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    Tchad

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    Situation géographique
    Pays d’Afrique centrale de 1 284 000 km², le Tchad est frontalier de la Libye au nord, du Soudan à l’est, de la Centrafrique au sud, du Cameroun au sud-ouest, du Nigeria et du Niger à l’ouest.

    Capitale : N’Djamena (1,2 million d'habitants)

    Régime politique : République

    Démographie
    Population totale : 14,5 millions d’habitants
    Densité : 11,26 hab./km²
    Croissance démographique : 3,2 %
    Espérance de vie : 52,2 ans

    Société
    Ethnies : Toubous, Saras, Peuls, Arabes…
    Langues : arabe (officielle), français, sara…
    Religions : musulmans (55 %), chrétiens et animistes (45 %)
    Alphabétisation : 37,3 %
    Développement humain : 186e/188 pays (PNUD 2017)

    Economie
    Monnaie : franc CFA
    Croissance : - 7 % (2016)
    Inflation : 3,7 % (BM, 2015)
    PIB par habitant : 670 $ (BM, 2017)
    Chronologie
    11 août 1960 : indépendance du Tchad. François Tombalbaye est président.
    1968-72 : le gouvernement tchadien fait appel aux troupes françaises pour réprimer la rébellion des Toubous.
    1975 : Tombalbaye est assassiné. Le général Félix Malloum prend le pouvoir. Formation d’un gouvernement d’union nationale de transition (Gunt) présidé par Goukouni Weddeye. Hissène Habré y occupe le ministère de la défense.
    1980 : Hissène Habré est destitué pour rébellion. La Libye soutient le Gunt.
    1982 : un coup d’Etat porte Hissène Habré au pouvoir.
    1986 : la France envoie des troupes défendre le gouvernement (opération « Epervier »).
    1990 : Hissène Habré est renversé au profit d’Idriss Déby.
    1996 : Idriss Déby est élu président lors du premier scrutin multipartiste.
    1998 : rébellion dans le Tibesti.
    2001 : Idriss Déby est réélu. Il le sera à nouveau en 2006.
    2007 : le 25 octobre, l'association l'Arche de Zoé échoue dans sa tentative d'exfiltrer illégalement du Tchad vers la France 103 enfants, présentés comme orphelins du Darfour à leurs éventuels parents adoptifs. Six Français sont condamnés par N'Djamena le 26 décembre à huit ans de prison assortis de travaux forcés pour «tentative d’enlèvement». Ils sont rapatriés en France deux jours plus tard.

    2008
    28 janvier : l'Union européenne approuve l'envoi d'une force de paix (Eufor) dans l'est et le nord-est du pays. Ce même jour, la justice française prononce une peine de substitution de huit ans de prison à l'encontre des responsables de l'Arche de Zoé.
    2 et 3 février : attaques de rebelles partis de la frontière soudanaise. Le Soudan nie toute implication.
    31 mars : les six Français sont libérés des différents établissements pénitentiaires français, après la grâce du président tchadien.
    15 août : Hissène Habré et onze chefs rebelles sont condamnés à mort par contumace pour "atteinte à la sécurité de l'Etat".

    2009
    5 mai : conflit entre l’Union des forces de la résistance (UFR), mouvement rebelle, et les forces gouvernementales.
    25 juillet : un accord de paix est signé entre le gouvernement et le Mouvement national, une coalition de trois rébellions, à Tripoli, en Libye.

    2011
    25 avril : élection présidentielle, Idriss Déby Itno entame un 4ème mandat.

    2012
    22 août : un accord est signé entre le Sénégal et l'Union africaine concernant la création d'un tribunal spécial pour juger l'ex-président tchadien Hissène Habré, poursuivi pour crimes contre l'humanité, crimes de guerre et tortures. Une vingtaine de familles françaises s'étant constituée partie civile, six membres de l'Arche de Zoé sont jugés en correctionnelle à Paris du 3 au 12 décembre pour «escroquerie», «exercice illicite de l’activité d’intermédiaire pour l’adoption» et «aide au séjour irrégulier».

