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    République Démocratique du Congo

    media

    Situation géographique

    L. Mouaoued/RFI

    Pays d'Afrique centrale de 2 345 410 km², la République démocratique du Congo est frontalière de la Centrafrique et du Soudan au nord, de l’Ouganda, du Rwanda, du Burundi et de la Tanzanie à l'est, de la Zambie au sud, de l'Angola au sud-ouest et du Congo à l'ouest. Ses ressources minières sont localisées au sud du pays, dans la région du Katanga.

    Capitale : Kinshasa (10 millions d'habitants)

    Régime politique : République

    Démographie
    Population totale : 65,7 millions d'habitants
    Densité : 28,02 hab./km²
    Indice de fécondité : 6
    Croissance démographique : 3 %
    Espérance de vie : Femmes : 51,4 ans - Hommes : 47,9 ans

    Société
    Ethnies : Lubas, Kongos, Mongos, Zandés, Rundis…
    Langues : français, lingala, swahili
    Religions : catholiques (50 %), protestants (20 %), kimbanguistes (10 %), musulmans (10 %)
    Alphabétisation : 61,21 %
    Développement humain : 186e / 187 pays (PNUD, 2014)

    Economie
    Monnaie : franc congolais
    Croissance : 8,48 % (2013)
    Inflation : 0,81 %
    PIB par habitant : 272 $
    Dette publique : 21,61 $ du PIB

    Chronologie
    30 juin 1960 : indépendance de la République du Congo, ancien Congo belge, sous la présidence de Joseph Kasavubu. Patrice Lumumba, leader nationaliste devenu Premier ministre, est évincé en septembre par Joseph Mobutu. Il sera assassiné en janvier 1961.
    1965 : Mobutu prend le pouvoir après la destitution du gouvernement de Moïse Tschombé. Il restera chef de l'Etat jusqu'en 1997.
    1971 : le pays est rebaptisé Zaïre.
    1997 : la rébellion menée par Laurent-Désiré Kabila s'empare du pouvoir à Kinshasa. Le Zaïre devient République démocratique du Congo (RDC). Mobutu meurt en exil à Rabat.
    1998 : la RDC, alliée à l’Angola et au Zimbabwe, affronte des rebelles venus du Kivu et soutenus par le Rwanda et l’Ouganda. Le conflit fera plus de trois millions de morts.
    2001 : Laurent-Désiré Kabila est assassiné. Son fils Joseph Kabila lui succède à la tête de l’Etat.
    2002 : accords de paix de Pretoria prévoyant un partage du pouvoir entre les différentes parties.
    2003 : nomination d’un gouvernement d’union nationale.
    2005 : référendum constitutionnel devant permettre la tenue d’élections, approuvé à 84 %.
    2006 : Joseph Kabila est élu président au second tour avec 58 % des voix devant le vice-président Jean-Pierre Bemba.
    2008 : Jean-Pierre Bemba est arrêté en Belgique à la suite d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour des crimes commis en République centrafricaine.
    2009 : arrestation de Laurent Nkunda, chef du Congrès national du peuple (CNDP), mouvement rebelle au Kivu.
    2010 : remaniement du gouvernement.

    2011
    28 novembre : élections présidentielle et législatives. Onze candidats, dont le président sortant Joseph Kabila, briguent la magistrature suprême.
    9 décembre : Joseph Kabila est désigné vainqueur de la présidentielle par la commission électorale, mais son rival Etienne Tshisekedi se proclame immédiatement "président élu". Des incidents violents sont signalés à Kinshasa.

    2012
    Mai : début d'affrontements entre l'armée et le Mouvement du 23 mars (M23). L'ONU accuse le Rwanda et l'Ouganda de soutenir les rebelles.
    13 juillet : la CPI émet un mandat d'arrêt contre Sylvestre Mudacumura, présumé commandant suprême des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).

    2013
    12 décembre : Kinshasa et le M23 entérinent formellement la fin de leur conflit dans l'Est.
    30 décembre : des attaques ciblent quasiment au même moment Kinshasa, Lubumbashi et Kindu, avec la mort de plus de 70 assaillants.

