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    Nigeria

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    (Carte RFI)

    Situation géographique
    Pays d’Afrique occidentale de 923 768 km² bordé par le golfe de Guinée, le Nigeria est frontalier du Bénin à l'ouest, du Niger au nord, du Tchad au nord-est et du Cameroun à l'est.

    Villes
    Abuja (capitale administrative) : 1,5 million d'habitants
    Lagos (capitale économique) : 10,4 millions d'habitants

    Régime politique : République fédérale

    Démographie
    Population totale : 168,8 millions d'habitants
    Densité : 182,77 hab./km²
    Indice de fécondité : 6
    Croissance démographique : 2,8 %
    Espérance de vie : Femmes : 52,4 ans - Hommes : 51,8 ans

    Société
    Ethnies : Haoussas, Ibos, Yoroubas, Peuls…
    Langues : anglais, haoussa, yorouba
    Religions : musulmans (50 %), chrétiens (40 %), animistes
    Alphabétisation : 51 %
    Développement humain : 152e / 187 pays (PNUD 2014)

    Economie
    Monnaie : naira
    Croissance : 6,4 % (2013)
    Inflation : 8,48 %
    PIB par habitant : 1555 $
    Dette publique : 18,39 % du PIB

    Chronologie
    1er octobre 1960 : indépendance du Nigeria, ancienne colonie britannique, qui devient une république fédérale.
    1966 : le président Nnamdi Azikiwe est renversé par le général Johnson Aguiyi-Ironsi, un Ibo. Un projet d’abolition du système fédéral génère des tensions dans les régions. Des Ibos sont massacrés dans le nord du pays. Aguiyi-Ironsi est assassiné, Yakubu Gowon est porté au pouvoir.
    1967-1970 : guerre du Biafra provoquée par la sécession de cette région du sud-est à majorité Ibo. Le conflit, qui prend fin en janvier 1970, fera plus d’un million de morts.
    1975 : le général Murtala Muhammed renverse le général Gowon.
    1976 : assassinat de Murtala Muhammed. Le général Olusegun Obasanjo lui succède.
    1979 : Obasanjo remet le pouvoir aux civils. Shehu Shagari devient président à l'issue des premières élections.
    1983 : coup d'Etat du général Mohamed Buhari.
    1985 : coup d'Etat du général Ibrahim Babangida.
    1993 : annulation de l'élection présidentielle remportée par le civil Moshood Abiola en juin. Les violences qui s'ensuivent poussent Babangida à démissionner fin août. Le pouvoir est transmis à un gouvernement civil de transition dirigé par Ernest Shonekan, renversé en novembre par le général Sani Abacha qui interdit les partis et dissout les assemblées élues.
    1998 : mort d’Abacha. Le général Abdusalami Abubakar, qui lui succède, annonce un processus de transition en vue de la remise du pouvoir l'année suivante à un régime civil élu.
    1999 : le Parti démocratique du peuple (PDP) remporte les élections législatives. Olusegun Obasanjo est élu président.
    2000 : l’adoption dans certains Etats de la charia, loi islamique, provoque des afffrontements meurtriers entre chrétiens et musulmans.
    2003 : réélection d’Olusegun Obasanjo.
    2004 : rébellion d'une secte islamiste qui prône l'instauration d'un Etat "islamique pur" dans le nord du pays. Mouvement de rébellion dans le Delta du Niger pour l'autodétermination et une meilleure répartition des revenus pétroliers.
    2007 : Umaru Yar'Adua, candidat du PDP, est élu président.
    2008 : le Nigeria cède la péninsule de Bakassi au Cameroun. Emeutes politico-religieuses à Jos qui font des centaines de morts.
    2009 : plus de 800 morts dans des affrontements entre l’armée et des membres de la secte islamiste radicale Boko Haram.
    2010
    : prestation de serment du vice-président Goodluck Jonathan, après le décès d’Umaru Yar’Adua. Nouveaux affrontements dans la région de Jos. Plus d’un millier de victimes selon des ONG.

    2011
    9 avril : élections législatives.
    16 avril : élection présidentielle remportée par Goodluck Jonathan. Suite à la proclamation des résultats, des émeutes font des centaines de victimes.
    31 décembre : instauration de l'état d'urgence dans quatre Etats du nord du pays où sévit la secte Boko Haram, après l'attentat contre le siège de l'ONU à Abuja le 26 août (23 morts) et le triple attentat perpétré contre des églises chrétiennes le 25 décembre (49 morts).

