GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Dimanche 11 Novembre
Lundi 12 Novembre
Mardi 13 Novembre
Mercredi 14 Novembre
Aujourd'hui
Vendredi 16 Novembre
Samedi 17 Novembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.

    Libye

    media

    (carte : RFI)

    Situation géographique
    Pays du Maghreb de 1 759 540 km² bordé par la mer Méditerranée, la Libye est frontalière de l’Algérie et de la Tunisie à l'ouest, du Niger et du Tchad au sud, du Soudan au sud-est et de l'Egypte à l'est.

    Capitale : Tripoli (1,01 million d’habitants)

    Régime politique : Gouvernement de transition

    Démographie
    Population totale : 6,1 millions d'habitants
    Densité : 3,5 hab./km²
    Indice de fécondité : 2,4
    Croissance démographique :
    3,08 %
    Espérance de vie : Femmes : 77,2 ans - Hommes : 73,3 ans

    Société
    Ethnies : Arabes, Berbères
    Langues : arabe, anglais, italien
    Religions : musulmans sunnites (97 %)
    Alphabétisation : 89 %
    Développement humain : 55e / 187 pays (PNUD 2014)

    Economie
    Monnaie : dinar libyen
    Croissance : - 8% (est. 2014)
    Inflation : 2,6%
    PIB par habitant :10 455 $
    Dette publique : nc

    Chronologie
    24 décembre 1951 : indépendance du royaume de Libye.
    1969 : coup d’Etat contre le roi Mohammed Idriss el-Sanoussi, Mouammar Kadhafi prend le pouvoir.
    1973 : début de la révolution culturelle islamique. La Libye occupe la bande d’Aozou au nord du Tchad.
    1977 : instauration de l'Etat des masses, la "Jamahiriya arabe populaire et socialiste".
    1986 : Bombardements américains sur Tripoli et Benghazi en représailles à un attentat ayant visé des militaires américains à Berlin. 101 victimes, dont la fille adoptive de Kadhafi.
    1988 : attentat contre un Boeing de la TWA qui explose au dessus de Lockerbie (Ecosse), faisant 270 morts. La Libye est mise en cause.
    1989 : attentat contre un DC-10 d’Air France qui explose au-dessus du désert du Ténéré (Niger), faisant 170 victimes. La Libye est suspectée.
    1992 : embargo aérien et militaire décidé par le Conseil de sécurité de l’ONU, face au refus de la Libye de collaborer aux enquêtes relatives aux attentats dans lesquels elle est impliquée.
    1994 : la Cour internationale de justice rétablit la souveraineté du Tchad sur la bande d’Aozou.
    1999 : début du procès des suspects libyens impliqués dans l’attentat de Lockerbie. Suspension de l’embargo. En 2001, Abdel Basset Ali al-Megrahi est reconnu coupable et condamné à la prison à vie. Il est libéré en août 2009 pour raisons médicales.
    2003 : la Libye annonce la fin de son programme de développement d’armes de destruction massive.
    Accord sur une indemnisation de 2,7 milliards de dollars pour les familles de victimes de l'attentat de Lockerbie.
    2004 : accord avec le collectif des familles de victimes de l'attentat du DC-10 d'UTA sur leur indemnisation, portée à un million de dollars par victime.
    Cinq infirmières bulgares et un médecin palestinien, arrêtés en 1999, sont condamnés à mort pour avoir inoculé le virus du sida à 438 enfants dont 56 sont morts. Ils seront libérés en 2007.
    Levée des sanctions européennes et de l'embargo sur les armes imposés à la Libye.
    2006 : reprise des relations diplomatiques avec les Etats-Unis. La Libye n’est plus considérée comme un Etat soutenant le terrorisme.
    2008 : accord de coopération entre la Libye et l'Italie contre l’immigration clandestine.
    Crise diplomatique avec la Suisse suite à l'arrestation à Genève du fils de Kadhafi, Hannibal. Deux hommes d'affaires suisses sont arrêtés à Tripoli et assignés à résidence.
    2010 : fin de la crise diplomatique entre la Suisse et la Libye avec la libération des deux hommes d'affaires suisses.

