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    Syrie

    media

    Situation géographique
    Pays du Proche-Orient bordé par la mer Méditerranée, la Syrie (185 180 km²) est frontalière de la Turquie au nord, de l'Irak à l'ouest, de la Jordanie et d'Israël au sud et du Liban à l'ouest.

    Capitale : Damas (1,9 million d'habitants)

    Régime politique : République

    Démographie
    Population : 22,39 millions d'habitants
    Densité : 120,96 hab./km²
    Indice de fécondité : 3
    Croissance démographique : -0,797 % (estimation)
    Espérance de vie : Femmes : 77,7 ans - Hommes : 71,9 ans

    Société
    Ethnies : Arabes, Kurdes, Arméniens
    Langues : arabe, kurde (interdit)
    Religions : sunnites (74 %), alaouites (12 %), chrétiens (10 %), druzes (3 %)
    Alphabétisation : 84 %
    Développement humain : 118e / 187 pays (PNUD 2014)

    Economie
    Monnaie : livre syrienne
    Croissance : nc
    Inflation : 37 %
    PIB par habitant : 3 289 $
    Dette publique : nc

    Chronologie
    17 avril 1946 : indépendance de la Syrie, sous mandat français depuis 1920.
    1958 : fusion avec l'Egypte dans la République arabe unie (RAU), dissoute en 1961.
    1967 : guerre des Six Jours. Israël attaque l’Egypte, la Syrie et la Jordanie.
    1970 : coup d'Etat du général Hafez el-Assad, qui devient président de la République en 1971.
    1973 : "guerre du Kippour", déclenchée par l’Egypte et la Syrie contre Israël.
    1976 : intervention syrienne au Liban.
    1981 : annexion par Israël de la région syrienne du Golan.
    2000 : décès d'Hafez el-Assad. Son fils Bachar lui succède à la tête de l'Etat.
    2005 : retrait des troupes syriennes du Liban.

    2011
    15 et 16 mars : début de la contestation.
    29 juillet : formation de l'Armée syrienne libre (ASL).
    2 octobre : lancement du Conseil national syrien (CNS) réunissant les principaux courants de l’opposition.

    2012
    11 janvier : le grand reporter de France 2, Gilles Jacquier, trouve la mort à Homs lors d'un bombardement.
    12 avril : entrée en vigueur officielle du cessez-le-feu dans le cadre du plan proposé par Kofi Annan, suivi du déploiement de 300 observateurs de l’ONU dont l’opération sera suspendue en juin.
    18 juillet : un attentat au bureau de la sécurité nationale de Damas coûte la vie à trois des plus hauts responsables de l’appareil sécuritaire.

    2013
    6 janvier : Bachar el-Assad présente un "plan politique" impliquant son maintien au pouvoir. L'opposition le rejette et la France qualifie les propos du dirigeant syrien de "déni de réalité". Soupçonnant des transferts d'armes de la Syrie vers le Hezbollah libanais, l'Etat israélien mène son premier raid aérien en Syrie le 30 janvier.
    15 mars : 2 ans de guerre : 70 000 morts, 1 100 000 déplacés.
    21 avril : démission d'Ahmed Moaz al-Khatib, leader, depuis novembre 2012, de la Coalition nationale syrienne (CNS).
    30 avril : le chef du Hezbollah libanais, Hassan Nasrallah, reconnaît la présence de combattants de son organisation aux côtés de l'armée de Bachar el-Assad.
    27 mai : l'UE lève l'embargo sur les armes en vigueur depuis deux ans.
    21 août : l'armée syrienne est accusée de bombardements massifs et d'attaques chimiques dans la périphérie de Damas.

