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    Soudan du Sud

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    Latifa Mouaoued/RFI

    Après le référendum d'autodétermination organisé du 9 au 15 janvier 2011, le Sud-Soudan accède à l’indépendance le 9 juillet 2011, sous le nom officiel de Soudan du Sud, et après près de 50 années de conflit avec le Nord.
    Ce pays d’Afrique orientale d’une superficie de  644 329 km², est frontalier du Soudan au nord, de l’Ethiopie à l’est, du Kenya, de l’Ouganda et de la RD Congo au sud et de la Centrafrique à l’ouest. Le Soudan du Sud possède une terre riche en ressources naturelles (minerais, pétrole, eau du Nil).

    Capitale : Juba (509 000 habitants)

    Régime politique : République fédérale

    Démographie
    Population totale : 10,8 millions d'hab.
    Densité : 16,82 hab./km²
    Indice de fécondité : 5
    Croissance démographique : 4,1 %
    Espérance de vie : Femmes : 55,7 ans - Hommes : 53,6 ans

    Société
    Ethnies : Dinkas, Nuers, Chillouks, Zandés, Jo Luos, Acholis, Lotuhus
    Langues : anglais, dinka, nuer, chillouk, arabe de Juba
    Religions : Animistes, chrétiens
    Alphabétisation : 27 %
    Développement humain : nc

    Economie
    Monnaie : livre sud-soudanaise
    Croissance : - 12,3 % (2014)
    Inflation : -8,8 %
    PIB par habitant : 943 $
    Dette publique : 4,9 % du PIB

    Chronologie
    1946 : le Sud-Soudan est rattaché au nord pour former une seule région administrative sous la colonisation britannique.
    1956 : le Soudan accède à l'indépendance. Le gouvernement de Khartoum ne tient pas les promesses faites aux provinces du Sud de créer un État fédéral : c’est le début d’une guerre civile de 17 ans (1955-1972).
    1972 : signature d’un accord de paix Nord-Sud le 27 février à Addis-Abeba. En mai, une nouvelle Constitution garantit les droits des sudistes.
    1975 : rébellion sudiste.
    1983 : en septembre 1983, le président Gaafar Nimeiry impose la loi islamique à l’ensemble du Soudan. John Garang fonde alors l’Armée de libération du peuple du Soudan (APLS). La guerre nord-sud reprend.
    1991 : scission de la SPLA et création du Front démocratique du peuple du Soudan.
    1993 : Omar el-Béchir s’autoproclame président du Soudan.
    2000 : l’opposition boycotte les élections.
    2002 : des pourparlers sur la paix débutent au mois de janvier en Suisse. John Garang rencontre Omar el-Béchir. Le 20 juillet, signature de l’accord de Machakos En octobre, signature d’un accord de cessez-le-feu entre l’armée soudanaise et l’APLS.
    2005 : signature le 9 janvier des accords de paix entre Khartoum la SPLA. Le gouvernement est représenté par le vice-président Ali Osmane Taha et la SPLA par John Garang, son chef historique. Cet accord prévoit un régime d'autonomie de 6 ans au Sud-Soudan, période à l'issue de laquelle un référendum d'autodétermination sera organisé.
    Le 9 juillet, l’adoption d’une nouvelle Constitution le retour du mouvement de John Garang à Khartoum. Un gouvernement d'union nationale est mis sur pied pour cette période de transition. John Garang devient vice-président.
    Le 31 juillet, John Garang meurt dans l'accident de l'hélicoptère ougandais qui le transportait, dans le sud du Soudan. Il est remplacé par Salva Kiir.
    2008 : début du recensement national.
    2009 : accords sur les termes du référendum.
    2010 : la Cour pénale internationale (CPI) lance un mandat d'arrêt international contre Omar el-Béchir, le premier contre un président en exercice. Du 11 au 15 avril ont lieu les premières élections régionales, législatives et présidentielles tenues depuis 1986. Omar el- Béchir est réélu. Salva Kiir est élu président du Soudan du Sud.
    2011 : le 9 janvier, référendum d'autodétermination du Sud Soudan. Selon les premiers résultats, 98 % des électeurs auraient voté pour l'indépendance du Sud Soudan. L'indépendance est célébrée le 9 juillet 2011. Le pays est baptisé Soudan du Sud. Les 8 et 9 octobre, première visite à Khartoum du président Kiir depuis la partition. Les deux pays fixent un calendrier pour régler leurs différends persistants.

