Un an après l’accession au pouvoir du président français, plusieurs médias du continent livrent leur bilan de son action en Afrique. Des bilans plutôt contrastés. Pour L’Observateur Paalga au Burkina, l’Afrique a représenté pour François Hollande, « un rayon de soleil dans un ciel trop sombre. » En effet, précise le quotidien ouagalais, « si la morosité est perceptible en ce qui concerne les affaires domestiques (notamment les difficultés économiques), il y a au moins une partie du monde où François Hollande a eu rendez-vous avec la réussite où, du moins, il s’est senti à l’aise : l’Afrique. Et pourtant rien n’était donné d’avance, puisque les rapports entre Paris et le continent ont toujours été parasités par la fameuse 'Françafrique'. »
L’Observateur rappelle « le discours de Dakar, du 12 octobre dernier, une sorte de contre-discours de celui de son prédécesseur prononcé en 2007, (…) le réquisitoire de Kinshasa lors du dernier Sommet de la Francophonie le 13 octobre contre le président congolais, Joseph Kabila. »
Et puis aussi et surtout le Mali : « C’est au pays de Soundiata Kéita que le capitaine à la peine effectua ses hauts faits, relate L’Observateur : le 11 janvier, l’armée française prend pied à Tombouctou, à Kidal et à Gao pour desserrer l’étau djihadiste qui étreignait ces villes. L’opération Serval venait de commencer. Et le 1er février, voilà Hollande fait '334e saint' de Tombouctou, à l’occasion d’une visite dans cette ville mythique. »
Et L’Observateur de conclure : « Concernant le continent noir, particulièrement le Mali, Hollande a gagné la bataille, et même si la guerre asymétrique se poursuit, il est sur un nuage africain. »
Rien n’a changé ?
Beaucoup moins laudatif le site d’information Guinée Conakry Infos ! « Au bout d’un an d’exercice de pouvoir, le bilan du chef de l’Etat français dans son rapport avec le continent africain est plutôt mitigé, affirme le site guinéen. C’est ainsi que sur le thème de la rupture avec un certain passé, il a posé quelques actes à la fois courageux et symboliques. Tandis que d’un autre point de vue, il se sera révélé incapable de se mettre au-dessus de certains intérêts stratégiques de son pays. Mais au-delà de tout, par sa personnalité et dans son discours, François Hollande se montre plus courtois avec l’Afrique que ne l’était Nicolas Sarkozy », estime Guinée Conakry Infos.
Guinée Conakry Infos qui reconnaît que « sans conteste, c’est sur le dossier malien que la diplomatie africaine de la France se sera le plus mise en évidence, durant cette première année de l’exercice de François Hollande. A la différence de Nicolas Sarkozy en Côte d’Ivoire et en Libye, l’intervention des troupes françaises au Mali était unanimement requise par les instances africaines. Même si la France n’y a favorablement répondu que quand elle a réalisé que les menaces sur certains de ses intérêts étaient des plus réelles. »
Et puis, beaucoup plus critique : La Nouvelle Tribune au Bénin qui estime que « rien n’a vraiment changé ! (…) 'Le temps de la Françafrique est révolu', avait annoncé le président français. » Or, poursuit le quotidien béninois, « en dehors de quelques actions d’éclat, comme la suppression de la Cellule Afrique de l’Elysée ou la tonalité de son discours de Dakar, aucun changement radical n’est pour le moment perceptible dans la Françafrique. (…) L’image d’une France donneuse de leçon en matière de démocratie et de droits de l’homme, gendarme de l’Afrique, et tutrice du continent dans le concert des Nations, n’a pas encore disparu. On en a pour preuve, relève La Nouvelle Tribune, le ballet de certains chefs d’Etat du "pré carré français", à l’Elysée, pour faire allégeance à Hollande, l’intervention militaire française en Afrique, le discours d’Hollande au Maroc début avril et toute la gymnastique, sur fond de 'caprices' et de 'chantages', qui a précédé sa participation au sommet de la Francophonie en RDC. »
En action trois mois durant !
Rien à voir avec ce qui précède : une fois n’est pas coutume, nous allons nous attarder sur le chapitre des faits divers sexuels, souvent rapportés par les différents médias du continent…
Avec tout d’abord ce « gang de violeuses qui terrorise le Zimbabwe ». C’est un article du Daily News à Harare, signalé par le site d’informations Slate Afrique . « Quatre femmes accusées d’avoir enlevé puis violé pendant 5 jours un soldat de l’armée nationale, en le menaçant avec son arme. » Réalité ou fantasme ? On ne sait pas…
Et puis le terrible calvaire de cet homme en Côte d’Ivoire, rapporté par le site Koaci.com : Y.K, ce sont ses initiales, est en perpétuelle érection, depuis maintenant trois mois… Il aurait été ainsi été puni par son rival, jaloux qu’il ait couché avec sa dulcinée… Le rival aurait donc « fétiché » le sexe de la jeune femme. Et depuis, écrit Koaci, « son pénis n’a pas baissé la garde. (…) L’individu traine son mal dans une gloire jamais souhaitée et sans répit. Car il est dans une condition qu’adorent bien des femmes mais aussi dans une souffrance et une certaine humiliation où l’état de son pénis attire toutes les curiosités et commentaires. On apprend aussi, relève encore Koaci, que même les guérisseurs n’ont rien pu faire et lui ont conseillé à la fin de présenter ses excuses à son rival. Ce qu’il refuse toujours. »