Le bilan des dégâts de la météorite qui a explosé hier au dessus de la Russie s’alourdit d’heure en heure. Et, à la lecture du Parisien-Aujourd’hui en France, c’est à se demander ce matin si on n’est pas en train de lire une bande dessinée de Tintin ou d’Astérix. Car la Une du journal est barrée de ce titre on ne peut plus gaulois : « Et si le ciel nous tombait sur la tête » !
Ce faisant, Le Parisien-Aujourd’hui en France n’est pas le seul à se poser la question. Avec plus ou moins de sérieux, sans hésiter, Le Courrier picard a choisi plutôt le ton blagueur pour évoquer la chute de la météorite dans l’Oural. Evoquant indirectement au passage l’exil fiscal de l’acteur français Gérard Depardieu en Russie, le quotidien picard s’amuse. « Alors qu'Obélix installe ses quartiers en Russie, la seule peur des Gaulois se réalise. Le ciel est littéralement tombé sur la tête des Russes. On a frôlé la catastrophe à la fois naturelle et nucléaire (…) Et pas de responsable contre lequel se retourner », feint de s’indigner le très en verve Courrier picard.
Et s’il n’y avait que la météorite dans l’Oural ? D’une catastrophe évitée l’autre, on sait aussi qu’un astéroïde a frôlé la Terre hier soir. Un rocher de 45 mètres de diamètre.
« De quoi rappeler à tous que la fin des dinosaures résulte sans doute de la chute d'un de ces corps célestes menaçants », remarque, sur un ton plus sérieux, le journal Sud-Ouest.
La fin des dinosaures ? Allons donc ! L’Alsace n’y croit guère. « Histoire de nous rassurer, les scientifiques nous expliquent qu'au pire, l'astéroïde aurait pu rayer une grande agglomération de la carte, relève le quotidien de l’est de la France. C'est à peine plus rassurant que d'acheter une boîte de lasagnes en ce moment ».
Viande de cheval : Hollandais volant
Allusion au « scandale » de la viande de cheval, qui « se propage ». C’est ce que constate en Une le journal Le Monde, après les sanctions provisoires prises par le gouvernement contre l’industriel alimentaire français Spanghero, soupçonné d’avoir, à l’insu des consommateurs, mêlé de la viande de cheval à du bœuf dans ses lasagnes et autres plats surgelés.
Or, après abattage en Roumanie, cette viande de cheval congelée avait été livrée à Spanghero par un courtier néerlandais du nom de Jan Fasen. Un trader en viande et qui « avait déjà sévi en France » révèle ce matin Le Parisien-Aujourd’hui en France. Selon le journal, une autre société spécialisée dans la viande hachée, du nom de Chiron ACVF et basée dans le Calvados, au nord-est de la France, aurait, il y a trois ans, « eu des déboires avec le sulfureux trader ».
Dans Le Parisien-Aujourd’hui en France, un conseiller de cette entreprise familiale française affirme que des lots de viande livrée par Jan Fasen à Chiron « présentaient des problèmes bactériologiques ». Quand l’entreprise française a demandé des explications, Jan Fasen « s’est mal comporté, refusant de répondre à nos questions », accuse le conseiller.
Municipales : la bataille de Paris
C’est l’an prochain qu’auront lieu les élections municipales en France, mais c’est à Paris que la joute électorale promet d’être la plus relevée. Dans la revue de presse hier, nous évoquions la candidature de Nathalie Kosciusko-Morizet aux élections primaires à droite pour la Mairie de Paris. L’ancienne ministre et porte-parole de Nicolas Sarkozy durant la campagne électorale de la présidentielle 2012 en France l’avait confirmé au journal Le Parisien-Aujourd’hui en France.
Et ce matin, Le Figaro publie un sondage sur cette « bataille de Paris ». Avec 57% des intentions de vote des sympathisants de droite parisiens, Nathalie Kosciusko-Morizet est donné largement en tête des candidats à droite par l’institut OpinionWay, contre 11% pour l’ancienne ministre et maire du VIIe arrondissement Rachida Dati. Le Figaro précise que ce sondage a été effectué avant l'annonce de candidature de Nathalie Kosciusko-Morizet.
Toutefois, quel que soit son opposant de droite, Anne Hidalgo, pressentie pour être la candidate du Parti socialiste pour cette élection, la remporterait. Elle recueillerait 62% des suffrages face à Rachida Dati et 55 % face à Nathalie Kosciusko-Morizet. Commentaire du Figaro : « A entendre les socialistes, 'Paris restera à gauche aussi longtemps que la Seine y coulera. Ils devraient se méfier, car les certitudes politiques ont une durée de vie plus courte que les certitudes potamiques' (…) Les Parisiens sont bourgeois-bohèmes et entendent bien le rester. En est-on si sûr ? » se demande, grinçant, Le Figaro.
Après le ciel tombé sur la tête, le combat des sous-chefs. La presse française, décidemment, est, ce matin, on ne peut plus gauloise.