    2011
    15 février : mouvement de protestation contre le régime violemment réprimé à Benghazi (est), début d'une insurrection armée.
    27 février : création par l'opposition du Conseil national de transition (CNT), reconnu par plus de cinquante pays depuis.
    17 mars : résolution 1973 du Conseil de sécurité des Nations unies autorisant le recours à la force pour protéger les civils.
    18 mars : offensive aérienne d'une coalition multinationale contre les forces pro-Kadhafi.
    31 mars : l'OTAN prend le commandement de l'opération, baptisée "Protecteur unifié", qui se terminera le 31 octobre.
    27 mai : la Cour pénale internationale lance un mandat d'arrêt pour crimes contre l'humanité contre Kadhafi et son fils Seif al-Islam.
    20 octobre : les nouvelles autorités annoncent la mort de Mouammar Kadhafi, capturé à Syrte.
    23 octobre : le Conseil national de transition (CNT), organe politique de la rébellion, proclame la "libération" du pays. Le conflit a fait en huit mois plus de 30.000 morts (CNT).

    2012
    7 juillet : les Libyens votent pour la première fois pour élire une Assemblée nationale, le Congrès général national (CGN). Victoire d'une coalition de petits partis libéraux. Le 8 août, le CNT remet les pouvoirs à la nouvelle Assemblée, présidée par Mohamed al-Megaryef.
    11 septembre : attaque contre le consulat américain à Benghazi (est) : quatre Américains tués, dont l'ambassadeur Chris Stevens.
    14 octobre : Ali Zeidan élu Premier ministre. Son cabinet est chargé d'organiser de nouvelles élections sur la base d'une future Constitution.

    2013
    5 mai : adoption du projet de loi controversé sur l'exclusion politique des responsables de l'ancien régime.
    28 mai : démission de Mohamed al-Megaryef après l'adoption d'une loi bannissant de la vie politique les collaborateurs de l'ex-régime. Nouri Bousahmein le remplace.
    27 juillet : violentes manifestations contre les autorités et les partis politiques, après une série d'assassinats dont celui du militant anti-islamiste, Abdessalem al-Mesmari.
    25 août : le Premier ministre annonce le lancement d'un dialogue national autour de la réconciliation nationale et du désarmement.
    5 octobre : un dirigeant présumé d'Al-Qaïda, Abou Anas al-Libi, est capturé lors d'un raid américain à Tripoli.
    10 octobre : Ali Zeidan est "enlevé" pendant quelques heures par un groupe d'ex-rebelles. Les autorités de transition ne parviennent pas à former une police et une armée régulières et les ex-rebelles, réunis en milices, comblent le vide en matière de sécurité.
    24 octobre : une trentaine de responsables du régime de Kadhafi, dont son fils Seif al-Islam, sont inculpés pour la répression de la révolte de 2011.
    23 décembre : le CGN prolonge son mandat jusqu'au 24 décembre 2014, provoquant la colère d'une grande partie de la population et de la classe politique.
     