    2012
    20 janvier : vague d'attentats à Kano, dans le nord du pays, revendiquée par Boko Haram.
    17 juin : des attentats suicides contre des églises à Zaria et à Kaduna provoquent des affrontements entre chrétiens et musulmans, dans le nord du pays. D'autres attentats en juillet et août.

    2013
    14 mai : instauration de l'état d'urgence dans trois Etats du nord du pays (Borno, Yobe et Adamawa). Deux jours plus tard, vaste offensive de l'armée contre des camps d'islamistes de Boko Haram dans l'Etat de Borno, dans le nord-est du pays.

    2014
    13 janvier : le président Goodluck Jonathan promulgue une loi qui restreint fortement les droits des homosexuels.
    14 avril : au moins 71 personnes sont tuées et 124 blessées dans un attentat attribué aux islamistes de Boko Haram dans une gare routière en périphérie d'Abuja, le plus meurtrier jamais commis dans la capitale. Ce même jour, 276 jeunes filles âgées de 12 à 17 ans sont enlevées par des hommes armés qui attaquent un lycée de Chibok, dans l'Etat de Borno (nord-est), région d'origine de l'insurrection menée par le groupe islamiste Boko Haram depuis cinq ans. 223 filles sont détenues par le groupe islamiste radical, plusieurs dizaines d'adolescentes ayant depuis réussi à s'enfuir.
    1er mai : 19 morts et 80 blessés dans un attentat à la voiture piégée dans la gare routière d'Abuja. Marche de protestation des centaines de parents des lycéennes enlevées à Chibok.
    5 mai : le groupe islamiste armé Boko Haram revendique l'enlèvement de plus de 200 lycéennes, qu'il veut "vendre" comme "esclaves" et "marier" de force.
    20 mai : au moins 118 personnes sont tuées et 56 blessées dans un double attentat sur un marché de Jos dans le centre du pays. Deux voitures piégées ont explosé au cœur du marché à quelques minutes d'intervalle.
    3 juin : entre 400 et 500 personnes sont tuées dans de nouvelles attaques des islamistes de Boko Haram contre quatre villages, Goshe, Attagara, Agapalwa et Aganjara, dans l'Etat de Borno.
    7 juin : quelque 20 jeunes femmes sont enlevées par des membres présumés de Boko Haram, à 8 km de Chibok où plus de 200 lycéennes ont été capturées le 14 avril.
    25 juin : attentant à la bombe à Abuja, dans un centre commercial, attribué aux islamistes armés de Boko Haram : 21 morts et 17 blessés.
    29 juin : plusieurs églises situées dans le nord-est du pays sont prises pour cibles par des hommes armés, faisant plus de 50 morts.
    1er juillet : au moins 15 personnes sont tuées dans l'explosion d'un camion piégé sur Monday Market, un des principaux marchés de Maiduguri, fief historique du groupe islamiste armé Boko Haram, dans le nord-est du Nigeria, déjà touché par de multiples attaques ces derniers mois.
    13 juillet : au moins 38 personnes sont tuées lors d'une attaque de membres présumés du groupe islamiste Boko Haram contre un village dans le nord-est du pays, suivie d'un bombardement contre des villageois en fuite pris par l'armée pour des insurgés.
    17 juillet : Boko Haram lance une attaque dans la ville de Damboa, qui va durer tout le week-end. Bilan : de nombreuses personnes sont tuées, des maisons sont incendiées et 15 000 personnes s'enfuient vers d'autres villages.
    23 juillet : deux attentats suicide font 82 morts à Kaduna, une ville du nord du Nigeria.
    8 août : le président Goodluck Jonathan déclare que la lutte contre le virus Ebola, qui a fait deux morts au Nigeria, est "une urgence nationale".
    12 septembre : l'effondrement d'un immeuble du pasteur nigérian TB Joshua à Lagos cause la mort de 116 personnes, dont 81 Sud-Africains et 22 Nigérians, ainsi que des ressortissants de Suisse, du Zimbabwe, de la RDC, du Togo et du Bénin.
    20 octobre : l'Organisation mondiale de la santé (OMS) déclare la fin officielle de l'épidémie Ebola au Nigeria.
    26 octobre : malgré une trêve annoncée par le gouvernement, un nouveau rapt de masse par Boko Haram : trente adolescents, des garçons et des filles, sont enlevés par des islamistes à Mafa.
    31 octobre : triple attentat à la bombe à la gare routière de la ville de Gombe, dans le nord-est du pays, provoquant au moins la mort de huit personnes et 34 blessés.
    10 novembre : un attentat attribué à Boko Haram commis par un kamikaze déguisé
    en étudiant frappe un collège pour garçons à Potiskum (Yobe) : 58 morts.
    20 novembre : 48 marchands de poissons sont égorgés ou noyés par le groupe
    islamiste Boko Haram à Doron Baga, en bordure du lac Tchad (nord-est).
    24 novembre : 50 morts dans la prise de Damasak par Boko Haram.
    25 novembre : plus de 45 morts lors d'un double attentat, commis par deux femmes
    kamikazes, dans un marché populaire de Maiduguri.
    28 novembre : au moins 120 morts et 270 blessés dans un attentat à la grande mosquée de Kano dirigée par l'un des plus hauts dignitaires musulmans du Nigeria qui avait appelé à prendre les armes contre Boko Haram.
    14 décembre : au moins 185 personnes ont été enlevées par Boko Haram dans le village de Gumsuri au nord-est du pays.

