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    • Bolivie: le bilan des violences post-électorales revu à sept morts (parquet général)

    Tanzanie

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    Situation géographique

    D’une superficie de 947 300 km², la République unie de Tanzanie est un État d’Afrique de l’Est bordé par l’océan Indien. Les pays limitrophes sont le Kenya et l'Ouganda au nord, le Rwanda, le Burundi et la République démocratique du Congo (RDC) à l'ouest, la Zambie et le Malawi au sud-ouest, et le Mozambique au sud. Il comprend deux entités autonomes : l'ex-Tanganyika sur le continent africain et l'archipel de Zanzibar.

    Villes: Dodoma (capitale) : 400 000 habitants - Dar es Salaam (ancienne capitale, centre économique) : 2,5 millions d'habitants

    Régime politique: République à régime présidentiel

    Démographie
    Population : 45 millions d'habitants
    Densité : 47,5 hab./km²
    Indice de fécondité : 5,3
    Croissance démographique : 2,5 %
    Espérance de vie : Femmes : 59,1 ans - Hommes : 57,4 ans

    Société
    Ethnies : Sukumas, Chaggas, Makondes, Hayas, Massaïs
    Langues : swahili (officielle), anglais
    Religions : chrétiens 45 % (protestants 24 %, catholiques 21 %), musulmans 36 %, animistes et autres 19 %
    Alphabétisation : 72,6 %
    Développement humain : 148e / 169 pays (PNUD 2010)

    Economie
    Monnaie : shilling tanzanien
    Croissance : 7,5 % (2008)
    Inflation : 10,3 % (2008)
    PIB par habitant : 482 $
    Dette extérieure : 29,3 % du PIB

    Chronologie
    9 décembre 1961 : proclamation de l'indépendance du Tanganyika, ancien protectorat britannique.
    1962 : en novembre, victoire de Julius Nyerere à l'élection présidentielle. En décembre, proclamation de la République du Tanganyika.
    10 décembre 1963 : proclamation de l'indépendance de Zanzibar, ancien protectorat britannique.
    24 avril 1964 : création de la République unie du Tanganyika et de Zanzibar qui prend le nom de République unie de Tanzanie. Julius Nyerere en devient le président. Zanzibar conserve un gouvernement semi-autonome doté d'un président et d’une Constitution.
    1965 : adoption d'une nouvelle Constitution instituant le parti unique. Victoire de Julius Nyerere à l'élection présidentielle.
    1967 : instauration d’un Etat socialiste. Nationalisation des industries et sociétés de services.
    1992 : instauration du multipartisme.
    1995 : premières élections multipartites. Victoire de Benjamin Mkapa à l'élection présidentielle. Réélection de Salmin Amour à la présidence de Zanzibar.
    1998 : attentat islamiste contre l'ambassade des Etats-Unis à Dar es-Salaam.
    2000 : réélection de Benjamin Mkapa. Amani Abeid Karume remporte l'élection présidentielle à Zanzibar.
    2005 : en juin, accord sur l'annulation de la dette de la Tanzanie par le G8. En octobre, réélection de Amani Abeid Karume à Zanzibar. En décembre, victoire à l'élection présidentielle de Jakaya Kikwete, ministre des Affaires étrangères.
    2007 : adoption d’une loi sur la prévention et la lutte contre la corruption.
    2008 : en janvier, limogeage du gouverneur de la Banque de Tanzanie pour fraudes. En février, démission du Premier ministre, Edward Lowassa, impliqué dans un scandale de corruption.
    2009 : expulsions massives de Massaïs de la région de Loliondo pour favoriser le tourisme.
    2010 : en octobre, Jakaya Kikwete est réélu. Ali Mohamed Shein est élu président à Zanzibar. En novembre, élection de la première femme présidente du Parlement.
    2011 : le 5 janvier, des manifestations de l’opposition sont violemment réprimées par la police. Le 16 février, l'explosion dans un dépôt de munitions d'un camp militaire de Dar-es-Salaam provoque la mort de 20 personnes. Le 27 mai, un mandat d'arrêt est émis contre le président du principal parti d'opposition, Freeman Mbowe. Il est arrêté le 4 juin à Dar es-Salaam. Le 10 septembre, 240 morts lors du naufrage d'un ferry.
    2012 : le 14 juillet, un membre du parti au pouvoir tué lors de l'attaque d'un rassemblement de l'opposition.
    2013 : le 16 février, un prêtre catholique est abattu à l'entrée de son église à Zanzibar, archipel à majorité musulmane, où les chrétiens ne représentent que 3 % des 1,2 millions d'habitants. Le 24 mars, le nouveau président chinois, Xi Jinping, débute une tournée en Afrique par la Tanzanie. Le 5 mai, une explosion dans une église catholique d'Arusha fait une trentaine de blessés. Le 11, la Tanzanie demande au groupe congolais M23 de cesser ses intimidations. Le 1er juillet, le président américain Barack Obama termine sa tournée africaine par la Tanzanie. Du 12 au 16 août, 2 000 Rwandais illégaux quittent la Tanzanie et sont installés dans un centre de transit à Kirehe, ville située à une dizaine de kilomètres de la frontière avec la Tanzanie. Le 21 août, le président Jakaya Kikwete ordonne l'expulsion de 6 000 ressortissants rwandais vivant illégalement en Tanzanie, provoquant la colère du Rwanda. Les relations entre ces 2 pays sont très tendues, s'accusant mutuellement de soutenir leur opposition respective. Le 2 octobre, les quotidiens en langue swahili, "Mwananchi" et "MTanzania", sont suspendus par les autorités, respectivement pour 14 et 90 jours, pour avoir publié "des articles hostiles visant à miner la confiance de la population dans les institutions de l'Etat et donc de mettre en danger la paix et l'unité nationale".

