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    Turquie

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    Situation géographique
    Pays du Proche-Orient de 783 562 km², la Turquie est formée de l'Anatolie, sur le continent asiatique, et de la Thrace orientale, sur le continent européen (3 % du territoire), séparées par le détroit du Bosphore, sur la mer de Marmara. Bordée au nord par la mer Noire, à l'ouest par la mer Egée et au sud par la mer Méditerranée, elle compte 8 372 km de côtes et de nombreuses îles.
    La Turquie est frontalière de la Grèce et de la Bulgarie à l'ouest, de la Géorgie au nord-est, de l'Arménie, de l'Azerbaïdjan (territoire du Nakhitchevan) et de l'Iran à l'est, de l'Irak et de la Syrie au sud. L'île de Chypre est à 75 km au sud des côtes turques.

    Villes : Ankara, capitale politique et administrative : 4,2 millions d'habitants
    Istanbul, centre économique et commercial : 12,9 millions d'habitants

    Régime politique : République

    Démographie
    Population totale : 73,9 millions d'habitants
    Densité : 94,44 hab./km²
    Indice de fécondité : 2,1
    Croissance démographique : 1,5 %
    Espérance de vie : Femmes : 78,4 ans - Hommes : 71,5 ans

    Société
    Langues : turc (officielle), kurde, arabe, azéri
    Religions : musulmans 99 %, chrétiens
    Taux d’alphabétisation : 94 %
    Développement humain : 69ème / 187 pays (PNUD 2014)

    Economie
    Monnaie : livre turque
    Croissance : 4 % (2014)
    Inflation : 7,4 %
    PIB par habitant : 10 666 $
    Dette publique : 35,84 % du PIB

    Chronologie
    1453 : prise de Constantinople par les Ottomans.
    1566 : à la mort de Soliman le Magnifique, l'Empire ottoman contrôle la Méditerranée, la mer Rouge et la mer Noire, ainsi que la quasi-totalité des pays arabo-musulmans. Il s'étend de l'Algérie au Yémen et du golfe Persique aux portes de Vienne.
    1915-1916 : génocide des Arméniens.
    1920 : le traité de Sèvres démantèle l'Empire ottoman, vaincu lors de la Première Guerre mondiale.
    1923 : proclamation de la République de Turquie sous la présidence de Mustafa Kemal, dit Atatürk «père de tous les Turcs»), qui installe la capitale à Ankara, instaure l'usage de l'alphabet latin et met en place une politique modernisatrice de laïcisation de l'Etat et d'émancipation des femmes.
    1952 : adhésion de la Turquie à l'OTAN.
    1974 : l'armée turque envahit le nord de Chypre, craignant l'annexion de l'île par la Grèce des colonels.
    1999 : l'Union européenne reconnaît officiellement le statut de candidat à l'adhésion de la Turquie.
    2002 : victoire aux élections législatives de l'AKP (Parti de la justice et du développement), parti islamiste modéré se définissant comme conservateur, démocrate et respectueux des valeurs laïques.
    2003 : Recep Tayyip Erdogan devient Premier ministre. Il remporte un second mandat suite à la victoire de son parti, l’AKP, aux élections législatives en 2007.
    2005 : ouverture des négociations d'adhésion avec l'Union européenne.
    2008 : opération militaire conjointe avec les Etats-Unis contre les bases arrière de la guérilla séparatiste kurde du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) dans le nord de l'Irak.
    2010 : en juillet, opérations aériennes et terrestres dans le sud-est de la Turquie et dans le nord de l'Irak contre la guérilla kurde, qui multiplie les attentats contre l’armée turque.

    2011
    Mai : affrontements entre des manifestants et les forces de police dans la région kurde.
    12 juin : victoire de l'AKP aux élections législatives mais il lui manque 4 voix pour obtenir la majorité requise à l'Assemblée pour modifier seul la Constitution afin d'aller vers un système présidentiel.
    23 juin : les députés kurdes annoncent qu'ils vont boycotter le Parlement pour protester contre l'invalidation de l'élection de l'un d'entre eux.
    28 juin : 170 députés d'oposition (sur 550) refusent de prêter serment, en solidarité avec certains d'entre eux, maintenus en détention provisoire.