    2014
    12 février : le président Joseph Kabila promulgue une loi d'amnistie qui concerne notamment des anciens combattants de la rébellion M23.
    22 mars : 251 Congolais meurent dans le naufrage d'un bateau sur le lac Albert, entre l'Ouganda et la RDC.
    9 avril : plus de 1 300 personnes originaires de RDC sont refoulées du Congo en quelques jours à l'occasion d'une vaste opération contre les étrangers en situation irrégulière dans le pays, débutée le 4. En quelques mois, plus de 130 000 Congolais sont rentrés au pays.
    23 avril : accident de train dans le sud-est du pays, faisant au moins 74 morts.
    11 mai : une bousculade au stade Tata Raphaël lors du match de foot opposant l'AS V. Club, équipe très populaire de Kinshasa, au Tout Puissant Mazembe, club plusieurs fois champion d'Afrique, fait 15 morts et plusieurs blessés.
    23 mai : la CPI condamne l'ancien chef de milice congolais Germain Katanga à 12 ans de prison pour sa complicité dans la destruction en février 2003 d'un village du nord-est du pays.
    6 juin : au moins trente-sept civils de l'ethnie Bafulero, majoritairement des femmes et des enfants, sont assassinés dans le village de Mutarule, dans la province du Sud-Kivu.
    1er juillet : les évêques, réunis dans une conférence épiscopale nationale, demandent au président Joseph Kabila de ne pas briguer un troisième mandat en 2016.
    9 juillet : le président Joseph Kabila nomme la députée Jeannine Mabunda Lioko Mudiayi au poste de conseillère spéciale en matière de lutte contre les violences sexuelles et le recrutement d'enfants.
    15 août : création de la nouvelle compagnie aérienne nationale de la République démocratique du Congo, Congo Airways.
    27 septembre : quelques milliers de personnes manifestent à Kinshasa contre l'intention prêtée au président Joseph Kabila de modifier la Constitution pour se maintenir au pouvoir.
    17 octobre : les combattants ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF) continuent de semer la terreur dans le nord de la province du Nord-Kivu. Leur dernier massacre fait 24 morts à Eringeti, une bourgade agricole de 2.000 habitants. En moins de deux semaines, ils ont tué environ 80 civils à l'arme blanche.
    20 octobre : les grandes agglomérations du Nord-Kivu se transforment en "villes mortes" pour protester contre l'insécurité après une série de massacres commis par des rebelles ougandais dans cette province de l'Est.
    21 octobre : le médecin Denis Mukwege, qui soigne dans sa clinique de Bukavu les femmes victimes de violences sexuelles, remporte le prix Sakharov 2014, attribué par le Parlement européen, qui récompense des personnalités ou des collectifs qui se sont illustrés dans la défense des droits de l'Homme.
    2 novembre : 11 personnes sont massacrées à Beni, ville de l'est du pays, provoquant de violentes manifestations.
    3 novembre : des centaines de magistrats entament une grève "illimitée" pour demander une hausse de salaire promise en 2011 par le président Joseph Kabila.
    21 novembre : l'Organisation mondiale de la santé (OMS) confirme la fin de l'épidémie d'Ebola dans le pays. Ce même jour, reddition du chef rebelle congolais Cobra Matata, à Bunia, dans le nord-est du pays, où il a semé la désolation pendant des années pour le contrôle notamment de ressources naturelles.
    24 novembre : une centaine de personnes ont été tuées en fin de semaine dans la région de Beni, dans l'est du pays. Près de 200 civils ont été massacrés en moins de deux mois dans cette région explosive, où l'ONU appelle à "neutraliser" les "forces négatives".
    15 décembre : le colonel Bedi Mobuli Engangela, alias "Colonel 106", est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour des crimes contre l'humanité commis entre 2005 et 2007 dans la province du Sud-Kivu.

    2015
    19 au 22 janvier : des manifestations violentes font entre 27 et 42 morts, principalement à Kinshasa. Les émeutiers dénonçaient un projet de loi électorale qui aurait pu permettre au chef de l'Etat de rester au pouvoir au-delà du terme de son mandat, fin 2016.
    4 mars : plus de 1 500 cas de choléra sont enregistrés en l'espace de sept semaines dans la province du Katanga, dans le sud-est du pays.
    13 mai : la contestation populaire contre les autorités congolaises dans la région de Beni s'étend à d'autres villes de l'est du pays, frappé par une succession de massacres depuis octobre, provoqués par les rebelles ougandais musulmans des Forces démocratiques alliées (ADF), accusés d'avoir tué déjà plus de 300 personnes.
    23 juillet : les neuf membres de la Commission nationale des droits de l'Homme (CNDH) prêtent serment devant la Cour constitutionnelle.
    14 août : l'ONU annonce qu'une épidémie de rougeole a fait près de 320 morts et contaminé plus de 20.000 personnes depuis janvier dans la province du Katanga.
    28 septembre : Ignace Murwanashyaka et Straton Musoni, chefs de la rébellion FDLR, sont condamnés par la justice allemande après un procès de plus de quatre ans à 13 ans et 8 ans de prison pour des crimes contre l'humanité et des crimes de guerre commis dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC).
    19 octobre : le gouvernement autorise finalement la diffusion du film "L'Homme qui répare les femmes", consacré à l'œuvre du célèbre chirurgien congolais Denis Mukwege qui vient en aide aux femmes violées dans l'est du pays. Réalisé par le cinéaste belge Thierry Michel et sa compatriote journaliste Colette Braeckman, le film a reçu plusieurs prix internationaux, mais il était jusque-là interdit de diffusion en RDC.
    26 octobre : au moins 11,7 millions de dollars américains ont été détournés en un trimestre dans la seule ville de Kinshasa et dans trois secteurs de la Fonction publique. C'est le résultat d'une mission d'enquête du ministère du Budget dans le secteur de l'enseignement supérieur et universitaire, de l'enseignement primaire et secondaire et de la santé publique.
    2 novembre : la recrudescence des rapts dans le Rutshuru inquiète les ONG.
    8 novembre : le président Kabila annonce le début d’un dialogue politique.
    16 novembre : une manifestation des étudiants dégénère en affrontements avec la police. En cause, la perspective d’une augmentation des frais de scolarité et frais connexes ainsi que le délogement musclé de certains jeunes des résidences universitaires. Une nouvelle manifestation aura lieu deux jours plus tard.
    28 novembre : un groupe d'assaillants lourdement armé attaque simultanément des positions de l'armée congolaise et de la Mission des Nations unies au Congo (Monusco), à Beni, tuant au moins quatre militaires et d'un casque bleu, et faisant plusieurs blessés. Ils s'en sont pris également à l'hôpital d'Eringeti, achevant les patients dans leur lit. Une attaque d'une grande violence, attribuée à la rébellion ougandaise des ADF-Nalu (Forces démocratiques alliées - Armée de libération de l’Ouganda).
    7 décembre : 52 députés de l’opposition déposent à l’Assemblée une motion de défiance à l’égard du vice-Premier ministre de l'Intérieur et de la Sécurité, Evariste Boshab. En cause, la nomination de gouverneurs spéciaux en lieu et place de la tenue des élections provinciales et des gouverneurs. Elle sera rejeté quelques jours plus tard.
    8 décembre : le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme publie un rapport dans lequel il recense entre le 1er janvier et le 30 septembre pas moins de 143 violations qui concernent des centaines de personnes, opposants pour l’essentiel, mais aussi des membres de la société civile et des journalistes.
    20 décembre : des organisations de la société civile, mouvements citoyens ou encore opposants politiques créent le Front citoyen 2016, avec l'objectif de mettre leurs forces et leurs moyens en commun pour dire non à un troisième mandat de Joseph Kabila et éviter tout glissement du calendrier.
    27 décembre : le gouvernement exige des détenteurs des téléphones cellulaires de se faire identifier. La société civile dénonce une restriction des droits des citoyens là où le porte-parole du gouvernement affirme que c'est dans le cadre de la prévention du terrorisme.
    30 décembre : les mouvements citoyens Lucha et Filimbi accusent l'Agence nationale du renseignement (ANR) de s'être intéressés de près à la conférence dite « de Gorée », organisée à Dakar au Sénégal du 11 au 14 décembre 2015, en présence d'autres mouvements africains analogues comme « Y en a marre » du Sénégal ou le « Balai citoyen » du Burkina Faso. Lucha et Filimbi disent s'être procurés une note interne de l'ANR qui qualifierait la conférence de « consolidation d'une coalition de déstabilisation de la RDC à partir de Dakar ». Mais sa véracité est contestée par le gouvernement.

