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Article publié le : mercredi 23 juin 2010 à 17:28 - Dernière modification le : mercredi 23 juin 2010 à 17:59

Le plan Ecophyto vise à réduire de 50% le recours aux pesticides d'ici 2018

Frank Whitney

Par Dominique Raizon

Dans le cadre du Grenelle Environnement, le plan Ecophyto 2018 vise à réduire progressivement l’usage des pesticides de 50% d’ici 2018 si possible. Comment s'y prendre? Le ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de la Mer a mis en place une campagne de sensibilisation nationale baptisée Les pesticides, apprenons à nous en passer !, qui se déroulera jusqu’à la fin juin 2010. 

 Avec 78 000 tonnes de pesticides utilisés en 2008, la France est le premier consommateur européen de pesticides et le quatrième au niveau mondial . Parmi les 17 millions de Français qui jardinent, 32% seulement associent le qualificatif dangereux aux pesticides et 20% considèrent même que ces produits ne présentent aucun danger. 

Or, en 25 ans, la pratique du jardinage a gagné l’ensemble de la société française atteinte par le virus de la plante verte. Outre le tourisme de jardins, qui témoigne de cet engouement si on en juge sa pleine expansion depuis une dizaine d’années , les Français mettent aussi la main au sécateur, plantent, greffent, binent et ratissent ... et sept Français sur dix disposent d’un balcon, d’une terrasse ou d’un jardin. Le ministère de l'Environnement a donc estimé utile de sensibiliser les jardiniers amateurs.

Le producteur, l'hédoniste et le désimpliqué ... 3 profils identifiés!

Jean-Claude Etienne

Sénateur de la Marne et rapporteur du rapport Pesticide et santé de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques

Mis à part le milieu agricole, l'usage domestique des pesticides peut déboucher sur des intoxications aigües.

 

04/05/2010 par RFI

Le « producteur », retraité en milieu rural -possédant un potager de plus de 500 m²- conscient du danger que représentent les produits phytosanitaires mais qui utilise des pesticides pour assurer une production, notamment, potagère.

L’« hédoniste », qui concerne les 30 à 50 ans, plutôt féminin ou jeunes couples, qui disposent de jardin dont la surface s'étend de 200 à 500m². L'hédoniste a généralement conscience du risque mais il utilise néanmoins des pesticides en cas de besoin ...

Le « désimpliqué », plutôt urbain, cinquagénaire, qui bénéficie d'un petit jardin perçu comme un lieu de détente et qui a recours aux pesticides par nécessité sans avoir réellement conscience du danger!

Pour en savoir plus :

Consulter aussi les sites

- www.jardiner-autrement.gouv.fr

- de l'Observatoire des pesticides

- du gouvernement sur la plan d'action chlordécone

- de l'Institut de veille sanitaire sur le chlordécone

- de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa)

- de l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset)

- Mouvement pour le droit et le respect des générations futures (MDRGF)

Lire

- Les papillons se rendent-ils encore au jardin ?, par D.Raizon, RFI

- Comment remédier à la pollution au pesticide chlordécone ?, par D.Raizon, RFI

- N°spécial de Sciences et avenir sur le sujet

- Louis Boutrin, et Raphaël Confiant : Chronique d’un empoisonnement annoncé : le scandale du chlordécone aux Antilles françaises, mars 2007 éd.l’Harmattan.

- Le chlordécone, un danger pour l’homme, par D.Raizon, RFI

- Martinique et Guadeloupe «empoisonnées» au chlordécone, par D.Raizon, RFI

- Quelque 30% des cancers pourraient être évités, par D.Raizon RFI

- Les pesticides, ou comment s'en débarrasser, par C.Thomas RFI

tags: Environnement - Homme - Pollution - Santé et Médecine - Terre
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