    2013
    9 janvier : assassinat de trois militantes kurdes, Sakine Cansiz, Fidan Dogan et Leyla Soylemez à Paris.
    28 mai : début du mouvement protestataire en Turquie, à Istanbul, par un sit-in d'une cinquantaine de riverains auxquels s'associent rapidement des centaines de milliers de manifestants dans 78 des 81 provinces turques. Par leur ampleur, la nature de leurs revendications et les violences policières qui leur ont été opposées, ces manifestations ont été comparées au printemps arabe, au "Occupy movement", au mouvement des Indignés, ou encore à Mai 68.
    16 juin : l'étudiant Berkin Elvan, 15 ans, est grièvement blessé par un tir de grenade lacrymogène alors qu'il sortait chercher du pain pendant une intervention de la police. Il devient l'un des symboles de la répression ordonnée par le Premier ministre.
    17 décembre : un vaste coup de filet anticorruption est mené par la direction financière de la police. 56 personnes sont placées en garde à vue, parmi lesquelles les fils de trois ministres proches du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, le maire (AKP) du quartier Fatih à Istanbul, des bureaucrates de premier plan et des hommes d'affaires liés au secteur de la construction et de la promotion immobilière. La justice abandonnera ses poursuites le 17 octobre 2014.
    25 décembre : démission de plusieurs ministres obligeant Erdogan à procéder à un vaste remaniement ministériel.

    2014
    7 janvier : le gouvernement licencie 350 policiers, dans le cadre du scandale politico-policier qui secoue le pays. Le lendemain, les préfets de police de 16 provinces sont limogés.
    15 février : le Parlement entérine une loi sur le contrôle de l'Etat sur la nomination des juges et des procureurs, jugée anticonstitutionnelle par l'opposition.
    18 février : la loi controversée sur le contrôle d'Internet est promulguée.
    11 mars : décès de Berkin Elvan, après 269 jours de coma. Le lendemain, des dizaines de milliers de personnes défilent dans les rues d'Istanbul aux cris de "Tayyip, assassin", à l'occasion des funérailles de Berkin Elvan. De violents incidents éclatent en fin de journée entre la police et des manifestants, à Istanbul, à Ankara et dans plusieurs autres villes.
    23 avril : le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan présente ses condoléances aux
    descendants des Arméniens tués par les troupes de l'empire ottoman en 1915, une démarche présentée comme sans précédent.
    12 mai : 301 morts dans l'effondrement de la mine de charbon de Manisa, dans l'ouest du pays, suite à un incendie et une explosion. Plusieurs centaines d'autres sont ensevelis à plusieurs centaines de mètres de profondeur.
    18 mai : 24 personnes, y compris les dirigeants, soupçonnés de négligence, de la société d'exploitation de la mine de Soma, sont arrêtés. Le lendemain, le PDG de la mine de Soma, Can Gürkan, est mis en examen et écroué.
    22 mai : deux personnes ont été tuées et neuf blessées au cours de violents affrontements entre des manifestants antigouvernementaux et la police dans le quartier populaire Okmeydani à Istanbul.
    11 juin : le gouvernement procède à une nouvelle vague de mutations visant plus de 2 000 magistrats dans le cadre de sa lutte contre ses ex-alliés de la confrérie de l'imam Fethullah Gülen, et à des changements à la tête de la Banque centrale.
    1er juillet : le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan est candidat à l’élection présidentielle du 10 août prochain. Ce sera le premier scrutin présidentiel qui se jouera au suffrage universel direct.
    22 juillet : 55 haut responsables de la police sont arrêtés dans le cadre d'une enquête criminelle sur des allégations de corruption et d'abus de pouvoir, poursuivant la purge au sein de la police et de la magistrature.
    10 août : Recep Tayyip Erdogan est le premier président de la République élu au suffrage universel direct, avec environ 52 % des voix. Investiture le 28.
    21 août : le président élu Recep Tayyip Erdogan désigne le ministre des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu pour prendre la direction de l'AKP, le parti au pouvoir, et le poste de Premier ministre.
    7 octobre : le pays est secoué par des manifestations de Kurdes dénonçant la passivité d'Ankara, ce qui a déjà provoqué la mort de 14 personnes. Les combats font rage entre les combattants kurdes et le groupe Etat islamique (EI) à la frontière turque car les jihadistes occupent Kobané, ville syrienne à quelques kilomètres de la frontière.
    10 octobre : les autorités turques dénoncent la vague de violence qui a fait 31 morts à travers le pays, où des manifestants réclament une intervention armée contre les  djihadistes de l'Etat islamique (EI) en Syrie. Deux jours plus tard, la Turquie autorise les Etats-Unis à utiliser ses bases aériennes, en particulier la grande base d'Incirlik, dans le sud, pour lutter contre l'EI.
    24 novembre : devant un parterre de femmes réunies sur le thème de la justice et les femmes, le président Recep Tayyip Erdogan affirme haut et fort, Coran à l'appui, que les femmes ne pouvaient être considérées comme les égales des hommes, provoquant l'ire de ses détracteurs.

