GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Samedi 14 Octobre
Dimanche 15 Octobre
Lundi 16 Octobre
Mardi 17 Octobre
Aujourd'hui
Jeudi 19 Octobre
Vendredi 20 Octobre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.

    Yémen

    media

    Situation géographique
    Situé à la pointe sud-ouest de la péninsule arabique, d’une superficie de 527 968 km², le Yémen possède des façades maritimes sur le golfe d’Aden et sur la mer Rouge. Il est frontalier de l’Arabie saoudite au nord et du sultanat d’Oman à l’est.

    Capitale : Sanaa ( 2,2 millions d’habitants)

    Régime politique : République

    Démographie
    Population : 23,8 millions d'habitants
    Densité : 45,18 hab./km²
    Indice de fécondité : 4,2
    Croissance démographique : 2,5 %
    Espérance de vie : femmes : 64,3 ans - hommes : 61,6 ans

    Société
    Ethnies : arabes yéménites (96 %)
    Langues : arabe
    Religions : sunnites (60 %), chiites zaïdites (40 %)
    Alphabétisation : 65 %
    Développement humain : 154e / 187 pays (PNUD 2014)

    Economie
    Monnaie : rial yéménite
    Croissance : -1,9 % (2012)
    Inflation : 11,4 %
    PIB par habitant : 1 494 $
    Dette publique : 48,04 % du PIB

    Chronologie
    1918 : indépendance du Yémen du Nord, ancienne possession ottomane.
    1967 : indépendance du Yémen du Sud, ancien protectorat britannique.
    22 mai 1990 : unification du Yémen pour former la République yéménite, sous la présidence d'Ali Abdallah Saleh, président du Yémen du Nord depuis 1978.
    1994 : guerre civile entre sudistes et nordistes.
    1999 : Ali Abdallah Saleh est élu pour la première fois au suffrage universel direct. Il sera réélu en 2006.
    2004 : combats qui opposent par intermittence, l’armée yéménite aux rebelles chiites zaïdites dans le nord, près de la frontière avec l’Arabie saoudite.
    2010 : cessez-le-feu six mois après le déclenchement d’une nouvelle offensive de l’armée yéménite.
    2011 : manifestations de plus en plus violentes pour demander le départ du président Saleh, qui, blessé le 3 juin lors d’un attentat contre le palais présidentiel, quitte le pays pour être soigné en Arabie Saoudite. Il est de retour le 23 septembre.
    Le 21 octobre, le Conseil de sécurité de l'ONU adopte une résolution qui "condamne énergiquement les atteintes persistantes aux droits de l'homme" par les autorités yéménites. L’ONU exhorte le président yéménite, Ali Abdallah Saleh, à signer l'initiative du Conseil de coopération des Etats arabes du Golfe qui prévoit son départ. Cet accord sera signé le 23 novembre. Le chef de l'opposition, Mohamed Salem Basindawa, est chargé le 27 novembre de former un gouvernement d'entente nationale pour la période intérimaire précédant le départ du président Ali Abdallah Saleh prévu en février 2012. L'élection présidentielle anticipée est fixée au 21 février 2012. Le nouveau gouvernement prête serment le 11 décembre.

    2012 : le vice-président Abd Rabbo Mansour Hadi est élu président le 21 février avec 99,8 % des voix. Le taux de participation a été de 66 %. Le 6 juillet, le président demande à la communauté internationale d'accorder une aide plus importante au Yémen confronté à une crise économique désastreuse et à une situation sécuritaire dangereuse.

    2013 : le pays est secoué par les violences : attentats, tentatives d’assassinat, enlèvements. Le 4 août, suite à une "alerte terroriste élevée", le Royaume-Uni, l'Allemagne et la France ferment leurs ambassades à Sanaa, suivant l’exemple des Etats-Unis. Elles seront rouvertes avant la fin du mois. Le 4 décembre, l'Organisation mondiale du Commerce (OMC) approuve l'adhésion du Yémen, après 13 ans de négociations.

