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    Kenya

    media

    Situation géographique
    Pays d’Afrique orientale de 582.650 km², limitrophe de la Tanzanie, de l’Ouganda, du Soudan, de l’Ethiopie et de la Somalie.

    Capitale : Nairobi (3,5 millions d'habitants)

    Régime politique : République

    Démographie
    Population totale : 41,6 millions d’habitants
    Densité : 71,70 hab./km²
    Indice de fécondité : 4,6
    Croissance démographique : 2,3 %
    Espérance de vie : Femmes : 58 ans - Hommes : 56 ans

    Société
    Ethnies : Kikuyus, Luhyas, Luos, Kalenjins, Kambas…
    Langues : anglais, swahili (officielles), plus de 40 autres langues
    Religions : chrétiens (78 %), musulmans (10 %), animistes (10 %)
    Alphabétisation : 87 %
    Développement humain : 145ème sur 186 (PNUD 2013)

    Economie
    Monnaie : shilling kenyan
    Croissance : 5,13 % (20129)
    Inflation : 14 %
    PIB par habitant : 808 $
    Dette publique : 48,5 % du PIB

    Chronologie
    12 décembre 1963 : indépendance du Kenya, ancienne colonie britannique, sous la présidence de Jomo Kenyatta. Il restera chef de l’Etat jusqu’à sa mort en 1978.
    1978 : Daniel Arap Moi devient président de la République jusqu’en 2002.
    1982 : instauration du système du parti unique jusqu’en 1991 où est introduit le système politique multipartite.
    2002 : Mwai Kibaki remporte l’élection présidentielle.
    2007 : réélection contestée de Mwai Kibaki, où les violences ont fait 1.500 morts et 300.000 déplacés.
    2008 : médiation confiée à Kofi Annan, qui aboutit à un partage du pouvoir et à la mise en place d’un gouvernement de grande coalition où majorité présidentielle et opposition sont représentés à parité. Un poste de Premier ministre est créé et confié à Raila Odinga, ancien rival à la présidentielle.
    2010 : référendum et promulgation de la nouvelle Constitution en août.

    2011
    12 septembre : l'explosion d'un oléoduc dans un bidonville de Nairobi provoque la mort de 120 personnes.
    15 octobre : suite à l'enlèvement de plusieurs touristes, l'armée kényane intervient dans le sud de la Somalie pour créer une zone tampon.

    2012
    23 janvier : la CPI confirme les charges contre Uhuru Kenyatta, William Ruto, Joshua Arap Sang et Francis Muthaura, accusés d'être responsables des violences post-électorales de 2007-2008.
    8 mars : 25 000 infirmières du secteur public en grève sont licenciées. Le 10 novembre, 42 policiers sont massacrés, à Baragoi, dans le nord du pays, suite à une embuscade de voleurs de bétail.

    2013
    4 mars : élection présidentielle, victoire d'Uhuru Kenyatta.
    6 juin : "le gouvernement britannique regrette sincèrement que des abus (torture et mauvais traitements) aient eu lieu" durant l'insurrection mau-mau entre 1952 et 1960 et annonce un accord d'indemnisation à l'amiable avec les 5 228 survivants.
    10 septembre : procès du vice-président kényan William Ruto devant la CPI aux Pays-Bas.
    21 au 24 septembre : 72 personnes trouvent la mort dans l'attaque du centre commercial Westgate à Nairobi par un commando islamiste de Shebab somaliens.

