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    Zimbabwe

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    Situation géographique
    Enclavé au cœur de l’Afrique australe, le Zimbabwe s’étend sur 390 580 km². Le pays est limitrophe du Mozambique, de l’Afrique du Sud, du Botswana et de la Zambie. La vallée du fleuve Zambèze ferme la frontière nord et celle du Limpopo la frontière sud. Au centre, le Zimbabwe est constitué d’un ensemble de plateaux et de montagnes.

    Régime politique : République

    Capitale : Harare (1,9 million d’habitants)

    Démographie
    Population : 13,7 millions d’habitants
    Densité : 35,12 hab./km²
    Indice de fécondité : 3,6
    Croissance démographique : 1,4 %
    Espérance de vie : Femmes : 58,8 ans - Hommes : 57,3 ans

    Société
    Ethnies : Shonas, Ndebeles, Blancs…
    Langues : anglais (officielle), shona, ndebele
    Religions : chrétiens (60 %, en majorité anglicans), animistes (40 %)
    Alphabétisation : 83,58 %
    Développement humain : 156e / 187 pays (PNUD 2014)

    Economie
    Monnaie : dollar du Zimbabwe
    Croissance : 2,9 % (2013)
    PIB par habitant : 788 $

    Chronologie
    1965 : Ian Smith, Premier ministre de Rhodésie du Sud, et dirigeant de la communauté blanche, proclame unilatéralement l’indépendance de cette colonie britannique autonome.
    1969 : la guérilla nationaliste conduite par la ZAPU (Zimbabwe African People’s Union) et la ZANU (Zimbabwe African National Union) s’intensifie contre le pouvoir blanc.
    1979 : les accords de paix de Lancaster House sont signés et une Constitution garantissant les droits des minorités est proclamée.
    18 avril 1980 : la Rhodésie du Sud obtient l’indépendance et prend le nom de Zimbabwe. Ancien chef de la ZANU, Robert Mugabe devient Premier ministre.
    1987 : Robert Mugabe, seul candidat, devient président. Il sera réélu en 1996, 2002 et 2013.
    2000 : d’anciens combattants de la guerre d’indépendance occupent des fermes de Blancs.
    Le MDC (Mouvement pour la démocratie et le changement) de Morgan Tsvangirai s’impose comme une force d’opposition aux élections législatives.
    2008 : en mars, Robert Mugabe et Morgan Tsvangirai, dont le parti est donné gagnant aux élections législatives, revendiquent tous deux la victoire au premier tour de l’élection présidentielle. En juin, Robert Mugabe, seul en lice après le retrait de Morgan Tsvangirai, est déclaré vainqueur au second tour de la présidentielle avec 90,2 % des suffrages. Robert Mugabe et Morgan Tsvangirai signent en septembre, sous l’égide du président sud-africain Thabo Mbeki, un accord de partage du pouvoir exécutif. Chef de l’Etat, Robert Mugabe dirigera le gouvernement tandis que Morgan Tsvangirai, futur Premier ministre, prendra la tête d’un Conseil des ministres restreint.
    2009 : prise de fonctions de Morgan Tsvangirai en tant que Premier ministre en février. Abandon du dollar zimbabwéen au profit du dollar américain.
    2010 : le pays retrouve son droit de vote au FMI, mais pour prétendre à un prêt, il doit d'abord combler ses arriérés (140 millions de dollars). Le 1er mars, la loi d'indigénisation prévoit le transfert de 51 % du capital des entreprises étrangères à des Zimbabwéens de souche.
    2013 : le 16 mars, adoption par référendum d'une nouvelle Constitution. Le 31 juillet, Robert Mugabe remporte l'élection présidentielle (6ème mandat) avec 61 % des votes et une majorité des deux tiers à l'Assemblée, contre 34 % à Morgan Tsvangirai.

    2014
    29 janvier : le Zimbabwe autorise l’usage de quatre nouvelles devises pour les transactions commerciales : le yuan chinois, le yen japonais, la roupie indienne et le dollar australien. L’euro, le pula du Botswana, le rand sud-africain et la livre sterling ont également cours légal dans le pays.
    17 février : l'Union européenne suspend la plupart des sanctions, sauf pour Robert Mugabe et son épouse.
    19 juin : le journaliste Edmund Kudzayi, directeur de l’hebdomadaire gouvernemental Sunday Mail, est arrêté, accusé de subversion. Dans un de ses articles, le journaliste aurait traité Robert Mugabe de tyran et dictateur. Edmund Kudzayi aurait même laissé entendre que le chef de l’Etat, au pouvoir depuis 1987, a triché lors des élections de 2013. Sa mise en détention provisoire est prononcée le 23.
    15 août : Grace Mugabe, l’épouse du président, est désignée «unique» candidate au poste de secrétaire nationale de la puissante ligue féminine du ZANU-PF. Confirmation lors du congrès du parti en décembre.
    17 août : à 90 ans, le président Robert Mugabe est nommé président de la Communauté du développement de l'Afrique australe (SADC), lors du 34ème Sommet ordinaire des Chefs d’Etat et de gouvernement de l’organisation.
    31 octobre : l'Union européenne annonce qu'elle allait reprendre son aide au développement versée au gouvernement, dans le cadre d'un processus de normalisation des relations bilatérales entamé en 2013 avec la levée de la plupart des sanctions imposées depuis 2002.
    20 novembre : au moins onze personnes sont tuées et plusieurs autres blessées dans une bousculade à la sortie d'un service religieux dans un stade de Kwekwe, dans le centre du pays.
    9 et 10 décembre : le président Robert Mugabe, au pouvoir depuis 1980, se livre à une vaste purge en limogeant sa vice-présidente, Joice Mujuru, un temps vue comme son héritière, ainsi que huit ministres proches d'elle. Il nomme à sa place le ministre de la justice Emmerson Mnangagwa.