    2014
    22 janvier : ouverture de "Genève 2"  : le régime et l'opposition se réunissent en Suisse pour trouver un « règlement pacifique » au conflit.
    16 avril : présentation aux 15 membres du Conseil de sécurité de l'ONU du "rapport César" - un document de 55 000 photos d’hommes et de femmes torturés à mort dans les prisons syriennes.
    19 avril : les quatre journalistes français otages en Syrie depuis dix mois sont relâchés par leurs ravisseurs.
    20 avril : la France annonce avoir des "éléments" sur l'utilisation récente d'armes chimiques par le régime. Le lendemain, les Etats-Unis déclarent avoir "des indications évoquant l'utilisation d'un produit chimique industriel toxique, probablement du chlore" à Kafarzita.
    24 avril : au moins 25 personnes sont tuées lors d'un raid aérien de l'armée syrienne sur le marché d'un village proche d'Alep.
    28 avril : le président Bachar al-Assad annonce sa candidature à la présidentielle du 3 juin.
    1er mai : le chef d'Al-Qaïda ordonne à la branche du réseau extrémiste en Syrie, le
    Front Al-Nosra, de cesser de combattre les autres jihadistes dans ce pays, où
    deux attentats dans des localités pro-régime ont tué 11 enfants.
    3 juin : élection présidentielle organisée par le régime dans les territoires qu'il contrôle, large victoire de Bachar al-Assad (88,7 % des suffrages exprimés). L'opposition a qualifié cette consultation de "farce", et plusieurs pays occidentaux ont critiqué la tenue du scrutin. Investiture le 17 juillet.
    8 juillet : la Coalition nationale syrienne, opposition au président Bachar al-Assad, nomme Hadi el-Bahra nouveau dirigeant de l'opposition.
    10 juillet : nomination du diplomate italo-suédois Staffan de Mistura pour  succéder à l'Algérien Lakhdar Brahimi comme médiateur de l'ONU dans le conflit syrien.
    16 juillet : le président Bachar al-Assad prête serment pour un troisième septennat lors de la cérémonie de son investiture au palais présidentiel de Damas, plutôt qu'au Parlement, pour des raisons de sécurité.
    22 septembre : premiers raids aériens contre l'Etat islamique (EI) : la « capitale » syrienne des djihadistes, Rakka, est prise pour la première fois sous le feu d'avions de guerre, de drones et de missiles Tomahawk américains. Le 25, des avions de combat des Etats-Unis, d'Arabie saoudite et des Emirats arabes unis frappent dans l'est syrien 12 raffineries contrôlées par l'EI, l'une des principales sources de revenu des djihadistes.
    16 octobre : quelque 662 personnes ont été tuées dans la ville de Kobané depuis le début, il y a un mois, de l'offensive du groupe Etat islamique (EI), selon un décompte de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
    20 octobre : l'Union européenne adopte de nouvelles sanctions contre le régime syrien, visant notamment des proches du régime pour leur implication dans la répression.
    24 décembre : Le groupe État islamique (EI) capture le pilote d'un avion militaire jordanien de la coalition anti-jihadiste qui s'est écrasé à Raqa dans le nord de la Syrie.