    2014
    21 février : la Tanzanie déclare qu'elle compte déployer un bataillon au Soudan du Sud dans le cadre d'une mission de paix à l'initiative des Nations unies.
    14 octobre : le gouvernement accorde la citoyenneté à quelque 200.000 Burundais, réfugiés depuis plus de 40 ans dans le pays, une mesure qualifiée de "sans précédent" par le Haut-Commissariat de l'ONU aux réfugiés.
    17 octobre : la Tanzanie promet de faire la lumière sur un gigantesque scandale de corruption, un détournement présumé de 250 millions de dollars impliquant de hauts responsables du pays qui a poussé plusieurs grands bailleurs à suspendre leur aide.
    27 octobre : les dirigeants des principaux partis de l'opposition signent un accord dans lequel ils s'engagent à présenter des candidats uniques à tous les échelons des élections d'octobre 2015, y compris à la présidentielle.

    2015
    14 janvier
    : le gouvernement décide d'interdire la pratique de la sorcellerie pour endiguer les attaques contre les albinos, victimes de croyances qui attribuent des vertus magiques à leurs organes.
    18 février : le corps d'un bébé albinos de 18 mois enlevé quelques jours plus tôt dans le nord de la Tanzanie est retrouvé mutilé dans une forêt. La recrudescence des attaques d'albinos enregistrées en Tanzanie depuis 2013 est liée à l'approche des élections prévues en octobre 2015, certains candidats se tournant vers les sorciers pour s'attirer les faveurs des électeurs.
    25 octobre : John Magufuli, candidat du parti au pouvoir, est proclamé président de la République, avec 58 % des voix (investiture le 5 novembre). Cependant, l'opposant Edward Lowassa s'autoproclame vainqueur. A Zanzibar, archipel semi-autonome, l’élection est annulée, sous prétexte de nombreuses fraudes constatées par la Commission électorale dans certains bureaux. Le 30, le nouveau président Magufuli appelle à l'«unité nationale».
    19 novembre : le président nomme au poste de Premier ministre Kassim Majaliwa, enseignant de formation.
    9 décembre : le président Magufuli se transforme en éboueur et lance une campagne de nettoyage de la capitale Dar es-Salaam, envahie par les ordures, en lieu et place des festivités annuelles de l’Indépendance, pour faire des économies et consacrer les fonds à la lutte contre le choléra.

    2016
    20 mai : le ministre de l'Intérieur Charles Kitwanga est démis de ses fonctions pour être apparu ivre à l'Assemblée nationale.
    10 septembre : un tremblement de terre fait au moins 13 morts et 203 blessés dans le district de Bukoba, dans le nord-ouest du pays.
    20 novembre : face à l'afflux massif de réfugiés en provenance du Burundi, les camps tanzaniens sont aujourd’hui saturés, affirme l’ONG Médecin sans frontières (MSF) qui dit craindre «l’une des plus importantes crises de réfugiés en Afrique».