    2016
    4 janvier : un nouveau regroupement est créé : le Front des démocrates qui regroupe sept partis politiques et des personnalités de l'opposition.
    7 janvier : au moins 14 personnes sont tuées à Miriki, au Nord-Kivu, au sein de la communauté nande. Les autorités locales et l'armée pointent du doigt les FDLR, les rebelles hutus rwandais. L'armée nationale et les Casques bleus présents dans la région sont accusés une nouvelle fois de passivité face aux groupes armés.
    8 janvier : affrontements dans le camp de réfugiés de Lusenda, au Sud-Kivu, suite à un retard dans l'acheminement de nourriture. Le camp accueille plus de 10 000 réfugiés burundais et, face à des rumeurs de présence de rebelles burundais, la police nationale congolaise a installé un poste au sein du camp, alors que la Monusco assure la sécurité autour de Lusenda. Mais les réfugiés ne voient pas tous d'un bon oeil cette présence policière.
    9 janvier : l'opposant Etienne Tshisekedi annonce son retour au pays lors de ses vœux à la nation adressés de Bruxelles où il est en convalescence depuis août 2014.
    12 janvier : les autorités ferment le camp de Mokoto, dans le Masisi. Plus de 4 000 personnes qui vivaient dans ce camp, depuis 2009, se retrouvent sans abri.
    18 janvier : le docteur Denis Mukwege qui a consacré sa vie à aider les femmes congolaises victimes de violences sexuelles, reçoit à Bruxelles le prix décerné par la Fondation pour l’égalité des chances en Afrique.
    28 janvier : dans une lettre adressée au médiateur de l'Union africaine Edem Kodjo, l'opposant Etienne Tshisekedi, leader de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), refuse le dialogue national voulu par le président Joseph Kabila, reprochant au chef de l'Etat d’être à la fois juge et partie.
    5 février : le gouvernement et la Monusco se disent très préoccupés par la situation dans le Sud-Lubero après une série de violences ces derniers jours entre les communautés hutus et nandés. Des violences qui ont fait plusieurs morts, à quelques kilomètres de Miriki où un massacre a eu lieu début janvier. Selon le chef du bureau conjoint des Nations unies aux droits de l'homme, il y a un risque réel de conflit interethnique, une tension aggravée par la présence de milices nandés et des FDLR, les rebelles hutus rwandais.
    - la Dynamique de l'opposition, l'une des principales plateformes d'opposants en RDC, appelle une nouvelle fois la Céni à publier le calendrier électoral, après la date butoir du 31 janvier.
    13 février : le ministre du Budget révèle les premiers résultats d'une enquête concernant les détournements massifs de la paie de fonctionnaires à Kinshasa et dans les ex-provinces du Bandundu, Equateur, Kongo Central et les deux Kasais. Les montants sont faramineux.
    16 février : l’opposition et la société civile, hostiles au maintien au pouvoir de Joseph Kabila, appellent à une journée ville morte à travers tout le pays. Une journée symbolique où l'on commémore les chrétiens martyrs du 16 février 1992 qui avaient été massacrés par Mobutu alors qu'ils réclamaient plus de démocratie. Le lendemain, quatre organisations internationales - l’Union Africaine, les Nations unies, l’Union européenne et l’Organisation internationale de la francophonie - demandent des élections en RDC. Elles soutiennent la tenue d'un dialogue politique en vue de l'organisation de ces élections et appuient le travail du facilitateur Edem Kodjo.
    24 février : le tribunal de grande instance de Goma condamne six militants du mouvement citoyen la Lucha à deux ans de prison ferme pour «incitation à la révolte». En appel, ils seront condamnés à 6 mois.
    10 mars : des émissaires du Front citoyen 2016, une plateforme de l’opposition et de la société civile, appellent les Nations unies à mieux les protéger. L'Union européenne se dit inquiète des rapports faisant état d'un nombre croissant d'actes de harcèlement et d'intimidations contre l'opposition, la société civile et les médias. Elle appelle le gouvernement à respecter ses engagements internationaux.
    17 mars : Evariste Kasali, militant des droits de l'homme, est tué par balle chez lui à Kavumu, dans le Sud-Kivu. D'après les témoins, les tueurs sont des hommes en uniformes. La Monusco condamne l'exécution sommaire de ce défenseur qui enquêtait sur des allégations d'enlèvements et de viols d'enfants et dénonçait l'inaction des autorités.
    21 mars : 1ère édition du dialogue interactif avec les organisations de défense des droits de l'homme. L'objectif affiché : améliorer la situation des droits de l'homme dans le pays. C’est aussi l'occasion pour le ministre de la Justice de démentir les accusations contre l'opération de police Likofi, tant décriée par la communauté internationale, les allégations concernant la fosse commune de Maluku ou encore d'arrestations politiques contre des activistes de la société civile. Alexis Thambwe Mwamba a également annoncé des mesures à l'égard des ONG et notamment celles de défense des droits de l'homme, mais aussi un nouveau décret relatif à la liberté de manifester.
    26 mars : la majorité présidentielle s'octroie la part du lion à l'élection des gouverneurs des nouvelles provinces issues du dernier découpage territorial.