    2015
    30 janvier
    : le président Robert Mugabe, plus ancien chef d'Etat africain en exercice, accède à la présidence tournante de l'Union africaine (UA) lors du sommet d'Addis-Abeba.
    20 mai : des parlementaires, membres de la commission des droits de l'Homme, découvrent lors d'une inspection dans une prison le terrible sort réservé aux prisonniers qui, faute d'argent public, meurent de faim dans des cellules souvent surpeuplées.
    27 juillet : la BBC annonce que le lion Cecil, icône du parc national Hwange, a été abattu par un dentiste américain amateur de chasse à l'arc.
    15 août : 18 000 suppressions d'emplois sont annoncées depuis une décision de la Cour suprême fin juillet, qui autorise les licenciements sans compensation à condition de donner un préavis de trois mois. Ces suppressions d'emplois massives en disent long sur la crise économique que traverse le pays.
    7 octobre : un éléphant, «trésor national», est abattu par un chasseur allemand pour 50.000 euros.

    2016
    2 janvier : le ministre de l'Agriculture annonce une hausse des importations de produits alimentaires, notamment de maïs, pour palier à un sérieux déficit. Selon plusieurs organisations, le pays n'aurait plus que l'équivalent de huit semaines de réserves de maïs, aliment de base pour une très grande majorité de la population.
    20 janvier : la Cour constitutionnelle interdit le mariage des mineurs, dans le but de réduire le nombre d'unions forcées.
    5 février : le gouvernement déclare le pays en état de catastrophe naturelle, victime d'une grave sécheresse, situation aggravée par le phénomène climatique El Niño. Le 9, le gouvernement demande aux entreprises et aux associations caritatives de verser 1,5 milliard de dollars pour importer de la nourriture et empêcher une famine.
    27 février : le président Robert Mugabe célèbre ses 92 ans en grande pompe, avec un festin luxueux et près de 50 000 invités, l'occasion pour lui de dénoncer les divisions au sein de son parti. Au menu, 60 bêtes fraîchement abattues et un gâteau de 92 kilos.
    1er mars : l'ancienne vice-présidente, Joice Mujuru, lance un nouveau parti d'opposition, le Zimbabwe People First (le peuple du Zimbabwe d'abord) pour défier la ZANU-PF du président Robert Mugabe.
    9 mars : manifestation à Harare pour demander des nouvelles d’Itai Dzamara, activiste disparu il y a exactement un an.
    7 avril : le président Mugabe réunit plusieurs milliers d'anciens combattants de la guerre de libération sous fond de tensions liées à la bataille pour sa succession, son mandat s’achèvant en 2018.
    5 mai : le gouvernement vend les animaux sauvages de ses parcs à cause de la sécheresse.
    28 mai : une manifestation organisée par le parti d'opposition MDC, le Mouvement pour le changement démocratique, rassemble des milliers de personnes à Bulawayo, deuxième ville du pays, pour protester contre une économie exsangue et un taux de chômage de plus de 80 %.
    17 juin : le ministère de l'Economie annonce la création d'une licence spéciale pour importer tous les produits qui figurent sur une longue liste, dont les produits de première nécessité : savon, huile alimentaire, céréales, mais aussi les matériaux de construction.
    6 juillet : journée "ville morte" pour protester contre la politique économique du président Mugabe. Les mouvements de grève et les rassemblements se multiplient un peu partout dans le pays face au retard de paiement des salaires et à une situation économique désastreuse. Les appels à la démission de Robert Mugabe s'intensifient.
    12 juillet : le pasteur Evan Mawarire est arrêté et inculpé pour incitation publique à la violence. Il est l'une des figures du mouvement #ThisFlag («Cedrapeau ») contre le gouvernement, un mouvement à l'origine de plusieurs manifestations ces dernières semaines. Il sera relâché le lendemain.
    3 août : manifestations contre le projet d'instauration de «billets d'obligation» à parité avec le dollar pour remplacer le dollar zimbabwéen qui n'est plus utilisé depuis 2009. Les protestataires sont dispersés à coup de matraques et de gaz lacrymogène et certains opposants sont arrêtés par la police.
    7 septembre : la justice lève l'interdiction de manifester décrétée la semaine dernière par le gouvernement alors que le pays connaît une vague de contestation sans précédent contre le régime de Robert Mugabe. Elle a estimé que cette décision était illégale.
    28 novembre : la banque centrale lance une nouvelle monnaie appelée «billets d'obligation», indexée sur le dollar américain, pour remédier à la pénurie de dollars, devise en cours dans le pays depuis 2009.
    17 décembre : Robert Mugabe, 92 ans, est investi candidat à l’élection présidentielle de 2018, lors du congrès annuel de son parti, l’Union nationale africaine du Zimbabwe - Front patriotique (ZANU-PF).

