La capitale américaine a connu un moment de panique jeudi 3 octobre 2013, lorsqu’une jeune femme s’est livrée à une incroyable course-poursuite avec la police. Selon USA Today tout a commencé lors qu’une automobiliste a tenté de franchir une barrière de sécurité près de la Maison Blanche. Dans la voiture, un coupé noir de la marque Nissan, se trouvait également un enfant d’un an.
La police a suivi la voiture sur 16 pâtés de maisons avant de pouvoir l’arrêter. Sur le site de la chaine CNN on peut regarder une vidéo qui montre cette course-poursuite digne d’un scénario hollywoodien. Cette course poursuite s’est finie tragiquement puisque la conductrice a été abattue lorsqu’elle a essayé de prendre la fuite à pied. L’enfant est lui miraculeusement indemne.
Mobile inconnu
Pour l’instant on ne connaît pas encore le mobile de cette femme. La presse qui s’appuie sur des sources policières exclut en tout cas un acte terroriste. Les autorités ont pu identifier l’automobiliste. D’après le Washington Post il s’agit de Miriam Carey, 34 ans. Elle travaillait comme assistante dentaire et habitait àStamford dans le Connecticut. La police a immédiatement fait évacuer son immeuble pour chercher d’éventuels explosifs. Cet incident, qui a entraîné la courte fermeture du Parlement, a semé la panique dans la capitale qui a été – comme le rappelle le Washington Post – le théâtre d’une fusille meurtrière il y a un peu plus de deux semaines. Le Parlement a dû être temporairement fermé. Autant dire que les nerfs sont à vif. Le journal a recueilli quelques témoignages. « J’avais vraiment peur, je suis me suis caché dans un buisson », raconte par exemple Dave Caldwell qui se trouvait sur les lieux. Tout comme Olivia Huckeby. Elle venait de commencer sa pause déjeuner lorsqu’elle a entendu un policer donnant des ordres via un mégaphone : « Allez-y courez dans le parc, éloignez- vous de la Maison Blanche ! ».
Pas d’issue à la crise budgétaire
L’incident s’est produit en plein débat parlementaire sur le shutdown. Ce qui est cocasse c’est que d’après le site de Fox News les policiers qui ont participé à la course-poursuite et qui ont tiré sur cette femme ne reçoivent actuellement plus de salaire à cause de la fermeture des services de l’Etat. Un des officiers qui a été blessé lors de l’opération a reçu un appel du chef de la majorité démocrate au Sénat. Harry Reid voulait savoir comment il se sentait et l’officier lui a dit : « Je vous assure, je n’ai fait que mon travail qui consiste à vous protéger ».
Aucune issue à la crise budgétaire n’est en vue au quatrième jour du blocage. Et les négociations entre démocrates et républicains se poursuivent. Certains républicains, notamment les poids lourds du parti, commencent à s’inquiéter. La politique d’obstruction pourrait avoir des conséquences néfastes sur le plan électoral, écrit le Washington Post. Selon le journal, les inquiétudes sont beaucoup plus présentes chez les élus du Sénat. Leurs collègues de la Chambre des représentants viennent de circonscriptions très conservatrices où les électeurs soutiennent ce bras de fer autour du budget. Ce n’est pas le cas de la base électorale des sénateurs républicains, une base plus modérée qui pourrait sanctionner les parlementaires pour avoir paralysé le pays.
John Boehner l’homme qui pourrait débloquer la situation
Et tous les yeux se tournent actuellement vers le président de la Chambre des représentations. John Boehner apparaît de plus en plus comme le personnage clé susceptible de résoudre la crise budgétaire. C’est en tout cas l’avis de l’éditorialiste Eugene Robinson qui s’exprime dans le Washington Post. Pour l’instant, personne ne sait quel est vraiment l’objectif de la politique de blocage menée par les républicains. Certains conservateurs l’admettent d’ailleurs, écrit le Washington Post qui cite le député Marlin Stutzman : « Je sais qu’on ne va pas nous aimer pour ce que nous faisons. Et j’ignore pour l’instant si cela va nous servir à quelque chose ». Des propos qui ont au moins le mérite d’être clairs, estime le Washington Post qui conclut en lançant un appel à John Boehner : « Maintenant, c’est le moment de céder ! »
Mauvaise nouvelle pour Marina Silva au Brésil
L’ancienne ministre de l’Environnement et candidate à l’élection présidentielle de 2014 doit repenser sa stratégie électorale. Le Tribunal suprême électoral a rejeté l'inscription au registre électoral de son parti, Rede Sustentabilidade. Selon le magazine Veja, il lui manque 50 000 signatures valides sur les 500 000 nécessaires.
La faute à qui ? Selon Veja, les organisateurs de la campagne ont péché par amateurisme. Le magazine rappelle que Marina Silva est l’adversaire la plus sérieuse de Dilma Rousseff. Les sondages lui accordent la deuxième place juste derrière la présidente. Que va-t-elle faire maintenant ? Réponse dans quelques heures, lors de la conférence de presse que Marina Silva doit tenir à Brasilia.