    30 mars : le Conseil de sécurité de l’ONU vote à l’unanimité une résolution qui renouvelle pour un an le mandat de la Monusco. La mission des Nations unies au Congo est désormais recentrée sur les questions politiques et la protection des civils. L’ONU craint des violences dans un contexte préélectoral très flou où le président Joseph Kabila pourrait chercher à se maintenir au pouvoir.
    31 mars : l'ancien gouverneur Moïse Katumbi choisi candidat de l'opposition à la présidentielle. C'est à travers un communiqué publié sur son compte Twitter, le 4 mai, qu'il confirmera sa candidature à la présidentielle.
    3 avril : inquiétude de la population avec l'arrivée d'armement lourd à Lubumbashi.
    7 avril : ces dernières semaines, trois camps de déplacés ont été vidés de leur population, à commencer par celui de Mpati, puis celui de Kivuye et, à ce jour, celui de Bweru. Selon l'ONU, ce sont au moins 35 000 personnes qui ont été affectées.
    9 avril : des proches du président Kabila cités dans les «Panama Papers», ces documents, révélés par un consortium de médias, qui pointent l’implication du cabinet Mossack Fonseca dans une entreprise de blanchiment et d’évasion fiscale d’envergure internationale.
    27 avril : pour la deuxième fois en un an, le mouvement citoyen la Lucha (Lutte pour le changement) saisit le Groupe de travail de l’ONU sur les détentions arbitraires, basé en Suisse, pour dénoncer la détention de huit de leurs militants arrêtés en février dernier. Le 3 mai, Amnesty International décerne son prix «Ambassadeur de la conscience» 2016 au mouvement citoyen Lucha.
    3 mai : selon l'armée, au moins 17 civils ont été tués à Luna, un hameau du village de Eringeti, à 60 kilomètres au nord-est de Beni, une région régulièrement visée par des attaques.
    9 mai : Moïse Katumbi, ex-gouverneur du Katanga et candidat déclaré à la présidentielle, est convoqué par le parquet général de Lubumbashi, accusé d'avoir recruté des mercenaires. Après une première audition de presque sept heures, Moïse Katumbi sera de nouveau entendu deux jours plus tard. Il sera inculpé le 19 pour «atteinte à la sûreté intérieure comme extérieure de l’Etat» et placé sous mandat d'arrêt provisoire. Il quittera le pays le lendemain pour se faire soigner en Afrique du Sud.
    16 mai : la coordination des sociétés civiles des territoires de Beni, Butembo et Lubero au Nord-Kivu adresse une lettre ouverte au président Kabila, après une série de nouveaux massacres de civils dans cette province de l’est de la RDC. Elles demandent au chef de l'Etat d'assumer ses responsabilités de chef suprême des armées pour faire cesser ces massacres, qui selon leur décompte ont coûté la vie à plus de 1 000 personnes en un an et demi. Sans oublier les plus de 1 400 kidnapping et les centaines de maisons incendiées. Les auteurs de cette lettre ouverte demandent des enquêtes sur les récents massacres et une évaluation des opérations de lutte contre les groupes armés menées dans la régions.
    22 juin : le candidat à la présidentielle Moïse Katumbi condamné à 36 mois de prison ferme dans une affaire de spoliation.
    - 1ère audience à la prison de Makala pour Jean-Marie Kalonji, défenseur des droits de l'homme, poursuivi pour atteinte à la sécurité intérieure et propagation des fausses images.
    23 juin : le conseil de sécurité de l’ONU vote une résolution qui renouvelle le mandat du groupe d'experts sur la RDC et le régime de sanctions auquel est soumis Kinshasa, étendu pour couvrir toutes les violations des droits de l'homme dans le contexte pré-électoral.
    27 juin : la délégation de l'Union européenne à Kinshasa se dit «vivement préoccupée par la hausse des violations des droits de l'homme, commises en particulier par des représentants des forces de l'ordre». Dans une déclaration à l'issue de la 53e réunion de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco), les évêques se disent inquiets de la situation politique actuelle.
    29 juin : discours du président Joseph Kabila à la nation, assez offensif vis-à-vis des «ingérences intempestives et illicites», référence sans doute aux injonctions répétées de la communauté internationale à organiser les élections dans les délais constitutionnels et à ouvrir l’espace politique, mais aussi – à mots couverts – à l’opposition.
    11 juillet : des combats entre groupes armés provoquent la fuite de milliers de personnes dans le Rutshuru, un territoire qui se situe dans l'est du Nord-Kivu. Selon la société civile, les Maï-Maï des groupes Guidon et Mazembe ont attaqué Kikuku et les sites de déplacés hutus qui se trouvaient à proximité. En réaction, des Nyatura et des FDLR, deux groupes issus des communautés hutues rwandaises et congolaises, ont contrattaqué. Ces attaques se produisent régulièrement depuis novembre dernier.
    22 juillet : les six militants de la Lucha (Lutte pour le changement), condamnés en mars à six mois de prison pour «tentative d'incitation à la révolte», se sont vus accorder une « remise de la peine » après cinq mois de détention.