    2014
    23 janvier : la Cour pénale internationale (CPI) reporte sine die l'ouverture du procès pour crimes contre l'humanité du président Uhuru Kenyatta.
    8 mars : le président kényan annonce une réduction de 20 % de son salaire et de celui de son vice-président William Ruto, ainsi qu'une baisse de 10 % des traitements des ministres, en vue de réduire les dépenses publiques.
    20 mars : le Parlement légalise la polygamie, les députés votant une loi qui permet aux hommes d'épouser autant de femmes qu'ils le souhaitent, sans en toucher mot à leur première épouse.
    1er avril : la police kényane arrête plus de 650 personnes, dans les 24 heures qui suivent le triple attentat dans le grand quartier somalien de Nairobi, ayant fait six morts et une trentaine de blessés. Ce même jour, Abubaker Shariff Ahmed alias "Makaburi", figure de l'islam radical, accusé d'être un relais des shebab somaliens, est tué par balles à Mombasa.
    8 avril : environ 4 000 personnes, principalement somaliennes ou kényanes d'ethnie somali, sont arrêtées à Nairobi, et une partie reste retenue dans un complexe sportif.
    13 mai : au moins 105 personnes ont trouvé la mort depuis le 4 mai dernier, tandis que 133 autres personnes reçoivent des soins, après avoir absorbé de la chang’aa, une bière de fabrication artisanale, provenant certainement d’un stock empoisonné.
    15-16 juin : deux raids nocturnes commis par des hommes armés pendant la retransmission des matches de la Coupe du monde de football font une soixantaine de morts dans la localité de Mpeketoni et un village voisin, dans la région côtière de l'archipel touristique de Lamu (est). Le lendemain, les Etats-Unis évacuent d'une partie du personnel de leur ambassade vers d'autres pays.
    23 juin : première réunion à Nairobi de la nouvelle Assemblée des Nations unies pour l'environnement (UNEA) avec pour objectif de faire de l'environnement un sujet aussi important que la paix, la sécurité, le commerce ou la santé.
    1er juillet : lancement d'une campagne contre le commerce illégal des grands singes, un "esclavage" qui rapporte des millions de dollars et les menace de disparition.
    5 juillet : au moins 21 personnes sont tuées lors de nouvelles attaques dans la région proche de l'archipel touristique de Lamu (sud-est).
    8 octobre : le président kényan Uhuru Kenyatta devient le premier chef d'Etat à comparaître en cours de mandat devant la Cour pénale internationale où sa défense a demandé l'abandon des poursuites pour crimes contre l'humanité lors des violences qui ont déchiré le Kenya en 2007 et 2008.
    1er novembre : une embuscade dans le nord du pays provoque la mort de 22 personnes, dont 20 policiers et deux civils.
    20 novembre : le gouvernement annonce l'ouverture d'une enquête après la découverte de 12 000 faux noms dans les registres de la fonction publique, une anomalie qui lui fait soupçonner une vaste arnaque.
    22 novembre : attaque d'un autocar au cours de laquelle des hommes armés exécutent 28 passagers dans la région de Mandera, nord-est du pays. Le groupe somalien des shebab revendique l'attaque.
    2 décembre : Au moins 36 personnes sont tuées dans la nuit près de Mandera dans
    un raid revendiqué par les islamistes somaliens shebab.
    5 décembre : la CPI abandonne les charges à l'encontre du président kényan. Elu à la présidence du Kenya en mars 2013, Uhuru Kenyatta était accusé d'avoir co-orchestré les violences à caractère ethnique qui ont fait 1.200 morts après l'élection présidentielle de décembre 2007.

    2015
    3 mars : le président Uhuru Kenyatta fait brûler à Nairobi 15 tonnes d'ivoire, le plus important volume jamais incinéré en Afrique, et promet de détruire d'ici fin 2015 l'ensemble du stock d'ivoire du Kenya, estimé à 100 tonnes.
    30 mars : le président limoge 4 ministres - transports, énergie, travail et agriculture - ainsi que 12 fonctionnaires suite à une enquête de la commission gouvernementale anti-corruption.
    2 avril : 148 personnes, essentiellement des étudiants, sont tuées à l'université de Garissa (est), prise d'assaut durant 16 heures par des islamistes somaliens shebab.
    24 août : la Cour suprême approuve l’augmentation de salaires de 50 % des professeurs du pays. La bataille des salaires des profs remonte à l’indépendance, il y a plus de cinquante ans. Le Kenya compte autour de 288 000 enseignants et les moins bien payés gagnent à peine 140 euros par mois.
    10 novembre : la ministre de la décentralisation et du plan, Anne Waiguru, est convoquée devant la Commission d’éthique et anticorruption du Parlement pour s'expliquer sur l'achat d'équipements de bureau, qui comprend un piano, des distributeurs de préservatifs et des sex-toys. Elle démissionne le 21, officiellement pour raisons de santé. Selon un rapport du contrôleur général, à peine 1 % des dépenses du gouvernement répond aux règles comptables. Le 12, onze ambassadeurs basés à Nairobi (dont la France, l'UE, le Royaume-Uni, le Japon et les Etats-Unis) cosignent une déclaration dénonçant l’impunité au Kenya et estiment que la corruption "compromet(tait)" l'avenir du pays en menaçant sa croissance économique et sa sécurité.
    14 novembre : le Kenya, nation majeure de l’athlétisme en plein scandale de dopage, et pays dont plusieurs athlètes ont récemment été contrôlés positifs, décide la création « immédiate » d’une agence nationale antidopage.
    24 novembre : le président Kenyatta remanie son gouvernement en destituant de leurs fonctions cinq ministres impliqués dans des scandales de corruption.
    30 novembre : un exercice de sécurité, stimulant une attaque terroriste, sur le campus de l'université à Nairobi, provoque un mouvement de panique. Une personne est tuée et 40 autres blessées, dont deux grièvement.
    2 décembre : le ministère public envoie un ultimatum à la police et au gouvernement pour qu'ils justifient l'utilisation d'un euro bond d'une valeur de 1,9 milliard d'euros, emprunté en juin 2015 et qui se serait, en partie, volatilisé.

