Avec notre correspondant à Washington, Jean-Louis Pourtet
Il y a 50 ans, les manifestants réclamaient des emplois et la liberté. Un demi-siècle plus tard, les revendications n’ont guère changé. Les Noirs veulent toujours des emplois, le taux de chômage étant beaucoup plus élevé dans leurs rangs que chez les Blancs, et ils réclament la justice.
Tous les orateurs qui se sont succédé sur les marches du Memorial Lincoln, s’ils ont rendu hommage à l’œuvre de Martin Luther King, ont tous souligné que même si des progrès avaient été réalisés dans la lutte pour l’égalité raciale, il restait encore beaucoup à faire. L’ombre de Trayvon Martin, ce jeune Noir abattu par un vigile blanc qui a été acquitté, planait sur la foule à laquelle sa mère s’est adressée : « Trayvon était mon fils. Mais il n’est pas que mon fils. Il est le fils de nous tous et nous devons nous battre pour nos enfants. Il est très important que nous n’oublions pas de veiller au respect de nos lois ».
Parmi les autres revendications formulées lors de la marche qui s’est achevée devant l’obélisque honorant George Washington, en passant par le nouveau Memorial King, la défense des droits de vote, ainsi que ceux des femmes, la lutte contre la violence armée et la réforme de l’immigration.
Les cérémonies du 50e anniversaire culmineront mercredi 28 août, la date anniversaire officielle du discours de Martin Luther King, en présence de Jimmy Carter, Bill Clinton et, signe tout de même d’un certain progrès, Barack Obama.