    2012
    26 et 27 mars : intenses combats entre les armées des deux Soudan.
    27 septembre : signature des accords de sécurité et de coopération, notamment sur la mise en place d'une zone tampon démilitarisée.

    2013
    12 mars : nouvelle série d'accords entre Juba et Khartoum après des mois d'affrontements sporadiques à la frontière, portant notamment sur la reprise de la production pétrolière du Sud et de son transit au Soudan.
    19 mars : déploiement des premiers observateurs chargés de surveiller la zone démilitarisée.
    29 mai : l'ONU porte à plus de 5 000 hommes les effectifs de la Fisnua dans la région d'Abyei.
    23 juillet : Salva Kiir limoge l'ensemble de son gouvernement.
    15 décembre : début du conflit au sein de l'armée, minée par des antagonismes politico-ethniques exacerbés par la rivalité à la tête du régime entre le président Salva Kiir et son ancien vice-président Riek Machar.

    2014
    En janvier, des combats opposent l'armée sud-soudanaise aux rebelles menés par l'ex-vice président Riek Machar dans la ville pétrolière de Malakal.
    23 janvier : le gouvernement du Soudan du Sud et les rebelles signent un accord de cessez-le-feu.
    12 mars : l'Union africaine crée une commission d'enquête chargée de déterminer les responsables des atrocités commises depuis qu'a éclaté mi-décembre le conflit entre forces gouvernementales et troupes loyales à l'ancien vice-président Riek Machar.
    17 avril : Environ 350 jeunes hommes, armés et en civil, attaquent l'enceinte de l'ONU à Bor, où près de 5 000 civils, essentiellement Nuer, ont trouvé refuge, tuant 58 personnes.
    21 avril : l'ONU accuse les troupes de Riek Machar d'avoir massacré des centaines de civils sur des bases ethniques lorsqu'elles ont repris la ville de Bentiu.
    10 juin : le président Salva Kiir et le chef de la rébellion, Riek Machar, s'accordent sur la formation d’un gouvernement de transition d’ici 60 jours.
    25 juillet : dans une déclaration unanime, les 15 pays membres du Conseil de sécurité de l'ONU « se déclarent très inquiets de la situation d'insécurité alimentaire catastrophique au Soudan du Sud, qui est désormais la pire au monde ».
    15 août : d'intenses combats reprennent dans le pays, opposant des partisans de l'ancien vice-président Riek Machar à ceux du président Salva Kiir, malgré les menaces de sanctions de l'ONU.
    22 septembre : début des négociations en Ethiopie sous l'égide de l'Autorité intergouvernementale pour le développement (Igad), organisation est-africaine, visant à trouver une issue durable au conflit qui a éclaté le 15 décembre 2013 au sein de l'armée sud-soudanaise, exacerbé par la rivalité à la tête du régime entre le président Salva Kiir et son ancien vice-président Riek Machar. Elles seront suspendues le 5 octobre en attente d'un accord.