    2013
    1er au 9 mai : de nombreuses arrestations d'opposants et de journalistes sous l'accusation de complot contre le président.
    30 juin : l'ancien président Hissène Habré, en exil à Dakar, est arrêté et accusé de crimes contre l'humanité.

    2014
    3 avril : le président Idriss Déby Itno décide du retrait de 850 soldats qui formaient l'un des principaux contingents de la Misca après que l'ONU eut accusé les soldats tchadiens d'avoir tiré sur des civils à Bangui, faisant au moins 24 morts.
    16 avril : le gouvernement annonce avoir achevé le retrait de Centrafrique de l'ensemble de son contingent, en dépit des appels de son allié français à revenir sur cette décision.

    2015
    17 janvier :
    un convoi de 400 véhicules militaires tchadiens et des hélicoptères de combat arrivent au Cameroun avec l'objectif de combattre le groupe islamiste nigérian Boko Haram, contre lequel le président tchadien Idriss Deby réclame une "coalition" des Etats d'Afrique centrale.
    13 février : pour la première fois, les islamistes de Boko Haram lancent une attaque sur le sol tchadien.
    6 mars : l'Union africaine annonce avoir entériné la création d'une force régionale de lutte contre le groupe islamiste nigérian Boko Haram, qui comprendra jusqu'à 10 000 hommes et sera basée à N'Djamena.
    25 mars : la cour criminelle spéciale de N'Djamena prononce sept condamnations à perpétuité pour « assassinats » et « tortures » dans le procès des anciens responsables de la DDS, la police politique du régime de l'ex-président Hissène Habré.
    15 juin : double attentat suicide à N'Djamena, 38 morts et une centaine de blessés. Le Tchad interdit le port de la burqa pour des raisons de sécurité.
    11 juillet : un attentat-suicide à N'Djamena fait au moins 15 morts.
    10 octobre : cinq explosions simultanées à Baga Sola, près de la frontière avec le Nigeria dans la région du Lac Tchad, attribuées à l’ex-Boko Haram : au moins 41 morts.
    5 décembre : une triple explosion, à Kelfoua, une île du Lac Tchad, fait une trentaine de morts et plus de 80 blessés, attribuée à l'ex-Boko Haram, rebaptisé Etat islamique en Afrique de l'Ouest. Les trois kamikazes se sont fait exploser en plein marché.

    2016
    30 janvier : le président Idriss Déby prend la tête de l'Union africaine pour un mandat d'un an.
    31 janvier : deux attentats-suicides font trois morts et une cinquantaine de blessés dans une région où le groupe islamiste Boko Haram multiplie les attaques.
    29 mars : grève illimitée à l’appel de l’Union des syndicats du Tchad, membre de la Coalition de la société civile « Ça suffit », qui milite contre une candidature du chef de l’Etat à la présidentielle du 10 avril prochain.
    10 avril : avec 61,56 % des voix récoltées au 1er tour, Idriss Déby Itno est officiellement le nouveau président, pour la 5ème fois et 26 ans après sa 1ère victoire. Le Conseil constitutionnel valide les résultats le 3 mai, lui attribuant 59,92 % des voix. Investiture le 8 août.
    30 mai : 25 ans après sa chute, l'ancien président Hissène Habré, jugé par un tribunal spécial au Sénégal, est reconnu coupable de viols, de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre et condamné à la prison à vie. Les avocats commis d'office font appel le 10 juin. Réuni fin juillet, le Tribunal spécial condamne Hissène Habré à verser des réparations individuelles, entre 10 et 20 millions de francs CFA (entre 15 000 et 30 000 euros) par victime.
    12 juillet : l’opposant et député Ngarledji Yorongar dépose une plainte au tribunal de grande instance de Paris pour des faits d’enlèvement et de torture. Objectif : faire en sorte qu’une enquête soit ouverte en France, en vertu du principe de compétence universelle pour les infractions de torture.
    20 juillet : l'UNESCO classe le massif de l’Ennedi Patrimoine mondial de l'humanité. Il s’agit d’un plateau de grès, formé de canyons et de falaises, dans le nord-est du pays avec de nombreuses peintures rupestres gravées sur la surface rocheuse de grottes datées de plus de 7 000 ans.
    27 juillet : 29 partis d'opposition créent le Fonac, le Front de l'opposition nouvelle pour l'alternance et le changement. Dans un communiqué, il appelle les Tchadiens à «se lever comme un seul homme» contre le 5ème mandat du président Idriss Déby Itno, qu'il estime illégitime et illégal.
    8 août : au pouvoir depuis 26 ans, le président tchadien Idriss Déby est investi au poste de président de la République pour un cinquième mandat.
    14 août : une semaine après sa reconduction au poste de Premier ministre, Albert Pahimi Padacké compose son cabinet, composé de 38 membres, dont sept femmes.
    26 novembre : au moins cinq personnes sont mortes lors d’affrontements entre deux familles sur fond de rivalités communautaires. Au centre du différend, la mort d’un jeune adolescent à la fin d’un match de football dans le nord de la capitale N’Djamena le 24 novembre.
    24 décembre : le gouvernement durcit le ton contre les travailleurs en grève depuis trois mois contre le retard dans le paiement des arriérés de salaire et la réduction des indemnités des fonctionnaires. Malgré les critiques des syndicats, il confirme son intention de modifier la loi sur le régime de grève. Un projet qui prévoit que les fonctionnaires ne soient plus payés pendant les jours chômés sera approuvé le 30 décembre.