    2015
    3 janvier
    : le groupe islamiste Boko Haram prend le contrôle d'une base militaire de la Force multinationale (MNJTF) à Baga, et de plusieurs localités voisines dans l'extrême nord-est, le long des rives du lac Tchad. Ces attaques auraient fait plus de 2 000 morts.
    10 janvier : au moins 19 personnes meurent lorsqu'une bombe fixée sur une fillette d'une dizaine d'années explose dans un marché bondé de Maiduguri.
    25 janvier : des combattants du groupe islamiste Boko Haram prennent le contrôle de la ville de Monguno et de sa base militaire, proches du lac Tchad dans le nord-est du pays, après de violents combats contre l'armée nigériane.
    1er avril : l'ancien putschiste Muhammadu Buhari, 72 ans, du Congrès progressiste (APC), remporte largement la présidentielle avec 53,9 %. Son rival, Goodluck Jonathan, 57 ans, du Parti démocratique populaire (PDP), a obtenu 44,96 % à l'élection présidentielle des 28 et 29 mars.
    Du 28 avril au 1er mai : l'armée libère près de 700 otages en moins d'une semaine dans la forêt de Sambisa, repaire de Boko Haram dans le nord-est du pays.
    16 mai : une jeune fille "d'une douzaine d'années" se fait exploser dans une gare routière de Damaturu, nord-est du pays, faisant au moins sept morts et 31 blessés.
    1er juin : l'agence anti-corruption ordonne l’arrestation de vingt cadres bancaires, dont six cadres supérieurs de la Banque centrale, dans le cadre d’une enquête sur une présumée fraude aux devises.
    23 juin : 10 morts et 30 blessés dans un attentat-suicide commis par une fillette de 12 ans dans un marché du nord-est du pays.
    1er juillet : trois attaques perpétrées par des membres présumés du groupe islamiste Boko Haram dans le nord-est du pays font près de 150 morts.
    10 juillet : des dizaines de personnes sont tuées, dont certaines égorgées, par des membres du groupe islamiste Boko Haram lors de l'attaque de quatre villages du nord-est du pays.
    11 août : 47 personnes sont tuées et une cinquantaine blessées dans une explosion sur le marché de Sabon Gari, dans le nord-est du pays.
    13 août : près de 160 personnes sont mortes noyées ou ont été abattues alors qu'elles fuyaient une attaque du groupe islamiste Boko Haram dans un village reculé de l'Etat de Yobe, dans le nord-est du pays.
    22 septembre : le président du Sénat, Bukola Saraki, est sous le coup de treize chefs d’accusation, allant de la possession illégale d’actifs à la fausse déclaration de patrimoine. Convoqué devant le juge, il refuse de comparaître ; un mandat d'amener est délivré à la police pour aller le chercher.
    25 septembre : le Nigeria ne fait plus partie de la liste des pays où la poliomyélite est considérée comme endémique, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
    2 octobre : l’ancienne ministre du Pétrole, Diezani Alison-Madueke, est arrêtée à Londres avec quatre autres personnes dans le cadre d'une enquête britannique sur des soupçons de corruption et de blanchiment d'argent. Ce même jour, la banlieue d’Abuja est secouée par quatre explosions dans la nuit : au moins 18 morts et 41 blessés.
    7 octobre : trois attentats-suicides dans le nord-est du pays, à Damaturu, tuent 14 personnes.
    15 octobre : des dizaines de personnes sont tuées dans les faubourgs de Maiduguri, dans le nord-est, au cours d'une série d'attentats-suicides attribués au groupe Etat islamique en Afrique de l'Ouest (ex-Boko Haram).
    23 octobre : deux mosquées sont attaquées au moment des prières à Maiduguri et à Yola, dans l'est du pays. Le bilan provisoire fait état d’au moins 55 morts.
    28 octobre : 338 personnes retenues en captivité dans plusieurs localités du nord sont libérées par l'armée au terme d'une opération des forces terrestres, contre des bases du groupe djihadiste Boko Haram.
    3 novembre : le géant pétrolier anglo-néerlandais Shell est épinglé dans un rapport de l'ONG Amnesty International. En cause, les déversements d'hydrocarbures qui polluent l'environnement du Delta du Niger dans le sud du pays. Selon l'ONG, après deux marées noires majeures en 2008-2009, la compagnie n'aurait pas fait le nécessaire pour nettoyer les sites comme elle s'y était engagée auprès du gouvernement et des communautés locales comme les Bodos, dont tout l'environnement est encore marqué par la catastrophe.
    9 novembre : le président Muhammadu Buhari a fait de la lutte contre la corruption un marqueur de son mandat : sur un simple communiqué, Ibrahim Lamorde, responsable de l'Agence fédérale contre la corruption, est démis de ses fonctions.
    11 novembre : cinq mois après la prise de fonction du président Buhari, 36 ministres et secrétaires d'Etat - dont sept femmes - prêtent serment, issus de chacun des 36 Etats de la fédération nigériane.
    17-18 novembre : en deux jours, deux attaques de grande ampleur endeuillent deux grandes villes du nord-est du pays : Yola, dans l’Adamawa, le 17, et Kano, le 18. Au total, en deux jours, 47 personnes ont perdu la vie.
    18 novembre : le président Buhari demande l'arrestation de l'ex-conseiller pour la sécurité nationale, le colonel Sambo Dasuki. Celui-ci, déjà en résidence surveillée, est accusé d'avoir détourné l'équivalent de deux milliards de dollars destinés à la lutte contre Boko Haram. Il aurait notamment passé des commandes fictives d'avions et d'hélicoptères de combat.
    27 novembre : au moins 21 personnes sont tuées dans un attentat-suicide visant une procession chiite près de Kano, dans le nord-est.
    24 décembre : une forte explosion dans un complexe gazier du sud du Nigeria, provoque un violent incendie. Le président Muhammadu Buhari évoque des dizaines de morts.