    2015
    1er février : le président Salva Kiir et son ancien vice-président Riek Machar, à l'origine d'un soulèvement armé, s'accordent sur un cessez-le-feu, le 7ème en un an.
    20 mars : un rapport de l'Unicef estime qu'environ 12 000 enfants, essentiellement des garçons, ont été enrôlés comme soldats aussi bien par le gouvernement que par les groupes rebelles.
    8 mai : les combats qui font rage dans le nord provoquent un exode massif de la population. Selon l'ONU, près de cent mille déplacés en une semaine. Ces affrontements figurent parmi les plus violents enregistrés depuis le début du conflit, en décembre 2013, avec plusieurs dizaines de milliers de morts recensés.
    2 juin : le gouvernement expulse Toby Lanzer, coordinateur de l'aide humanitaire de l'ONU, pour avoir prédit "l'effondrement total" du pays.
    19 juin : selon un communiqué de l'Unicef, les forces armées ont perpétré des crimes atroces contre des enfants : émasculations, viols, les ligotant parfois ensemble avant de leur trancher la gorge. Au moins 129 enfants ont été tués le mois dernier dans l'Etat d'Unité, dans le nord du pays, théâtre des combats parmi les plus violents du conflit.
    21 juillet : l'OMS confirme la mort d'environ 39 personnes d'une épidémie de choléra qui fait rage depuis un mois dans le pays.
    2 août : le pays devient le 206e membre du Comité international olympique.
    26 août : le président Salva Kiir signe finalement un accord de paix visant à mettre fin à 20 mois d'une terrible guerre civile au Soudan du Sud, un document déjà ratifié le 17 par les rebelles.
    16 septembre : plus de 200 morts dans l'explosion à Maridi, à environ 300 km de Juba, d'un camion-citerne accidenté dont elles tentaient de récupérer la cargaison de carburant.
    13 octobre : l'Ouganda commence à retirer son contingent du pays en application de l'accord de paix, conclu le 26 août dernier, entre le président Salva Kiir et son adversaire Riek Machar.
    24 décembre : dans une allocution télévisée, le président présente les 28 gouverneurs des nouveaux Etats. Ces nominations sonnent comme une ultime provocation, en réaction à l'arrivée quelques jours auparavant d'une délégation de rebelles à Juba, dans l'optique de mettre en place les accords de paix, et notamment former un gouvernement d'union nationale.