    2015
    31 mars : deux militants du parti d'extrême gauche DHKP-C qui retenaient un procureur, Mehmet Selim Kiraz, au palais de justice d'Istanbul, sont tués par la police et leur otage n'a pas survécu à ses blessures. Kiraz dirigeait l'enquête sur la mort d'un adolescent de 15 ans, Berkin Elvan, grièvement blessé à la tête lors de manifestations antigouvernementales et mort après avoir passé neuf mois dans le coma.
    7 juin : au pouvoir depuis 13 ans, le Parti de la justice et du développement (AKP, islamo-conservateur) arrive en tête du scrutin lors des législatives mais n'obtient que 40,8 % des suffrages et 258 des 550 sièges de députés. Le  Premier ministre Ahmet Davutoglu doit former un nouveau gouvernement.
    20 juillet : au moins 31 morts dans l'attentat suicide sanglant dans la ville de Suruç (sud), à la frontière syrienne, attribué par le gouvernement turc au groupe Etat islamique (EI).
    10 octobre : un double attentat suicide attribué au groupe jihadiste Etat islamique (EI) lors d'une manifestation pour la paix devant la gare d'Ankara fait 102 morts et plus de 500 blessés.
    1er novembre : élections législatives anticipées, le parti conservateur du président Erdogan reconquiert la majorité absolue au Parlement.
    24 novembre : un avion de chasse russe est abattu à la frontière entre la Turquie et la Syrie. Ankara assure que l’appareil avait violé son espace aérien, Moscou fait savoir que l'avion lui appartenait et qu'il «se trouvait exclusivement dans l'espace aérien syrien». Le 28, le président russe Vladimir Poutine signe un décret adoptant un ensemble de mesures de rétorsion économique contre la Turquie. Le 2 décembre, le ministère russe de la Défense affirme détenir la preuve de l'implication du président turc Recep Tayyip Erdogan et de sa famille dans des transactions financières avec le groupe jihadiste Etat islamique. Devant un parterre de journalistes et de diplomates, le vice-ministre russe de la Défense Anatoly Antonov et trois autres hauts gradés de l’armée russe ont diffusé des images satellitaires censées apporter la preuve du trafic de pétrole entre la Syrie et la Turquie.