    2017
    5 janvier : création du «Mouvement pour l'éveil citoyen», le Méci, une vaste plateforme, inédite au Tchad, qui rassemble non seulement les principaux partis d'opposition, mais aussi les grandes organisations de la société civile (syndicats, défenseurs des droits de l'homme, avocats, etc.). Le Méci vient de lancer ses activités, ce qui n'est pas du goût du parti au pouvoir qui dénonce, dans un communiqué, «un attelage contre nature aux objectifs séditieux», «un mélange des genres». Le Méci sera interdit quelques jours plus tard.
    30 janvier : le chef de la diplomatie tchadienne Moussa Faki Mahamat, 56 ans, est élu à la tête de la Commission de l'Union africaine, succèdant à la Sud-Africaine Nkosazana Dlamini-Zuma.
    8 avril : après plus de quatre mois de paralysie et de crise sociale, le gouvernement et les syndicats sont arrivés à un accord, avec le principe d'un comité tripartite, composé de membres du gouvernement, du patronat et des syndicats. Un comité qui devra relire les deux points les plus polémiques de la loi : la restriction du droit de grève et la réduction de 50 % des primes des fonctionnaires.
    13 avril : sans pension depuis un an, les retraités se mobilisent.
    27 avril : condamnation à la prison à vie pour crimes contre l'humanité confirmée dans le procès en appel de l'ex-président tchadien Hissène Habré, déjà condamné en 2016, devant un tribunal spécial africain à Dakar.
    3 juillet : le Parti socialiste sans frontière dépose une plainte pour haute trahison auprès de la Haute Cour de justice contre le président Idriss Déby Itno, suite aux propos tenus par le chef de l'Etat le 25 juin dernier, au cours d'une interview à RFI, TV5 et le journal Le Monde dans laquelle il affirmait avoir été obligé de se maintenir au pouvoir.
    30 octobre : 1ère opération, intitulée "Hawbi", conduite par la Force antiterroriste G5 Sahel, constituée par le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad qui pourrait compter jusqu'à 5 000 hommes répartis en sept bataillons.
    13 novembre : le président Idriss Déby annonce un retour aux années avant pétrole, et appelle à investir dans le monde rural et oublier le pétrole. Le chef de l'Etat a aussi indiqué que pour les fonctionnaires, il faut envisager la fin des augmentations de salaire.
    15 décembre : le Premier ministre invite les partis d'opposition, de la majorité et la société civile à désigner leurs représentants au comité d'organisation du forum qui permettra l'adoption d'une nouvelle Constitution. Les trois coalitions de l'opposition annoncent qu'elles n'y participeront pas, "l'urgence pour le Tchad est ailleurs".
    24 décembre : le gouvernement est remanié, la nouvelle équipe du Premier ministre Albert Pahimi Padacké est réduite en raison de l'austérité.