    25 juillet : le rassemblement de l'opposition au président Kabila ne veut plus avoir affaire à Edem Kodjo, facilitateur de l'Union africaine, accusé d'avoir lancé «unilatéralement» et «dans la précipitation» les travaux préparatoires du fameux dialogue dont il a fixé la date pour 30 juillet. Ce dialogue, voulu par le chef de l'Etat, est censé mettre tout le monde autour de la table pour préparer les échéances électorales.
    27 juillet : Etienne Tshisekedi, l’opposant historique, est de retour à Kinshasa après deux ans d’absence. En août 2014, victime d'un malaise, il avait été évacué de la capitale congolaise par avion médicalisé.
    28 juillet : la juge Chantal Ramazani Wazuri dénonce des pressions qu'elle a subies pendant le procès pour spoliation immobilière qui visait le candidat à la présidentielle Moïse Katumbi. La présidente du tribunal de paix de Kamalondo, à Lubumbashi, demande de ne pas considérer sa signature et met en cause l'Agence nationale des renseignements (ANR).
    31 juillet : meeting de l'opposition au stade des Martyrs devant des dizaines de milliers de personnes. Le chef de l'UDPS Etienne Tshisekedi a exigé la tenue de l'élection présidentielle d'ici à la fin de l'année et le départ du président Kabila au terme de son second mandat le 20 décembre. Autre cible : Edem Kodjo, le facilitateur de l'Union africaine, récusé par l'opposition qui le juge incapable d'organiser le dialogue politique. L'avion qui ramène l'opposant Moïse Katumbi ne reçoit pas l'autorisation d'atterrissage.
    9 août : Ida Sawyer, représentante de l'ONG Human Rights Watch (HRW), doit quitter le pays car son visa n'est pas renouvelé.
    12 août : ouverture du procès du massacre de Mutarule, deux ans après les faits. Le 6 juin 2014, 37 personnes appartenant pour la plupart à la communauté Bafulero avaient été tuées par balle ou brûlées, sans que les casques bleus et les soldats de l’armée congolaise n’interviennent. Le chef de la Monusco de l’époque s’était excusé publiquement pour son inaction et les autorités congolaises avaient ouvert une enquête, transmise à la Cour militaire en mai 2015.
    13 août : de nouveaux massacres sont commis dans la périphérie de Beni. Des assaillants armés ont tué des dizaines de villageois et une dizaine de maisons ont été incendiées.
    20 août : début du procès des auteurs présumés d'une série de massacres à Béni, dans la province du Nord-Kivu, dans l'est du pays. Selon le président de la Cour opérationnelle du Nord-Kivu, les accusés sont poursuivis pour leur «participation à un mouvement insurrectionnel, crimes contre l'humanité par meurtre et terrorisme» à Oïcha, à une vingtaine de kilomètres de Béni, localité où ils ont été arrêtés.
    23 août : ouverture des travaux du comité préparatoire du dialogue congolais inclusif, en vue de la tenue de l'élection présidentielle dans le pays, avec des acteurs politiques et de la société civile. Mais une grande partie de l'opposition a déjà décliné l'invitation du facilitateur Edem Kodjo. Le 28, signature du document final des travaux du comité préparatoire au dialogue politique national et inclusif : la feuille de route qui définit les objectifs et le cadre du dialogue qui aura lieu du 1er au 14 septembre.
    27 août : le défenseur congolais des droits de l'homme, Jean-Marie Kalonji, est en liberté provisoire.
    29 août : la Cour suprême de justice, dans le cadre des mesures de décrispation politique exigées par l'opposition, accède à la demande de liberté provisoire à quatre membres de Lucha.
    13 septembre : le dialogue national est au point mort et toujours boycotté par deux des principales forces de l’opposition. En cause : la séquence des élections à venir. L’opposition représentée au dialogue veut que la priorité soit donnée à la présidentielle comme le prévoit la résolution 22-77. La majorité, elle, souhaite les élections locales d’abord.
    15 septembre : Amnesty International s'inquiète d'une «répression systématique» des personnes qui s'opposent au maintien au pouvoir de Joseph Kabila au-delà de son mandat. Dans un rapport intitulé «Répression de la liberté d'expression sur fond de retard des élections en République démocratique du Congo», l'organisation de protection des droits de l'homme accuse les autorités de se servir des institutions publiques pour empêcher les opposants de s'exprimer et manifester.
    19 septembre : des affrontements éclatent à Kinshasa avant une manifestation pour réclamer le départ du président Joseph Kabila à la fin de son mandat, que les autorités ont finalement décidé d'interdire. Le dernier bilan donné par le ministère de l'Intérieur fait état de 17 morts, dont 3 policiers, et 14 civils blessés par balles. Tirs, jets de pierre, des grenades lacrymogènes, pillages et bâtiments incendiés… opposition et majorité se renvoient la responsabilité des violences.
    Le lendemain, de nouveaux affrontements, des bâtiments sont attaqués et un imposant dispositif sécuritaire est mis en place. On décompte encore plusieurs morts et blessés. Conséquence des violences de ces deux derniers jours, l'Eglise catholique suspend sa participation au dialogue national.
    Le 21, l'Eglise catholique organise une messe en mémoire des victimes de la marche de l'opposition, concélébrée par le cardinal Monsengwo Laurent avec cinq autres évêques.