    2016
    12 janvier : au moins 10 morts, dont huit Allemands, et 15 blessés dans un attentat dans le centre touristique d'Istanbul. Selon les autorités, le kamikaze appartiendrait au groupe Etat islamique.
    14 janvier : 6 personnes sont tuées et plusieurs dizaines d'autres blessées dans l'attaque à la voiture piégée d'un commissariat par le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) à Diyarbakir, sud-est du pays.
    15 janvier : 21 universitaires sont placés en garde à vue, soupçonnés de «propagande terroriste» et d'«insulte aux institutions et à la République turque». La raison : ils ont signé une pétition demandant l'arrêt des opérations militaires contre la rébellion kurde. Le 18, la justice engage des poursuites contre le chef du principal parti d'opposition, Kemal Kiliçdaroglu, président de la formation social-démocrate CHP, le Parti républicain du peuple, pour «insulte» au président Erdogan, pour l'avoir traité de «dictateur de pacotille» en dénonçant des arrestations très controversées d'intellectuels.
    30 janvier : la Turquie accuse la Russie d'avoir violé son espace aérien près de la frontière syrienne et prévient que le pays devra «assumer les conséquences de ses actes», tandis que Moscou parle de «propagande sans fondement». Le 15 février, le ton monte encore d'un cran entre les deux pays, un accusant l'autre de bombarder la Syrie : Ankara lâche ses bombes sur les Kurdes syriens, et Moscou veut maintenir à tout prix Bachar el-Assad au pouvoir.
    17 février : au moins 28 personnes sont tuées et 60 autres blessées à Ankara lors d'un attentat à la voiture piégée visant des véhicules militaires. Le lendemain, le Premier ministre Ahmet Davutoglu accuse les milices kurdes d'être les auteurs de l'attentat. Quatorze personnes sont arrêtées.
    26 février : deux journalistes, Can Dündar et Erdem Gül, sont libérés par décision de la Cour constitutionnelle, après trois mois de prison pour avoir écrit un article affirmant que la Turquie livrait des armes à des rebelles islamistes en Syrie. Le président se dit contre cette décision, provoquant un tollé dans l'opposition. Procès le 25 mars.
    4 mars : la police turque investit les locaux du quotidien Zaman, hostile au président islamo-conservateur Recep Tayyip Erdogan. Cette intervention a eu lieu après une décision judiciaire de placement sous tutelle du journal, qui renforce encore les inquiétudes pour la liberté de la presse en Turquie. Le lendemain, une manifestation devant les bureaux du journal est violemment dispersée par la police.
    7 mars : à Bruxelles, 28 chefs d'Etat et de gouvernement du continent négocient avec la Turquie pour tenter de juguler les flux de migrants. Les pays européens comptent sur la coopération d'Ankara pour retenir plus de migrants sur son sol. La Turquie demande à l'Union européenne trois milliards d'euros d'aide supplémentaire « d'ici 2018 ».
    13 mars : au moins 35 personnes sont tuées et plus de 120 autres blessées par un attentat à la voiture piégée en plein centre d'Ankara. Le lendemain, le Premier ministre Ahmet Davutoglu affirme que l'acte terroriste porte la signature des rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan, le PKK.
    18 mars : conclusion d'un accord crucial pour régler la crise migratoire entre l'Union européenne et la Turquie, qui prévoit notamment le renvoi en Turquie de tous les migrants à partir du 20 mars.
    19 mars : six jours après Ankara, c'est Istanbul qui est frappé par un attentat. Le dernier bilan fait état de six morts et 36 blessés, parmi lesquels figurent des ressortissants étrangers. L'auteur de l'attentat-suicide d'Istanbul lié au groupe Etat islamique.
    25 mars : ouverture du procès des deux journalistes du quotidien Cumhuriyet, auteurs de révélations retentissantes, l’année dernière, sur la livraison d’armes des services de renseignement turcs en Syrie. Les deux hommes risquent la prison à vie pour espionnage, terrorisme et tentative de coup d’État…
    4 avril : entrée en application de l'accord conclu entre l'Union européenne et la Turquie, avec pour objectif de stopper le flux de migrants qui arrivent sur les côtes grecques.