    2018
    7 janvier : le gouvernement décide d'augmenter le prix du carburant et de réduire les salaires des fonctionnaires : quatre regroupements de partis politiques publient une déclaration pour désapprouver ces décisions et appeler le gouvernement à la raison.
    4 février : l'archevêque de Ndjamena Monseigneur Edmond Djitangar sort de sa réserve pour dénoncer l'absence de dialogue dans la crise que traverse que pays. Depuis plus d'une semaine, les administrations, les écoles et divers établissements du service public sont paralysés par une grève générale pour dénoncer une baisse des primes et indemnités des salaires des fonctionnaires, conséquence de la loi de finances 2018. Les employés du secteur privé ont également rejoint le mouvement pour deux jours. Le collectif des syndicats du secteur privé et parapublic proteste ainsi contre des augmentations d'impôt prévues dans cette même loi de finances 2018.
    15 mars : signature d'un accord entre le gouvernement et les travailleurs du secteur public, après sept semaines de grève pour protester contre les coupes des salaires au nom des mesures d'austérité, ont conclu un accord ce soir avec le gouvernement.
    19 mars : ouverture du Forum national inclusif sur la réforme des institutions, regroupant 800 participants et qui a pour objectif la révision de l'organisation administrative, la suppression de certaines institutions au profit d'autres, la révision des mandats des élus dont celui du chef de l'Etat. L'opposition et une partie de la société civile boycottent le forum. Clôture le 27, avec l'annonce de la IVe République. Des résolutions ont été prises : suppression de la primature, pas de création d'un poste de vice-président, suppression d'institutions tels la médiature, le Conseil économique et social, adoption par référendum d'une nouvelle Constitution.
    11 avril : le projet de Constitution de la IVe République est adopté par le gouvernement. Reste au Parlement à qui sera transmis le document d'entériner la création de la IVe République dont la naissance ne fait pas l'unanimité.
    3 mai : démission du Premier ministre Pahimi Padacket Albert, dont le poste a été supprimé dans la nouvelle Constitution que le chef de l'Etat doit promulguer marquant le passage du pays à la IVe République, ce qui sera fait le lendemain. C'est l'aboutissement d'une promesse de campagne d'Idriss Déby que l'opposition a combattu jusqu'au bout.
    6 mai : le ministre de la Justice, Djimet Arabi, confirme l'amnistie générale à tous les Tchadiens en exil pour des raisons politiques, promulguée par la nouvelle Constitution.
    7 mai : le chef de l'Etat nomme le premier gouvernement de la IVe République composé de 29 membres.
    10 mai : prestation de serment des membres du 1er gouvernement de la IVe République avec un premier limogeage : une des ministres à refuser de jurer sur la Bible avant d'entrer en fonction.
    21 juin : fin de la grève des magistrats et des professions libérales judiciaires, avocats, huissiers et notaires après la mise sous dépôt et l'inculpation du gouverneur de Doba et de deux hauts responsables de gendarmerie de cette ville de l'est, accusés d'avoir fait tirer sur le véhicule d'un avocat et ses clients qui venaient d'être libérés par la justice le 21 janvier à Doba, comme ils l'exigeaient. Le 28 juin, le gouverneur Adam Nouki Charfadine sera condamné à 5 ans de prison. Le 20 juillet, en appel, la peine sera réduite à 2 ans avec sursis et une amende.
    27 août : un parti d’opposition, l’Union démocratique pour le développement et le progrès (UDP), lance une pétition pour exiger le retrait de la nouvelle Constitution promulguée en mai dernier. Le mouvement politique estime qu'elle a été imposée par le chef de l’Etat Idriss Deby et qu'elle constitue une atteinte au multipartisme et au libre exercice des droits et libertés.
    4 septembre : le mouvement citoyen Lyina dénonce les bombardements menés le 2 septembre par l’armée dans le nord du pays, dans le Tibesti, entre Miski et Yebibo, près de la frontière libyenne.
    19 septembre : suite à une plainte de deux avocats, les deux principales sociétés de téléphonie mobile convoquées au tribunal pour s'expliquer sur la coupure des réseaux sociaux qui dure depuis plusieurs mois.
    1er octobre : lancement de Tchadia Airlines, nouvelle compagnie aérienne qui a pour principale activité les vols domestiques internes et quelques pays limitrophes.
    9 novembre : nouveau remaniement ministériel, le troisième depuis l'instauration de la IVe République.
    17 novembre : de violents combats ont opposé, ces derniers jours, l'armée tchadienne à un comité autoproclamé d'autodéfense à Miski, dans l'extrême nord du pays.
    6 décembre : l'ex-chef rebelle Abdelkader Baba Laddé est condamné à huit ans de prison ferme pour «détention illégale d'armes», «association de malfaiteurs», «incendie volontaire» ou encore «viol» par la Cour criminelle. Il avait été arrêté en décembre 2014 par les Casques bleus de la Minusca en Centrafrique et extradé vers le Tchad en janvier 2015.
    10 décembre : un groupe parlementaire d'opposition interpelle le gouvernement sur la situation sécuritaire dans le nord du pays.
    27-29 décembre : deux communautés se sont affrontées autour d'un site aurifère de l'extrême nord du pays, faisant plusieurs dizaines de morts et près de 200 blessés. Ces événements reposent au sein de l'opinion la question de l'insécurité qui prévaut dans cette partie du Tchad frontalière de la Libye.