    2015
    5 janvier
    : la Coalition nationale de l'opposition syrienne élit à sa tête Khaled Khoja, dont la candidature était soutenue par le bloc laïc et par le bloc islamiste modéré de l'organisation.
    26 janvier : Les combattants kurdes syriens reprennent la ville de Kobané au groupe État islamique. La ville située à la frontière turque a été largement détruite par quatre mois de combats acharnés.
    3 février : l’organisation Etat Islamique franchit un nouveau palier dans l'horreur en diffusant une vidéo présentée comme la mort d'un pilote jordanien, capturé fin décembre, brulé vif dans une cage.
    25 février : 4 parlementaires français, en « mission personnelle » en Syrie, rencontrent à Damas le président Bachar al Assad. Cette délégation se compose du député PS Gérard Bapt, du député UMP Jacques Myard, du sénateur UMP Jean-Pierre Vial et du sénateur UDI François Zocchetto. Initiative fermement condamnée par le gouvernement et par le président de la République.
    19 mai : le groupe Etat islamique (EI) s'empare de champs gaziers autour de Palmyre après avoir été refoulé par les forces du régime de cette ville du nord, qui abrite les ruines d'une cité antique renommée dont l'Unesco craint la destruction.
    22 mai : sans réelle résistance efficace, l'organisation Etat islamique poursuit son avancée en territoire syrien. Après avoir conquis Palmyre, les jihadistes auraient pris le contrôle de la frontière stratégique entre l'Irak et la Syrie. Le mouvement Etat islamique contrôle désormais plus de 50 % du territoire syrien selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).
    30 mai : les hélicoptères du régime syrien larguent des barils d'explosifs sur des zones rebelles de la province d'Alep, tuant au moins 71 civils, l'un des bilans les plus lourds dans cette région du nord du pays en guerre.
    2 juin : les représentants d'une vingtaine de pays se rencontrent à Paris pour une réunion de la coalition qui lutte contre l'organisation Etat islamique.
    4 juin : après une série de revers infligés ces deux derniers mois par les rebelles à l'armée syrienne, les alliés régionaux de Damas se mobilisent pour lui venir en aide. Des milliers de volontaires sont envoyés à Damas.
    8 juin : alors que la guerre fait rage en Syrie, les différents chefs de l’opposition syrienne se sont retrouvés au Caire pour tenter de préparer une éventuelle transition politique. Malgré le sentiment d’impuissance qui plane au-dessus des débats, jamais une réunion d’opposants syriens n’avait regroupé un spectre politique aussi large : 150 personnes de 40 partis ou organisation différentes prennent part aux discussions.
    17 juin : la SAMS (Société médicale américano-syrienne), un groupe de médecins et de chirurgiens syro-américain, présente devant le Congrès américain des preuves de l’usage par le régime syrien d’armes chimiques dans la province d’Idleb. Selon ce rapport détaillé (chiffres, photos, vidéos à l’appui), le régime d’Assad aurait effectué 31 attaques au chlore entre le 16 mars et le 9 juin 2015. Les bombes ont été larguées par hélicoptères sur des civils, faisant dix morts. Au moins 530 personnes ont subi des traitements médicaux.
    24 juin : les enquêteurs de l'ONU dénoncent le largage d'explosifs par le gouvernement syrien, mais aussi les sièges de plusieurs localités et villes menés par les parties en conflit qui conduisent à la famine.
    25 juin : double offensive lancée par les jihadistes de l’organisation Etat islamique, à Kobane (Nord, frontière turque) et Hassaka (Nord-Est). À Kobane, les jihadistes ont massacré au moins 164 civils. À Hassaka, la progression des islamistes provoque d’importants déplacements de population.
    2 juillet : le Programme alimentaire mondial va réduire l’aide apportée aux réfugiés syriens exilés en Jordanie et au Liban, car il manque 80 % des financements nécessaires - 139 millions de dollars - pour couvrir les besoins jusqu’en septembre. Cette réduction de l’aide de l’agence onusienne intervient alors que l’insécurité alimentaire a explosé au sein de la population des réfugiés syriens.
    4 juillet : la coalition internationale lance son opération aérienne la plus importante depuis le début de son engagement en Syrie. Seize raids aériens ont visé Raqqa, le fief de l’organisation Etat islamique en Syrie, tuant 22 personnes, dont six civils, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme.