    27 septembre : le Haut-Commissaire aux droits de l'homme des Nations unies dénonce la violence avec laquelle les forces de l'ordre ont réprimé les manifestations les 19 et 20 septembre derniers. L'ONU s'inquiète de la violence de la répression mais aussi de la possibilité que les forces de l'ordre aient prémédité cette répression qui a fait au moins 53 morts.
    28 septembre : les autorités de la capitale proposent une assistance aux familles dont des membres sont morts lors des événements des 19 et 20 septembre. Celle-ci est fixée à 5 000 dollars par victime.
    17 octobre : la Cour constitutionnelle autorise la Céni à reporter les élections et à élaborer un nouveau calendrier.
    18 octobre : fin du dialogue national et signature d'un accord qui prévoit l'élection présidentielle au mieux en avril 2018 et qui donne également la primature à l'opposition et met en place un comité de suivi national issu du dialogue. Au titre de cet accord, le président kabila - lui - restera au pouvoir jusqu'à l'élection de son successeur. Il n'est pas spécifié dans l'accord précisément qu'il ne peut pas se représenter ou changer la constitution pour lever la limite du nombre de mandats, mais le texte appelle au respect intégral des articles de la constitution qui exclut ces deux options. Cet accord, toujours rejeté par deux des principales formations de l'opposition, le Rassemblement et le MLC, a été officiellement paraphé par les délégués.
    1er novembre : cérémonie en hommage aux six militants du parti d'opposition Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), tués, les 19 et 20 septembre, lors de manifestations contre le président congolais Joseph Kabila.
    14 novembre : démission annoncée du Premier ministre Augustin Matata Ponyo suite à l'accord qui recommande un gouvernement d'union nationale..
    17 novembre : le député d'opposition Samy Badibanga est nommé Premier ministre, résultat de l'accord politique signé en octobre entre la majorité et une fraction de l'opposition. Badibanga avait été élu en 2011 sous les couleurs de l'UDPS mais radié par la suite.
    22 novembre : des mouvements citoyens comme Lucha ou Filimbi, les ligues des jeunes du Rassemblement et du MLC lancent la campagne « Bye bye Kabila ». Malgré leurs divergences sur les moyens de sortir de la crise, ils ont décidé de sensibiliser la population sur certaines dispositions constitutionnelles comme la durée et le nombre de mandats présidentiels et de refuser le maintien au pouvoir du président Kabila au-delà du 19 décembre prochain. C’est pourtant ce que préconise l’accord politique signé entre la majorité et une frange de l’opposition.
    15 décembre : ces derniers mois, plusieurs épisodes de violences ont eu lieu dans la province du Kasaï-Central. Des heurts opposant notamment les forces de l'ordre et des miliciens, partisans du défunt chef coutumier Kamwina Nsapu, qui s'en prennent régulièrement à tout ce qui représente l'autorité de l'Etat sur le territoire. A chaque fois, l’ONU est avertie de possibles cas de violations graves des droits de l'homme contre des civils, attribués à la fois aux miliciens mais aussi aux forces de sécurité. Le bureau des Nations unies pour les droits de l'homme a envoyé du 7 au 17 novembre une mission d'enquête dans plusieurs villages.
    19 décembre : le nouveau gouvernement de Samy Badibanga est annoncé à la télévision publique quelques minutes à peine avant la fin du mandat du président Joseph Kabila et alors que les discussions menées par les évêques sont toujours en cours. Près de 70 membres, dont 3 vice-premiers ministres et 7 ministres d'Etat, c'est presque le double de l'équipe précédente et quasiment un record en RDC. C'est ce lundi, à minuit, que le mandat du président Kabila aurait dû prendre fin : les forces de sécurité ont été déployées dans toutes les villes du pays.
    20 décembre : la situation reste tendue dans la capitale et ce, quelques heures après la fin constitutionnelle du mandat du président Joseph Kabila. Le chef de l'UDPS, l’opposant Etienne Tshisekedi, affirme que le chef de l'Etat a perdu sa légalité et sa légitimité.
    22 décembre : le gouvernement prête serment lors d'une cérémonie dans un contexte de très grande tension. Le nouveau Premier ministre Samy Badibanga est certes issu des rangs de l'opposition, mais la décision de Joseph Kabila de se maintenir au pouvoir après la fin de son mandat lundi a été très mal perçue par de nombreux Congolais qui ont manifesté leur colère. Lors de son discours, Samy Badibanga a surtout insisté sur la situation économique du pays.
    28 décembre : l’opposant Franck Diongo Shamba est condamné à cinq ans de prison ferme par la Cour suprême de justice, faisant office de Cour de cassation. Le député et leader du Mouvement lumumbiste progressiste était poursuivi pour arrestation et détention arbitraires de trois militaires de la garde républicaine.
    31 décembre : après plus de 13 heures de négociations, la majorité et l'opposition signent l'accord pour organiser la gestion de la transition après la fin du mandat du président Joseph Kabila le 20 décembre et l'élection de son successeur.