    2014
    25 janvier : fin du dialogue national initié en mars 2013 entre les représentants de différentes familles politiques du pays, à l'exception des indépendantistes du sud.
    29 avril : les forces militaires yéménites, épaulées par l'aviation et les unités spéciales, sont engagées dans une opération terrestre de grande envergure contre Al-Qaida dans la péninsule arabique (AQPA).
    7 mai : les Etats-Unis annoncent la fermeture au public de leur ambassade, invoquant de « récentes attaques contre des intérêts occidentaux » dans ce pays où est implanté Al-Qaïda.
    6 juillet : des violents affrontements pposent l'armée yéménite aux rebelles chiites d'Ansaruallah au nord de Sanaa.
    22 août : des milliers de partisans de la rébellion chiite manifestent à Sanaa pour réclamer la démission du gouvernement, accusé de corruption.
    2 septembre : le président Abd Rabbou Mansour Hadi limoge le gouvernement et prôné la formation d'un cabinet d'union nationale, avec l’objectif d’apaiser le mouvement de contestation des Houthis, communauté chiite du nord du pays dont les manifestations rassemblent depuis plusieurs semaines des dizaines de milliers de personnes et ont atteint la capitale Sanaa.
    21 septembre : signature d’un accord après la prise de Sanaa par les rebelles du mouvement Ansaruallah, qui ont obtenu la nomination d'un nouveau Premier ministre et auront des conseillers auprès du président.
    1er octobre : les monarchies du Golfe mettent en garde contre toute ingérence étrangère dans les affaires du Yémen, dans une allusion au soutien qu'apporterait l'Iran aux rebelles chiites qui se sont emparés de la capitale yéménite.
    7 octobre : le président Abd Rabbo Mansour Hadi nomme son chef de cabinet, Ahmed Awad Mubarak, Premier ministre. Cette nomination, annoncée par décret, est aussitôt rejetée par les rebelles chiites.
    13 octobre : Khaled Bahah, ancien ministre du Pétrole, est désigné Premier ministre pour sortir le pays d'une crise sans précédent depuis l'entrée de rebelles  chiites dans la capitale il y a trois semaines.

    2015
    22 janvier :
    chaos politique total après la démission du gouvernement suivie de celle du président Hadi, aussitôt rejetée par le Parlement, alors que la capitale Sanaa est sous le ferme contrôle d'une milice chiite.
    6 février : le mouvement chiite houthi annonce la dissolution du parlement yéménite et la constitution d'une nouvelle assemblée provisoire. Cinq jours plus tard, les Etats-Unis et plusieurs pays européens dont la France et le Royaume-Uni ferment leur ambassade à Sanaa et commencent à évacuer leurs diplomates.
    12 février : des combattants d'Al-Qaïda s’emparent d'un camp de l'armée yéménite dans la province de Chabwa (sud). Fief d'Al-Qaïda, cette province échappe à la milice chiite des Houthis qui a pris le pouvoir dans la capitale Sanaa et contrôle notamment des provinces du nord du pays.
    24 février : enlèvement d’une jeune française, Isabelle Prime, travaillant pour le compte d'une organisation internationale à Sanaa.
    20 mars : triple attentat suicide contre deux mosquées à Sanaa, les attaques les plus sanglantes depuis la prise de la capitale du Yémen par une puissante milice chiite fin janvier : 142 morts.
    26 mars : l'Arabie saoudite lance une opération militaire, avec l'appui de plusieurs pays, pour défendre le président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi, menacé par une rébellion chiite.
    21 août : réouverture commerciale du port d'Aden, repris aux rebelles le mois dernier par la coalition qui appuie les forces loyalistes. Les combats font toujours rage dans ce pays où la famine menace.
    4 septembre : 45 soldats des Emirats arabes unis sont tués lors d'une explosion dans un entrepôt de munitions d'une base militaire à l'est de la capitale. Cinq autres militaires du Bahreïn sont également tués à la frontière saoudo-yéménite.
    7 septembre : les pays arabes envoient 10 000 soldats pour participer à l'assaut de la capitale Sanaa toujours aux mains des milices chiites.
    27 septembre : au moins 40 morts dans un raid aérien de la coalition qui touché une salle de mariage dans la ville de Mokha, sud-ouest du pays.
    6 octobre : Aden est frappée par plusieurs attaques, dont l'une d'entre elles visait le quartier général du gouvernement. Cette série d’attentats responsable de la mort de 15 personnes est revendiquée par le groupe jihadiste Etat islamique.
    6 décembre : le groupe Etat islamique revendique l'attentat qui a coûté la vie au gouverneur de la province d’Aden, le général Jaafar Saad, et à au moins six de ses gardes du corps.
    15 décembre : entrée en vigueur d'un cessez-le-feu avant la tenue de pourparlers de paix sous l'égide de l'ONU en Suisse.
    18 décembre : la trêve, censée aider les négociations de paix, est rompue avec une offensive des loyalistes et des tirs rebelles de missiles sur l'Arabie saoudite voisine.
    26 décembre : les combats s’intensifient autour de la capitale Sanaa entre les forces du président Abd Rabbo Mansour Hadi et les rebelles.
    29 décembre : des jihadistes imposent la fermeture de plusieurs facultés de l'université d'Aden.