    2017
    3 février : le pasteur Evan Mawarire, un des leaders de la contestation contre le président Robert Mugabe, est officiellement inculpé, accusé de «tentative de subversion d'un gouvernement constitutionnellement élu» et «d'incitation à la violence».
    5 août : le principal leader de l’opposition Morgan Tsvangirai annonce la formation d’une grande coalition d’opposition en vue des élections nationales de 2018.
    22 août : polémique autour de la première dame Grace Mugabe, accusée d'avoir agressé une jeune fille de 20 ans dans un hôtel de Johannesburg, le 13 août. Mais elle a finalement pu quitter l'Afrique du Sud une semaine plus tard, avec la bénédiction du ministère sud-africain des Affaires étrangères qui lui a accordé l'immunité diplomatique. Une décision qui soulève la controverse.
    18 octobre : polémique après la nomination par l'OMS du président Robert Mugabe en tant qu'«ambassadeur de bonne volonté» de l'Organisation mondiale de la santé pour aider à lutter contre les maladies non transmissibles en Afrique. Pour l'opposition "c'est une insulte" : alors que le président Mugabe va se faire soigner régulièrement à Singapour, la plupart des hôpitaux manquent de médicaments et d'équipements et les infirmières et les médecins ne sont souvent pas payés. Le 22, l'OMS fait volte-face et annule la nomination de Mugabe.
    6 novembre : le président Mugabe limoge son vice-président, Emmerson Mnangagwa, considéré comme l'un de ses successeurs potentiels. Emmerson Mnangagwa a été limogé non seulement de son poste de vice-président du gouvernement, mais également du parti au pouvoir, la Zanu-PF.
    14 novembre : la Zanu-PF, le parti au pouvoir, accuse le chef des armées de "conduite relevant de la trahison" après sa conférence de presse la veille, quand celui-ci avait menacé Robert Mugabe "d'intervenir s’il ne mettait pas fin à la purge en cours au sein du parti présidentiel.
    15 novembre : des militaires prennent possession du siège de la radiotélévision publique ZBC. Plusieurs bâtiments officiels sont sous le contrôle de l'armée qui déclare avoir procédé à des arrestations dont celle du ministre des Finances, Ignatius Chombo, un proche de Grace Mugabe. Selon le chef d'Etat sud-africain Jacob Zuma, le président Robert Lugabe serait confiné chez lui.
    21 novembre : Robert Mugabe annonce sa démission dans une lettre remise au Parlement, une nouvelle accueillie par des scènes de liesse dans les rues de la capitale. La principale raison avancée de cette chute, c'est l'ambition politique dévorante de sa femme, Grace, souvent décrite comme "la femme la plus détestée du Zimbabwe".
    22 novembre : Emmerson Mnangagwa est nommé président par intérim par le Parlement, une fonction qu'il occupera pour 90 jours. Investiture le 24.
    26 novembre : l'ex-président Robert Mugabe partirait à la retraite avec un "package" de près de 10 millions d'euros, selon des hauts responsables de la Zanu-PF, le parti au pouvoir.
    30 novembre : nomination du gouvernement par le nouveau président Emmerson Mnangagwa, composé à 100 % de membres de la Zanu-PF, le parti majoritaire, le retour en force des militaires, et le maintien aux commandes de plusieurs anciens proches de Mugabe.
    28 décembre : investiture du général Constantino Chiwenga et de l’ancien ministre Kembo Mohadi en tant que vice-présidents. L’arrivée au gouvernement du général Chiwenga semble confirmer la mainmise de l'armée sur ce nouveau gouvernement.

    2018
    1er mars : investiture de Nelson Chamisa en tant que candidat du Mouvement pour le changement démocratique (MDC), principal parti d’opposition aux prochaines élections présidentielles. Il succède ainsi à l’opposant historique Morgan Tsvangirai, mort d’un cancer il y a deux semaines.

    Service de la Documentation RFI, mars 2018

     
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