    2017
    2 janvier : la majorité affirme avoir signé l'accord «sous réserves». Son problème : le manque d'inclusivité. Le Front pour le respect de la Constitution, MLC en tête, n'a pas signé. Tout comme les membres du gouvernement actuel qui pourrait tomber, à commencer par le Premier ministre Samy Badibanga.
    4 janvier : les violences se poursuivent dans les trois provinces du Kasaï, le Kasaï, le Kasaï-Central et le Kasaï-Oriental.
    1er février : Etienne Tshisekedi, l'éternel opposant, est mort à l'âge de 84 ans d'une embolie pulmonaire à Bruxelles où il était hospitalisé. Le gouvernement et l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) n'arrivent pas à s’accorder sur l’organisation de ses obsèques.
    18 février : alors que depuis une semaine, la Mission de l'ONU en République démocratique du Congo dit soupçonner un usage excessif de la force dans l’ex-province du Kasaï, une vidéo en passe de devenir virale sur les réseaux sociaux jette un nouveau trouble. On y voit des hommes en uniformes de l’armée congolaise ouvrir le feu sur des civils qui chantent. Ils portent tous les bandeaux emblématiques des présumés miliciens Kamuina Nsapu. Les survivants sont exécutés, parfois à bout portant. Le gouvernement et la Monusco disent tous deux enquêter sur ces images pour en vérifier l’authenticité et éclaircir les circonstances.
    18 mars : la justice militaire annonce plusieurs arrestations dans l'affaire de la vidéo de l'exécution de présumés miliciens Kamuina Nsapu. On y voit des hommes en uniforme tirer sur des civils pour la plupart désarmés. Le gouvernement congolais avait qualifié de «montage grossier» ces images tournées en un seul plan et diffusées sur les réseaux sociaux. La justice militaire dit autre chose.
    22 mars : déjà condamné à 18 ans de prison par la CPI pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité commis par sa milice en Centrafrique en 2002-2003, Jean-Pierre Bemba, l'ancien vice-président, écope d'un an de prison supplémentaire pour subornation de témoins.
    27 mars : les corps de deux experts de l'ONU, l'Américain Michael Sharp et la Suédoise Zaida Catalan, sont retrouvés près de la ville de Kananga dans le Kasaï. Ils avaient été enlevés le 12 mars dernier.
    1er avril : l’ONU adopte à l’unanimité le renouvellement pour un an du mandat de la Monusco.
    7 avril : le Premier ministre Samy Badibanga démissionne. Il est remplacé par Bruno Tshibala, l'ancien secrétaire général adjoint de l'UDPS, le parti d'Etienne Tshisekedi. Ancien parce qu'il a été exclu il y a quelques semaines après s'être désolidarisé de la nouvelle direction du parti. Sa nomination est le résultat des tractations entre la majorité présidentielle et une frange de l'opposition après l'échec de l'application de l'accord signé le 31 décembre dernier entre pouvoir et opposition.
    14 avril : le docteur Gildo Byamungu, gynécologue obstétricien de l'hôpital d'Uvira, dans le nord-est du pays, est retrouvé mort. C'était un proche du célèbre docteur Denis Mukwege, celui qu'on surnomme « l'homme qui répare les femmes ». Après ce décès, à Bukavu, la société civile se mobilise.
    21 avril : c'est un afflux impressionnant de personnes ayant fui les violences dans les Kasaï qui est venu grossir les rangs des deux millions de déplacés présents dans le pays. Le bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha) fait savoir que la barre du million de personnes déplacées a été franchie ce mois-ci.
    27 avril : 165 organisations congolaises de la société civile et de défense des droits humains appellent à une enquête internationale indépendante sur les violations massives des droits de l'homme dans les provinces des Kasaï : Kasaï-Central, Kasaï-Oriental et Lomami. Des crimes qui mettent en cause les forces gouvernementales et les miliciens du chef coutumier Kamuina Nsapu.
    - quatre mois après l'accord dit du 31 décembre entre majorité et opposition, signature d'une annexe à ce premier accord pour organiser concrètement le partage du pouvoir et la gestion de la transition jusqu'aux élections devant le Parlement et le Sénat rassemblés en plénière. Mais les principales forces de l'opposition, le Rassemblement et le Front pour le respect de la Constitution, ont refusé de signer parlant d'une mascarade.
    6 mai : le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha) alerte sur le sort des populations dans la région des Kasaï, une zone du centre du pays, secouée depuis août dernier  par des violences meurtrières, après la révolte de partisans d'un chef traditionnel local. Dans son dernier bulletin, le bureau des Nations unies dénonce des tueries et des exactions à l'encontre principalement des civils. Il redoute que cette crise qui a fait près de 1 700 000 déplacés, ne bascule dans un conflit à caractère ethnique.
    16 mai : le nouveau gouvernement est investi dans le chahut par le Parlement, sur fond de contestation de l'opposition et le départ des membres du Regroupement des députés du rassemblement (RDR) quand le nouveau Premier ministre, Bruno Tshibala, a pris la parole.