    2014
    12 janvier : le vice-ministre de l'Industrie est tué par balle à Syrte, premier assassinat d'un membre du gouvernement depuis la chute de Kadhafi.
    19 février: le gouvernement adopte un décret reconnaissant les victimes de violences sexuelles commises durant la révolution comme "victimes de guerre".
    6 mars : Saadi, un des fils de Mouammar Kadhafi, réfugié au Niger, est remis par Niamey à Tripoli qui l'accuse de meurtre et d'implication dans la répression de la révolte de 2011.
    11 mars : le Premier ministre Ali Zeidan est démis de ses fonctions par le Parlement.
    8 avril : le chef du gouvernement intérimaire libyen, Abdallah Al-Theni, est chargé par le Congrès général national (CGN, Parlement) de former un nouveau cabinet et de conduire une nouvelle période de transition.
    14 avril : attaqué avec sa famille par une milice sur la route de l’aéroport, Adullah al-Theni renonce au poste de Premier ministre.
    21 avril : Ali Tarhouni, un libéral et ancien ministre du gouvernement rebelle en 2011, est élu président de l'Assemblée constituante libyenne.
    29 avril : l'élection d'un nouveau Premier ministre a dû être reporté, le Parlement ayant été attaqué par des hommes armés de Benghazi.
    5 mai : le Congrès général national (CGN, Parlement) ratifie la nomination d'Ahmed Miitig comme Premier ministre.
    16 mai : Khalifa Haftar, général dissident appuyé par des unités de l'armée, lance une opération contre les milices "terroristes" dans l'Est, où des attaques visent régulièrement forces de sécurité et intérêts occidentaux.
    21 mai : la Cour pénale internationale rejette la demande de Tripoli en appel, exigeant une nouvelle fois que Seif al-Islam, fils du défunt dictateur Mouammar Kadhafi, soit transféré à La Haye et non jugé en Libye.
    29 mai : la journaliste Naseeb Miloud Karfana et son fiancé sont enlevés devant les bureaux de la chaîne publique de télévision libyenne Al-Wataniya, à Benghazi, où elle travaillait depuis huit mois. Leurs corps, égorgés, seront retrouvés quelques jours plus tard. Le 26, Meftah Bouzid, journaliste libyen connu pour ses prises de position critiques envers les islamistes, avait été tué par balles dans la même ville.
    2 juin : des combats opposent les forces du général Khalifa Haftar à des groupes islamistes à Benghazi, faisant au moins 21 morts, alors que le Premier ministre contesté Ahmed Miitig prend possession du siège du gouvernement à Tripoli.
    9 juin : la Cour suprême juge «anticonstitutionnelle» l’élection du Premier ministre Ahmed Miitig. Le Premier ministre sortant Abdallah al-Theni assure l'intérim.
    25 juin : Elections législatives, 42 % de participation. Au moins sept soldats sont tués et 53 autres blessés dans des affrontements avec un groupe islamiste dans le sud de Benghazi. Dans cette même ville, dans la soirée, Salwa Bouguiguis, avocate et militante des droits de l'Homme, est assassinée chez elle par des inconnus.
    2 juillet : le gouvernement annonce la fin de la crise pétrolière et la réouverture des ports encore bloqués par les rebelles dans l'est du pays.
    6 juillet : la Haute commission électorale (Hnec) annule les résultats des législatives dans 24 bureaux de vote en raison de fraudes lors de ce scrutin où les listes politiques avaient été bannies.
    14 juillet : l'aéroport de Tripoli est de nouveau bombardé, au lendemain de combats ayant opposé des groupes rivaux pour le contrôle du secteur, poussant l'ONU à évacuer son personnel du pays.
    21 juillet : la Haute commission électorale annonce les résultats définitifs des législatives du 25 juin, qui font ressortir une nette avance de la mouvance "civile" devant les islamistes, mais la composition politique du futur Parlement ne sera donc connue qu'après la formation de blocs parlementaires.
    27 juillet : suite à la dégradation de la sécurité, plusieurs pays, dont la France, le
    Royaume-Uni, l'Allemagne, l'Italie, les Philippines, les Etats-Unis, évacuent leurs ressortissants. Les autorités libyennes craignent une "catastrophe" à Tripoli, où un incendie ravageant un immense dépôt de stockage d'hydrocarbures n'a pu être maîtrisé en raison de violents combats, le gouvernement appelant les habitants à quitter la zone.
    4 août : le député Aguila Salah Issa est élu président de la Chambre des représentants.
    6 août : Mahdi al-Harati, ex-commandant de groupes rebelles libyen et syrien, est élu maire de Tripoli par le conseil municipal issu des élections du 17 mai.
    13 août : le Parlement est favorable, à la majorité des voix, à une intervention étrangère pour protéger les civils dans le pays.
    23 août : l'Assemblée libyenne sortante, le Conseil général national (CGN), dominée par les islamistes, veut reprendre ses activités en dépit de l'existence du Parlement qui l'a remplacée. Le Parlement, élu le 25 juin et où les islamistes n'ont pas la majorité, est contesté dans la rue par des manifestants depuis qu'il a appelé à une intervention étrangère pour protéger les civils.
    28 août : le gouvernement provisoire dirigé par Abdallah Al-Theni, qui n'a pas d'autorité réelle sur le pays livré aux milices armées, présente sa démission au Parlement élu le 25 juin.
    1er septembre : le gouvernement démissionnaire, exilé dans l'Est, reconnait ne plus contrôler les ministères et services de l'Etat à Tripoli.
    18 septembre : le Parlement adopte une loi antiterroriste inédite dans ce pays devenu fief des groupes jihadistes armés, prévoyant de lourdes peines de prison pour les auteurs d'"actes terroristes".
    5 novembre : de violents combats pour le contrôle de Benghazi, la deuxième ville de Libye, opposent à nouveau les forces pro-gouvernementales aux groupes islamistes, faisant plus de 30 morts en trois jours.
    6 novembre : la Cour suprême invalide le Parlement issu des élections du 25 juin, reconnu par la communauté internationale.

