par Yasmine Chouaki
Roshane Saidnattar est née en 1970 à Phnom Penh d’une mère Cambodgienne et d’un père métissé indien. Après avoir traversé trois guerres successives dans son pays (les bombardements des Américains, le génocide khmer rouge et l’occupation de l’armée vietnamienne), elle s’enfuie du Cambodge. A l’âge de 13 ans, Roshane est arrivée en France, le pays qui lui a fait découvrir le sens de la liberté et du droit. Sa soif de s’exprimer au-delà des mots l’a guidée vers le métier de réalisation cinématographique. Elle a étudié le Khmer ancien, donc la civilisation angkorienne et la littérature comparée, à l’EFEO (Ecole française d’extrême orient) de Paris. C’est en 1991, alors qu’elle est en première année d’études de cinéma, que Roshane commence à travailler sur un plateau de tournage de film à Paris. Puis, en parallèle de ses études, elle n’a eu de cesse d’enchaîner les expériences sur les plateaux de tournage (notamment pour Jean-Jacques Annaud, Bertrand Tavernier et Rithy Panh). Elle a également été journaliste-chroniqueur de radio pour RFI section cambodgienne. Après avoir obtenu son diplôme de réalisation en 1998, Roshane retourne vivre dans son pays natal, pensant ne plus jamais le quitter. Là-bas, elle travaille comme journaliste à la télévision locale, TVK. Mais l’instabilité politique et la place de la femme dans la société cambodgienne ne lui permette pas de se consacrer de manière pleine et entière au métier de cinéaste. Roshane décide donc de retourner en France pour pouvoir réaliser librement des films. Elle a aujourd’hui à son actif, quatre documentaires et un court-métrage. L’Important, c’est de Rester Vivant est son premier long-métrage dans lequel elle témoigne de la folie khmère rouge qui a dévasté le Cambodge.
Les choix musicaux de Roshane Saidnattar
Edith Piaf Non je ne regrette rien
Brel Quand on a que l'amour
Chant mahori Srey srah
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