    23 juillet : la Turquie donne son accord pour qu'une de ses bases soit utilisée par les Etats-Unis pour mener des frappes contre l'organisation jihadiste en Syrie. Le lendemain, Ankara, après avoir longtemps été accusée de passivité par les membres de la coalition internationale, passe à l'offensive et bombarde dans la nuit des positions de l’organisation Etat islamique.
    25 juillet : le président Bachar el-Assad décrète une amnistie générale pour les déserteurs et tous ceux qui ont refusé de faire leur service militaire dans le pays. L'objectif: augmenter les effectifs de l'armée.
    6 août : le groupe Etat islamique (EI) enlève plus de 200 personnes dans la ville d'al-Qaryatayn, située dans le centre du pays.
    8 août : le Conseil de sécurité des Nations unies nomme une délégation d'experts pour enquêter sur l'utilisation d'armes chimiques par l'armée syrienne.
    18 août : le Conseil de sécurité des Nations unies adopte à l'unanimité un plan de paix pour la Syrie, notamment soutenu par la Russie, alliée de Bachar el-Assad.
    19 août : l'organisation Etat islamique décapite l'ancien directeur des Antiquités de la cité antique de Palmyre, Khaled al-Assaad, dans le centre de la Syrie. Le 23, EI annonce avoir fait exploser le temple de Baalshamin, un des sanctuaires les plus importants du site. Le 31, des images satellites de l’ONU confirment la destruction du temple de Bêl, joyau de la cité antique de Palmyre, par EI.
    28 août : le gouvernement américain confirme la mort du Britannique Junaid Hussain, tué par une frappe militaire américaine sur la ville syrienne de Raqqa, accusé d'être «un responsable clef du groupe Etat islamique».
    7 septembre : le président français François Hollande annonce des «vols de reconnaissance» de l'aviation française dès le lendemain pour la première fois au-dessus de la Syrie, « pour permettre des frappes » contre le groupe Etat islamique.
    12 septembre : la Russie aurait mis en place un pont aérien pour livrer des armes et des équipements militaires à l'armée syrienne, selon des sources officielles syriennes. Le 15, le président russe Vladimir Poutine défend sa stratégie de soutien au régime du président syrien Bachar el-Assad, estimant que la priorité devait être donnée à la lutte contre le terrorisme avant toute autre considération.
    16 septembre : la directrice générale de l'Unesco, Irina Bokova, dénonce un pillage archéologique à l'échelle «industrielle» pratiqué par le groupe Etat islamique en Syrie, soulignant la nécessité de lutter contre le trafic d'objets d'art qui sert à financer le jihadisme.
    27 septembre : premières frappes aériennes françaises en Syrie : l'Elysée annonce avoir mené des bombardements contre le groupe Etat islamique, visant un camp d'entraînement des jihadistes qui aurait été touché par les bombes lancées par six avions français.
    30 septembre : la Russie présente un projet de résolution au Conseil de sécurité de l'ONU, concernant la coalition élargie portée par Moscou. L'Arabie saoudite déclare que le président syrien Bachar el-Assad doit quitter le pouvoir sous peine d'en être chassé par la force. La France ouvre une enquête pénale pour crimes contre l'humanité, visant les exactions commises par le régime syrien. Ce même jour, la Russie annonce avoir mené ses premiers bombardements dans la région de Homs, en coopération avec l'armée syrienne fidèle à Bachar el-Assad. L'annonce intervient après un vote au Parlement russe, dans la matinée, en faveur d'une intervention militaire uniquement aérienne. L'objectif affiché est de soutenir le président syrien Bachar el-Assad dans sa lutte «contre le terrorisme et l'extrémisme».
    7 octobre : nouvelles frappes aériennes russes dans le nord-ouest et le centre de la Syrie, en coordination avec les troupes syriennes pro-Bachar el-Assad. C'est la première fois que les bombardements russes accompagnent une offensive au sol. Le lendemain, les 28 ministres de la Défense de l'Otan se réunissent pour discuter de la Syrie et des frappes qu'y mène l'armée russe. L'armée française mène dans la nuit une nouvelle frappe contre un camp d'entraînement de l'organisation Etat islamique (EI), à Racca, «capitale» des combattants jihadistes en Syrie.
    15 octobre : appuyée par l'aviation russe, l'armée de Bachar el-Assad étend son offensive dans le centre de la Syrie en lançant une opération contre les rebelles dans la province de Homs. Objectif du régime : s'emparer de l'autoroute qui relie Homs à Alep et traverse des provinces aux mains des rebelles alliés au Front al-Nosra, la branche syrienne d'al-Qaïda.