    2016
    17 février : un attentat-suicide revendiqué par le groupe Etat islamique (EI) fait au moins 14 morts et des dizaines de blessés dans un camp militaire à Aden.
    27 février : des raids aériens menés par la coalition conduite par l'Arabie saoudite auraient fait près de 40 morts, le plupart des civils, sur un marché de Nehm, près de Sanaa. L’Arabie saoudite est de plus en plus critiquée pour ces bombardements sur des civils.
    13 mars : les combats entre les forces gouvernementales et les rebelles d'al-Qaïda provoquent la mort de 19 personnes, dont 17 jihadistes. Toujours au sud, de violents affrontements à Taëz, ville assiégée par les rebelles houthis depuis plusieurs mois.
    17 mars : des avions de chasse de la coalition arabe emmenée par l'Arabie saoudite bombardent un marché de la ville de Hajja au nord de Sanaa, la capitale. Le bilan est lourd : 119 morts dont 22 enfants. Le lendemain, l'ONU critique la coalition menée par l'Arabie saoudite qui a tué deux fois plus de civils que toutes les autres forces en présence dans ce conflit, selon le Haut Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme.
    21 mars : Israël annonce avoir exfiltré du Yémen 19 juifs au cours d'une opération secrète et dangereuse destinée à secourir les derniers survivants de l'une des plus anciennes communautés juives au monde.
    23 mars : les rebelles houthis et les forces loyales au président acceptent un cessez-le-feu qui doit prendre effet le 10 avril. C’était une condition préalable à une reprise des négociations de paix le 18 avril sous l’égide de l’ONU.
    25 mars : au moins 22 personnes sont tuées à Aden dans un triple attentat-suicide à la voiture piégée, attaque revendiquée par le groupe Etat islamique (EI).
    26 mars : des milliers de Yéménites se rassemblent dans la capitale Sanaa tenue par les rebelles chiites Houthis pour protester contre la coalition sous commandement saoudien, un an après le début de sa campagne contre les insurgés, dont le bilan est particulièrement désastreux pour les civils.
    27 mars : l'Arabie saoudite et les rebelles chiites au Yémen échangent une nouvelle fois des prisonniers. Une volonté d'apaisement avant un cessez-le-feu et des pourparlers de paix annoncés par l'ONU.
    9 avril : entrée en vigueur d'un nouveau cessez-le-feu sous l’impulsion de l’ONU qui veut profiter de signes d’apaisement pour jeter les bases d’un règlement lors des prochains pourparlers de paix qui auront lieu dans dix jours à Koweït. La guerre a fait plus de 6 300 morts en un an, pour la moitié des civils, selon les Nations unies.
    18 avril : ouverture d’importantes négociations de paix au Koweït, sous l’égide des Nations unies. Le 1er mai, le gouvernement annonce qu'il suspend sa participation aux pourparlers de paix, après la prise d'une base militaire par la rébellion.
    12 mai : attaque meurtrière contre l'armée qui fait au moins 13 morts à Mukalla, dans le sud-est du pays, revendiquée par l'organisation Etat islamique. Le 15, deux attaques-suicides font 37 morts parmi les forces de sécurité dans la province de Hadramout dans le sud-est du pays.
    9 juin : l'Arabie saoudite s'en prend aux Nations unies pour l'avoir inscrite sur la « liste noire » des pays qui violent les droits des enfants dans les conflits armés. L'ONU accuse ce pays d'être responsable de la mort de centaines d'enfants, tués dans les bombardements au Yémen. Mais sous la pression de Riyad, Ban Ki-moon a finalement retiré la mention de l'Arabie saoudite, créant l'incompréhension parmi les diplomates.
    16 juin : les Emirats Arabes Unis se retirent partiellement de la coalition, officiellement suite aux récents succès et au rétablissement des autorités yéménites dans plusieurs villes, mais surtout suite aux nombreuses pertes subies par l'armée émiratie.