    17 mai : les violations des droits de l'homme préoccupent le bureau de l'ONU en charge des droits de l'homme et notamment la forte proportion d'exécutions extrajudiciaires, puisqu'au mois d'avril, elles ont plus que doublé, selon l'ONU, avec 234 civils tués sans aucune autre forme de procès.
    29 mai : l’Union européenne prend des sanctions contre neuf hauts responsables du régime de Joseph Kabila,  la plupart des noms en lien direct avec les violences qui secouent le Kasaï.
    6 juin : le haut-commissaire aux droits de l’homme des Nations unies, Zeid Ra'ad Al Hussein, lance un ultimatum aux autorités de RDC : elles ont 48 heures pour accepter de participer à une enquête conjointe sur les violences dans les Kasaï qui ont déjà fait plusieurs centaines de morts et des dizaines de milliers de déplacés. Si Kinshasa ne respecte pas ce délai, l’ONU brandit la menace d’une enquête internationale.
    14 juin : le ministre de la Justice Alexis Thambwe Mwamba est visé par une plainte pour crime contre l’humanité en Belgique. C’est un avocat belge qui est à l’origine de la plainte, représentant les familles des victimes du crash d’un avion dans l’est de la RDC, abattu par le mouvement rebelle du RCD, le 10 octobre 1998, dont l’actuel ministre de la Justice était l’un des responsables.
    15 juin : l'avenir de la République démocratique du Congo est en «grand danger», selon Kofi Annan et neuf ex-présidents africains qui s'inquiètent de la situation dans le pays. Dans un «appel urgent en faveur d'une transition pacifique et démocratique en RDC», ils s'alarment de la non-tenue encore des élections.
    30 juin : jour anniversaire de l’indépendance, la police procède à l’arrestation de plusieurs membres de la société civile. A ceux-là, s’ajoutent des cadres et membres de l’UDPS, plus nombreux, qui sont en détention dans le pays.
    11 juillet : 38 nouvelles fosses communes ont été identifiées au Kasaï, au centre du pays par les Nations unies. Des nouveaux sites qui portent à au moins 80 le nombre de charniers découverts depuis le début de l'insurrection des miliciens Kamuina Nsapu en août 2016.
    20 juillet : l'agence Bloomberg publie des révélations sur la fortune de Zoé Kabila, député et frère du chef de l'Etat. Un rapport du groupe d'étude sur le Congo et du Pulitzer Center publié dans la foulée s’intéresse lui à 13 membres de la famille Kabila et deux très proches associés. Le clan Kabila a la main sur au moins 80 sociétés dans des secteurs divers et variés, ce qui représente des centaines de millions de revenus depuis 2003 et la fin de la guerre.
    25 juillet : le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l'homme publie le bilan des violations des droits de l'homme commises sur les six premiers mois de l'année en RDC. Selon ce rapport, les agents de l'Etat restent responsables de la majorité des violations des droits de l'homme au Congo - avec 58 % en moyenne - au cours de ce premier semestre. Au moins 591 exécutions sommaires ont été commises par des agents de l'Etat, dont 35 femmes et 170 enfants. A titre de comparaison, les groupes armés - toutes affiliations confondues - sont responsables d'au moins 345 meurtres. Cette tendance est d'autant plus préoccupante dans les trois Kasaï. Là-bas, l'ONU parle d'une répression brutale et disproportionnée.
    26 juillet : la Mission des Nations unies au Congo (Monusco) se félicite de la reddition du chef de guerre Ntabo Ntaberi Sheka, à Mutongo, dans le territoire de Walikale qui a longtemps été un de ses fiefs. Accusé d'une campagne massive de viols dans le territoire de Walikale en 2010, un mandat d'arrêt avait été émis en 2011 par la justice militaire congolaise. Depuis, il était accusé par les organisations de défense des droits de l'homme, dont Human Rights Watch, d'avoir exécuté des dizaines de civils. La Monusco devrait remettre dans quelques jours Sheka à la justice militaire congolaise.
    - Le Haut-commissariat des Nations unies aux droits de l’homme désigne les trois experts internationaux qui enquêteront sur les violences au Kasaï. La formation du groupe d’experts a été avalisée par une résolution du Conseil des droits de l’homme de l’ONU le 23 juin dernier. Leur mission : fournir une assistance technique à la RDC pour faire la lumière sur les violences commises dans cette région du centre du Congo.
    29 juillet : Kifuko Maïsha est retrouvé mort dans un caniveau à Goma. Les responsables du Mouvement social pour le renouveau (MSR) notent que plusieurs autres membres de ce parti ont été retrouvés morts dans des circonstances suspectes dans cette zone de la RDC.
    31 juillet : manifestations et rassemblements organisés dans plusieurs villes du pays pour réclamer la publication d’un calendrier électoral, marqués par des arrestations et violences.

    Documentation RFI, août 2017

     
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