    2019
    11 janvier : deux membres du gouvernement sont limogés par décret présidentiel : Boukar Michel, ministre du Pétrole et sa collègue des Postes et Télécommunications, Ndolenodji Alixe Naïùnaye. Le 4ème en six mois. Le 21 janvier, nouvelles nominations : pour la 1ère fois, une femme, Aziza Mariam al–Bachir, devient ministre du Pétrole et l’ancien ministre des Affaires étrangères, Acheikh Ibn Oumar, rentré au pays à la faveur de l’amnistie générale accordée aux rebelles, devient conseiller diplomatique du chef de l’Etat. La ministre du Pétrole sera limogée le 31 janvier. Nouveau ministre du Pétrole le 1er février, Mahamat Hamid Koua, un proche de Daoussa Deby, le grand frère du chef de l’Etat.
    3 février : frappe aérienne conjointe entre l'armée française et l'armée tchadienne contre une colonne de rebelles, présentée par les autorités comme venant de Libye.
    9 février : les rebelles de l’Union des forces de la résistance (UFR), le mouvement rebelle qui indiquait avoir l’intention de marcher sur la capitale Ndjamena, ont été stoppés par les frappes des armées française et tchadienne. Selon plusieurs sources, une centaine de combattants se sont rendus. L’état-major tchadien affirme que plus de 250 combattants ont été capturés. Parmi eux, figure celui qui commandait la colonne rebelle, le lieutenant Ousmane Tegeun.
    21 février : mise en place de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), composée de 30 membres : la majorité et l'opposition disposent chacune de 15 sièges. C'est un pas de plus vers l'organisation des élections législatives, déjà repoussées à plusieurs reprises.
    12 avril : la Cour suprême décide de la désignation de Romadoumngar Félix Nialbé comme nouveau chef de file de l’opposition. Pour sa première réaction depuis qu'il a appris son éviction, Saleh Kebzabo affirme que la Cour suprême s'est mise à côté de la loi. Il dénonce des manœuvres du pouvoir et affirme qu'il n'entend pas renoncer.
    19 mai : malgré l’intervention des autorités et l’arrestation d’une trentaine de suspects, les affrontements entre éleveurs et agriculteurs qui ont fait une dizaine de morts dans l’est du pays la semaine dernière se poursuivent. Les violences se déplacent maintenant de la province du Ouaddaï au Sila, plus au sud.

    Service de la Documentation RFI, mai 2019

     
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