    2015
    27 janvier
    : au moins neuf morts, dont un Français dans l'attaque lancée contre un grand hôtel à Tripoli, revendiquée par l'Organisation Etat islamique.
    4 février : un groupe armé attaque un champ pétrolier situé au sud de Syrte, exploité conjointement par le groupe français Total et la Compagnie nationale libyenne de pétrole (NOC) faisant 13 morts dont 5 étrangers.
    27 mars : l'ONU lance une enquête sur les violations des droits de l'homme commises depuis 2014 dans le pays, livré aux milices depuis la chute de l'ancien régime et dirigé par deux gouvernements et parlements rivaux.
    21 juillet : au moins 40 personnes ont péri dans des affrontements qui ont opposé depuis une semaine des tribus rivales dans le sud-est du pays.
    28 juillet : Seif al-Islam Kadhafi, fils du défunt dictateur, huit proches de ce dernier, le dernier Premier ministre de Kadhafi, Baghdadi al-Mahmoudi, et son ex-chef des services de renseignements, Abdallah Senoussi, sont condamnés à mort. Ils étaient poursuivis pour assassinats, pillages et sabotages, actes portant atteinte à l'union nationale, complicité dans l'incitation au viol et recrutement de mercenaires africains.
    10 octobre : l’ONU propose un nouvel accord pour pacifier le pays, qui sera rejeté 6 jours plus tard par le Parlement de Tobrouk, reconnu par la communauté internationale.
    13 novembre : les Etats-Unis bombardent pour la première fois l'EI en Libye, et affirment avoir tué le chef local, l'Irakien Abou Nabil.
    17 décembre : après des mois de négociations, signature au Maroc par des membres des Parlements rivaux d'un accord sous l'égide de l'ONU prévoyant un gouvernement d'union.

