
Cette exposition photographique montre comment les dernières sécheresses et le réchauffement climatique influent sur leur mode de vie de ce peuple nomade qui vivait depuis des générations de l’élevage.
A cause de la hausse des températures, des sécheresses qui se succèdent trop rapidement, et de l’assèchement des points d’eau, les Wodaabés repoussent indéfiniment leur marche dans la brousse, devenue une véritable fournaise. Cet environnement est devenu tellement hostile que leur mode de vie est en train de disparaître au profit de la sédentarisation.
La récente privatisation des terres au profit des commerçants et des agriculteurs réduit de plus en plus l’espace disponible pour les nomades et leurs bêtes.
Aujourd’hui, il reste très peu de nomades, la plupart ayant attendu de perdre leur dernière bête pour se rendre dans les bidonvilles de Niamey ou de Zinder.
Enfermés entre les murs de la ville et asphyxiés par la pollution ambiante, leurs regards sont vides, et seul reste l’espoir qu’un jour, ils reverront ces espaces vierges d’où ils ont vu le jour.
Galerie Alter Mundi
41 rue du Chemin Vert, Paris 11ème
Entrée Libre
Vernissage le 15 novembre à partir de 18 heures.
Plus d’infos sur www.photosapiens.com/Portraits-nomades
Article publié le 02/11/2007
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