    20 octobre : Washington et Moscou signent un mémorandum sur le survol de la Syrie par leurs avions respectifs, malgré leurs divergences sur le soutien que les Russes apportent à Bachar el-Assad. Cet accord vise à empêcher les incidents qui pourraient faire dégénérer la situation, comme celui révélé par le Pentagone voilà 10 jours, lorsque des avions russes et américains avaient failli entrer en collision dans le ciel syrien.
    30 octobre : impliquée dans le conflit syrien depuis le 30 septembre, la Russie indique avoir détruit 819 objectifs des insurgés. Mais les frappes russes n'empêchent pas le groupe Etat islamique (EI) de continuer sa progression. L'organisation jihadiste annonce avoir coupé un axe vital vers Alep dans le nord du pays, dernière route d'approvisionnement vers les quartiers que Damas contrôle dans cette ville.
    5 novembre : à l’issue d’un conseil restreint de défense, l’Elysée annonce que la France allait déployer son porte-avions Charles-de-Gaulle pour participer aux opérations contre le groupe Etat islamique.
    6 novembre : l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) affirme que du gaz moutarde a été utilisé dans le conflit syrien, en août dernier, dans la ville de Marea, un bastion de la rébellion syrienne.
    9 novembre : l'armée de l'air française mène de nouveau un raid contre des sites d'hydrocarbures de l'organisation Etat islamique, près de la frontière irakienne.
    15 novembre bombardement massif de la France sur des positions du groupe Etat islamique dans son fief syrien de Raqqa. C’est la plus importante opération menée par la France depuis le début de son intervention en Syrie, en septembre dernier. La France est désormais dans le viseur de l'Etat islamique, qui n'hésite plus à avoir recours à des femmes kamikazes. Les attentats de Paris, le 13 novembre, ont aussi amené l'Hexagone à modifier sa position sur le dossier syrien et à se rapprocher de la Russie.
    26 novembre : les présidents français François Hollande et russe Vladimir Poutine décident de renforcer l'échange d'informations dans la lutte contre le groupe Etat islamique mais divergent toujours sur le rôle du président Bachar el-Assad dans la résolution de la crise syrienne et l'avenir du pays.
    28 novembre : à Londres, des milliers de personnes manifestent devant la résidence du Premier ministre pour demander à David Cameron de ne pas se joindre à des frappes contre le groupe Etat islamique (EI) en Syrie.
    1er décembre : le secrétaire américain à la Défense, Ashton Carter, annonce que les Etats-Unis vont envoyer plus de forces spéciales en Syrie, afin d’enrayer la progression du groupe Etat islamique.
    3 décembre : l'aviation britannique réalise ses premières frappes contre des cibles du groupe Etat islamique en Syrie, une heure après le feu vert du Parlement.
    10 décembre : des groupes d'opposants syriens envisagent des négociations avec le régime de Bachar el-Assad, lors d'une rencontre organisée par l'Arabie saoudite. Mais les opposants continuent de réclamer le départ du président syrien.
    18 décembre : à l’issue de négociations très tendues entre les 17 pays qui participent au groupe de soutien sur la Syrie, le Conseil de sécurité de l’ONU adopte à l'unanimité un texte qui encourage un règlement politique du conflit, mais évite soigneusement les points les plus délicats.
    24 décembre : le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Mouallem, annonce que Damas est «prêt à participer» aux discussions sur la Syrie qui devraient se tenir fin janvier à Genève sous l'égide des Nations unies. Selon l'Onu, le conflit a fait plus de 250.000 morts et des millions de déplacés. Près de 4,4 millions de Syriens ont fui leur pays.
    25 décembre : l'accord inédit qui devait permettre l'évacuation de milliers de djihadistes et de leurs familles, conclu entre le groupe Etat islamique, le Front al-Nosra et le gouvernement de Damas, est suspendu suite à la mort de Zahrane Allouche, chef de la puissante milice islamiste Jaich al-Islam.
    28 décembre : près de 500 personnes, combattants et civils, sont évacuées de trois localités syriennes, pro et anti-Assad, résultat de négociations entre le régime et la rébellion, sous l'égide des Nations unies.