    2016
    4 janvier : réouverture du campus universitaire de Garissa, dans le nord-est du pays, où, le 2 avril dernier, un commando des islamistes somaliens al-Shabab avait tué 148 étudiants.
    14 janvier : les miliciens islamistes Shebab attaquent un camp militaire abritant des soldats somaliens et des membres kényans de l'Amisom, la Mission de l'Union africaine.
    22 février : le directeur général de la fédération d'athlétisme, Isaac Mwangi, est suspendu 6 mois de toutes fonctions par la commission d'éthique de la fédération internationale (Iaaf), en attendant la conclusion d’une enquête. Le Kenya, soupçonné d’abriter plusieurs cas de dopage et de corruption, est sous la menace d’une mise à l’écart pour les Jeux olympiques 2016.
    18 mars : un homme est blessé par un lion dans une rue très fréquentée de la capitale. C'est la troisième fois ce mois-ci qu'un lion s’échappe du parc national de Nairobi.
    5 avril : la Cour pénale internationale prononce un non-lieu dans l'affaire William Ruto. Le vice-président du Kenya était poursuivi pour des meurtres, persécutions et déportations commis après la réélection du président Mwai Kibaki en 2007.
    30 avril : le gouvernement brûle 105 tonnes d'ivoire pour lutter contre la contrebande. C’est la plus grosse incinération de défense d’éléphant jamais organisée pour alerter le monde sur la gravité du trafic d’ivoire.
    6 juin : l'opposition à nouveau dans la rue pour protester contre la Commission électorale, favorable selon elle au camp présidentiel. La police interdit ces rassemblements, mais la Haute Cour kényane a autorisé les militants de l'opposition à manifester.
    23 juin : un avocat spécialisé dans les droits de l'homme, travaillant pour une ONG américaine, Willie Kimani, son client et un chauffeur qui les conduisaient sont portés disparus, juste après une audience dans un tribunal d'une banlieue de Nairobi. Quelques jours plus tard, découverte des corps des trois hommes, atrocement tués. Très vite, les soupçons se sont portés sur la police, accusée de corruption. Son chef, Joseph Boinnet, annonce quelque temps après l'arrestation de trois officiers de police qui seraient «liés» au meurtre des trois hommes.
    5 octobre : une nouvelle attaque des islamistes somaliens fait six morts à Mandera, dans le nord du pays. Cette région frontalière de la Somalie a déjà été le théâtre de raids meurtriers des shebabs ces dernières années.

    2017
    11 janvier : l'opposition se rassemble en vue de l'élection présidentielle d'août prochain, avec la formation d'une grande alliance, la NASA (National Super Alliance), qui pourrait faire le poids face au Jubilee d'Uhuru Kenyatta, président sortant et favori.
    29 mars : le Parlement risque d'être dissous s'il ne vote pas des lois permettant l'augmentation du nombre de femmes dans les deux Chambres d'ici deux mois. C'est l'objet d'une décision de la Haute Cour, saisie par plusieurs associations de défense des droits de l'homme.
    6 mai : le président Uhuru Kenyatta est officiellement désigné candidat de son parti, le Jubilee, en vue des élections d'août prochain. Comme en 2013, il se présente avec William Ruto en tant que vice-président, et comme en 2013, il affrontera Raila Odinga, déclaré candidat de la nouvelle coalition d'opposition NASA.
    25 mai : l'est du pays de nouveau frappé par les islamistes shebabs, le groupe terroriste affilié à al-Qaïda ayant revendiqué trois attaques en deux jours dans les comtés de Mandera et de Garissa, à la frontière avec la Somalie. En tout, 14 policiers ont perdu la vie.
    30 juin : les avocats se mobilisent contre les exécutions extrajudiciaires en déposant un mémorandum au bureau du chef de la police kényane, un an après l'assassinat de Willie Kimani, un avocat retrouvé mort avec son client et leur chauffeur alors qu'il défendait un dossier impliquant un officier de police.
    8 juillet : couvre-feu décrété dans trois comtés de la région du nord-est proches de la Somalie, en proie à une résurgence d’attaques jihadistes, suite à une attaque d’ampleur la veille contre des civils dans le comté de Lamu, fréquenté par les touristes.
    22 juillet : le gouvernement reconnaît que les Kényans d’origine indienne et pakistanaise forment désormais la 44e tribu du Kenya. Un geste de reconnaissance symbolique pour cette communauté d’environ 46 000 personnes, implantée au Kenya depuis des générations.
    31 juillet : Chris Msando, responsable chargé de superviser le système informatique de la Commission électorale kényane (IEBC), est retrouvé mort assassiné. Numéro deux du service informatique de l'IEBC, il était chargé de superviser le système électronique d'identification des électeurs et de comptage des voix, considéré comme essentiel pour éviter un éventuel trucage du scrutin.

    Documentation RFI, août 2017

     
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