à nouveau les muscles : la télévision d'Etat diffuse des images d'une base souterraine, creusée quelque part dans le pays. On y voit des dizaines de missiles de plusieurs types dont certains de longue portée. Il y a trois jours à peine, le ministère iranien de la Défense se félicitait du tir d'essai réussi d'un de ces missiles.
    28 octobre : la diplomatie américaine convie l'Iran aux pourparlers de Vienne sur la Syrie qui compteront également sur la présence de nations européennes.
    4 novembre : plusieurs journalistes sont arrêtés ces derniers jours alors que les responsables conservateurs ont lancé des mises en garde contre l'infiltration des Etats-Unis après l'accord nucléaire.
    22 novembre : Jason Rezaian, correspondant du Washington Post en Iran, arrêté en juillet 2014, est condamné à une peine de prison. Il est accusé par Téhéran d'«espionnage» et de «collaboration avec des gouvernements hostiles». La justice iranienne ne précise pas pour l'instant la nature de la peine prononcée.
    26 décembre : c’est un chiffre sans précédent : quelque 12 000 candidats se sont inscrits pour les élections législatives de février 2016 alors que le Parlement compte seulement 290 membres. Ce chiffre est en hausse de plus de 100 % par rapport aux législatives d’il y a quatre ans. Les femmes représentent 11 % des inscrits, contre 8 %.

    2016
    2 janvier : l'exécution par l'Arabie saoudite du chef religieux chiite Nimr Baqr al-Nimr provoque la colère de l'Iran chiite. Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères condamne vigoureusement l'exécution du dignitaire religieux chiite. Le lendemain, le ministre saoudien des Affaires étrangères annonce la rupture des relations diplomatiques de l'Arabie saoudite avec l'Iran, après l'attaque de son ambassade à Téhéran et la violente réaction iranienne à l'exécution du cheikh al-Nimr.
    Le 4, le Soudan annonce la rupture de ses relations diplomatiques avec l'Iran, alors que les tensions entre pays chiites et sunnites ne cessent de monter depuis l'exécution du cheikh Nimr Baqer al-Nimr.
    5 janvier : nouvelle démonstration de force de l'Iran, avec des images d'une seconde base de missiles souterraine. Selon les Gardiens de la révolution, ces bases sont enfouies à plus de 500 mètres sous terre. De plus, on peut voir un nombre important de missiles Emad d'une portée de 1 700 kilomètres, qui ont la capacité d'être guidés à distance.
    7 janvier : le gouvernement interdit l'entrée de tous les produits saoudiens ou expédiés depuis l'Arabie saoudite et accuse l'aviation saoudienne d'avoir délibérément bombardé son ambassade à Sanaa, au Yémen.
    10 janvier : la Ligue arabe apporte son soutien à l'Arabie saoudite dans la crise qui l'oppose à l'Iran depuis l'exécution du chef religieux chiite Nimr Baqr al-Nimr et l'agression contre l'ambassade de Riyad à Téhéran. Le lendemain, le gouvernement limoge le vice-gouverneur de Téhéran Safar-Ali Baratlou pour défaillance lors de l'attaque de manifestants contre l'ambassade de l'Arabie saoudite, une manière de montrer que le gouvernement est déterminé à punir les responsables.
    12 janvier : deux navires militaires américains sont appréhendés par l'Iran. Le lendemain, le gouvernement annonce avoir relâché les dix marins américains arrêtés la veille dans ses eaux territoriales.
    16 janvier : l'accord nucléaire entre l'Iran et les grandes puissances doit entrer en vigueur ce week-end. Signe de rapprochement, les deux pays ont procédé à un échange de prisonniers. Le journaliste irano-américain du Washington Post Jason Rezaian et le pasteur irano-américain Saïd Abdeini sont parmi les quatre Iraniens bi-nationaux libérés dans le cadre de cet échange.
    Ce même jour, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) donne son feu vert à l'entrée en vigueur de l'accord nucléaire historique conclu entre l'Iran et les grandes puissances, soulignant que Téhéran a tenu ses engagements en vue d'une levée des sanctions internationales.
    17 janvier : nouvelles sanctions américaines contre le programme balistique de l'Iran annoncées immédiatement après la fin de la conférence du président Rohani. Elles visent onze personnes et entités après deux tests de missiles en octobre et en novembre 2015.
    26 février : 1er tour des législatives : si réformateurs et modérés ont fait une percée avec 95 sièges obtenus, la majorité au Parlement leur échappe toutefois, les conservateurs ayant gagné 105 sièges. Hormis la vingtaine de sièges complémentaires attribués aux indépendants et aux religieux, c’est bien les 69 sièges restant en ballottage que les «progressistes», attachés au président Rohani, vont s’acharner à obtenir, lors du second tour prévu en avril 2016.
    9 mars : l'Iran procède pour la seconde journée consécutive à une série de tirs de missiles balistiques pour démonter la capacité de dissuasion du pays.
    26 avril : la justice condamne quatre journalistes à de lourdes peines de prison pour «collusion» avec des gouvernements étrangers et atteinte à «la sécurité nationale».
    29 avril : à l'issue des élections législatives, le nouveau Parlement compte 17 femmes contre seulement 16 religieux alors que le Parlement sortant compte 27 religieux contre seulement 9 femmes. Si l'on considère l’évolution depuis les débuts de la révolution islamique de 1979, elle est encore plus frappante : le premier Parlement élu immédiatement après la révolution comptait 164 religieux soit dix fois plus que le nouveau Parlement iranien.
    29 mai : le conservateur modéré Ali Larijani est largement réélu président du Parlement avec 173 voix contre 103 à son adversaire réformateur Mohammad Reza Aref. Les conservateurs dirigent donc à la fois le Parlement et l'Assemblée des experts.
    30 juin : depuis deux mois, le gouvernement du président modéré Hassan Rohani est confronté aux critiques après la publication de fiches de salaires exorbitants qui l'ont finalement poussé à limoger plusieurs présidents de banques d'Etat et de la Caisse du développement du pays.
    24 juillet : les autorités détruisent 100 000 antennes paraboliques et autre matériel de réception de la télévision par satellite.
    7 août : Shahram Amiri, 39 ans, scientifique nucléaire iranien, est exécuté accusé d'espionnage au profit des Etats-Unis. Il avait séjourné aux Etats-Unis et n'avait plus donné de nouvelles depuis son retour en Iran, il y a plus de 5 ans. Selon la presse américaine, il aurait fourni, il y a plusieurs années, des informations secrètes sur le programme nucléaire de Téhéran.
    7 septembre : la guerre des mots entre l'Iran et l'Arabie saoudite atteint son paroxysme avec des accusations réciproques, acerbes et agressives, à quelques jours du pèlerinage musulman à La Mecque dont les Iraniens ont été exclus cette année.
    2 octobre : près de 400 fonctionnaires ayant indûment perçu des salaires trop élevés devront être jugés, selon les conclusions d'un audit présenté devant le Parlement.
    13 novembre : les autorités ferment les crèches et les écoles primaires en raison des pics de pollution enregistrés à Téhéran depuis une semaine. De même, la circulation alternée est étendue à une zone plus importante dans le centre de la capitale et certaines usines sont fermées en province.

    Documentation RFI, novembre 2016

     
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