    5 août : selon un rapport confidentiel de l'ONU, les rebelles houthis et la coalition internationale menée par l'Arabie saoudite, qui soutient le gouvernement, sont accusés de perpétrer des exactions contre les civils. Le lendemain, l'émissaire de l'ONU Ismaïl Ould Cheikh Ahmed annonce la suspension pendant un mois des négociations de paix entre les rebelles et le gouvernement yéménite. Trois jours plus tard, la coalition arabe alliée au pouvoir mène des raids aériens intensifs dans la région de Sanaa qui ont entraîné la fermeture de l'aéroport de la capitale contrôlée par les rebelles.
    18 août : l'organisation Médecins sans frontières (MSF) évacue son personnel dans six hôpitaux du nord du pays. D'après MSF, c'est la 4ème fois en quelques jours que les structures médicales qu'elle soutient sont touchées, et le 15, un bombardement de la coalition commandée par l'Arabie saoudite a provoqué la mort de 19 personnes et 24 autres ont été blessées. Le lendemain, la coalition regrette la décision de MSF. Le 20, les Etats-Unis annoncent une réduction du nombre de leurs conseillers militaires auprès de la coalition dirigée par Riyad.
    29 août : au moins 71 personnes sont tuées et 98 autres blessées dans une attaque-suicide revendiquée par le groupe Etat islamique, à Aden et ce sont de jeunes recrues des forces gouvernementales qui ont été prises pour cible.
    30 septembre : la guerre continue de faire rage au Yémen. Depuis l'intervention de l'Arabie saoudite dans la guerre civile en mars 2015 on dénombre plus de 6 000 morts et trois millions de déplacés. Outre les tirs d'artillerie et les combats meurtriers entre factions rivales, les civils sont confrontés aux bombardements de l'aviation saoudienne.
    3 octobre : libération de l’otage franco-tunisienne Nourane Houas, employée par le Comité international de la Croix-Rouge,et détenue au Yémen depuis le 1er décembre dernier.
    8 octobre : selon le coordinateur humanitaire pour l’ONU au Yémen, des raids aériens sur la capitale Sanaa ont tué plus de 140 personnes et fait plus de 525 blessés. La coalition arabe, à laquelle les rebelles houthis ont attribué ces raids, a nié toute implication et se dit prête à associer Washington à une «enquête immédiate» sur ces raids. Un peu plus tôt, les Etats-Unis avaient en effet déclaré qu'ils allaient «examiner» leur soutien à la coalition menée par Riyad après ces raids. Le 10, l’ancien président Ali Abdellah Saleh appelle ses partisans et les milices rebelles à se rassembler à la frontière saoudienne.
    12 octobre : pour la 1ère fois, les Etats-Unis bombardent trois stations-radars de la rébellion houthie, une riposte à des tirs de missiles en direction de navires de guerre américains mais dont les rebelles démentent être à l'origine.
    15 octobre : la coalition arabe menée par l'Arabie saoudite reconnaît avoir mené par erreur le raid meurtrier du 8 octobre. Les victimes étaient rassemblés pour des funérailles dans la capitale Sanaa quand l'attaque a été menée.
    19 octobre : des combats et des raids aériens font des dizaines de morts peu avant l'entrée en vigueur d'une trêve de 72 heures annoncée par l'ONU à partir de minuit.
    23 octobre : la coalition militaire arabe mène d'intenses raids aériens, ignorant l'appel du médiateur de l'ONU à une reconduction de la trêve de 72 heures qui a expiré dans la nuit.
    29 octobre : le président Abd Rabbo Mansour Hadi rejette le plan de paix de l'envoyé spécial des Nations unies.
    19 novembre : début d'une trêve de 48 heures à l'initiative de la coalition militaire arabe sous commandement saoudien. Cependant, quelques heures après son entrée en vigueur, de violents combats font rage autour de la troisième ville du pays, Taëz, dans le sud-ouest.
    20 novembre : les combats s'intensifient entre rebelles chiites Houthis et forces progouvernementales à l'approche de l'expiration le 21 d'une trêve de 48 heures marquée par de nombreuses violations de part et d'autre.

    Documentation RFI, décembre 2016

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.