    2016
    4 janvier : l'EI attaque d'importantes installations pétrolières à l'est de Syrte, à Al-Sedra et Ras Lanouf.
    7 janvier : plus de 56 morts dans deux attentats-suicide dont au moins 67 à Zliten (170 km à l'est de Tripoli) et sept à Ras Lanouf.
    19 janvier : les Libyens annoncent la formation d'un gouvernement d'union nationale, formé par une équipe de 32 personnes, dirigée par le Premier ministre Fayez el-Sarraj. Le 25, le Parlement libyen, reconnu par la communauté internationale, rejette ce gouvernement d’union nationale, formé sous l’égide des Nations unies, car trop de personnes. En février, les parlementaires exigent que Fayez el-Sarraj, le Premier ministre désigné pour former un gouvernement d'union après les accords de paix de Skhirat, vienne en personne présenter son équipe, maintenant composée de 18 noms.
    25 février : l’ONU accuse une multitude d'acteurs se réclamant des deux autorités se disputant le pouvoir depuis 2014 d'avoir commis des abus pouvant constituer des «crimes de guerre».
    17 mars : une semaine après avoir décrété, depuis Tunis, l'entrée en fonction de son gouvernement d'union libyen, soutenu par l'ONU, le Premier ministre Fayez el-Sarraj annonce que son équipe s'installera à Tripoli «dans les tout prochains jours». Des déclarations pour le moins surprenantes quand on sait que les autorités qui sont actuellement à Tripoli refusent toujours d'accueillir une quelconque autorité rivale.
    5 avril : les autorités libyennes non reconnues de Tripoli annoncent qu'elles s'effaçaient pour permettre au gouvernement d'union nationale de Fayez el-Sarraj de s'installer.
    17 avril : les Nations unies se réinstallent à Tripoli, un geste fort de soutien au gouvernement d'union nationale qui lui reste encore bloqué dans la base navale de la capitale libyenne.
    16 mai : les grandes puissances et les pays voisins de la Libye décident de soutenir le réarmement du gouvernement d'union nationale à Tripoli qui tente d'asseoir son autorité sur un pays miné par les divisions politiques et la menace jihadiste.
    14 juin : le chef du gouvernement d'union nationale appelle les citoyens à soutenir l'offensive pour reprendre Syrte à l’organisation Etat islamique (EI). Or, les autorités qui contrôlent l'est du pays refusent de participer à cette bataille. Fayez el-Sarraj et son gouvernement paraissent de plus en plus fragiles face au chaos qui ravage le pays.
    29 juin : près de trois mois après l'arrivée du gouvernement d'union nationale, le pays reste divisé et possède toujours deux gouvernements. Pour sortir de la crise et ramener toutes les parties libyennes à reconnaître ce gouvernement issu de l'accord du Maroc et soutenu par la communauté internationale, plusieurs pays interviennent en médiateur en appelant à l'union des forces pour pouvoir mieux lutter contre le jihadisme.
    22 août : le Parlement de Tobrouk refuse de donner sa confiance au gouvernement d’union nationale (GNA), basé à Tripoli et soutenu par la communauté internationale. Parallèlement à ce vote, le Parlement appelle le Conseil présidentiel à nommer un nouveau gouvernement rapidement.
    12 septembre : le gouvernement d'union, soutenu par la communauté internationale, perd trois terminaux pétroliers dans l'est du pays. Des sites désormais contrôlés par les forces loyales au général Khalifa Haftar qui ne reconnaît pas le gouvernement de Tripoli après une offensive suivie de réactions en cascade. L'ONU, les Etats-Unis, les principaux pays européens condamnent l'initiative des forces du général Haftar.
    19 octobre : les pays voisins de la Libye réunis à Niamey tentent de faire avancer le dossier de la crise dans le pays. Concernés par cette instabilité, le Niger, le Tchad, la Tunisie, l’Algérie, le Soudan et l’Egypte encouragent les frères ennemis à aller vers un dialogue inclusif.
    20 novembre : les rivalités ethniques et tribales minent la Libye, comme en témoignent les graves incidents qui secouent Sebha, au sud du pays, depuis plusieurs jours et qui ont fait plusieurs dizaines de morts.

