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Article publié le : lundi 28 juin 2010 à 16:40 - Dernière modification le : lundi 28 juin 2010 à 16:40

Vers la mise au point d’un test pour prévoir la ménopause

Crédit : Alice Brickner

Par RFI

Une équipe de chercheurs iraniens a mis au point un test sanguin qui pourrait indiquer avec exactitude à quel moment une femme atteindra la ménopause -ou, en d’autres termes, elle ne sera plus féconde. S'il est confirmé par de plus larges études, ce travail de recherche présenté le 28 juin 2010 à Rome lors d'une conférence sur la fertilité pourrait être utile aux femmes désireuses de planifier le moment de fonder une famille.

« L'hormone est capable de préciser le statut reproductif d'une femme de façon plus réaliste que son âge en soi », explique le Dr Ramezani Tehrani. La Société européenne de reproduction humaine et d'embryologie (ESHRE) qui tient sa réunion annuelle à Rome s’intéresse donc de près à ce test basé sur la mesure des niveaux de l'hormone anti-Müllérienne (AMH) sécrétée par les ovaires.

L'équipe du Pr Fahimeh Ramezani Tehrani de Téhéran (université de sciences médicales Shahid Beheshti) a prélevé du sang, tous les trois ans, à 266 femmes âgées de 20 à 49 ans afin de mesurer les concentrations de cette hormone. Les participantes ont également eu un examen médical tous les trois ans.

NIveau hormonal élevé, ménopause tardive

A partir de ces données, les spécialistes ont développé un modèle statistique pour prédire l'arrivée de la ménopause en fonction des niveaux de l'hormone ovarienne, lesquelles baissent au fil du temps. Ils ont ainsi pu déterminer à l'avance avec précision l'âge à laquelle 63 femmes de l'étude ont effectivement atteint la ménopause.

Véronique Sehier, responsable de la Commission contraception au Bureau national du Planning familial
 
02/02/2010
par Jean-François Cadet
 
 

Des concentrations sanguines faibles de l'hormone à 20 ans aboutissent à une ménopause précoce (soit : avant 45 ans voire 40 ans), selon l'étude. A l'inverse, un niveau hormonal élevé à 20 ans, correspondant à au moins 4,5 nanogrammes par millilitre, qui se maintient relativement à 25 ans (3,8) puis à 30 ans (2,9) correspond à une ménopause après 50 ans.

En moyenne l'écart entre l'âge prédit de la ménopause et l'âge réel de sa survenue réelle n'était que de 4 mois et la marge maximum d'erreur a été de trois à quatre ans. « La méthode doit cependant être encore vérifiée sur un groupe plus important de femmes », convient Fahimeh Ramezani Tehrani.

Pour en savoir plus :

- Traitement hormonal de la ménopause en question, par V.Cohen, RFI

- Risque cardiovasculaire et ménopause, le blog de Claire Hédon / Priorité Santé, RFI

- Différentes vidéos sur la ménopause et ce qu'elle entraîne comme perturbations physiquement et psychologiquement.

Consulter également les sites

du CNRS

- sur les Régulations physiologiques

- sur VIH - Sida et ménopause

de e.sante.fr

tags: Homme - Recherche - Santé et Médecine
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