    2016
    7 janvier : le président Salva Kiir entérine la nomination de 50 députés rebelles et forme un nouveau gouvernement de transition, avec des représentants des différentes factions de l'opposition.
    Avril : malgré l’accord signé par les deux leaders, les combats sporadiques se poursuivent sur le terrain, jusqu’au retour de Riek Machar à Juba. L’accord d’Addis-Abeba prévoyait que l’essentiel des combattants des deux camps stationnerait désormais au-delà d’un rayon de 25 kilomètres autour de Juba, excepté 1 400 soldats de la rébellion et 3 500 hommes de l’armée gouvernementale autorisés à rester dans la capitale. A son retour à Juba, Riek Machar est intégré dans un gouvernement d’union nationale en tant que vice-président, un poste qu’il avait occupé entre juillet 2011 et juillet 2013. Selon les dispositions de l’accord, ce gouvernement de transition prend ses fonctions le 7 janvier 2016, et restera en place pendant trente mois, avec Salva Kiir comme président.
    8-11 juillet : triste 5ème anniversaire de l'indépendance à Juba, sur fond de recrudescence de violences dans la capitale. Les autorités sud-soudanaises avaient prévenu dès juin qu’il n’y aurait pas de célébration à cause des tensions ethniques qui continuent à régner dans le pays. Selon toute vraisemblance, c'est une rumeur véhiculée par les médias sociaux, proclamant que Riek Machar aurait été pris en otage par les hommes du chef de l’Etat Salva Kiir, alors qu’il s’était rendu au palais présidentiel pour rencontrer le président, qui met le feu aux poudres le 8 juillet, la veille de l’anniversaire de l’indépendance. La capitale redevient le théâtre d’affrontements entre forces fidèles au président et d'ex-rebelles aux ordres de son rival Riek Machar. Cette flambée de violences, qui dure quatre jours, fait 300 morts et 42 000 déplacés. Sous la pression de l’ONU, qui redoute une possible reprise des combats et leur extension à d’autres parties du pays, les frères ennemis sud-soudanais imposent un cessez-le-feu à leurs partisans.
    13 juillet : le cessez-le-feu décrété est respecté, même si les pays étrangers continuent d'évacuer leurs ressortissants. Les vols commerciaux restent suspendus.
    17-18 juillet : suite à la récente flambée de violences à Juba, qui met gravement en péril l’accord de paix signé en août 2015 par les acteurs de la guerre civile, la crise sud-soudanaise est au cœur des discussions du 27e sommet des chefs d’Etat de l’Union africaine (UA), qui se tient du 17 au 18 juillet à Kigali (Rwanda). La présidente sortante de la Commission de l’UA, la Sud-Africaine Nkosazana Dlamini-Zuma, déclare que « le continent ne peut pas rester les bras croisés face aux souffrances infligées aux enfants, femmes, hommes et jeunes gens du Soudan du Sud ». Les chefs d’Etat africains réunis à Kigali doivent également décider de la fourniture de casques bleus supplémentaires pour renforcer la Mission de l’ONU au Soudan du Sud (opération Minuss). Il est question de déployer une force régionale de protection pour protéger les civils.
    20 juillet : des milliers de personnes répondent à l'appel du gouvernement en manifestant leur opposition à l'envoi d'une force d'interposition africaine dans le pays pour séparer les belligérants.
    24 juillet : expiration de l'ultimatum donné par le président Salva Kiir à son vice-président et ancien adversaire Riek Machar pour revenir à Juba après des affrontements dans la capitale début juillet. Mais pour revenir, Riek Machar exigeait le déploiement et la protection d'une force neutre. Finalement à l'issue du compte à rebours, une centaine de cadres de son mouvement, l'Armée de libération du Soudan, a désigné un nouveau vice-président, le ministre des Mines, Taban Deng Gai.
    28 juillet : Amnesty International publie un rapport sur les massacres et les viols commis en octobre et novembre 2015 par les soldats de Salva Kiir dans l'Etat d'Unité, un fief de l'opposition. De son côté, l'ONU dénonce plus de 120 viols commis autour de ses bases à Juba, depuis la crise du 8 juillet, lorsque les troupes de Salva Kiir et Riek Machar se sont affrontées dans la capitale. Et les réfugiés affluant en Ouganda évoquent également des tueries et des exactions, commises dans plusieurs provinces.
    5 août : le gouvernement accepte le principe de l'envoi sur son territoire d'une force régionale.
    12 août : nouvelle résolution votée à l'ONU : prolongement du mandat de la Minuss, la mission de Nations unies dans le pays, qui était venu à expiration, et envoi d'une force de protection régionale de 4 000 hommes avec des prérogatives élargies pour faire face à la situation sécuritaire, qui ne s'est pas améliorée malgré l'accord de paix.
    1er novembre : l’ONU reçoit un rapport du général à la retraite Patrick Cammaert sur l’attitude des casques bleus lors des violences de juillet dernier à Juba, pointant la responsabilité des soldats gouvernementaux et de l’opposition qui s’en étaient pris à des sites de protections des civils et à un hôtel abritant des humanitaires et des personnels onusiens. Vingt civils avaient trouvé la mort et deux casques bleus avaient été tués.
    1er décembre : un processus de «nettoyage ethnique est en cours» dans plusieurs régions du Soudan du Sud, affirment des experts de l'ONU au terme d’une mission de dix jours effectuée par des experts du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme. Ils estiment que les violences ethniques sont plus nombreuses qu'auparavant, qu'elles ont gagné de nouvelles parties du pays et qu'elles concernent davantage de communautés.
    23 décembre : un groupe d'ONG condamne le rejet par le Conseil de sécurité d'un projet de résolution américaine qui prévoyait un embargo sur les armes au Soudan du Sud et des sanctions contre plusieurs dirigeants de ce pays. En réaction, sept organisations dont Amnesty International et Human Rights Watch dénoncent l'incapacité du Conseil de sécurité à montrer qu'il est du côté des civils sud-soudanais victimes du conflit.

    2017
    15 février : un rapport confidentiel de l'ONU avertit que la guerre au Soudan du Sud a atteint des « proportions catastrophiques pour les civils » et que l'emprise des milices risque de devenir incontrôlable et d'alimenter les combats pour de nombreuses années. Plus de sept millions de personnes ont désespérément besoin d'aide au Soudan du Sud, alerte l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), qui demande l'aide financière de la communauté internationale.
    11 février : démission du général Thomas Cirillo Swaka, numéro deux de la division logistique au sein de l'état-major, qui reproche au président et à la SPLA (l'armée gouvernementale) d'avoir "systématiquement torpillé" un accord de paix signé en août 2015 et de mener une campagne de "nettoyage ethnique".
    17 février : démission du ministre du Travail Gabriel Duop Lam qui annonce sa "pleine allégeance" à l'opposition. Le lendemain, démission du général Henry Oyay Nyago, avocat général et directeur de la justice militaire, accusant également le gouvernement.
    20 février : les autorités déclarent l’état de famine dans le Nord.

    Documentation RFI, février 2017

     
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