    2017
    6 mars : le Parlement libyen, reconnu par les Nations unies, mais dont le mandat s'est terminé en octobre dernier, rejette l'accord politique interlibyen signé à Skhrirat au Maroc sous l'égide de l’ONU en décembre 2015. Le Parlement a également suspendu les activités du comité du dialogue qui travaillait sur la révision prochaine de cet accord. Une révision très attendue et qui devait rééquilibrer les choses en associant une large majorité d’acteurs libyens. Ce rejet de l'accord semble être une réponse aux derniers développements intervenus dans la région des champs pétroliers.
    10 avril : l'Organisation internationale pour la migration (OIM) dénonce l'existence de «marchés aux esclaves» en Libye.
    2 mai : rencontre - plusieurs fois ajournée - entre le Premier ministre du gouvernement d'union national de Tripoli (GNA), Fayez al-Sarraj, et le maréchal Khalifa Haftar, l'homme fort de l'Est libyen, aux Emirats Arabes Unis. Un accord est en discussion.
    8 mai : la procureure de la Cour pénale internationale à La Haye, Fatou Bensouda, alerte le Conseil de sécurité de l'ONU : la Libye est devenue la plaque tournante d'un vaste marché d'êtres humains. L'insécurité et le fragile de l’Etat de droit ont permis aux réseaux de passeurs d'organiser un trafic illégal de migrants, soumis à des viols, des actes de torture et des meurtres.
    18 mai : au moins 141 personnes, pour la plupart des soldats loyaux au maréchal Khalifa Haftar, sont tuées dans une attaque menée par des groupes rivaux contre une base militaire dans le sud libyen.
    5 juin : fin d'une mission de quatre jours d'une délégation de l'Union africaine (UA), conduite par le ministre congolais des Affaires étrangères, avec le concours des Nations unies. La délégation a rencontré, séparément, les principaux protagonistes de la crise, Khalifa Haftar et Fayez al-Sarraj, et leur a proposé de se retrouver, au siège de l'organisation pour poursuivre le dialogue et arriver à s’entendre sur une version amendée et plus inclusive de l'accord politique interlibyen de Skhirat de décembre 2015.
    10 juin : un groupe armé, Abou Baqr al-Sadiq, libère le fils de Kadhafi, Saïf al-Islam. La Cour pénale internationale demande son arrestation immédiate, mais personne ne sait où il se trouve. Saïf al-Islam Kadhafi fait l'objet d'un mandat d'arrêt lancé par la CPI en 2011 pour son rôle dans la répression du soulèvement populaire et la procureure Fatou Bensouda souligne qu'il est toujours en vigueur.
    15 juin : l'Organisation internationale des migrations dénonce la diffusion sur Facebook d'une vidéo concernant environ 260 migrants somaliens et éthiopiens retenus captifs dans le sud du pays. Postées le 9 juin, ces images sont utilisées par les criminels à obtenir des rançons de la part des familles.
    20 juin : nomination par le Conseil de sécurité de l'ONU d'un envoyé spécial pour la Libye, l'ancien ministre libanais de la Culture, Ghassan Salamé.
    6 juillet : annonce de la libération de Benghazi par le maréchal Khalifa Haftar, considérée comme une avancée dans la lutte contre le terrorisme. Cette progression des forces de l'est libyen consacre Haftar comme l'homme fort en quête du pouvoir.
    25 juillet : lors d'une rencontre à La Celle-Saint-Cloud, près de Paris, Fayez al-Sarraj et Khalifa Haftar adoptent une déclaration commune pour une sortie de crise et annoncent un accord pour un cessez-le-feu et un processus électoral «au printemps».
    2 août : le Parlement italien approuve l'envoi de navires militaires à Tripoli, ce qui suscite de vives réactions dans les deux pays. L'Italie est accusée d'atteinte à la souveraineté nationale, tandis que Rome affirme chercher à limiter les arrivées de migrants africains sur son territoire via la Libye.
    8 août : l'envoyé spécial de l’ONU pour la Libye, Ghassan Salamé, rencontre à Rome le ministre italien des Affaires étrangères, Angelino Alfano suite à l'intervention militaire italienne dans les eaux et le ciel libyens. Ghassan Salamé considère qu'il y a trop d'initiatives pour la Libye, ce qui n'aide pas forcément à résoudre la crise.
    15 août : la Cour pénale internationale délivre un mandat d'arrêt à l'encontre de Mahmoud Al-Werfalli, un officier de la brigade Al Saiqa, une ancienne unité d'élite de l'armée sous Mouammar Khadhafi, et aujourd'hui des forces du maréchal Haftar, pour crimes de guerre, pour des meurtres présumés commis à Benghazi et ses environs. Il sera arrêté trois jours plus tard.
    20 septembre : devant le Conseil de sécurité des Nations unies, Fayez al-Sarraj, chef du gouvernement d'union nationale, fait le bilan de son gouvernement, et demande plus d'aide et de clarté à la communauté internationale.
    14 novembre : au retour d'une mission d'observateurs du Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme en Libye, son dirigeant Zeïd Ra'ad al-Hussein publie un communiqué violent contre l'Union européenne, critiquant son engagement à améliorer "les conditions de détention des migrants" et non à résoudre le problème et il accuse l’UE de fermer les yeux sur les «horreurs inimaginables» subies par les migrants.
    17 novembre : diffusion par la chaîne américaine CNN d'un reportage montrant des personnes vendues sur un marché en Libye. Cette vidéo confirme l'existence de ventes aux enchères en Libye de candidats à l'émigration clandestine, et suscite l'indignation de la société civile mondiale. Le 28, l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) et le Haut-Commissariat de l'ONU aux réfugiés indiquent vouloir mener une opération d'envergure pour vider les centres de détention et rapatrier les migrants dans leur pays d'origine. Mais le lendemain  l'idée d'une intervention militaire est écartée par l'UA et l'UE.
    4 décembre : l’Union africaine réunit ses partenaires, UE, HCR et Organisation internationale pour les migrations (OIM) pour évoquer la question des évacuations des migrants bloqués en Libye.
    6 décembre : départ du 1er vol charter de migrants nigériens rapatriés de Libye.
    17 décembre : Khalifa Haftar, l'homme fort de l'est, lors du deuxième anniversaire de l'accord politique de Skhirat créant le gouvernement d'union nationale, déclare que ces accords n'avaient plus lieux d'être, au grand dam des Nations unies. Ce même jour, le maire de Misrata est assassiné par des tireurs inconnus. La ville côtière, la troisième du pays, est sous le choc par l'importance de la victime et le mode opératoire. Misrata était considérée comme l'une des cités les plus sûres du pays avant que les divisions politiques ne secouent cette stabilité.
    27 décembre : manifestations dans plusieurs villes de l'Est, appelant le maréchal Khalifa Haftar à diriger le pays. Après son discours annonçant la fin de l'accord politique de Skhirat, et avec lui toutes les institutions qui en découlent, l'homme fort de l'est libyen semble jouer un double jeu en vue des prochaines élections.