    2016
    7 janvier : le régime syrien autorise les Nations unies à acheminer de l'aide humanitaire à la ville de Madaya, à une cinquantaine de kilomètres de Damas près de la frontière avec le Liban, assiégée par l'armée car elle abrite de nombreux combattants rebelles.
    12 janvier : les forces du régime syrien s'emparent de la localité stratégique de Salma, principal bastion rebelle dans la province de Lattaquié, dans l'ouest du pays. Il s'agit de la plus importante victoire des forces gouvernementales depuis le début de l'intervention, en Syrie fin septembre, de la Russie en soutien au régime.
    14 janvier : le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, dénonce les crimes de guerre que représentent les sièges des villes, comme celle de Madaya, où les populations sont soumises à la famine. Il pointe la responsabilité du régime syrien. Sans la nommer directement, il vise aussi l'opposition à Bachar el-Assad. Un langage inhabituellement très offensif de Ban Ki-moon qui cherche à accroître la pression sur les parties qui doivent négocier un plan de paix dès le 25 janvier à Genève.
    16 janvier : le groupe Etat islamique assassine au moins 135 personnes, dont 85 civils et 50 soldats gouvernementaux, près de la ville de Deir Ezzor, dans l’est du pays. A Alep, l'armée syrienne progresse vers le principal bastion du groupe jihadiste. Le lendemain, Damas riposte en bombardant Raqqa.
    31 janvier : réunion en Suisse des différentes parties du conflit syrien pour entamer des pourparlers de paix. Des négociations que le régime de Bachar el-Assad aborde en position de force, notamment grâce au soutien militaire de la Russie ainsi qu'au retour de l'Iran sur la scène internationale. Le 3 février, l'émissaire de l'ONU Staffan de Mistura annonce une suspension des discussions jusqu'au 25.
    3 février : l'armée enregistre son plus important succès dans la province d’Alep depuis le début de la guerre, en 2011. Elle a brisé le siège imposé à deux localités fidèles au régime et coupé la route d'approvisionnement des rebelles dans la ville même d’Alep.
    4 février : conférence des pays donateurs pour la Syrie à Londres, où plus de 10 milliards de dollars d'aides sont annoncés au moment où la situation sur le terrain s'aggrave encore avec le début d'un nouvel exode dans la région d'Alep. En cause : les bombardements russes qui ont permis aux forces de Damas de gagner du terrain face à la rébellion.
    8 février : dans un rapport accablant, la commission d'enquête de l'ONU sur la Syrie accuse le régime et certains groupes rebelles, comme le Front al-Nosra, d'avoir procédé à des exécutions massives visant des détenus au cours des quatre dernières années.
    11 février : nouvelle réunion internationale sur la Syrie, en Allemagne. Sur le terrain, les forces gouvernementales de Bachar el-Assad appuyées par la Russie poursuivent leur offensive dans le nord syrien. Les Etats-Unis et la Russie s'accordent sur une «cessation des hostilités» dans un délai d'une semaine afin de relancer le processus de paix et de stopper l'exode de civils.
    16 février : réunion du Conseil de sécurité des Nations unies, à la demande de la Russie, pour débattre des récents bombardements turcs sur des positions des forces kurdes dans la province d'Alep. Entre Moscou en Ankara, deux protagonistes majeurs de la crise, la tension est encore montée d'un cran, alors que l'émissaire de l'ONU est à Damas pour parler d'un improbable cessez-le-feu.
    19 février : l'ambassadeur russe à l'ONU, Vitali Tchourkine, met en garde le président syrien Bachar el-Assad contre ses projets de reconquérir toute la Syrie. Selon lui, ils nuisent aux efforts diplomatiques russes en vue d'un cessez-le-feu.
    21 février : une série d’attentats-suicide dans la banlieue de Sayeda Zeinab, au sud de Damas, et à Homs, dans le centre, font plus de 150 morts civils et des centaines de blessés. Les attaques ont été revendiquées par le groupe Etat islamique, qui continue de perdre du terrain à l’est de la ville d’Alep, dans le nord, face aux troupes gouvernementales syriennes.
    22 février : Washington et Moscou proposent une cessation des hostilités à partir du 27. Parallèlement, le président Bachar el-Assad annonce des élections législatives le 13 avril.
    27 février : le Conseil de sécurité de l'ONU vote à l'unanimité une résolution qui entérine l'accord américano-russe de cessation des hostilités en Syrie. L'ONU convoque également pour le 7 mars une nouvelle session de négociations de paix. Une heure plus tard, pour la 1ère fois depuis 5 ans, une trêve d’une ampleur inédite entre en vigueur.
    14 mars : le président Vladimir Poutine annonce le retrait, dès le lendemain, du gros des forces russes actuellement en Syrie, estimant que les objectifs poursuivis lors de cette intervention avaient été largement atteints.
    15 mars : poursuites des négociations sur la Syrie à Genève.
    17 mars : les Kurdes de Syrie annoncent l'établissement d'une autonomie pour «Rojava», zones actuellement sous leur contrôle dans le pays. Damas et l'opposition syrienne rejettent le projet.
    24 mars : l'armée syrienne, appuyée par l'aviation russe, entre dans Palmyre, antique cité du désert contrôlée par le groupe Etat islamique (EI) depuis près d’une année.
    11 avril : l’émissaire des Nations unies pour la Syrie, Staffan de Mistura, rencontre des responsables du régime pour préparer les négociations inter-syriennes qui doivent reprendre ce mercredi 13 avril, alors que la trêve, en vigueur depuis le 27 février, est de moins en moins respectée, notamment dans la région d’Alep.
    13 avril : élections législatives organisées par le régime de Bachar el-Assad dans les zones qu'il contrôle. Quelque 250 sièges sont à pourvoir, et plus de 11 000 candidats concourent. Ce même jour, des discussions de paix reprennent à Genève.

    Documentation RFI, novembre 2016

     
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