Avec notre correspondante à Jérusalem, Murielle Paradon
« C'est une atteinte intolérable à une tradition religieuse respectable et ancienne », selon les autorités israéliennes. « Toute comparaison avec la mutilation génitale féminine est au mieux le signe d'une ignorance consternante, au pire de la diffamation et de la haine antireligieuse. »
Des propos très durs pour condamner une résolution du Conseil de l'Europe passée inaperçue, en début de semaine. L'organisation de défense des droits de l'homme s'était dite particulièrement préoccupée par certaines atteintes à l'intégrité physique des enfants comme, entre autres, la circoncision de jeunes garçons pour des motifs religieux.
S'appuyant sur un rapport d'une parlementaire allemande, le Conseil de l'Europe invitait les Etats à définir clairement des conditions médicales et sanitaires entourant ce genre de pratique et à adopter des dispositions juridiques pour qu'elle ne soit pas réalisée avant qu'un enfant soit en âge d'être consulté.
Or, la circoncision est en général pratiquée dans les jours suivants la naissance, que ce soit chez les juifs ou les musulmans.