    2018
    4 janvier : les rapatriements volontaires de migrants s'accélèrent mais le nombre d’arrivées en Libye continue de progresser.
    15 janvier : combats aux alentours de l'aéroport de Mitiga qui ont fait vingt morts et plus de 60 blessés. Après une situation sécuritaire relativement stable depuis l'été, les nouveaux combats entre milices rivales relancent les préoccupations sécuritaires des citoyens, au moment où la Libye se prépare à des élections générales qui doivent se tenir dans les prochains mois.
    23 janvier : double attentat à la voiture piégée devant la mosquée à Benghazi avec la mort de 41 personnes et plus de 70 blessés.
    9 février : nouvel attentat à Benghazi à l'intérieur d'une mosquée, au moins 2 morts et 149 blessés.
    19 mars : Saïf al-Islam Kadhafi, le fils de l’ancien guide libyen, annonce à partir de Tunis sa candidature à l’élection présidentielle prévue cette année.
    24 mars : l'armée américaine annonce avoir tué «deux terroristes» lors d'une frappe aérienne, dans le sud de la Libye, visant une «réunion de responsables terroristes». L'armée a ciblé la banlieue de la ville d'Oubari, à 700 km au sud de Tripoli. La frappe a été effectuée en coordination avec le gouvernement libyen d'union nationale (GNA) de Fayez al-Sarraj, basé à Tripoli.
    31 mars : des combats entre la tribu des Ouled Slimane et la tribu des Toubous détruisent une partie de la citadelle historique de Sebha.

    Service de la Documentation RFI, avril 2018

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.