    11 avril : le président Erdogan porte plainte contre le comédien allemand Jan Böhmermann, après la diffusion d'une satire par la TV publique ZDF où Erdogan était traité de zoophile et de pédophile. Ankara demande à Berlin des poursuites pénales. Le porte-parole d'Angela Merkel annonce que la chancelière ne se rendra pas le 16 en Turquie pour inaugurer à Kilis un centre de réfugiés destiné à accueillir les migrants transférés de Grèce, comme l'avait annoncé Ankara. Mais elle acceptera la demande de poursuite pénale d'Ankara quelques jours plus tard.
    5 mai : le Premier ministre Ahmet Davutoglu confirme que le Parti de la justice et du développement (AKP) se réunirait en congrès extraordinaire le 22 mai et qu'il n'en briguerait pas la présidence en l'état actuel des choses. De profondes dissensions ont éclaté ces derniers jours entre le chef de l'État, Recep Tayyip Erdogan, et Ahmet Davutoglu, qui devrait abandonner son poste de Premier ministre s'il renonce à la direction de l'AKP, le chef du parti au pouvoir depuis 2002 en Turquie ayant toujours été aussi à la tête du gouvernement.
    2 mai : les députés adoptent le premier article très controversé d'une réforme constitutionnelle, qui permet de lever l'immunité parlementaire des élus de l'Assemblée. Un vote voulu par le président Erdogan et qui vise en particulier les forces pro-kurdes du Parlement, dont les députés pourraient désormais être accusés de soutenir le PKK et d'apologie du terrorisme.
    22 mai : l'AKP, le parti au pouvoir, réuni en congrès extraordinaire, valide la nomination de son nouveau dirigeant, Binali Yildirim, qui devient Premier ministre. Un vote sans surprise puisque ce fidèle du président turc était le seul candidat en lice. Ce Congrès confirme ainsi la mainmise totale de Recep Tayyip Erdogan sur les instances politiques du pays. Le 24, le nouveau Premier ministre Binali Yildirim forme un gouvernement de fidèles à Erdogan.
    7 juin : nouvel attentat à Istanbul, dans le centre-ville historique, où une voiture en stationnement explose au passage d'un autocar de la police. Le bilan provisoire fait état d'au moins 12 morts et 36 blessés. Le président pointe du doigt le PKK. Le lendemain, la police est à nouveau visée par un attentat, dans le sud-est du pays, à Midyat. La déflagration, extrêmement violente, fait plusieurs victimes.
    28 juin : au moins 41 personnes sont tuées dans une attaque kamikaze à l'aéroport international Atatürk d'Istanbul. C'est l'attaque la plus meurtrière dans la métropole turque, déjà visée plusieurs fois par le terrorisme cette année.
    9 juillet : normalisation des relations russo-turques.
    11 juillet : bras de fer militaro-diplomatique entre l'Allemagne et la Turquie, suite à la reconnaissance par le Parlement allemand du génocide arménien le 2 juin dernier, vivement critiqué par Ankara qui s'oppose à la visite de députés du Bundestag sur la base d'Incirlik, dans l'est du pays, utilisée par l'OTAN où des avions allemands de reconnaissance s'y trouvent afin d'effectuer des missions dans le cadre de la lutte contre l'organisation EI.
    15 juillet : un groupe de putschistes affirme avoir pris le pouvoir en Turquie pour protéger l'ordre démocratique et les droits de l'homme. Après une nuit meurtrière, le Premier ministre annonce lors d'une conférence de presse que la situation est «entièrement sous contrôle». Le pouvoir a l'intention d'aller vite pour identifier et punir les responsables et les sympathisants de la tentative de putsch. Des milliers de militaires sont aux arrêts, et des limogeages en série sont menés au sein de l'administration. Le 17, le gouvernement annonce la mise en garde à vue de 6 000 personnes : des généraux, des juges, des procureurs ou encore des soldats.
    20 juillet : le président Recep Tayyip Erdogan annonce l'instauration de l'état d'urgence pour trois mois à la suite de la tentative de coup d'Etat manqué.
    25 juillet : au lendemain d'une manifestation de masse, qui a réuni à Istanbul des partisans de Recep Tayyip Erdogan et certains de ses détracteurs au nom de la défense de la démocratie, le président turc et son Premier ministre rencontrent le dirigeant du principal parti d’opposition, le CHP (laïc, centre gauche), et celui du MHP (nationaliste, classé à droite). - Alors que 13 000 personnes ont déjà été mises en garde à vue ou incarcérés suite au putsch manqué, c'est au tour des médias d'être visés par la purge. Le ministère de la Justice a émis une quarantaine de mandats d'arrêt contre des journalistes.

    Service de la Documentation RFI, juillet 2016

     
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