Avec notre correspondante à Moscou, Muriel Pomponne
Mais qui se soucie de l’avenir du parti fondé par Vladimir Poutine « Russie Unie » ? Pas même son fondateur semble t-il. Il n’a fait qu’une courte apparition au premier jour du congrès, histoire de rassurer les cadres du parti : la mort de Russie Unie n’est pas à l’ordre du jour.
Mais le parti, qui est tellement brocardé dans les réseaux sociaux, au point de ne plus être appelé que « le parti des escrocs et des voleurs » ne semble plus être l’un des rouages essentiels du pouvoir. D’ailleurs lors des dernières élections municipales, ces résultats n’ont pas été excellents.
Pour enrayer cette érosion, il a été proposé d’améliorer l’image du parti en se séparant des brebis galeuses. Les personnes poursuivies pénalement seront suspendues, voire exclues du parti. Les congressistes ont également évoqué la possibilité d’alliance avec d’autres structures, essentiellement au niveau local.
Ce qui n’est pas sans faire penser à ce qui semble être la nouvelle stratégie de Vladimir Poutine : s’appuyer non par sur un parti, mais un mouvement, plus large, plus hétéroclite aussi, mais à même de lui assurer un appui populaire, et qui ferait oublier « le parti de escrocs et des voleurs ».
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