    2017
    30 janvier : le gouvernement annonce qu’il n’autorise plus le statut de réfugié pour les groupes de réfugiés venant des pays voisins, suite à l’entrée en parallèle d’un nombre important d’armes à feu de manière illégale. Désormais, seuls les réfugiés pourront faire une demande de protection, à titre individuel.
    12 mars : le parti du président John Magufuli exclut de ses rangs 12 hauts responsables accusés de «sabotage» lors de l'élection présidentielle de 2015, une décision sans précédent dans son histoire.
    18 mars : le Kenya et la Tanzanie signent un accord pour l'envoi de 500 médecins pour renforcer le secteur de la santé publique, à l'issue d'un conflit social très dur avec les médecins kényans.
    23 mars : limogeage du ministre de l'Information, Nape Nnauye, qui avait réclamé une enquête à la suite de l'intervention musclée d'un gouverneur proche du président Magufuli dans un studio de radio-télévision.
    28 avril : le président John Magufuli licencie près de 10 000 fonctionnaires après un rapport gouvernemental révélant que leurs diplômes et leurs qualifications étaient des faux.
    1er mai : extradition vers les Etats-Unis d'un baron de la drogue, Ali Khatib Haji Hassan, surnommé Shikuba, accusé d'être à la tête d'un réseau mondial de trafic de cocaïne et d'héroïne.
    17 juin : les autorités suspendent le journal Mawio pour deux ans, lui reprochant d'avoir relayé des accusations d'un député contre deux anciens présidents dans une affaire de contrats miniers.
    22 juin : polémique sur la scolarisation des jeunes filles-mères, le gouvernement refusant leur retour à l'école.
    2 août : la FIDH (Fédération internationale des ligues des droits de l'homme) dénonce le traitement fait aux journalistes et aux réseaux sociaux en Tanzanie. Une alerte qui intervient dans un contexte tendu à quelques jours de l’ouverture du procès de «Jamii Medias» le 7 août. «Jamii Medias» est un forum utilisé par près de 2,4 millions d’utilisateurs en Tanzanie et qui permet de s’exprimer librement et anonymement. Maxence Mélo, son fondateur, est dans le viseur des autorités, pour n'avoir pas donné les adresses IP d'utilisateurs ayant critiqué le régime.
    18 août : le Sud-africain Wayne Lotter, 51 ans, défenseur de l’environnement, célèbre pour sa lutte contre le braconnage des éléphants en Tanzanie, est tué par balles à Dar es Salam. Il était à l'arrière d'un taxi lorsque deux hommes armés l'ont arrêté et l'ont abattu.

    2018
    25 février : la délégation locale de l'Union européenne à Dar es Salaam déplore plusieurs morts, des actes d'intimidation, ou la disparition de membres de l'opposition et de militants des droits de l'homme ces derniers mois en Tanzanie. Bruxelles demande l'ouverture d'enquêtes et appelle les autorités à «sauvegarder la paix et la sécurité du processus démocratique». Ce communiqué est publié dans un contexte de répression grandissante.
    25 mars : les Eglises chrétiennes, protestantes et catholiques, sortent du silence pour critiquer le régime. L'Eglise évangélique luthérienne, l'une des principales communautés chrétiennes du pays, accuse les autorités de semer la peur dans la population. Le mois dernier, l'Eglise catholique avait appelé au respect des principes démocratiques. Depuis des mois, les atteintes aux libertés se multiplient dans le pays et la répression s'accentue envers notamment l'opposition politique.
    16 avril : les blogueurs ont désormais l'obligation de déposer une demande auprès des autorités s'ils souhaitent posséder un blog. Si cette demande est acceptée, ils doivent ensuite payer une cotisation. Son montant équivaut à 750 euros, soit plusieurs mois de salaires. Les blogueurs du pays dénoncent la volonté du gouvernement de museler toute voix dissidente. L'organisation Reporters sans Frontières (RSF) s'inquiète, de son côté, d'un recul de la liberté de la presse dans le pays depuis l'arrivée au pouvoir en 2015 du président John Magufuli.
    16 juillet : nouvelles polémiques provoquées par le président John Magufuli : il estime que les prisonniers devraient désormais travailler «jour et nuit» et pourraient recevoir des «coups de pied» s'ils font preuve de «paresse». Et il a assuré que son parti, le Chama cha Mapinduzi (CCM), resterait au pouvoir pour l'éternité.
    9 septembre : connu pour ses prises de position controversées, le président John Magufuli. demande aux femmes «d'abandonner» tout moyen de contraception, estimant qu'il est important de se reproduire. Une déclaration publique au cours de laquelle le chef de l'Etat a mis en garde son peuple contre les avis extérieurs. Une déclaration qui suscite de vives réactions au sein de l'opposition et de la société civile tanzanienne.
    21 septembre : plus de 200 morts lors du naufrage du ferry MV «Nyerere» dans le sud du lac Victoria.
    18 novembre : la Tanzanie commence à susciter la défiance. La Banque mondiale a suspendu une aide de 300 millions de dollars en raison d'une politique visant à fermer la porte des écoles aux jeunes filles enceintes, l'Union européenne réexamine son aide en raison des atteintes aux droits de l'homme, et plus généralement, les milieux d'affaires sont inquiets de la politique du président John Magufuli.
    20 décembre : six formations politiques d'opposition veulent faire de 2019 l’année de la lutte pour la démocratie. Ils défient ainsi le régime autoritaire du président John Magufuli, élu en 2015. Depuis son arrivée au pouvoir, six chaînes de télévision et une vingtaine de radios ont été suspendues. Six membres du principal parti d’opposition, Chadema, ont été arrêtés pour «appel à la haine», dont le président du parti, Freeman Mbowe.

    2019
    9 septembre
    : les 180 000 Burundais réfugiés en Tanzanie vivent sous la menace d'un rapatriement forcé prévu à partir du 1er octobre. Dans le camp de Nyarugusu, dans l'est du pays, ils sont désormais privés de marchés. Le camp en comptait trois, où les réfugiés pouvaient acheter de quoi améliorer un ordinaire bien terne, constitué de farine de maïs, petits pois, huile, sel et un morceau de savon distribués, depuis des années, par le HCR.

    Service de la Documentation RFI, septembre 2019

     
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