    2016
    9 janvier : 90 cas de fièvre Lassa sont répertoriés, depuis le mois de novembre 2015, et 40 personnes sont déjà mortes.
    18 janvier : nouvelle manifestation pour l’indépendance du Biafra à Aba, dans le sud-est du pays. Les manifestations se multiplient depuis l’arrestation, en octobre, de Nnamdi Kanu, directeur de Radio Biafra, que les autorités accusent de terrorisme.
    27 janvier : trois attentats-suicides à Chibok, dans le nord-est du Nigeria, tuant au moins 13 personnes, dans ce même village où plus de 200 lycéennes avaient été enlevées en 2014.
    30 janvier : près de 85 personnes sont tuées dans l'attaque du village de Dalori par le groupe Boko Haram dans le nord-est du pays. Le lendemain, la conférence de donateurs au siège de l'Union africaine, en Ethiopie, promet la somme de 250 millions de dollars pour lutter contre le groupe Boko Haram, qui a rallié l'organisation Etat islamique. Cette somme est destinée à financer la Force d'intervention multinationale qui lutte contre le groupe islamiste dans le bassin du Lac Tchad.
    9 février : 58 personnes sont tuées lors d'un double attentat-suicide perpétré par deux femmes kamikazes dans le camp de déplacés de Dikwa, dans l'Etat de Borno, qui accueille les personnes ayant fui la rébellion islamiste Boko Haram et les combats dans la zone.

    Documentation RFI, février 2016

     
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